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L'étrange défaite de la France dans la mondialisation
Partie 1 : Nos faux champions du CAC 40

32 sociétés françaises figurent parmi les 100 plus grandes entreprises européennes ainsi que 39 groupes tricolores parmi les 500 premiers au monde en matière de chiffre d'affaires selon le magazine Forbes. Nos poids lourds nationaux captent des parts de marché qui dépassent largement le poids économique moyen de la France. Et pourtant, derrières les cocoricos autour de cette réussite dans la mondialisation, dans la réalité, la plupart de ces groupes réalisent plus de la moitié de leur chiffre d'affaires au niveau national, pas en dehors de nos frontières. En cause : les très belles rentes de situation offertes par un marché intérieur protégé contre la concurrence internationale.

Faiblesse des PME à l'international, force des poids lourds du CAC 40 : le diagnostic le plus souvent formulé sur l'économie française est en général présenté comme étant sans appel. De fait, largement devant l'Allemagne ou le Royaume-Uni, la France est le pays européen qui classe le plus de champions nationaux dans les classements mondiaux des multinationales. Une performance qui se révèle en trompe-l’œil.  

C'est ce que montre notamment l'exemple de Vinci ou de Bouygues respectivement à la 3ème et la 8ème place des principaux acteurs mondiaux de la construction selon le classement d'Engineering News Record 2012. Pourtant, ces deux fleurons de l'industrie du BTP français réalisent plus de la moitié de leurs ventes en France : 64% pour Vinci et 60% pour Bouygues. 

Autant que leurs performances à l'international, la forte capitalisation boursière des grands groupes tricolores bénéficie de quatre atouts 100% made in France : la protection de l'Etat actionnaire, le monopole des marchés, les rentes sectorielles, et les commandes publiques. 

Dans la première partie de son livre L'étrange défaite de la France dans la mondialisation, Olivier Marteau passe au kärcher les idées reçues sur le succès économique des grandes entreprises françaises afin de comprendre la nature exacte des performances françaises à l'international. 

 

Les trois autres parties sont également disponibles à la vente :  

 

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  • Ce dirigisme administro-centré privilégiant les profils étatiques au détriment des compétences professionnelles issues de l’économie concurrentielle, se ressent sur les résultats financiers de l’état actionnaire comme le reconnaît le rapport 2012 du Ministère des Finances: " la valeur du portefeuille de participations cotées de l'Etat a reculé de près de 13% entre le 31 août 2011 et le 31 août 2012 pour s'établir à 60,2 milliards d'euros. L'indice CAC 40 a fait nettement mieux puisque sur la même période, il affiche une progression de 4,8%" . Le rapport des participations de l’état publié par le Ministère des Finances démontre le poids de l’Etat dans le capitalisme français : " le portefeuille de participations cotées de l’État représente 88 Md€ de capitalisation boursière au 1er septembre 2010. Il représente 6,9 % de la capitalisation boursière de la place de Paris ". Ce rapport nous indique encore que les effectifs des entreprises contrôlées par l’état sont passés entre 2005 & 2010 de 1,3 à 1,9 millions de salariés.
     
    Cette omniprésence étatique est soulignée par Le Nouvel Obs en octobre 2012: " Le périmètre de l'Etat actionnaire ne se limite pas à des sociétés cotées. Il détient également des participations dans des entreprises non cotées. Selon les chiffres détaillés par le rapport, si l'on excepte les entreprises dont l'Etat détient moins de 1%, on dénombre 58 groupes dans l'orbite de l'Etat actionnaire". Ainsi, au-delà du contrôle total d’entreprises publiques comme La Poste, la SNCF, la RATP, la DNCS, l’Etat détient un très grand  nombre de participations dans le CAC40 dont EDF avec 84%, France Télécom avec 13,48 %, Air France-KLM avec 15,95 % , GDF Suez avec 36,61 %, Renault avec 15,25 %, EADS avec 15,06 %, Société Générale avec 2,26%, BNP Paribas avec 17% et Safran avec 35%.

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  • L'étrange défaite de la France dans la mondialisation
Partie 1 : Nos faux champions du CAC 40
    70 min
    Publié le 4 Décembre 2013
    Nombre de pages : 36
    Niveau : Grand public
    Bio des auteurs
    Mots-clés : France, Cac 40, mondialisation, Atlantico éditions, Olivier Marteau, A-book, avantages comparatifs
    Thématiques : Economie, France
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