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Allocution : Emmanuel Macron affirme vouloir maintenir le cap mais change de style

Dans une allocution enregistrée et diffusée sur les télévisions ce soir du 16 octobre, le Président a tenu à se présenter sous un nouveau visage, celui d'un Président concerné par les difficultés que connaissent la France et l'Europe.

Vive la France, vive la République !

Publié le
Allocution : Emmanuel Macron affirme vouloir maintenir le cap mais change de style
 

Le Président de la République a diffusé sur les principales chaînes un message destiné aux Français. L'allucution est pré-enregistrée, au soir d'une journée marquée par un remaniement ministériel remarqué et commenté. Au moment de la diffusion, le Président est en fait à l'inauguration d'une exposition à l'Institut du Monde Arabe. 

L'allocution aura duré environ 13 minutes, et dénote par rapport aux autres interventions. Et ce dès le départ : une caméra montre le président assis devant une table, dos à une fenêtre de l'Elysée avec à sa gauche, accroché sur un mur, un tableau aux couleurs de la Nation. Sur celui-ci, on distingue la devise "Liberté, Egalité, Fraternité". Un effet de zoom recentre rapidement l'image sur le Président qui a déjà commencé à parler, mais le recentrage ne se fait pas totalement, de sorte qu'il est légèrement décalé sur la droite.

S'agit-il de mettre en scène une forme de pas de côté ? De la même façon, devant lui, des feuilles de papier, raturées, ont été préférées au prompteur. Une scénographie qui voulait, peut-être, signifier que le Président était désormais prêt à revoir personnellement sa copie et à changer de style. C'est en tout cas ce que son discours semble sous-entendre : "je sais que cela exige de ma part et de la part de mon gouvernement plus d'écoute". 

Ses premiers mots sont pour les victimes des inondations de l'Aude, et sont prononcés avec beaucoup de solennité. Le reste du discours reste tout aussi grave, comme marqué par la pesanteur de temps qu'il juge "difficiles". Il y a d'ailleurs dans son allocution quelque chose comme un mea culpa : "Je sais que j'ai pu déranger ou choquer certains". Il fait référence aux affaires récentes, les rejetant comme des "mœurs anciennes", mais reconnaît qu'elles ont marqué les Français : "je sais toutes les blessures de notre vieux pays, ses doutes, ses peurs, ses colères aussi." Macron affirme comprendre l'"impatience" des Français, et déclare la partager, mais défend son gouvernement qui respecte les lenteurs des "institutions", lenteur nécessaire en démocratie, juge-t-il. 

Face à ces difficultés, pas un mot sur le remaniement : il n'y fait qu'allusion en déclarant que ce qu'il va mener ne sera "ni un tournant, ni un changement de cap". Emmanuel Macron a affirmé qu'il gardait comme seule boussole la "confiance" que lui avaient accordé les Français en 2017, et d'autre part à voulu défendre son bilan, considérant que son gouvernement s'était attaqué à la "racine des problèmes". 

Si son discours ne s'est pas tellement attaché aux mesures que compte défendre le gouvernement devant le pouvoir législatif prochainement, il a annoncé des "décisions vigoureuses", que ce soit sur les retraites (plus "égalitaires"), ou encore quand il a appelé à "une autre organisation des religions".

A quelques mois des élections européennes, le Président a enfin tenu à défendre une France forte au sein de l'Europe au moment où l'"Europe cède aux nationalismes" : "nous ne sommes plus au moment où l'on parlait de la fin de l'histoire." Face à la montée des extrêmes et au reflux des solutions multilatérales, il a critiqué les "somnambules", probablement en référence au livre éponyme d'Hermann Broch, qui raconte la déréliction de l'Autriche-Hongrie avant la Première guerre mondiale. Le ton est donné : ce sera l'Europe contre la guerre. 

Pour terminer sur une note plus positive, le Président en a appelé aux fameuses "énergies de la Nation", même si le ton, plus lent qu'à l'accoutumée, était toujours aussi emprunt de gravité : "je crois en vous, en nous, en la Patrie."

 

 
Commentaires

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  • Par Beredan - 16/10/2018 - 21:41 - Signaler un abus Mes bien chers frères ... ( soupirs )

    Tout penaud , le cabotin ... il a senti le vent du boulet ... mais il n’a toujours pas compris .

  • Par Beredan - 16/10/2018 - 21:48 - Signaler un abus Faux devôt ...

    Au moment de la diffusion , il est allé se recueillir ... à l’institut du Monde Arabe !!!

  • Par Vincennes - 16/10/2018 - 22:16 - Signaler un abus et, maintenant, les merdialeux vont tout faire pour "essayer" de

    faire remonter Jupiter vers l'Olympe !!!!! à commencer par BFMTV/LCi et même Roux sur le service public

  • Par cloette - 16/10/2018 - 22:18 - Signaler un abus Le gros problème

    C'est qu'il est à contre-courant des aspirations des Français dont les inquiétudes sont mises sous le boisseau Sa politique ne colle pas au moment , et il n'y a pas de contact .

  • Par vangog - 16/10/2018 - 22:27 - Signaler un abus Quelle tartufferie!...quelle imposture!

    Fidèle au socialisme archaïque, ce margouillat ne croit pas que sa politique échoue par incompétence....non! Il croit que le peuple ne comprend pas que sa politique réussit, au contraire...bandes d’aveugles, va!

  • Par Doulou - 16/10/2018 - 22:30 - Signaler un abus Vacuité pathétique

    Que du vent! Aucune explication sur le remaniement. Aucune mesure annoncée. Il agite seulement l'epouvantail du nationalisme et des extrêmes sans se demander pourquoi les gens qu'il traite de somnanbules votent comme ils le font par ras le bol des tenants du politiquement correct dont il est le farouche défenseur.

  • Par J'accuse - 16/10/2018 - 23:02 - Signaler un abus Mise en scène

    Je n'ai pas voulu le voir (et encore moins l'entendre) mais ce que je lis ici révèle que tout était artificiel, l'image, les mots et le ton. Quand on veut être cru, il faut être naturel. Le problème est que son naturel est imbuvable.

  • Par assougoudrel - 16/10/2018 - 23:03 - Signaler un abus Il gagnera notre "confiance"

    grâce à Castaner le terrible shérif.

  • Par tubixray - 17/10/2018 - 08:51 - Signaler un abus Causez toujours M. le Présisent

    L'insécurité est toujours aussi élevée, les français moyens tondus par le fisc, les immigrés clandestins affluent, la souveraineté nationale s'effondre, les juges sont au pied du mur (des cons) et pas une place de détention supplémentaire avant 2020 ....

  • Par gerint - 17/10/2018 - 09:00 - Signaler un abus "je crois en vous, en nous, en la Patrie."

    Mais moi je ne crois pas du tout en Macron,

  • Par Poussard Gérard - 17/10/2018 - 09:16 - Signaler un abus Funérailles du mandat

    Entre obscurité, drapeau et rideau en berne feuille brouillon sur la table et dans le rôle du mignon contrit...on a assisté à un spectacle déplorable..La France ne mérite pas cela...

  • Par Ajar - 17/10/2018 - 09:55 - Signaler un abus Quelle mauvaise prestation

    Le président est plus le même on le sent qui dérive plus sur de lui son discourt est lu c'est la fin ...heureusement

  • Par cloette - 17/10/2018 - 10:26 - Signaler un abus Finira-t-il son mandat?

    Certains posent la question à demi mot ! On en est là !

  • Par l'enclume - 17/10/2018 - 10:34 - Signaler un abus Oh que c'est pas beau de cafter !! Tous les vices personnalisés

    vangog - 16/10/2018 - 22:27 - Vous qui êtes si bien informé, vous connaissiez cette initiative de dénonciation ? "Marine Le Pen est à l’origine de l’enquête sur Jean-Luc Mélenchon Causeur s'est procuré des documents en témoignant"

  • Par cloette - 17/10/2018 - 11:11 - Signaler un abus Il veut maintenir le cap

    ce n'est pas qu'il "veut" , c'est qu'il été mis là pour cela ( tout le monde le sait bien, il a été élu par élimination de Fillon ) ,il obéit aux instances européennes , c'est tout ,il les applique . MAIS, il y a ( encore ) les urnes, l'arrachement du consentement par propagande aura-t-il encore lieu ?

  • Par walchp - 17/10/2018 - 11:22 - Signaler un abus Des retraites plus égalitaires

    Traduction: L’Etat, qui ne fait aucune réserve et finance les retraites des fonctionnaires et régimes spéciaux uniquement par l’impôt, au jours le jours, prélevé sur tous les citoyens, va faire main basse sur les réserves des régimes du privé, au mépris de la constitution.

  • Par Septentrionale - 17/10/2018 - 11:44 - Signaler un abus Pour préserver mon homéostasie

    Par précaution je n'ai pas regardé le Théâtreux. Bien m'en a pris. Ce que j'ai aperçu des extraits ce matin, une triste momerie surjouée. Ca devient même flippant. Bientôt il va nous jouer le retour des morts vivants.

  • Par ISABLEUE - 17/10/2018 - 12:20 - Signaler un abus Oui pathétique

    J'avais presque honte de l'écouter, avec ses papelards crasseux devant lui.. et en plus pour ne rien entendre de concret.. Il a senti le mauvais vent tourner mais ne comprend toujours pas... il s'adressait cette fois ci à la France profonde, mais comme il ne sait pas faire, c'était raté....

  • Par Anouman - 17/10/2018 - 13:09 - Signaler un abus Style

    Le style on s'en fiche, ce qui est important est ce qu'il fait et pour ma part je vois beaucoup de négatif et peu de positif, pas mal d'inutile aussi. Alors tant qu'il ne change pas sa politique, et il ne le fera pas, il reste la version moderne de Hollande.

  • Par Liberdom - 17/10/2018 - 14:54 - Signaler un abus Grotesque

    L'énarque déconnecté de toute réalité. Lui et ses collègues ont mis le pays en coupe réglée depuis 40 ans. Un foutriquet... mais malfaisant.

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