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Wikileaks : quand ​Hillary Clinton encourageait de riches banquiers à "acheter" de l’influence sur les élections

Le site Wikileaks a publié les transcriptions de discours prononcés par Hillary Clinton chez Goldman Sachs, dans lesquels elle dit aux banquiers que leur argent achète de l'influence, et qu'ils devraient l'utiliser.

THE DAILY BEAST

Publié le - Mis à jour le 21 Octobre 2016
Wikileaks : quand ​Hillary Clinton encourageait de riches banquiers à "acheter" de l’influence sur les élections

The Daily Beast - Betsy Woodruff

Pendant sa campagne, Hillary Clinton a souvent dénoncé l'influence que les donateurs ont sur la vie politique. Mais derrière des portes closes, dans des interventions lors d'événements organisés par Goldman Sachs, elle a exhorté les membres de la caste des donateurs à jouer de leur influence - en particulier sur les républicains récalcitrants. 

Wikileaks a publié, le 15 octobre, des courriels contenant ce qui est présenté comme des transcriptions complètes de trois discours payés par Goldman Sachs que Clinton a prononcé lors d'événements organisés par cette banque.

L’équipe de campagne de Clinton n'a fait aucun commentaire sur la véracité de ces transcriptions. Publiquement, l’équipe a affirmé que le gouvernement russe est responsable de la diffusion de ces e-mails qui ont été piratés à partir du compte Gmail du président de la campagne John Podesta. 

"Il n'y a pas à tergiverser : Donald Trump salue une tentative russe d'influencer notre élection par un crime qui rappelle Watergate mais à une échelle plus massive", estime le porte-parole de la campagne Clinton Glen Caplin, dans un communiqué envoyé par courriel au Daily Beast. "Nous assistons à une nouvelle tentative de voler des documents de campagne privés en vue d'influencer une élection. Seulement, cette fois, au lieu de dossiers, ce sont des emails personnels volés et il y a un gouvernement étranger derrière cette opération. Curieusement, Donald Trump continue à défendre Poutine et à nier sa responsabilité. Il est temps qu'il condamne cette intrusion du Kremlin et dise aux électeurs ce que son équipe de campagne sait à ce propos et depuis quand".

Samedi 15 octobre, Wikileaks a publié des transcriptions de trois discours, tous prononcés en 2013. Le premier date du 4 juin, et les deux suivants du 24 et du 29 octobre. Vous pouvez télécharger et lire les discours ici. Dans les trois discours, Clinton fait valoir que les donateurs politiques devraient user de leur influence pour pousser les politiciens à être plus conciliants. 

"New York est une sorte de distributeur automatique de billets pour les démocrates et les républicains" dit-elle dans le discours du 6 juin. "Les gens viennent vous voir et ils demandent de l'argent, et on leur donne souvent. Et à un certain moment le public américain - et particulièrement les donateurs politiques - ont leur mot à dire :  il n'y a pas que moi. Il n'y a pas que mes dossiers personnels. Voici ce que je veux que vous fassiez pour le pays et que vous participiez au débat dans le pays".

Clinton a nouveau exprimé ce point de vue dans son discours du 24 octobre, prononcé lors d'un symposium sur l'investissement organisé par Goldman Sachs. C’était à peine une semaine après la crise qui avait bloqué le financement et donc le fonctionnement du gouvernement fédéral du 1er au 16 octobre, les investisseurs (et beaucoup d'autres personnes, aussi !) étaient en colère contre la façon dont la situation avait évolué. Donc, lorsque le modérateur, Tim O'Neill, co-responsable de la gestion des investissements, a demandé à Clinton comment lutter contre les blocages de Washington, elle lui a donné une réponse en trois points. Le deuxième point :

"Être candidat à la présidence dans notre pays nécessite beaucoup d'argent, et les candidats doivent aller en chercher", dit-elle. "New York est probablement le premier site de contributions et de collecte de fonds pour les candidats des deux partis, et il est aussi notre centre économique. Il y a beaucoup de gens ici qui devraient poser des questions difficiles avant de verser leurs contributions à la campagne à des gens qui jouent avec le feu et notre économie".

Les gens qui "jouent avec le feu", bien sûr, étaient les républicains conservateurs - y compris le sénateur Ted Cruz qui a poussé pour un blocage du gouvernement dans l'espoir qu'il arriverait à obliger le président Obama à signer la législation modifiant sa loi sur la Santé -. Cela n'a évidemment pas été le cas, comme la plupart des gens l’avaient prédit avec justesse lorsque la crise a commencé. 

 
Commentaires

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  • Par vangog - 18/10/2016 - 13:06 - Signaler un abus L'influence Goldmann-Sachs...

    toujours au détriment du peuple, ces avantages accordés à la minorité bilderberg...ils creusent leur tombe périodiquement, avec une certaine délectation morbide!

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Betsy Woodruff

Betsy Woodruff est journaliste pour The Daily Beast.

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