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Trump, champion des blancs ? La présidentielle de 2016 préfigure-t-elle une Amérique où le vote deviendrait une pure affaire ethnique ?

Grands favoris, désignés à la suite du Super Tuesday, Donald Trump et Hillary Clinton capitalisent sur deux électorats très différents. La Démocrate est très appréciées des différentes minorités ethniques, quand le Républicain vise davantage à attirer de nouveaux électeurs blancs. Prémices d'une fracture ethnique qui, si elle n'explique pas le vote seule, contribue à son décryptage.

Fractures partisanes et raciales

Publié le - Mis à jour le 4 Mars 2016
Trump, champion des blancs ? La présidentielle de 2016 préfigure-t-elle une Amérique où le vote deviendrait une pure affaire ethnique ?

Atlantico : Si le Super Tuesday n'a pas désigné de vainqueurs à proprement parler, il a clairement désigné deux favoris. Hillary Clinton, qui mobilise en grande partie le vote des minorités, et Donald Trump massivement rejeté par les minorités. Pour être élu, il compte donc attirer de nouveaux électeurs blancs, notamment en reprenant l'idée partagée par 64% des Républicains selon laquelle la discrimination envers les blancs est désormais un problème aussi important que celle qui existe envers les noirs.

A quel point cette dimension raciale du vote ("Les blancs contre les autres"), qui inquiète les commentateurs américains, est-elle devenue déterminante dans ces primaires ?

Yannick Mireur : Ce n'est pas un sujet qui est encore très déterminant, mais il est certain que dans l'état de colère, d'insatisfaction, de frustration et certainement de désespoir d'une large partie de l'opinion publique américaine, particulièrement celle qui habite dans les Etats des grands espaces du sud où l'héritage politico-racial est très lourd, il peut y avoir, par les excès de formulations et l'hystérie qui entourent la campagne de Donald Trump, un réveil d'antagonismes et de tensions dont la guérison est une donnée majeure de l'histoire récente des Etats-Unis.

J'ouvre une parenthèse sur la récente polémique autour des Oscars. J'ai vu notamment l'interview de quelqu'un qui est généralement plutôt calme, Will Smith, qui affirmait que l'industrie du cinéma était le reflet de la société américaine. Il peut y avoir des stars américaines noires, mais cela reste globalement un pays dominé par les blancs.

Il y a des oppositions qui pourraient renaître compte tenu de la façon dont Trump exprime les frustrations, les déconvenues et les insatisfactions d'une grande partie des Etats-Unis contre l'élite, qui a contribué à instaurer non seulement les quotas, mais aussi certains codes de langage politique qui empêchent parfois d'exprimer les choses telles que la majorité de la population les exprimerait. Cela crée une distance entre les réalités et la façon dont elles sont traitées par les responsables publics.

Il y a une dimension de déconstruction dans l'expression politique de Donald Trump qui peut, en effet, réveiller ces antagonismes que l'on croyait largement apaisés par le symbole de l'élection d'Obama.

Insister sur le fait que l'électorat afro-américain est largement acquis aux Clinton ajoute un éclairage qui ne fait que souligner cette dimension-là, et qui peut donc atteindre la forme d'une prophétie auto-réalisatrice. A force d'en parler, cela devient forcément un sujet ! Ce n'était pas un enjeu de campagne, mais cela peut le devenir par la tournure de cette dernière.

Steven Ekovich : Il est difficile de dire qu'elle est déterminante, dans la mesure où les facteurs qui justifient un vote sont bien plus vastes que cette seule question ethnique. Parmi ces facteurs, on trouve l'âge, le sexe, la situation maritale (les femmes mariées votent généralement en faveur du parti Républicain quand les femmes seules tendent à voter pour le parti Démocrate), le revenu – même si les plus riches jouent sur tous les tableaux –, l'éducation, la profession, la religion, etc. sont autant de paramètres à prendre en compte. Pour autant, il est essentiel de ne pas oublier ce critère ethnique.

D'autant plus qu'il est compliqué à classifier. Prenons l'exemple des populations hispaniques, très majoritairement catholiques. De facto, cette population est également majoritairement attachée aux valeurs de la famille et allergique à des mesures comme le mariage homosexuel. Pour autant, l'homogénéité n'existe pas même au sein des communautés ethniques : les latinos de Floride votent davantage à droite par réaction au communisme de Cuba – dont leurs ancêtres proviennent – quand les autres votent généralement Démocrate, quand bien même on constate une évolution. Le seul groupe ethno-racial véritablement acquis à un parti à proprement parler, c'est la population noire. C'est ainsi depuis les années 1930 et le New Deal de Roosevelt, le vote noir s'est fixé sur le parti Démocrate, puisqu'auparavant celui-ci était plutôt pro-Républicain.

Très clairement, les bases électorales d'un parti changent constamment. Bien sûr, ce n'est pas quelque chose qui se fait du jour au lendemain, mais les mouvements de fond entraînent le fait que des catégories sociales voyagent d'un parti à un autre en fonction des événements, de l'actualité, de l'évolution de la société. Les différences régionales ont également un impact, comme le démontre la victoire écrasante – due au vote noir et hispanique – d'Hillary Clinton sur Bernie Sanders dans les états du Sud. Dans le Nevada, cependant, les Hispaniques ont majoritairement voté pour Donald Trump, qui récupère 40% de leurs voix.

Donald Trump souhaite effectivement attirer à lui de nouveaux électeurs blancs. Il débauche les Démocrates conservateurs. Il a su les séduire et les pousser à rejoindre ses propres colonnes, eux qui se sentaient abandonnés. Clairement, Trump a un succès au sein de cette catégorie, même s'il est difficile de dire s'ils continueront à voter Républicain s'il n'est pas le candidat.

De là à dire qu'il existe chez Donald Trump un vote blanc qui se revendique comme blanc… D'une certaine façon c'est vrai : c'est quelque chose qui existe très clairement, qui est là et qu'on ne peut pas nier. Mais c'est également un phénomène relativement marginal. Il est important de ne pas en faire un des éléments premiers du vote pour Donald Trump, car ce serait assez réducteur. Ils ont d'autant plus d'effet médiatique qu'ils détonnent fortement et sortent du commun. En outre, son absence de dénonciation – ou sa dénonciation trop faible – vis-à-vis de son soutien au Ku Klux Klan lui a causé quelques torts. Ce vote s'ancre davantage contre le politiquement correct. Dans la mesure où il existe une lutte contre le racisme blanc à l'égard des noirs, on constate chez certains une réaction des blancs, illustrée par le graphique que vous présentez. C'est effectivement une réaction de couleur : c'est un composant de l'opposition au politiquement correct. Mais pas le seul. 

Jacques Portes : Les Républicains pendant 8 ans ont systématiquement refusé le moindre compromis avec le président Obama, la partie extrême du parti, dont le Tea Party rajoutait même une couche de racisme. De ce fait, ils ont conforté l’opinion des blancs, déclassés par la crise ou pensant être déclassés, qui sont persuadés d’être désavantagés par rapport aux noirs qui auraient su obtenir ce qu’ils voulaient. 

Donald Trump a su profiter de cette situation en en rajoutant sur ces questions. Il est parvenu à ses fins par son discours simpliste sans aucune proposition concrète. Ces électeurs qui sont déboussolés ont le sentiment d’avoir enfin été entendus. Pour Trump, cette absurdité de la discrimination à l’égard des blancs lui donne des arguments que n’osent pas dire tout haut les cadres du parti Républicain, même s’ils les ont sous-entendus longtemps.

Dans les premières élections, au New Hampshire et en Iowa, Trump a pu toucher ces électeurs blancs déclassés. Mais ses victoires lui ont donné le "momentum" et lui ont permis d'apparaître comme un vainqueur, alors que les autres candidats s’effondraient et de toucher de nouveaux électeurs même latinos sur des critères socio économiques. Globalement toutefois, son électorat reste surtout blanc, car dans ces élections primaires, seuls les inscrits Républicains votent. Or en 2008 comme en 2012, le Grand Old party a été battu car il ne se préoccupait pas d’attirer les minorités raciales. 

Donc Trump a su à merveille profiter du terreau mis en place par le parti républicain, qui n’est pas parvenu à susciter un candidat valable pour lui faire face. Il est remarquable que Cruz et Rubio soient mal vus dans leur propre parti, le premier par ses excès religieux et ses positions brutales au Congrès, le second par son inconsistance politique et ses positionnements changeants par rapport à l’immigration ou à la reprise des relations avec Cuba.

Trump a compris très tôt qu’il n’aurait aucun opposant d’envergure. 

Le tout est de savoir si Trump pourra élargir l’électorat Républicain au-delà des blancs en colère qui ne représentent qu’une partie insuffisante pour gagner. S’il réussit, il fera mieux que les précédents candidats Républicains. Mais son discours reste pour le moment dirigé surtout vers ses électeurs blancs. 

D'ici quelques années, la population blanche américaine pourrait-elle ne plus être majoritaire aux Etats-Unis ? Dans quelle mesure est-ce que cela pourrait changer la donne, d'un point de vue électoral ? Dans quels délais ?

Jacques Portes : Sans doute en 2030 ou 2040 la population blanche ne constituera plus la majorité, mais cette évolution vers une société multiculturelle, avec 30% de latinos, 20% de noirs, 15% d’asiatiques et 35 % de blancs (il s'agit là d'estimations) ne viendra pas tout de suite. Cet équilibre déjà apparent en Californie obligera les blancs à ne plus se sentir au-dessus des autres.

Mais il est sûr que la période à venir suscitera bien des réactions populistes, dont profite aujourd’hui Donald Trump ; c’est un combat d’arrière-garde.

Yannick Mireur : Tout à fait, il faut se rappeler ici les projections démographiques. Il y a une forte évolution de la société américaine, dont une frontière politico-culturelle géographiquement plus marquée, c'est-à-dire un melting pot dans les grands centres métropolitains urbains des côtes où le sujet est quand même très présent. Rappelez-vous les émeutes de Los Angeles, ce n'est pas si vieux. C'est présent, mais peut-être moins sensible politiquement, moins mobilisateur électoralement que dans les Etats plus ruraux du sud.

Ces évolutions de la culture et de la démographie américaines sont davantage le résultat de l'hispanisation. La population noire stagne autour de 12% et devrait continuer à stagner, la population asiatique progresse légèrement (elle devrait passer de 10 à 15-16% entre 2000 et 2030), et la population hispanique sera plus importante que la population asiatique si l'on se projette.

Je ne suis pas certain que cela puisse changer les choses électoralement parlant. Certes, l'électorat afro-américain, tout comme l'électorat juif américain, est à 80% pour les Démocrates, même s'il faut quand même rappeler que ce sont les présidents Républicains qui ont pris les mesures les plus audacieuses pour confier des responsabilités majeures aux afro-américains, et je pense ici au père et au fils Bush (le général Powell, Condoleezza Rice, etc.). Mais les hispaniques sont peut-être plus divisés et plus mobiles dans leurs préférences, en fonction d'enjeux locaux et d'une forme de conservatisme culturel. Ce conservatisme se vérifie aussi dans la communauté afro-américaine, puisque les noirs sont assez portés sur la famille traditionnelle, mais leur vote démocrate s'explique par une longue tradition historique avec le combat pour les droits civiques de Lyndon Johnson.

Steven Ekovich : Effectivement, sous réserve que les tendances démographiques engagées actuellement se poursuivent, la population américaine ne devrait plus être majoritairement blanche d'ici quinze à trente ans.

Pour autant, l'impact en tant que tel sur la vie politique est très difficile à déterminer, notamment en raison du grand nombre de facteurs qui déterminent le vote politique. L'analyse politique est invariablement risquée, quand il s'agit de transposer, d'extrapoler une situation contemporaine trente ans plus tard. Les situations évoluent, les contextes changent. Ce que l'on peut dire, en restant prudent, c'est qu'effectivement il est fort probable que ce changement démographique aura des impacts sur la vie politique et les fractures électorales aux Etats-Unis. En revanche, il est impossible de préciser comment ces impacts pourraient se manifester, ou de dire que la fracture partisane s'effacera pour faire place à une fracture raciale. On ne peut pas nier la possibilité ; mais ce serait aller trop vite que de dire que ce serait une conséquence systématique. Ce serait également oublier tous les autres déterminants du vote, et ne pas comprendre les évolutions relatives aux bases électorales du parti Démocrate, comme du parti Républicain.

 
Commentaires

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  • Par de20 - 03/03/2016 - 07:36 - Signaler un abus Quand va t on comprendre que

    Quand va t on comprendre que le multiculture ne fonctionne pas pour la bonne et simple raison que une societé se doit de partager les mêmes codes. Le racisme n est que le masque de cette fracture voulue...

  • Par Lafayette 68 - 03/03/2016 - 08:51 - Signaler un abus société multiculturaliste

    = société multiconflictuelle mais les doux rêveurs bien protégés (socialos- bobos -écolos) le nient parce-qu'ils sont" la vérité" révélée (ou pravda) . Les murs finissent par tomber mais avec leurs dégâts.

  • Par vangog - 03/03/2016 - 09:31 - Signaler un abus Les blancs...les noirs...ce texte est raciste, non?

    Je croyais que, selon la morale gauchiste, il était interdit d'évoquer les races, la couleur de peau, la prétendue domination d'une race sur l'autre?...On nous aurait encore menti à l'insu de notre plein gré? Alors, si , de nouveau, on a la liberté de disserter sur les races et la couleur de peau, revenons aux origines du vote ethnique!...selon ces penseurs univoques, le vote ethnique commencerait avec Trump, incarnant le vote blanc et la supériorité de la race, qui s'insinue jusque dans le management hollywoodien, qui ne connaît pas encore (le méchant!) les obligations de parité sexuelle et ethnique imposés par les faibles d'esprit...mais dites-moi! Le vote ethnique, il a bien commencé avec Obama, non? Obama, qui a caressé dans le sens du poil une communauté, lui promettant l'égalité avec la race blanche... Pourquoi cette impasse de nos politologues et professeurs d'histoire sur Obama, miraculeusement absous de l'accusation de vote ethnique? L'histoire commencerait avec Trump, selon ces penseurs univoques? Et si on considère qu'Obama est le premier Président à avoir promu le vote ethnique, alors ne peut-on voir le vote Trump comme une réaction binaire à un privilège ethnique?

  • Par zouk - 03/03/2016 - 09:51 - Signaler un abus Trump candidat des "blancs"

    Non, plutôt des populistes. Et je suis très surpris de lire qu'il aurait le soutien d'une bonne partie des latinos. Après les torrents d'insultes déversées sur le "mexicains voleurs et violeurs" ? et ces attaques grossières contre Ted Cruz: un "gros bébé menteur"? Et ce sera sans doute bientôt le tour de Marco Rubio dont l'étoile monte.

  • Par jurgio - 03/03/2016 - 11:00 - Signaler un abus Une société « multiculturaliste »

    appartiendra au groupe le plus prolifique et dont le niveau de culture est le plus bas.

  • Par Texas - 03/03/2016 - 14:21 - Signaler un abus Aucun Président...

    ....depuis au moins 4 décennies n' a autant ravivé les tensions raciales que Barack Obama . Le Mouvement des Black Lives Matter qui n' a pas grand-chose à envier aux Panthères Noires a été soutenu par des personnages extrêmement controversés comme le Réverend Sharpton et Mr Farrakhan . Tout ce petit monde interlope qui a demi-mots ou plus ouvertement ont appelés au meurtre de flics , provoquant l' indignation du Sheriff Clarke , le plus noir des Sheriffs de bon sens . Concernant les Oscars , Morgan Freeman qui est aussi modéré que Smith en a recadré quelques-uns avec un sourire entendu .

  • Par john mac lane - 03/03/2016 - 16:25 - Signaler un abus Limiter le vote Trump aux blanc est ridicule

    Blog du journaliste de Thefederalist. Il va au coiffeur. A la TV passe Trump. Le coiffeur. "voila notre futur président". Le journaliste: "mais vous êtes de couleur". Le coiffeur: "Oui mais lui il sait ce qu'est le business. Il va créer des jobs et des jobs pour toute les couleurs. Parce qui lui il sait comment ça fonctionne. Pas comme les autre nazes."Le journaliste insiste "Oui mais il interdit aux musulmans de rentrer en Amérique. Le coiffeur "Et alors? Y'a d'autres pays. Ceux qui viendrons pas vont pas en mourir".

  • Par Liberte5 - 03/03/2016 - 19:19 - Signaler un abus Obama a été le premier a instrumentaliser le vote communautaire.

    Tous les noirs ont voté B. Obama. Cela n'a soulevé aucune question dans les élites médiatiques, intellectuelles de gauche. Aujourd'hui D. Trump serait un populiste raciste parce que les blancs majoritairement votent pour lui. Obama non. Ce sont des analyses partisanes , sectaires. Enfin de gauche , qui ne ne comprennent rien au peuple. C'est consternant..

  • Par clint - 03/03/2016 - 21:16 - Signaler un abus Obama en famille n'est entouré que d'invités noirs !

    Et il fait ses quelques "pas de dance" (bon il a une certaine classe). Il faut toujours se méfier des globalisations. Par exemple pour les églises (catholiques) il y a souvent dans le sud notamment des messes en anglais et des messes en espagnol destinées à des communautés bien différentes. Mais inutile d'aller voir dans l'oeil du voisin la "paille" ! Voit on bien en France la "poutre" avec des communautés qui ne sortent qu'entre elles et qui ne parlent que leur langue maternelle, c'est à dire la langue que leurs parents parlent même si ils sont français de plus de 2 générations !

  • Par hibernato - 05/03/2016 - 10:56 - Signaler un abus A rapprocher des invectives

    A rapprocher des invectives de Bartolone aux régionales En France aussi les gauchistes prospèrent sur le vote anti-blanc

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Yannick Mireur

Yannick Mireur est l’auteur de deux essais sur la société et la politique américaines (Après Bush: Pourquoi l'Amérique ne changera pas, 2008, préface de Hubert Védrine, Le monde d’Obama, 2011). Il fut le fondateur et rédacteur en chef de Politique Américaine, revue française de référence sur les Etats-Unis, et intervient régulièrement dans les médias sur les questions américaines. Son dernier ouvrage, Hausser le ton !, porte sur le débat public français (2014).

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Jacques Portes

Jacques Portes est, depuis 1995, professeur d'histoire de l'Amérique du Nord à l'Université de Paris 8 Vincennes-Saint Denis. Il est agrégé d'histoire (1966), docteur de 3e Cycle (1974) de l'Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, et docteur d'État (1987).

Il a notamment publié États-Unis aujourd'hui : les maîtres du monde ? (2003) ; États-Unis : une histoire à deux visages. Une tension créatrice américaine, 2003.

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Steven Ekovitch

Steven Ekovitch est professeur de Sciences Politiques et d'Histoire à l'Université Américaine de Paris.

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