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Arrestation de Salah Abdeslam : "Nous sommes encore loin d'avoir terminé le puzzle"

Lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue belge, Frédéric Van Leeuw, François Molins s'est montré très prudent, ce lundi. "Le rôle du procureur est aussi de savoir retenir des informations", a-t-il dit.

Enquête

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Arrestation de Salah Abdeslam : "Nous sommes encore loin d'avoir terminé le puzzle"

Sven Mary, l'avocat de Salah Abdeslam, avait annoncé ce week-end qu'il attaquerait en justice François Molins.

Sven Mary, l'avocat de Salah Abdeslam, avait annoncé ce week-end qu'il attaquerait en justice François Molins, procureur de la République de Paris, pour avoir fait allusion au contenu des dépositions de son client.

Lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue belge, Frédéric Van Leeuw, François Molins s'est montré très prudent, ce lundi.

"Le rôle du procureur est aussi de savoir retenir des informations", a-t-il dit. Le magistrat a ajouté qu'il était "très serein" et que le Code pénal français, auquel il était tenu, lui donnait la possibilité de communiquer ainsi.

De son côté, Frédéric Van Leeuw, s'est voulu conciliant en soulignant le fait que Sven Mary aurait besoin "d'un certain temps pour prendre connaissance des différentes pièces". En effet, ce dossier considérable a nécessité le travail de 400 enquêteurs pendant plusieurs semaines.

Les deux magistrats ont souligné le "respect mutuel" nécessaire pour une coopération antiterroriste efficace entre le France et la Belgique.  "Nous avons pas mal de pièces du puzzle et ces derniers temps, plusieurs pièces du puzzle ont trouvé leur place, mais je suis encore loin, et nous sommes encore loin, d'avoir terminé le puzzle", a néanmoins noté Frédéric Van Leeuw.

"Il y a une forte attente de la part de la justice française et surtout des victimes de pouvoir obtenir que Salah Abdeslam vienne s'expliquer devant des juges français", a déclaré François Molins. "Il faut laisser le temps à la justice belge de respecter" les règles applicables au mandat d'arrêt européen. "Le délai butoir, c'est trois mois", a-t-il rappelé. 

 
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