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Tout le monde ment : petites vérités étonnantes sur nos vies sexuelles passées au sérum de vérité des requêtes Google

Un ancien salarié de Google a décrypté les recherches effectuées sur le moteur de recherche le plus utilisé au monde, et en a même fait un livre, "Tout le monde ment". Ces recherches formulées en ligne en disent parfois long sur les craintes secrètes et les questions taboues de nos sociétés.

La vérité est ailleurs

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Tout le monde ment : petites vérités étonnantes sur nos vies sexuelles passées au sérum de vérité des requêtes Google

Atlantico : Dans son livre "Everybody Lies", l'ancien data scientist de Google nous dit que les femmes recherchent deux fois plus que les hommes du contenu pornographique à caractère violent. Cela est-il corroboré par votre pratique et les données scientifiques ? Plus largement, quelles sont les habitudes pornographiques des deux sexes qui vont à l'encontre des idées reçues ?

Michelle  Boiron : Votre question contient une partie de la réponse !

Le titre du livre et le contenu "Tout le monde ment" auquel vous faites références nous montre à quel point parfois pour être dans une norme imposée par la société on s’arrange avec la vérité. Cette lecture statistique faite par un scientifique de Google, nous révèle qu’il y aurait notamment plus de recherches « porno » que de recherches sur « méteo » sur Google ! En revanche  seulement 25% des hommes  et 8% des femmes l’admettent !

Précisément au nom d’une normalité de comportements sexuels politiquement corrects. Or je constate que cela fait deux fois en 15 jours qu’Atlantico m’interroge sur la consommation réelle des femmes de film pornographique tant dans la fréquence que dans le contenu visionné.

Ce questionnement récurent dans les médias risque peu ou prou d’influencer le comportement des femmes sur la consommation  de visionnage des films pornos. Jusqu’à une période récente ce comportement était plutôt majoritairement masculin.

Certaines femmes, dans le souci de normalité sexuelle vont maintenant se poser la question  d’aller y voir : pourquoi je ne regarderai pas un film porno ?  Pendant que d’autres femmes répondront à  cette incitation. Or cette curiosité « d’aller y voir » n’était pas innée chez la femme.  A partir du visionnage du premier film «pour voir » leur regard peut d’une part changer sur les hommes qui en visionnent  et d’autre part en dehors de toute attente les sensibiliser à l’excitation virtuelle crue qu’elle n’avait pas appréhendée jusqu’alors et les entraîner dans une consommation modérée ou hard comme les hommes.

La société, la culture leur ont toujours fait comprendre que cette forme de sexualité masturbatoire sous tendue par une excitation visuelle était un comportement masculin alors qu’elle  trouvait son équivalent dans un contexte. Qu’ont-elles à y gagner ? Devenir un homme comme un autre.  Et être autonome.

Pour ce qui est des comportements sexuels de la femme il me semble important de faire la différence entre le fantasme et la pratique sexuelle réelle. La création d’un fantasme a souvent pour origine un palliatif à l’effraction que constitue le fait qu’un enfant soit présent lors de scènes de violences vues ou subies, d’attouchements sexuels, de violence, d’inceste… Ce fantasme a pour but de contenir le traumatisme alors que sa réalisation annule l’effet protecteur défensif.

 
Commentaires

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  • Par kelenborn - 22/01/2018 - 07:40 - Signaler un abus Ce qui me frappe c'est cette "logue" de service

    C'est que , lisant ce qu'elle raconte , on a en gros l'impression que l'on aurait le même discours si on interrogeait une esthéticienne sur la différence entre une bavette et une entrecôte ou i on avait interviewé la Mère Denis sur l'influence de Montaigne dans l'oeuvre de Marcel Proust! Bref méchamment dit , chez madame Boiron la seule chose qui doit être rond c'est qu'elle boive!!!Réponses creuses et à côté de la plaque alors que la question posée est simple! Mais madame Boiron a -t-elle jamais vu un porno de sa vie ? Peut être Sylvia Krystel dans Emmanuelle mais, on n'y voit pas beaucoup de poils de cul . J'aimerais avoir le point de vue de Ganesha et ce faisant, je ne le chambre pas car il est un des rares ici à nous parler franchement de son rapport à ce sujet. Evidemment si Cloette pouvait nous dire la longueur de la bite de John Holmes ce serait le bonheur. Personnellement je reste circonspect par l'analyse ( pas celle de Boiron )mais c'est d'une grande importance car, dans ce cas , c'est Torquemadette My Ass qui a tort contre brigitte Lahaie.... a suivre! sujet intéressant! qu'en pense Vangode!!!a-t-il été souvent sollicité par ces dames ?

  • Par patafanari - 22/01/2018 - 12:00 - Signaler un abus Elle nous bourre le mou

    Avec son histoire de chatte qui pue.

  • Par kelenborn - 22/01/2018 - 18:42 - Signaler un abus PATAFANARI

    Est ce que les chattes aiment vraiment le mou? C'est ce que Caroline My Ass doit donner à la sienne ? Tu sais qu'à nous deux on pourrait écrire des histoires marrantes, même à faire pisser de rire un sinistre comme Jacquet !

  • Par assougoudrel - 23/01/2018 - 11:33 - Signaler un abus Du mou pour Minou

    ça y est.. ça a été dur....mais, j'ai finalement trouvé...du mou pour la chatte à ma sœur... Fernand Raynaud

  • Par vangog - 24/01/2018 - 01:04 - Signaler un abus On n’a jamais énoncé autant de différences entre les femmes

    et les hommes que de nos jours malsains...de mon temps qui, sans être trop proche n’etait pas si lointain (les années 69, dites « érotiques ») les hommes et femmes ne faisaient qu’un (aujourd’hui, on dirait qu’une...), qu’ils soient tête bêche, en biseau, à contre-sens, en inversé ou en décalé...même devant un film porno, les couples ne faisaient qu’un (ou qu’une!...ah mais putain! Qu’en dit l’acacadémie?...et ne me dites pas qu’elle s’en branle, cette salope!). Aujourd’hui, année macroniste impuissante et triste, on ne parle plus de couples (« les tourterelles se fuyaient, plus d’amour, partant, plus de joie... »), mais d’hommes et de femmes qui comparent la largeur de leurs pupilles dilatées (entre autres choses...) devant un film porno, en cherchant l’égalité parfaite...(bon! pour les pupilles, elles y parviendront peut-être, mais, pour le reste, j’en doute...). Ah l’égalité. en matière de sexe!!!! Je suppute que les marcheurs en rond de la macronie nous mitonnent une nouvelle petite tambouille législative aux oignons pour la conclure, avant la fin de ce quinquenat de merde, pire qu’un mauvais film porno (ce qui est bien pire que pire...)

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Michelle Boiron

Michelle Boiron est psychologue clinicienne, thérapeute de couples , sexologue diplomée du DU Sexologie de l’hôpital Necker à Paris, et membre de l’AIUS (Association interuniversitaire de sexologie). Elle est l'auteur de différents articles notamment sur le vaginisme, le rapport entre gourmandise et  sexualité, le XXIème sexe, l’addiction sexuelle, la fragilité masculine, etc. Michelle Boiron est aussi rédactrice invitée du magazine Sexualités Humaines

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Alexis Rapin

Alexis Rapin est psychiatre et sexologue.

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