Au-delà des disputes néo-conjugales, des rivalités féminines et du numérique qui tue, il se dégage du vaudeville Trierweiler et de la campagne des législatives, un doux parfum d’indépendance qui marque - provisoirement ou définitivement, on ne sait, - le divorce grandissant des électeurs d’avec les appareils politiques.
À Longjumeau, le Front national appelle à voter PS contre Nathalie Kosciusko-Morizet. Plus au Sud, le maire des Saintes-Maries-de-la-Mer se retire en faveur de la jeune Marion Maréchal-Le Pen ; Olivier Falorni, l’un des piliers socialistes de La Rochelle, est donné gagnant contre Ségolène Royal, appuyée pourtant par la totalité de l’état-major de la rue de Solférino, et adoubée - fait quasiment unique - par le père de ses quatre enfants qui se trouve être également Président de la République.
Valérie Trierweiler n’est pas l’Antigone féministe qui se bat contre le pouvoir de Créon, ni la petite journaliste jalouse qui se venge d’un passé forcément inatteignable. À l’insu de son plein gré, la première compagne de France n’a pas fait de gaffe : elle exprime simplement, et crûment, que désormais les mots d’ordre des appareils seront autant de confettis abandonnés sur les trottoirs des bureaux de votes. Les murailles de Chine sont en train, à gauche comme à droite, de s’effondrer. Pendant plus de quarante ans, l’imposture stalinienne se légitimait par le combat contre le fascisme lepéniste. L’intelligentsia tiers-mondaine et gauchiste avait mentalement pignon sur rue, tandis que la droite repue et nantie empochait les dividendes.
Aujourd’hui, la débâcle économique européenne et la montée d’un fondamentalisme qui souffle de plus en plus fort en Europe et au sud de la Méditerranée, amènent les plus sourds et les plus aveugles à se poser des questions, et même à essayer d’y répondre. Après des décennies de cocooning dans la bonne conscience, le réel frappe de plus en plus fort à la porte. Et ce réel-là se fout des étiquettes et nous ramène de plus en plus à ce qu’un véritable combattant anti-fasciste, George Orwell, appelait la common decency : le bons sens et les valeurs de base.
Voilà pourquoi, quelles que soient ses bonnes ou mauvaises raisons, Valérie Trierweiler ne fait que préfigurer les défections à venir et doit faire réfléchir les généraux qui se demanderont de plus en plus, tel le Maréchal Soubise, que sont leurs armées devenues.
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Bonjour André Bercoff,
"...amènent les plus sourds et les plus aveugles à se poser des questions, et même à essayer d’y répondre." :
vous pensez vraiment ?
Et vous pensez vraiment que cette affaire est un symptôme de cette prise de conscience ?
Ce tweet peut permettre l'ouverture d'un débat de la part des grands appareils politiques en ce qui concerne le parachutage des candidats!
Tout à fait d'accord avec vous.
Le cas Trierweiler n'est pas le bon exemple pour illustrer cette thèse. La motivation première de Trierweiler n'est certainement pas politique.
Mais je ne crois pas que les cumulards politico-bureaucrates rendront le pouvoir au peuple.
ils sont bien trop gâtés par la situation actuelle qui leur permet de vivre largement aux frais du contribuable, au prix de quelques manipulations qui n'ont pas l'air de leur peser.
Mais je ne vois pas le lien avec VT.
Même pour un artifice, vous n'auriez pas dû vous appuyer sur Treirweiler. Cette dernière ne fais penser à un livre de Christine Deviers-Joncour.
Et je soutiens sans réserve les propositions de ce bloggeur :
http://didiergouxbis.blogspot.fr/2012/06/entre-les-dents-la-soutane-monsieur-le.html
Les socialos-communistes devraient en acheter et faire des réserves car il y a du calcaire dans les tuyaux du parti :
Une première couche de Royal
Une deuxième couche de Trierweiler