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Ça va péter : et les points chauds 2015 de la planète sont…

A partir du contexte mondial actuel et des objectifs stratégiques des puissances militaires engagées, étatiques comme terroristes, il est possible d'identifier par avance les zones les plus susceptibles de connaître une explosion de violence.

Compte à rebours

Publié le - Mis à jour le 26 Décembre 2014
Ça va péter : et les points chauds 2015 de la planète sont…

Les relations entre l'Ukraine et la Russie resteront sous haute-tension en 2015. Crédit Reuters

Russie-Ukraine

Alain Rodier : Sur le plan économique, ce qui est en train de se passer en résultante de la crise ukrainienne, est une véritable catastrophe. Nous sommes désormais dans une logique de "perdants - perdants" en dehors des États-Unis qui ne sont pas autant liés que l'Europe occidentale à la Russie. Washington pense que la protection assurée par l'OTAN dont ils sont les premiers contributeurs, vaut bien quelques sacrifices de la part des pays ainsi "protégés".

Si les objectifs de Washington (faire tomber Poutine et contraindre la Russie à rentrer dans le rang des puissances moyennes) et de Moscou (échapper à l'étranglement américain qui se fait en partie grâce à l'OTAN et aux sanctions économiques) sont clairs, ceux des pays européens le sont moins. Certes, la Pologne et les pays Baltes (et plus enfoui au sein de la conscience collective allemande) ont un lourd contentieux historique avec Moscou, héritage des abominations de la Seconde guerre mondiale et des accords de Yalta qui ont partagé le monde en deux.

D'un côté le monde communiste - avec toutes les privations que cela impliquait, non seulement au plan économique mais dans celui des libertés individuelles - auquel appartenaient les Pays Baltes, la Pologne et l'Allemagne de l'Est, de l'autre le monde libre. Il est donc aisé de comprendre les ressentiments des peuples et des gouvernants de ces États qui dépassent de loin leurs intérêts actuels. La défiance est leur règle de base, les Russes restant "l'Ennemi" menaçant. Il faut dire que les réseaux d'espionnage entretenus par les services secrets russes héritiers du KGB (FSB, SVR et GRU) découverts récemment en Europe occidentale ne sont pas là pour rassurer.

Certains pays, dont la France, semblent avoir enfin compris "jusqu'où il ne fallait pas aller trop loin". Il n'en reste pas moins que la situation passionnelle qui prévaut au début 2015, particulièrement en Ukraine - et ce dans les deux camps -, va continuer d'être explosive.

Pour tenter de comprendre, il faut revenir à quelques fondamentaux :

- jamais Moscou n'abandonnera la Crimée considérée comme vitale sur le plan stratégique en raison de l'obsession de l'encerclement de la Russie et l'accès aux mers chaudes; les raisons "historiques" avancées sont plus sujettes à caution;

- le Dombass peut éventuellement être "négocié" mais ce sera long et difficile, surtout pour les populations locales;

- la Russie est plongée dans une crise économique de première importance et les solutions d'ouverture vers la Chine et autres pays d'Asie Centrale ne sont viables qu'à long terme;

- rien ne peut se faire sur des théâtres excentrés (Syrie, Irak, Iran) sans la Russie;

- les grands perdants, non seulement sur le plan économique, ce qui va être ravageur pour les citoyens, mais aussi sur le plan politique, l'Europe ayant fait preuve de sa cacophonie et de son alignement sur Washington, seront les pays européens.

Pays Baltes-Russie-Asie centrale

Alain Rodier : Les incidents aériens ne sont que des gesticulations (de part et d'autre) destinées à influencer les opinions publiques (400 avions de combat russes ont été interceptés cette année en Lettonie, Kazakhstan, Moldavie et Estonie, ndlr)). Par contre, plus ils se multiplient, plus le risque d'accident augmente avec des conséquences imprévisibles. C'est à se demander s'il n'en faudrait pas un - à souhaiter sans pertes humaines - pour ramener les dirigeants politiques à la raison. Il semble qu'il y a des "docteurs Folamour" dans les deux camps. Je ne pense pas au président Obama mais aux néocons américains que l'on trouve aussi bien chez les Républicains que chez les Démocrates (au premier rang desquels se trouve Hillary Clinton). Aussi étonnant que cela puisse paraître, je ne pense pas non plus au président Poutine qui a une grande expérience à l'international et des vues beaucoup plus larges que ne le laissent entendre de nombreux observateurs politiques. S'il devait être renversé, il est fort probable qu'il serait remplacé par un nationaliste beaucoup plus intransigeant et beaucoup plus agressif que lui.

Conséquence en chaîne de la chute du rouble (causée en partie par la baisse du prix du baril de pétrole)

Alain Rodier : La chute du rouble est catastrophique. Le président Poutine est bien optimiste quand il parle de "deux ans" pour passer ces temps difficiles. Mais il est dans son rôle de "protecteur" du peuple russe. Cela dit, plusieurs remarques s'imposent :

- la baisse des cours du pétrole est le résultat de la volonté de l'Arabie saoudite et de ses alliés du Golfe persique;

- les Saoud s'en prennent ainsi aux Américains accusés de se désintéresser du royaume, peut-être au profit de Téhéran, et pour saborder l'exploitation du gaz de schiste qui va bientôt leur donner une totale indépendance énergétique;

- les Russes sont aussi visés car leur soutien indéfectible aux régimes chiites de Bagdad et de Damas passe mal. Là, Washington jubile mais se trompe sur la capacité de résilience du peuple russe; à savoir que ce dernier tiendra et fera bloc autour de ses dirigeants.

- Enfin, l'Iran, l'adversaire prioritaire de Riyad, voit ses revenus diminuer d'autant et accentuer la crise économique que traverse le pays. Mais là, la remarque est la même que pour le peuple russe.

Effet collatéral, la recherche de nouvelles sources d'hydrocarbures en eaux profondes devient trop coûteuse et les compagnies pétrolières européennes se trouvent ainsi impactées. En ce qui concerne le Venezuela, cela n'intéresse pas grand monde...

Pour résumer, les femmes et les hommes politiques français qui font constamment référence au général de Gaulle, même celles et ceux qui sont les filles et fils spirituels de ses opposants les plus farouches, feraient bien d'étudier l'Histoire récente. La salutaire indépendance nationale, au moins sur le plan de la politique étrangère, est la pierre angulaire de la grandeur de notre pays. Je n'ose écrire le mot Patrie, il paraît que c'est ringard et pourtant, il a été mis en exergue durant la Révolution : "la Patrie en danger". C'est certainement encore le cas aujourd'hui.

Îles Diaoyu/Senkaku, éternel litige entre la Chine et le Japon

Jean-Vincent Brisset : Le principal objet de litige maritime n'est pas celui des Senkaku, mais plutôt celui de la Mer de Chine du Sud. Ce dernier implique plusieurs pays et, surtout, donne à Pékin plus de possibilités de grignotage et d'expansion non violente et sans risque de condamnation internationale. Concernant les Senkaku, il s'agit d'un problème bilatéral, ce qu'affectionne particulièrement Pékin et, surtout, il est très populaire dans l'opinion publique chinoise, toujours très réceptive dès qu'il s'agit de stigmatiser le Japon. Les problèmes de politique intérieure demeurent très importants pour Xi Jingping, qui, malgré les titres officiels, semble avoir encore des soucis de gouvernance et recourt donc aux artifices classiques : mise en avant de l'ennemi extérieur héréditaire et lutte contre la corruption.

Ceci n'empêche pas le conflit sur les îlots de la mer de Chine Orientale de risquer une aggravation. Tant que la Chine ne connaitra pas de problèmes intérieurs graves, son gouvernement ne cherchera pas à provoquer de vrais affrontements avec le Japon. Quelques décennies plus tôt, Deng Xiaoping avait déjà découvert la possibilité de surfer sur ce litige, mais son pragmatisme l'avait amené à repousser la  mise en exergue du problème. Aujourd'hui, Xi reste aussi en capacité de piloter le niveau de revendications. La difficulté, qui n'est pas limitée à ce litige particulier, est dans l'absence de possibilité de gérer de façon fine et "professionnelle" la présence chinoise qui serait juste nécessaire pour maintenir la pression sans incidents. Les marins chinois, militaires, agences d'Etat ou pêcheurs, qui sont maintenus dans la zone ont déjà démontré qu'ils n'avaient pas toujours les capacités professionnelles et/ou les équipements permettant des actions "d'agacement" sans faire courir le risque d'un dérapage. Il y a déjà eu des arraisonnements, des collisions, des tirs, des morts. Un dérapage aux conséquences imprévisibles demeure toujours possible.    

Querelles entre la Chine et le Vietnam, les Philippines et la Malaisie

Jean-Vincent Brisset : 40% du trafic mondial de marchandises transite par la mer de Chine du Sud. Tout conflit d'importance dans cette mer aurait des répercussions dans le monde entier. Mais ni la Chine, ni aucun des riverains plus proches ne cherche à transformer ces litiges en conflit ouvert. Mais les risques de dérapage cités plus haut sont encore plus sérieux qu'avec le Japon, les lacunes opérationnelles des riverains s'ajoutant, dans ce cas, à celle des Chinois.

La stratégie de Pékin consiste à s'imposer tranquillement, en déclarant que toute la zone lui appartient et en intensifiant sa présence. Ceci se traduit par la pose de  bornes de souveraineté, la construction d'îlots artificiels, l'envoi de "pêcheurs" à proximité immédiate des côtes des riverains. Face à cette "force tranquille", les riverains ont peine à s'organiser. Ils n'ont pas réussi à mettre au point une réponse commune. La diplomatie chinoise, on ne le dira jamais assez, excelle dans les rapports bilatéraux avec des pays plus petits, alors qu'elle est tétanisée dès qu'il s'agit de s'affronter à de grandes organisations multilatérales, qu'elle s'acharne toujours à diviser en exploitant des rapports particuliers avec un maillon faible. Elle a ainsi réussi à trouver des complicités  de fait au sein de l'ASEAN (Cambodge en particulier), qui lui ont permis de saboter toutes les tentatives faites par les membres directement concernés de l'organisation. Ceux-ci ne trouvent pas non plus de moyens de se défendre par le biais des organisations internationales qui, malgré des plaintes étayées, répugnent à traduire un pays de la taille de la Chine devant des instances de justice.

Qu'il s'agisse de Mer de Chine Orientale ou du Sud, les "agressions" de Pékin ont aussi pour résultat, très contre-productif, de pousser les pays qui se considèrent comme menacés à rechercher des aides extérieures, en particulier celle des Etats-Unis. Ceux-ci qui avaient perdu beaucoup de leur influence et de leur capacité de présence militaire dans la zone sont en train d'y regagner beaucoup de terrain. Mais les problèmes de la Chine avec ses voisins immédiats ne se limitent pas aux deux Mers de Chine. L'esprit de revanche contre les "Traités Inégaux" demeure, même si les revendications sont actuellement mises sous le boisseau, dans l'attente d'une modification des rapports de force. Ces revendications concernent plusieurs millions  de kilomètres carrés et la quasi-totalité des 14 riverains terrestres. Une grande partie de ces territoires sont actuellement des possessions russes ou ont fait partie (Asie Centrale et Mongolie) de la sphère soviétique. Si les risques de conflit à court et moyen terme sont limités, il est par contre certain que la volonté de récupération demeure profondément ancrée, tant dans l'esprit des dirigeants que dans la culture même du pays.

La possibilité d'une implosion du régime nord-coréen

Jean-Vincent Brisset : Afficher des certitudes sur l'avenir du régime nord-coréen ne relève pas de la géopolitique sérieuse. On devine simplement que la direction du pays est gérée par des clans et que se mêlent en  permanence des conflits de pouvoir et des intérêts communs.

Depuis soixante ans, les spéculations sur la santé des dirigeants, en particulier celle des Kim père, fils et petit-fils, sont autant le pain quotidien des services de renseignements sud-coréens (et américains), qu'une abondante matière pour les médias. Les apparitions/réapparitions non explicables des chefs successifs de la dynastie sont très probablement autant dues à des raisons médicales qu'à une méthode de gestion des luttes de pouvoir qui rappellent davantage la saga des Borgia que le fonctionnement des démocraties occidentales.

La mort de Kim Il Sung a été relativement soudaine et la mise en place de son fils comme dirigeant absolu a été rapide, alors qu'elle ne semblait pas avoir été longuement préparée. Jong Un semble avoir pris fermement en main les rênes du pouvoir. Mais, tout comme on ne savait pas qu'il était l'héritier désigné, on ne sait pas s'il a déjà choisi et préparé un successeur. Toutes les hypothèses demeurent donc ouvertes s'il venait à disparaître rapidement. Succession ordonnée d'un membre de la famille, prise du pouvoir - plus ou moins violente - par un clan au détriment des autres, mise en place d'une direction collégiale mettant ses intérêts au-dessus de ses divergences... tout est envisageable. Dans l'état actuel de sujétion intellectuelle et physique qui semble être celui de la population, on peut juste penser que le passage brutal à une démocratie est difficilement imaginable et qu'une implosion complète du régime serait suivie, dans un premier temps, d'un certain chaos.

Irak-Syrie

Alain Rodier : La situation sur le front syro-irakien est figée depuis quelques semaines. Les forces de Daech ne parviennent plus à progresser pour plusieurs raisons :

- leurs forces sont arrivées aux confins des territoires peuplés majoritairement de sunnites. Il leur est donc impossible de pénétrer plus avant en territoires kurdes et chiites car, même s'ils remportaient des victoires militaires, la gestion des zones conquises serait ensuite extrêmement difficile voire impossible. A savoir que leurs effectifs - estimés entre 30 000 et 40 000 activistes - ne sont pas suffisants pour effectuer un quadrillage efficace du terrain.

- Les bombardements des forces de la coalition empêchent les troupes de Daech de se regrouper pour effectuer des opérations d'envergure. Les colonnes de véhicules 4X4 sont des cibles trop faciles pour l'aviation. De plus, les forces coalisées s'attaquent à la logistique du mouvement, ce qui lui retire ce qui faisait sa force : la mobilité. La parade pour les djihadistes de Daech consiste à se fondre dans la population, particulièrement dans les localités.

- Des premiers signes de "ras-le-bol" apparaissent dans les populations soumises à l'occupation de Daech. La présence des djihadistes internationalistes commence à être mal ressentie, particulièrement en Syrie où une grande partie du peuple considère que ce mouvement est venu de l'étranger (ce qui n'est pas faux puisque l'Etat Islamique est né en 2006 en Irak). Dans un premier temps, Daech a tenté de "gagner les cœurs et  les esprits" des populations sunnites en fournissant éducation (islamique), biens de première nécessité, santé et sécurité : les délinquants sont impitoyablement châtiés selon les règles de la charia, mais également les homosexuels, les couples infidèles, les blasphémateurs, sans compter les fidèles des autres religions). L'accent est désormais mis sur la terreur. Non seulement les adversaires sont massacrés, mais même ceux qui "peuvent représenter un risque" comme les anciens membres des administrations et, bien sûr des forces de sécurité, sont aussi raflés, emprisonnés voire assassinés.

Par contre, le Front Al-Nosra, le bras armé d'Al-Qaida "canal historique" est passé à l'offensive. Ce mouvement est en train d'établir son propre "califat" au nord-ouest de la Syrie. Au sud, il est très actif sur la frontière libanaise et sur le plateau du Golan. Pour l'instant, les forces de Daech sont quasi absentes de ces régions (en dehors de groupuscules se réclamant désormais du "calife Ibrahim"). Daech est en conflit ouvert avec le Front Al-Nosra mais cela pourrait ne pas durer. Déjà, des coopérations entre leaders locaux ont lieu sur le terrain. D'autre part, Al-Qaida "canal historique" persiste dans son idée de négocier une trêve, voire une "sainte alliance" contre la coalition les forces "impies" et les apostats". Bien que Daech ait assassiné les envoyés d'Al-Zawahiri, il n'est pas impossible dans l'avenir, surtout si l'Etat Islamique commence à se sentir sur la défensive, qu'un accord intervienne. La menace serait alors décuplée. Mais nous n'en sommes pas encore là. Pour l'instant, c'est la logique de l'affrontement entre Al-Zawahiri et Abou Bakr al-Baghdadi qui prévaut.

 
Commentaires

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  • Par vangog - 21/12/2014 - 11:52 - Signaler un abus Vous avez oublié l'UE...

    ...qui ne peut décemment pas continuer à glisser sur sa pente mortifère, sans atterrir en mille morceaux! En l'absence d'armée et de frontières communes, abrogées par la minorité écolo-régressive qui impose sa loi aux socio-démagogues, la politique étrangère de cette chimère se réduit à une politique de l'autruche et à un alignement derrière l'OTAN lorsque, parfois, l'autruche européenne a le courage de sortir la tête hors du sable. Comme pour son absence de réactivité aux QE américains, l'erreur stratégique de l'UE est d'ignorer les menaces qui s'accumulent. La faiblesse coupable de ses dirigeants encouragent les pays et idéologies prédatrices à pousser leurs pions. Ceci a généré l'annexion inadmissible par la Russie d'une partie de son ex-vassal Ukrainien et la menace qu'elle fait peser sur le monde libre. Et la faiblesse administrative et immigrationniste de l'UE en fait le terrain rêvé d'expérimentation pour les méthodes de la dictature islamiste. Cette faiblesse de l'UE force les peuples à se regrouper autour des valeurs sûres: celles de la patrie, alors que l'internationalisme de la gauche est devenu, lui, totalement ringard.

  • Par bjorn borg - 21/12/2014 - 18:21 - Signaler un abus La Russie

    n'a rien annexé du tout. La Crimée lui appartenait autrefois. C'est Brejnief qui a fait le con semble-t-il. (Faute sur le dirigeant russe?) Pour le reste de l'Ukraine, Poutine n'est pas l'envahisseur contrairement aux nazis des USA!

  • Par Lucide42 - 21/12/2014 - 18:32 - Signaler un abus russie

    L'Ukraine actuelle a ete mise en place par deux freres ayant reside aux etats unis et en Allemagne. Ces deux pays les soutiennent bien que ce siit une dictature en place. Les européens se laissent manipulés par ces deux pays qui vont sacrifierla russie sans preuve et enclencher une guerre mmondiale n je demande instament a obama de rendre son prix nobel d3 la pays et a merkel de sorrienter vers le tricot et la confiture.

  • Par Gré - 22/12/2014 - 01:02 - Signaler un abus état islamique = danger chez nous aussi

    des individus isolés sont en train d'appliquer les consignes lancées par Daech de "frapper partout où cela est possible avec les moyens du bord"--------------------------------------- Nous en avons eu deux exemples en quelques jours mais ce sont, paraît-il, des "déséquilibrés". Mais c'est Zemmour qui a tort ...

  • Par Haas Pierre - 22/12/2014 - 17:15 - Signaler un abus Article incomplet

    La stratégie à employer quand le plus faible défie le plus fort, évoquer au cœur de la guerre froide est, pour la 1ère fois, mise à l'épreuve par l'attaque de hackers de Corée du Nord contre Walt Disney vers le 10 Décembre dernier. Aucune riposte efficace n'est à ce jour connue, de surcroit l’évocation de cette éventualité par le Président Obama, risque de provoquer une nouvelle offensive dévastatrice. Si c’est le cas une guerre cybernétique sera alors ouverte, plus dangereuse qu’une nucléaire, aucune solution établissant une déterrence n'existant actuellement dans les cartons des stratèges. Pierre Haas

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Alain Rodier

Alain Rodier, ancien officier supérieur au sein des services de renseignement français, est directeur adjoint du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R). Il est particulièrement chargé de suivre le terrorisme d’origine islamique et la criminalité organisée.

Il est l’auteur en 2015 de "Grand angle sur les mafias" et de " Grand angle sur le terrorisme" aux éditions UPPR (uniquement en version électronique), en 2013 "le crime organisé du Canada à la Terre de feu", en 2012 "les triades, la menace occultée", ces deux ouvrages parus aux éditions du Rocher, en 2007 de "Iran : la prochaine guerre ?" et en 2006 de "Al-Qaida. Les connexions mondiales du terrorisme" aux éditions ellipse, Il a également participé à la rédaction de nombreux ouvrages collectifs dont le dernier "la face cachée des révolutions arabes" est paru chez ellipses en 2012. Il collabore depuis plus de dix ans à la revue RAIDS.

 

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Jean-Vincent Brisset

Le Général de brigade aérienne Jean-Vincent Brisset est directeur de recherche à l’IRIS. Diplômé de l'Ecole supérieure de Guerre aérienne, il a écrit plusieurs ouvrages sur la Chine, et participe à la rubrique défense dans L’Année stratégique.

Il est l'auteur de Manuel de l'outil militaire, aux éditions Armand Colin (avril 2012)

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