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Des trous sur votre CV ? Voici comment les expliquer à votre futur employeur

Trois mois, six mois, un an, deux ans... notre CV est parfois fait de ces périodes appelées "trous". En dépit du terme péjoratif, il n'y a rien de rédhibitoire à présenter des périodes d'inactivité professionnelle dans son CV. A condition de montrer en quoi celles-ci vous ont été bénéfiques en termes de compétences techniques ou humaines.

Oops, j'ai un trou!

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Des trous sur votre CV ? Voici comment les expliquer à votre futur employeur

Avoir des trous sur son CV peut être valorisant.  Crédit Reuters

Atlantico : Les trous dans le CV sont généralement source d'inquiétude lors d'un entretien de recrutement pour le candidat potentiel au poste. Pourquoi est-ce qu'il peut être difficile de les assumer ? 

Françoise Briel : Cela tient principalement au fait que les candidats savent qu’ils vont devoir expliquer ces trous. Or, un trou dans le CV n’est pas forcément rédhibitoire, à condition de pouvoir l’expliquer, et que ce temps de latence entre deux emplois dans le CV ait été utilisé pour enrichir le parcours : formation, tour du monde, création d’entreprise, etc.

Le chômage fait partie de ces périodes de trou pouvant figurer sur votre CV.

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Comment les employeurs ont-ils généralement tendance à percevoir ces trous dans le CV ? Y-a-t-il des types de "trous" qui peuvent vraiment desservir un candidat lors d'un entretien ?

Ces trous dans le CV ne sont pas nécessairement perçus négativement par les employeurs dans la mesure où ces périodes ont été l’occasion, pour le candidat, d’enrichir son parcours comme je le disais. A titre d’exemple, le voyage n’est aucunement rédhibitoire : vous êtes allé à la rencontre de choses que vous ne connaissiez pas, à la découverte de populations et de cultures différentes, etc. Il s’agit donc, lors d’un entretien, de montrer en quoi cette expérience (de voyage) va vous permettre d’aborder le poste auquel vous postulez.

Ce qui est rédhibitoire par contre, ce sont des trous de deux ou trois ans correspondant à une période de chômage sans que rien n’ait été entrepris au cours de cette période : création d’entreprise, formation pour enrichir ses domaines de compétences ou pour se réorienter complètement sur le plan professionnel, ou toute autre expérience de vie apportant un nouveau regard sur les choses.

Comment se préparer avant l'entretien aux questions posées sur ces trous dans le CV ? 

Cette préparation n’est pas nécessaire dans la mesure où vous allez raconter honnêtement ce que vous avez fait. Le tout est de montrer, en plus d’être honnête, et j’insiste sur ce point, que cette période de latence n’a pas été subie. Vous pouvez donc tout à fait confier que vous avez été licencié pour raisons économiques, un désaccord avec votre direction, ou peu importe la raison, sauf pour une faute grave : évitez de vous épancher sur un détournement d’argent si vous avez été directeur financier par exemple !

Le fait de montrer que vous avez affronté la situation pour en faire quelque chose de positif ne pose alors plus aucun problème. La meilleure façon de se préparer donc, c’est de ne pas mentir car tout est vérifiable.

Comment parvenir à mettre en valeur ses trous dans le CV ? Dans quelle mesure peuvent-ils finalement aider à décrocher un emploi ?  

Il s’agit, avant tout, d’expliquer que cette période difficile à passer, de vide sur le plan professionnel, nous a permis d’acquérir certaines choses. Ce qui est très important pour le recruteur, c’est de savoir comment vous l’avez apporté et ce que vous en avez fait.

Bien que vous soyez tombé, l’essentiel pour le recruteur est de voir que vous vous êtes relevé, et ce que vous avez pu retirer de cette expérience afin de continuer votre parcours professionnel. Cela peut être au plan technique, ou bien humain : vous avez pu, au cours de cette période, rencontrer des gens qui vous ont fait grandir ce qui, du coup pour un manager, va vous permettre d’aborder les relations humaines différemment, peut-être de manière plus profonde, plus élaborée, plus fine, etc. Cela va donc vous permettre d’améliorer vos compétences humaines, ou bien de vous rendre plus solide sur le plan personnel. Il s’agit donc là d’un vrai plus.

Comment mettre le plus à profit ces périodes de trou dans le CV (sans activité salariale), afin d'améliorer ce dernier ?

Tout dépend de votre situation. Vous pouvez, par exemple, vous dire, à l’issue d’un bilan de compétences que vous auriez fait, que vous avez des compétences à améliorer (ce qui est très positif par ailleurs). Admettons que vous constatiez que vous ne maîtrisez pas très bien l’anglais, ce qui est aujourd’hui rédhibitoire : vous pouvez alors, en guise de réponse, décider de partir en immersion à Londres pendant six mois ou un an.

Il faut véritablement avoir conscience de ses lacunes afin de mettre en œuvre les réponses adéquates. Vous pouvez également, et peut-être même en priorité, renforcer vos points forts, ce qui est souvent plus facile.

 

Propos recueillis par Thomas Sila

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  • Par walküre - 09/05/2014 - 14:23 - Signaler un abus Ne pas parler anglais

    pour faire du ménage serait-il rédhibitoire ? Allons, restons sérieux. Revenez à la réalité. Les chômeurs de luxe type surdiplômés sont en général ou des fainéant ou des gens qui ne veulent pas bouger.

  • Par Alsacien - 10/05/2014 - 03:19 - Signaler un abus cette idiote est au courant...

    Que des millions de chômeurs ne sont pas cadres au départ ? Parce que j'imagine très mal un ouvrier prétendre qu'il a mis à profits un an (ou plus) de chômage pour apprendre le mandarin ou faire un tour du monde... Ey m'dame, faudrait descendre de votre tour d'ivoire.

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Françoise Briel

Françoise Briel a créé le cabinet Quartz en 2002 après une carrière réalisée dans l’industrie et le conseil au sein de groupes à vocation internationale. Elle allie une expérience d’entrepreneur, de consultant et de coach.

Spécialisée dans le recrutement de cadres, elle intervient également en qualité de coach auprès de dirigeants et de cadres soumis à des situations complexes, dont la résolution nécessite de prendre en compte les facteurs environnementaux, comportementaux et identitaires pour générer des solutions efficaces et innovantes.

Elève de Stephen Gilligan et de  Robert Dilts, Françoise Briel possède une spécialisation en coaching  génératif.

Elle est l'auteur d'un A-book paru en 2014 sur Atlantico éditions : Au chômage ? Conseils et stratégies pour traverser la tempête

 

 

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