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Attaques de Paris : comment Salah Abdeslam a échappé d'un rien à la police belge

Le ministre de la Justice belge aurait indiqué avoir eu des informations comme quoi l'homme le plus recherché d'Europe était bien présent à Molenbeek dans la soirée du 15 novembre.

D'un souffle

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Attaques de Paris : comment Salah Abdeslam a échappé d'un rien à la police belge

Cela s'est joué sur des détails. Lors d'une interview accordée à la chaîne de télévision VTM Nieuws, le ministre de la Justice belge, Koen Geens, aurait indiqué avoir eu des informations comme quoi Salah Abeslam était bien présent à Molenbeek dans la soirée du 15 décembre, soit deux jours après les attaques de Paris.

Cependant,  les forces de l’ordre n'ont pas pu intervenir avant le lendemain. Une loi de 1967 interdit en effet les perquisitions entre 21 heures et 5 heures du matin. S'il peut y avoir des dérogations, en cas de flagrant délit ou d'incendie, ce n'est pas le cas pour des affaires liées au terrorisme. L'opération ne commencera finalement que lundi matin, à 5 heures, mais personne n'est retrouvé dans la maison. Les enquêteurs estiment possible que Salah Abdeslam ait profité de ses quelques heures pour s'échapper.

Ces informations ont été dévoilées dans une émission qui ne sera diffusée intégralement que ce mercredi soir mais dont certains médias ont pu voir des extraits.

Le parquet fédéral, contacté par La Libre, a, de son côté, relativisait ces informations. Selon le parquet, Salah Abdeslam ne se trouvait pas à l'adresse en question. Il ne se serait pas donc pas échappé durant la nuit, entre 21 heures et 5 heures.

Autre précision de l'émission, l'homme le plus recherché d'Europe pour son implication dans les attentats de Paris le 13 novembre dernier, aurait également pu être arrêté, lors d'un contrôle à la frontière belge, au lendemain des attentats.

"On a eu de la malchance", explique le ministre des Affaires étrangères, Jan Jambon. "A 15 minutes près, il aurait été dans notre base de données. "Ce qui est encore plus remarquable, c'est qu'il a utilisé sa propre carte d'identité pendant le contrôle", renchérit le ministre de la justice. "Cela signifie qu'il n'a pas pensé revenir avec de faux papiers".

 
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