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Votre prénom fait-il partie de ceux qui ouvrent les portes de la réussite ?

Choisis par les parents et donc porteurs de leur projet pour l'enfant, les prénoms sont classifiés par couches sociales et pèsent inconsciemment sur celui qui le porte. Ils possèdent un réel impact sur le quotidien, dans la la vie professionnelle ou sociale.

Tu t’appeleras Sésame

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Votre prénom fait-il partie de ceux qui ouvrent les portes de la réussite ?

Atlantico : Une étude démontre que les noms courts et simples à retenir offrent un avantage socialement sur les noms plus longs et moins familiers. Comment l'expliquer ?

François Bonifaix : A l'origine les prénoms sont ceux des Saints qui étaient courts : Paul, Matthieu, Jean, Pierre. De plus, pendant longtemps, les gens n'avaient pas accès à l'école. Les prénoms courts étaient plus faciles à retenir. Ils étaient suivis de la géo-localisation du métier exercé par la personne. Enfin, selon la tradition biblique chrétienne, nous devions posséder 3 prénoms. Il n'était donc pas question d'avoir 3 longs prénoms bien entendu, il fallait faire court. Seuls les prénoms composés étaient admis tels que Jean-Baptiste ou Jean-Pierre puisqu'ils comptaient pour 2.

Le prénom court est également privilégié pour des raisons de l'ordre du commercial. Il faut faire court et précis dans une communication pour qu'elle soit efficace. On peut donc transposer ce raisonnement sur le prénom. En effet, "qui se conçoit bien s'énonce clairement". Le prénom évoque forcément quelque chose et plus il est long, plus sa symbolique peut être forte et ainsi négative. Léa, Théo ou Thomas ne renvoient pas forcément à une histoire particulière. Au contraire pour certains prénoms comme Petite Gazelle qui Descend de la Coline qui est un prénom utilisé dans certains pays.

Une étude sociologique avait également démontré que plus on avait un prénom original et moins on avait de chance de réussir à l'école. Nous aimons évoluer dans un environnement familier. L'originalité ne paie pas puisqu'elle conduit à une mise à l'écart et il faut avoir les moyens de se mettre à l'écart. C'est ainsi que souvent les artistes ont des prénoms qui sortent un peu de l'ordinaire.

Adam Alter : En règle générale les personnes préfèrent les choses ou personnes familières. Ces choses ou personnes connues qui ne lui ont pas fait de mal auront de grandes chances de ne pas lui en causer dans le futur. Ce qui est nouveau est plus dangereux puisque nous ne savons pas encore si la nouveauté agira en notre faveur ou notre défaveur. Les noms les plus courts auront un avantage seulement lorsqu'ils seront plus faciles à prononcer ce qui les rend plus familiers. (En anglais, par exemple, un nom comme Szczy est court mais très difficile à prononcer et donc pas familier du tout).

Dans les milieux juridiques, les femmes au nom masculin réussissent mieux selon la théorie de Portia. Comment expliquer ce phénomène ?

François Bonifaix : Nous sommes encore dans une société très machiste où c'est l'homme qui prédomine. Finalement les femmes n'ont obtenu le droit de vote que juste après guerre. Dans l'éducation la femme a longtemps eu le rôle de rester à la maison. Aujourd'hui les écarts de salaire de 20% entre un homme et une femme pour un travail égal se retrouvent également dans les prénoms. Avec un prénom à connotation féminine, le salaire sera inférieur de 20%. C'est le même problème pour un prénom d'origine étrangère. D'où la problématique des CV anonymes.

 
Commentaires

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  • Par Wortstein - 21/12/2017 - 07:37 - Signaler un abus Pas besoin d'un article pour pondre

    cette succession de lieux communs. Complètement nul....

  • Par Lepongiste - 21/12/2017 - 09:57 - Signaler un abus Réussir dans les études supérieures ! Supérieures c'est du

    féminin qui devient pluriel avec études et supérieures ! Donc ça commence par un minimum d'orthographe hein Atlantico !! Relisez votre article !

  • Par LouisArmandCremet - 21/12/2017 - 12:56 - Signaler un abus Lieux communs...

    100% d'accord avec Worstein : un long délayage de lieux communs sans aucun intérêts ! N'importe qui un peu censé est déjà arrivé aux mêmes conclusion.

  • Par kelenborn - 21/12/2017 - 17:50 - Signaler un abus ?????

    Bon!!! on concédera qu'en quelques lignes, il n'est pas facile de développer une théorie mais on reste pour le moins perplexe: les Kevin réussissent moins que les Jean-Eugene! 1. Est-ce qu'il y a beaucoup de Jean-Eugene pour justifier statistiquement l'affirmation? 2 Est-ce le prénom Kevin ou l'origine sociale des parents qui explique les choses? Parce qu'avec de telles méthodes, Henri-Désiré et Marcel ( Landru et Petiot) sont des prénoms qui mènent à la guillotine tandis que Jacques ou Jack vous prédestinent à être un escroc! Quant aux métiers juridiques, on se pince! Les avocats et magistrats sont des professions très féminisées!!! A moins qu'il ne faille suivre Zemmour en disant que les femmes , qui se sont mises à fumer quand on a su que fumer donnait le cancer , ne sont devenues avocates ou magistrates quand ces professions sont devenues pourries! Ca sent la bêtise ou l'escroquerie!!! Encore un article téléguidé par Jacquet pour Ah2bouh!

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François Bonifaix

François Bonifaix est psychanalyste. Ses recherches l'ont conduit à s'interroger sur les raisons du choix du prénom par les parents et les conséquences psychologiques qui pourraient en découler. Pendant près de 4 ans il reçoit près d'un millier de témoignages, en 1999, il publie alors : Le Traumatisme du prénom, Réédité et réactualisé à 3 reprises.

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Adam Alter

Adam Alter est professeur à la New York University’s Stern School of Business.

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