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Whitney Houston : un long et douloureux suicide

Le 11 février dernier, Whitney Houston était retrouvée morte dans sa baignoire. Bernard Pascuito explique pourquoi, malgré l’absence d’indices concrets, le suicide apparaît tout de suite comme la cause de cette mort brutale. Extraits de "Morts étranges 2" (2/2).

Diva saoûle

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Le décor semble avoir été planté volontairement pour que, par-delà le choc, se pose tout de suite la question : Whitney Houston a-t-elle choisi le jour et l’heure ainsi que le lieu de sa mort ? Une suite d’hôtel, des gardes du corps qui attendent derrière la porte, une belle endormie qui, loin des bruits et des fureurs de sa vie, ne se réveillera jamais.

Le samedi 11 février 2012, en milieu d’après-midi, ses gardes du corps, inquiets de ne plus avoir de nouvelles de leur patronne, pénètrent dans la suite 434 du Beverly Hilton Hotel, à Beverly Hills, banlieue résidentielle de Los Angeles.

Whitney Houston n’est pas allongée sur son lit, elle ne se trouve pas sur le balcon ni dans la suite.

La salle de bains est fermée, on n’entend aucun bruit à l’intérieur. Les gardes du corps entrent avec crainte et découvrent la chanteuse allongée dans la baignoire. Elle semble dormir, si ce n’est que ses yeux sont grands ouverts. L’eau dans la baignoire est froide. Immédiatement, ils appellent les secours, qui arrivent huit minutes plus tard.

Entre-temps, plusieurs membres du service de sécurité de l’hôtel ont tenté de réanimer la chanteuse. En vain. À l’hôpital, les diverses tentatives échouent aussi. Plus personne ne peut rien pour Whitney Houston, morte dans sa quarante-neuvième année.

Le lendemain dimanche, son corps est transporté à la morgue de Los Angeles où il sera autopsié dans la journée. Curieusement, malgré l’absence d’indices concrets, le suicide apparaît tout de suite comme la cause de cette mort brutale. Un sentiment général découlant sans aucun doute de l’état de santé moral et physique dans lequel se trouvait Whitney Houston depuis plusieurs semaines.

On en avait encore eu l’exemple le jeudi précédent. Ce soir-là, Whitney Houston participait aux répétitions de la grande soirée de gala du samedi 11 février qui précédait la 54e cérémonie des Grammy Awards, le lendemain. Elle était apparue très nerveuse, presque paniquée, profondément perturbée sans que l’on sache par quoi. Plusieurs invités qui ont pu être en contact avec elle pendant
ces répétitions ont noté qu’elle transpirait abondamment, et aussi qu’elle exhalait une forte odeur d’alcool et de tabac.

[...]

Suicide ? Surdose de drogue ou d’alcool ? Défaillance fatale d’un organisme auquel on avait trop imposé ? On pouvait surtout s’interroger sur la chute vertigineuse d’une star mondiale qui avait tout pour elle, une beauté parfaite, une voix sidérante, un charme fou et qui, après avoir vendu 220 millions d’albums (chiffres 2011), avait sombré dans toutes les détresses de son monde impitoyable.

[...]

Elle essaie de se battre, de renoncer à la drogue, mais c’est une dure bataille et les cures de désintoxication qu’elle entame ne vont jamais jusqu’au bout. Pis, elle essaie de se sevrer en compensant par de fortes prises d’alcool, et c’est son organisme qui encaisse à chaque fois des coups de plus en plus violents.

En 2001, pour les trente ans de carrière de Michael Jackson, elle apparaît sur scène amaigrie, chancelante, très mal assurée dans son interprétation vocale. Ses fans s’inquiètent plus que jamais de sa santé. Deux ans après sort son sixième album, qui est un échec cinglant. Elle attendra six ans avant de récidiver… Pour beaucoup, elle est définitivement perdue. Trop de drogue, trop de Bobby Brown, on ne retrouvera jamais la vraie Whitney Houston.

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Extrait de "Morts étranges" aux éditions l'Archipel (juin 2012)

 
Commentaires

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  • Par Rhytton - 19/08/2012 - 16:35 - Signaler un abus Les mauvaises fréquentations

    Un titre de film français qui aurait pu coller au destin de la chanteuse... Sa relation avec Bobby Brown qui l'aura entraîné dans la drogue n'aura pas été fatale. . Enfin il y a des morts plus atroces... http://www.youtube.com/watch?v=9VDvgL58h_Y&feature=fvwrel

  • Par Satan - 20/08/2012 - 00:10 - Signaler un abus Lien évident!

    Un serial Killer? Le même que pour CloClo? La mort de Mozart n'a pas fait tant parler.

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Bernard Pascuito

Bernard Pascuito est journaliste et éditeur. Il a notamment été reporter, puis rédacteur en chef à France dimanche. En 2004, il a fondé sa propre maison d'édition.

Biographe, il a publié des ouvrages sur des célébrités diverses, parmi lesquels : Gainsbourg, le livre du souvenir (Sand, 1991), Coluche, toujours vivant (Payot, 2006) ou Dalida, une vie brûlée (l'Archipel, 2007).

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