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L'UMP en mal d'idées : ce que le parti pourrait importer de Londres

A défaut d'être capable d'en définir un, quel projet l'UMP pourrait-elle "acheter" ?

SOS projet

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L'UMP en mal d'idées : ce que le parti pourrait importer de Londres

Quel projet pour l'UMP ? Crédit Reuters

La droite modérée française peut-elle s'inspire de l'expérience David Cameron ? Pour tenter de répondre à cette question, il faut à la fois se remémorer le programme du parti conservateur britannique de 2010 (Invitation to join the government of Britain, the conservative manifesto 2010) mais également analyser la façon dont la coalition entre conservateurs et libéraux démocrates a mené les affaires britanniques depuis près de quatre ans maintenant.

Quel était le programme conservateur en 2010 ?

Les conservateurs de David Cameron ont fini en tête des élections britanniques de mai 2010 dans le double contexte de l’énorme choc récessif qu’a connue l’économie britannique en 2008-2009 mais également de l’usure des travaillistes au pouvoir sans interruption depuis 1997.

Le programme tory a tenté de faire la synthèse entre les valeurs conservatrices traditionnelles et une réflexion sociétale plus fondamentale via la thématique de la « Big Society » qui fait en France l’objet d’études approfondies par l’Institut de l’Entreprise. La  « Big Society » proposait des solutions innovantes aux difficultés économiques, sociales et sociétales de la Grande-Bretagne et s’éloignait d’une partie de l’héritage thatchérien : David Cameron avait ainsi rejeté en 2005 l’individualisme radical du « there is no such thing as society » de Margaret Thatcher en indiquant que la société existait même s’il s’agissait de quelque chose de différent de l’Etat.

La « Big Society » voulait ainsi dépasser l’alternative entre Big Government et Big Business, en reconnaissant et renforçant le potentiel d’un tiers secteur reflet de la société civile et des institutions intermédiaires (familles, associations, administrations locales, ONG, mutuelles, coopératives, entreprises sociales,) et affirmant vouloir donner le pouvoir au local, en quelques sorte « la Grande-Bretagne d’en bas ». La « Big Society » devait aussi permettre de soigner la « broken society », société cabossée marquée par la persistance de maux multiples : inégalités sociales, pauvreté infantile, toxicomanie et alcoolisme parmi les jeunes, grossesses précoces….

Trois principes étaient proposés pour la « Big Society » : décentralisation et subsidiarité, participation citoyenne, ouverture et partenariat devant permettre l’épanouissement du tiers secteur entre public et privé.

La « Big Society » permettait en outre d’instruire le procès en inefficacité de travaillistes ayant augmenté les dépenses publiques de 37% à 51% du PIB entre 2000 et 2009 sans que nombreux problèmes sociaux comme la pauvreté soient réellement résolus. L’« empowerment » des citoyens devrait être mise au service d’un vaste programme de réformes des services publics et de l’Etat providence dans une logique de « self-government » remettant notamment en cause la pertinence et l’utilité des échelons intermédiaires de l’Etat.

A côté de cet élément réellement nouveau, le programme incluait des éléments conservateurs plus traditionnels concernant la maîtrise des dépenses publiques ou la promotion de entrepreneuriat et des considérations liées au contexte du 2010 comme la volonté de sortir des dérives de l’économie d’endettement.

Quels sont les éléments de réalisation début 2014 ?

La commission européenne vient de sortir ses « prévisions économiques d’hiver » sur tous les pays de l’Union européenne et donc le Royaume-Uni. Sur deux critères économiques clef que sont la croissance économique (prévision de 2,5% contre 1% pour la France) et le taux de chômage (6,8% contre 11% pour la France), la performance britannique peut nous sembler très enviable, même si des déséquilibres structurels persistent, notamment les déficits jumeaux budgétaire (prévision de déficit 2014 à 5,2% du PIB) et extérieur (3,3%) significatifs et supérieurs à ceux de la France. Le Royaume-Uni a d’ailleurs perdu son AAA.

Le gouvernement Cameron a par ailleurs mené une campagne agressive de baisse des dépenses publiques passées en trois ans de 51% à 48% du PIB : baisse de la masse salariale et des effectifs publics (plusieurs centaines de milliers d’emplois supprimés, gel salarial), maîtrise des dépenses sociales (mise en place d’un plafond de prestations par ménage), transferts aux collectivités locales. Cette politique budgétaire a été accompagnée d’une politique monétaire accommodante et non conventionnelle (rachat massif de titres publics : la Banque d’Angleterre détenait 28% du stock de 1,4mds£ de dette publique fin 2013) avec au final un niveau d’inflation plus élevé que dans la zone euro (2,6% contre 0,8%) et donc un risque de déflation beaucoup plus faible.

David Cameron s’est mué en outre en ardent promoteur de l’entrepreneuriat et a baissé le taux marginal de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur les sociétés. Il ne manque pas une occasion pour railler le niveau très élevé des impôts et taxes français (le fameux 75%) porteurs de projet, entreprises et banques françaises à franchir la Manche.

Si la communication gouvernementale n’utilise plus le terme « Big Society » qui a fait l’objet de critiques acerbes (l'archevêque de Canterbury Rowan Williams l’a qualifié de « verbiage destiné à cacher un retrait profondément préjudiciable de l’État de ses responsabilités envers les plus vulnérables »), les principes de cette composante centrale du projet 2010 ont trouvé plusieurs traductions concrètes. Cela a notamment été le cas dans le cadre de la réforme du système de santé (le National Health Service) avec responsabilisation des médecins traitants dans l’allocation des ressources et réduction drastique des strates intermédiaires.

Une autre grande initiative a été l’introduction dans le secteur de l’éducation des « free schools » : des groupes de parents d’élèves ou d’enseignants peuvent candidater auprès de l’Etat pour établir une école dotée d’une forte autonomie (programmes, pédagogie, recrutement du personnel enseignant et salaires) et recevoir des financements comparable aux autres établissements. 130.000 places relèvent désormais de ce système. Les conservateurs ont également fortement appuyé un développement encore plus puissant des « academies », écoles publiques instituées par les travaillistes, écoles basées sur une très forte autonomie octroyée au chef d’établissement et la possibilité de recours à des sponsors privés ou associatifs. Au total près de 2 millions de place d’écoles sont concernés par la révolution éducative britannique.

En quoi cela est-il compatible (idéologiquement et techniquement) avec la droite française ?

Rappelons-nous d’abord la considérable influence libérale et thatchérienne sur le programme de la droite de 1986 aboutissant à la première cohabitation. On n’a jamais revu une telle coloration libérale dans les programmes français depuis. Mais aujourd’hui, que pourrait reprendre la droite française d’un tel programme et de telles réalisations. Peut-elle donc s’inspirer aujourd’hui de l’expérience Cameron ?

Regardons notamment la « Big Society », un projet de réforme radicale de l’articulation entre Etat et société. D’un côté ce projet percute du côté français de la Manche le poids symbolique de l’Etat lié à son rôle historique d’élément fédérateur de la communauté nationale et la faiblesse d’une société civile elle-même structurée par sa relation avec l’Etat.

De l’autre elle interpelle l’organisation verticale et statutaire de la société française et peut en outre constituer une référence très utile pour la redéfinition et la réorganisation des services publics soumis à une double contrainte : gérer la contrainte durable sur les moyens financiers des services publics mais aussi associer davantage la société, ses exigences et son autonomie dans ses modes de fonctionnement. Cela reviendrait à un élargissement significatif du concept d’économie sociale et solidaire.

A ce titre, la révolution éducative britannique ne peut qu’interpeller un pays qui chute en la matière dans les classements internationaux depuis plusieurs années et vient de se voir attribuer une performance particulièrement médiocre en matière d’inégalité scolaire par le baromètre PISA de l’OCDE. Cette importante transformation nous interpelle par son acceptation de principe d’une multiplicité de modèles scolaires.

En revanche et en ce qui concerne la politique économique, le fait d’être ou de ne pas être dans la zone euro induit une différence structurante entre les deux pays et les modalités de leur redressement.

 

>>> A lire également sur Atlantico - L'UMP en manque d'idées : ce que le parti pourrait importer de Berlin

 
Commentaires

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  • Par ZOEDUBATO - 03/03/2014 - 09:27 - Signaler un abus Parler de Liberté en envoyant ceux qui ne sont pas d’accord

    a une rétention carcérale dure type "lavage de cerveau" voire plus a toujours été la caractéristique des partis totalitaire qui veulent faire le bonheur du genre humain en changeant la nature de l’homme et en contrôlant sa vie privée et ses pensées .

  • Par rmgl - 03/03/2014 - 10:25 - Signaler un abus Que pourrait-on bien importer

    Que pourrait-on bien importer de Londres si ce n'est le rejet de cette monnaie qu'est le Euro, monnaie refusée par les Anglais qui pourtant se déclarent Européen ? C'est toujours après des conséquences fâcheuses que les dirigeants constatent que certaines idées ou orientations auraient du être exploitée. Qu'ils soient de droite, gauche, de n'importe ou, on ne me fera jamais croire que tous ces politiques cherchent a gérer la France en bon père de famille. Depuis le temps, cela se saurait.

  • Par fentreti - 03/03/2014 - 10:28 - Signaler un abus La droite modérée française

    Appelons un chat un chat , cette droite c'est l' UMPS . Aussi nul les uns que les autres . Sauf dans deux domaines , le vol , et l'escroquerie .

  • Par jmpbea - 03/03/2014 - 10:42 - Signaler un abus Les anglais sont ce qu'ils sont mais

    Quand on leur parle de la Patrie, ils sont tous là ..... Chez nous, ce mot ne provoque plus aucune réaction de sauvegarde et de solidarité ....les gouvernements, et particulièrement celui qui est au pouvoir actuellement , se sont ingénié à exacerber les particularismes pour régner plus facilement....nous en payons le prix ....TOUS DEHORS, ENFOIRES!!!!

  • Par ZOEDUBATO - 03/03/2014 - 10:51 - Signaler un abus Le FN a déserté le combat de la France contre la crise en 2008

    qui agissent et après il ose critiquer ceux qui ont agi La crise de 2008 aurait nécessité une union nationale car c’était l’urgence pour la sauvegarde de la France et d’un maximum d’emploi (ce qui a réussi puisque jusque en mai 2012 la France s’en sortait mieux que la moyenne Européenne) Mais NS, l’UMP et l’UDI se sont battus seuls. Pendant ce temps le FN s'est planqué et a fui ses responsabilités pour continuer son clientéliste idéologique en niant l’importance de la crise. Le FN a été un" faux patriote coupe-jarret " en enfumant les citoyens et en bloquant entre autres les lois de NS sur l’immigration choisie et le référendum populaire Le FN a fait élire FH par plus de 1 500 000 vois au 2ème tour ce qui a permis au PS de supprimer les lois sur la baisse du coût du travail qui luttaient contre le chômage Le PS/FN oublie dans 99.99 % la crise mondiale et enfume les citoyens en leur disant que demain on rase gratis Quand est-ce que les planqués et « faux patriotes » du FN/PS vont agir pour les vrais besoins des citoyens au lieu de critiquer sans rien faire ? Vite revenons aux solutions pragmatiques qui sont efficaces et ont maintenu une France Forte jusqu'à mai 2012

  • Par yavekapa - 03/03/2014 - 10:56 - Signaler un abus le problème avec l'UMP c'est qu'ils sont aussi socialistes

    donc rien à en attendre sinon des augmentations d'impôts et de la dépense publique, comme on a pu le constater depuis 40 ans. Point barre.

  • Par michel43 - 03/03/2014 - 11:01 - Signaler un abus M.Gouiffés; la droite

    M.Gouiffés; la droite modérée? NON ET NON? la droite Molle, l" UMP n"a pas a importer quoi que se sois? la FRANCE est un ETAT socialo communiste depuis DE GAULLE.. et aucun gouvernement de droite ou de gauche n"a oser modifier c" est structures, qui est au mains des hauts technocrates, fonctionnaires, des syndicats de la fonctions publics et du priver. on sait tous, que faire rentrer TOUT les ans, plus de 200 000 étrangers, qui deviendrons FRANCAIS.. plus les sans papiers, alors que nous avons AUCUN logement et des millions de chômeurs. .BARDOIN, pour l" Outre Mer voulait le droit du sang, PRIER de se taire, annexassions de Mayotte, pars la volonté d'un seul homme, SARKOZY, 97% de Musulmans, loi islamique, plus d'un TIERS de la population ,sont des clandestins? QUI a protester a l"UMP ou au PS? personne. Ce partis est MORT,la guerre interne va continuer, Beaucoup vont se tourner vers le FN..COPE est a coté de la plaque ,il ne respecte pas la volonté de ses adhérents, ses sympathisants, qui EUX veulent un accord avec le FN.. la gauche UNIS, a toujours sue s'unir pour prendre le pouvoir? la droite est bien la plus bête du MONDE

  • Par pierre325 - 03/03/2014 - 11:05 - Signaler un abus Rappeler moi

    Ils sont payer combien pour avoir aucune idée au point de devoir aller en piquer en Angleterre? L'ena ça devrait plutôt être renommé l'ANE.

  • Par ZOEDUBATO - 03/03/2014 - 11:10 - Signaler un abus Le FN en plein déroute idéologique

    LE FN s’est situé à l’extrême droite, puis ni de droite ni de gauche, puis comme la vraie droite et, le voilà, d’extrême centre La prochaine étape sera t-elle l’extrême populisme avec une connivence colloïdale avec Centre gauche et Gauche afin de maintenir au pouvoir FH et pouvoir continuer à prospérer sur le multiculturalisme et la lutte ethnique ? A moins que le FN ait été piège entre les points de LAGRANGE L5 et L4 de la politique et qu’il peut tout au plus qu’effectuer autour de ces points des mouvements selon des trajectoires fermées Peut-être que, tout simplement, à force de faire de la démagogie et du clientélisme en agissant contre les valeurs qu’il est sensé défendre le FN soit en train de pédaler des pattes arrière dans la choucroute Comprenne qui voudra mais ceci explique l’impuissance à agir et le manque de résultats du FN dans un Etat démocratique de droit (même s’il est loin d’être parfait)

  • Par arcole 34 - 03/03/2014 - 11:45 - Signaler un abus @MICHEL 43 - 03/03/2014 - 10h51

    C'est pour cela qu'actuellement le FN pour étoffer ses troupes pour les municipales recrute des ex-membres du PS, PC, MRC ,LGBT, CGT, CFDT, FO et accessoirement d'ex-UMP et divers droites . Je ne parle pas des énarques comme Mr Philippot ou anciens enseignants devenus avocats comme Mr Aliot par exemple et il y ne a beaucoup d'autres . Alors le discours sur l'énarchie et les fonctionnaires à d'autres commencez par balayer devant votre porte avant de faire des leçons à la droite molle . Effectivement quand François Baroin en tant que ministre de l'Outre-Mer avait parlé de la situation de Mayotte et de cette immigration sauvage parlant de revoir le droit du sol , il fut littéralement assailli, calomnié et accusé de vouloir réactiver des lois datant de Vichy. je vous rappelle que devant cette levée de boucliers en provenance de la gauche, de l'extrême gauche , de certains de la droite dite molle mais aussi du FN qui n'était pas en reste dans cette campagne de dénigrement, effectivement il a dû capituler . Pareillement quand il s'agissait d'expulser les étrangers en situation irrégulière sur le territoire national , les mêmes qui ont récidivé pour dénoncer ces expulsions .

  • Par arcole 34 - 03/03/2014 - 12:01 - Signaler un abus @MICHEL 43 - 03/03/2014 - SUITE ET FIN

    Je vous rappelle que Mayotte est en voie de départementalisation , la population s'étant à une forte majorité prononcée pour son maintien à la république par voire d'un référendum de 1985 et il est amusant de voir que pour des personnes qui veulent installer des référendums vous contestiez celui là. et surtout le maintien de Mayotte au sein de la république , ce qui nous vaut d'être régulièrement condamné à l'ONU . Vu votre commentaire au sujet de Mayotte et ceux d'autres commentateurs sur ce site toujours sur Mayotte, nos compatriotes d'Outre-Mer se réjouissent surement d'être comparés à des singes par certains de vos amis politiques voire de gréver le budget de la France et que surtout ils n'ont pas leur place dans la république . Je vous signale que la situation politique , le contexte, économique, sociale et internationale , de même que les structures juridiques ne sont plus les mêmes de nos jours que du temps du Général de Gaulle , alors comparez ce qui est comparable . alors avant de donner des leçons ,balayez devant votre porte , le dénigrement est toujours facile quand on ne fait rien .

  • Par webyou71 - 03/03/2014 - 12:42 - Signaler un abus Refilons Hollande aux anglais

    Je regarde et écoute sur YouTube les speeches de David Cameron (avec ou sans Nick Clegg) et je dois dire que ces anglais me rendent jaloux, nous avec notre président mou et minable, avec des conceptions arriérées tant en économie qu'au niveau social. Dans un de ses discours, Cameron dit que Margaret Thatcher est le grand premier ministre que la Grande Bretagne n'a jamais eu et je suis tout-à-fait d'accord. Elle a su matter des manifestations de rue proche de l'insurrection et ouvrir à l'Angleterre une voie royale vers une économie développée qui sait aujourd'hui se sortir de la crise alors que la France s'y ensevelit. Mais aussi les anglais bénéficient d'un système éducatif où l'initiative privée est importante, où il y est appris que l'on doit se forger son destin plutôt que d'attendre des subsides de l'état, où il gratifiant de vouloir réussir, où il n'est pas considéré comme honteux d'avoir réussi etc. La coalition, conservateurs - libéraux démocrates marche à fond et, chez nous, ni la droite, ni la gauche bien évidemment, ne seront capables de faire plier des syndicats politisés, peu importants mais d'un pouvoir de nuisance extrême. Thatcher a su les faire plier.

  • Par webyou71 - 03/03/2014 - 12:53 - Signaler un abus Refilons Hollande aux anglais (suite)

    De plus la France est jacobine à l'outrance et jamais les politiques français ne seront capable de réduire l'État à ses seules fonctions régaliennes. Droite, gauche, l'état veut se mêler de tout jusqu'à faire admettre que nos petites filles sont des garçons et vice versa avec ce gauchiste de Peillon qui rêverait très certainement de retirer les enfants à leur familles pour en faire dès la plus tendre enfance de petits gauchistes. Mais la droite n'est guère plus libérale et entend de son côté aussi vouloir tout réglementer, modeler la société civile. Les politiques sont à peu près tous issus des mêmes écoles avec des fondements de base qui sont les mêmes. Les changements radicaux ce n'est pas pour eux. Ils sont des froussards, la rue les domine, les syndicats leur donnent leur feuille de route. Qu'une Margaret Thatcher apparaisse dans ce pays et il sera sauvé. Sans cela c'est la médiocrité pour des années voir pire.

  • Par MEPHISTO - 03/03/2014 - 18:00 - Signaler un abus Le changement doit maintenant s' opérer

    Deux mesures pour réformer " l 'idéologie " la première se démarquer de la politique "socialiste " que la droite a tendance a appliquer quand elle est au pouvoir. traduction : aider, sous conditions, les personnes dans la précarité et pendant une durée déterminée et non indéfiniment et sans contre-parties comme le fait la gauche quand elle est majoritaire.la seconde est d' admettre que la FRANCE n'est plus un pays économiquement ultra-libéral , comme elle l' avait jusqu' en 1945 , a l'issue de la seconde guerre mondiale. cela veut dire clairement : que le partage des richesses produites doit se faire à la fois proportionnellement et équitablement entre celles et ceux qui y contribués ( investisseurs, salarieurs et salariés ) que ce ne soit plus une minorité de décideurs ( les personnes les plus fortunées détentrices d 'importants capitaux , les gros actionnaires boursiers ou de grandes entreprises multi-nationales et les puissantes sociétés bancaires et financières ) qui se taillent " la part du lion "

  • Par jean fume - 03/03/2014 - 18:22 - Signaler un abus @ ZOEDUBATO

    Moi qui suis un observateur extérieur, vos mantras sur le FN qui aurait fait élire Hollande, m'amusent. Les partis politiques ne sont pas propriétaires des voix des électeurs. C'est ces derniers, qui décident dans l'isoloir ce qu'ils vont faire de leur bulletin, ou pas, si personne ne les inspire. Non, vous avez tout faux. Ce n'est pas le FN qui a fait élire Hollande. C'est Sarko lui-même, tout seul, comme un grand (si je puis me permettre), en savonnant la planche sur laquelle il s'est cassé la gueule, qui a réussi à faire élire Hollande. Et pour ça, il n'a eu besoin de personne, il a fait ce qu'il fallait pour se tirer une balle dans le pied. Donc, si on a Hollande aujourd'hui, c'est grâce à lui. C'est pas facile à avaler, mais c'est souvent comme ça avec la réalité.

  • Par LSD - 03/03/2014 - 19:33 - Signaler un abus différence?

    les anglais sont patriotes,les élites francaises non. les anglais ne se sont pas fait piégés par l'euro, les elites francaises si les anglais sont pragmatiques,les francais sont idéalistes

  • Par Satan - 03/03/2014 - 20:06 - Signaler un abus La meilleur idée pour l'UMP serait de:

    s'exporter au Royaume-Uni! Marre de voire ses bras cassés se pavaner dans les médias avec l'argent du contribuable! Qu'ils partent dans les jupons de la sainte renne d'ngleterre...

  • Par prochain - 03/03/2014 - 20:26 - Signaler un abus Ils laissent F.H. à trouver le Nord dans la tempète

    Il faut être fou pour chercher le pouvoir en ces temps agités...l'avenir de nos cumulards est assuré quel qu'il soit le Sauveur sur le pédalo.

  • Par ignace - 03/03/2014 - 23:14 - Signaler un abus @prochien...il nous faudrait un personnage comme vous

    humaniste et visionnaire

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Pierre-François Gouiffès

Pierre-François Gouiffès est maître de conférences à Sciences Po (gestion publique & économie politique). Il a notamment publié "Margaret Thatcher face aux mineurs" (Privat, 2007), "Réformes: mission impossible ?" (Documentation française, 2010) et "L’âge d’or des déficits, 40 ans de politique budgétaire française" (Documentation française, 2013). Il tient un blog sur pfgouiffes.net.

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