Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Lundi 20 Novembre 2017 | Créer un compte | Connexion
Extra

Tout faire pour “détruire l’armée des fanatiques” de l’Etat islamique : pourquoi la promesse mal posée de François Hollande aux victimes du 13 novembre pourrait se retourner contre la France

Toute la rhétorique de François Hollande - notamment lors de l'hommage national - se base sur l'idée d'une guerre contre le fanatisme ou le terrorisme. Le message se trouve brouillé par le fait de ne pas désigner l'ennemi par son nom, tout en disant faire la "guerre" en menant en réalité des opérations de "police".

Guerre et paix

Publié le - Mis à jour le 4 Décembre 2015
Tout faire pour “détruire l’armée des fanatiques” de l’Etat islamique : pourquoi la promesse mal posée de François Hollande aux victimes du 13 novembre pourrait se retourner contre la France

Atlantico : En visant le fanatisme comme ennemi, c’est-à-dire une guerre contre une idéologie, François Hollande ne contribue-t-il pas à l’extension du conflit vers d’autres territoires, comme la Libye, le Yémen, parmi d’autres, ou contre d’autres organisations comme Al-Qaïda ? Voire à l’importation d’un conflit sur le territoire français, dans une forme de guerre civile ?

Michel Goya : Si la question est de savoir si ces discours auraient des effets pervers sur nos ennemis, sachons d’abord qu’on n’a pas besoin “d’importer” d’une quelconque façon le conflit.

Qu’un ennemi qu’on bombarde depuis 14 mois nous attaque sur notre territoire, ce n’est pas illogique. Ce qui l’est plus en revanche, c’est que ce soit des nationaux, des Français, qui agissent sous la bannière d’un ennemi extérieur.

Le second problème qu’on peut relever, c’est qu’on ne fait pas la guerre à une idéologie, ni au terrorisme, Pour la simple raison que le terrorisme est un mode d’action. De même qu’on ne fait pas la guerre au fanatisme, qui est un caractère. En revanche, on peut faire la guerre à des entités politiques. Or, on a du mal aujourd’hui à la nommer, cette entité. Comme si l’on ne pouvait se résoudre à désigner clairement l’Etat islamique comme notre adversaire.

D’abord par crainte d’accorder trop d’importance à nos ennemis en leur conférant un statut d’égal. Mais aussi, ce qui peut paraître à première vue louable, par souci de ménager la sensibilité de nos propres ressortissants musulmans ou la susceptibilité de nos clients du Proche et du Moyen-Orient.

Mais en reprenant ainsi la vieille phraséologie de George W. Bush,  en refusant de nommer notre ennemi, on tombe toujours dans la même ornière. En restant dans le flou, on reste prisonnier du vague.

N’oublions pas que la guerre c’est un affrontement, et c’est aussi une forme de dialogue très violente, où l’on cherche à imposer à l’autre sa volonté. Et en réalité, on ne fait pas la guerre au terrorisme, ou au fanatisme. On fait la guerre à l’Etat islamique, comme on fait déjà la guerre à Al-Qaïda (Aqmi plus précisément),  comme on a fait la guerre à Al-Mourabitoune au Sahel, ou à Al-Qaïda en Péninsule Arabique, au Yémen. Cette dernière entité ayant revendiqué une partie des attentats de janvier.

Il faut bien comprendre qu’il y a deux types d’emploi de la force, la guerre ou la police. La guerre connait une fin qui est généralement la négociation. La police au contraire est une mission sans fin. Elle s’attaque à ceux qui contreviennent à la loi et à l’ordre. Ces contrevenants n’ont pas un statut d’interlocuteur et l’objectif est de les neutraliser. 

Le problème quand on les confond tous les deux, quand on refuse le statut d’ennemi à ceux que l’on combat, c’est qu’on en fait des purs délinquants qui viennent spontanément. Dès lors, on s’engage dans une lutte sans fin.

Roland Lombardi : D’abord, rappelons que les territoires que vous citez, connaissent déjà de graves conflits. Ensuite, oui nous sommes en guerre comme l’ont répété maintes fois nos ministres et notre Président. Mais comme le fait toute nation entrant en guerre, il est impératif que la France assure et protège « ses arrières », ce qui malheureusement, n’a pas été fait sérieusement jusqu’ici. Car si nous menons une guerre asymétrique contre Daesh au Levant, nous menons cette même guerre sur notre propre sol en faisant face au terrorisme. Alors bien sûr, pour gagner une guerre dite asymétrique, il faut de la détermination et de la force. Ainsi, même tardives, les dernières mesures sécuritaires prises depuis deux semaines vont dans le bon sens. Cependant, il faudra inévitablement réfléchir aux dispositions adéquates et durables à adopter après l’Etat d’urgence et après la fermeture provisoire des frontières…

Ensuite, pour venir à bout d’une guerre asymétrique, il faut aussi de l’intelligence. C'est-à-dire qu’il faut aussi « gagner les cœurs ». (Re)conquérir les cœurs de ces milliers de Français qui exècrent leur propre pays. Et là, la tâche est considérable. Mais il n’est plus que jamais urgent d’agir.

De ce fait, il faut s’attaquer rapidement, et sans tabous, au mal profond qui touche depuis plusieurs décennies une partie de la jeunesse française. Celle-ci, mal intégrée, facilement manipulable, travaillée par son islamité et le communautarisme, se sert finalement d’une « cause sacrée » pour justifier sa haine de la France et de l’Occident. Pour cela, l’amélioration des conditions socio-économiques ne suffira pas. Car il ne faut pas exagérer : les banlieues françaises ne sont ni Soweto, ni les favelas brésiliennes, ni Gaza et parler d’Apartheid en France est faux et surtout stupide !

Ce sont surtout une reconstruction identitaire nationale et des révolutions coperniciennes qui seront nécessaires, notamment dans la culture et l'éducation nationale (retour du patriotisme, arrêt des repentances, des reniements et de l'auto flagellation historiques) et dans la justice (fin du laxisme généralisé et de la victimisation des délinquants)…

Enfin, il est urgent aussi de s’atteler sérieusement à organiser une bonne fois pour toute l’Islam en France. Il faudra sûrement un nouveau et grand concordat avec la création d’un véritable Islam de France, sans influences extérieures et dont l’organisation pourrait alors s’inspirer de l’Islam en Russie…

Pour toutes ces mesures profondes, quitte à « contrarier » peut-être certains membres du gouvernement comme la ministre de la Justice, il est vital de faire évoluer le plus vite possible notre logiciel mental, d’abandonner des décennies d’angélisme, de « bien-pensance » et d’idéologies si néfastes et qui ont pourtant une immense responsabilité dans la situation actuelle. Reste à savoir si nos responsables actuels en auront le courage et la volonté ? Ce n’est pas certain…

Que doit-on en comprendre de cette guerre contre le fanatisme? S’agit-il de nier la réalité territoriale et géopolitique du conflit ? Selon cette vision, le sort de Bachar Al-Assad est-il devenu totalement secondaire, ou faut-t-il l’inclure parmi les fanatiques ? Quelle cohérence ?

Roland Lombardi : D’abord, il est fort regrettable que le véritable nom de ce « fanatisme », à savoir l’islamisme, ne soit jamais évoqué. Ensuite, pour mener à bien cette guerre en Syrie et en Irak, il est évident que la France doit clarifier sa position et qu’elle redéfinisse ses objectifs. Si la politique de Paris en Méditerranée et au Moyen-Orient peut clairement être définie comme une politique de gribouille, cela est essentiellement dû au fait que la diplomatie française est depuis plusieurs années une diplomatie de l’émotionnel doublée d’une diplomatie économique.

A propos du sort du dictateur syrien, depuis la dernière visite de François Hollande à Moscou et suite aux derniers propos du ministre des Affaires étrangères sur le futur rôle des troupes du régime de Damas, nous assistons à un énième revirement diplomatique mais enfin à une inflexion positive. Le réalisme et le pragmatisme reprendraient-ils enfin leurs droits aux dépens de l’émotionnel ? Espérons-le.

Par contre, et malheureusement, je pense que notre diplomatie économique ait encore de beaux jours devant elle. J’espère me tromper, mais je ne vois pas nos dirigeants faire courageusement un trait sur les nombreux contrats commerciaux et les multiples investissements de nos partenaires et « alliés » saoudiens et qataris. Qu’en sera-t-il alors de l’incontournable question sur la place des salafistes et des Frères musulmans (respectivement soutenus par Riyad et Doha) présents en France ?...

Michel Goya : On ne peut les réduire à des purs fanatiques ou à des  psychopathes. S’ils existent, s’ils ont prospéré, s’ils se sont nourris du ressentiment arabe sunnite et s’ils ont reçu l’allégeance de groupes rebelles syriens ou iraquien, c‘est parce qu’ils représentent quelque chose d’autre. Cette dimension politique est fondamentale. Si on veut détruire l’Etat islamique, il faut s’intéresser aux raisons qui font sa force.

Le problème de Bachar al-Assad, c’est qu’il nourrit aussi ce ressentiment arabe sunnite, et qu’il a joué lui aussi la carte du djihadisme. L’existence d’Assad nourrit celle de l’Etat islamique. La double ligne qu’on avait suivie jusqu’à présent, à savoir lutter à la fois contre Assad et contre l’Etat islamique, (ce qui a été envisagé sérieusement à l’égard d’Assad à l’été 2013) subit maintenant un revirement. Ne serait-ce parce que nous y avons intérêt, pour des raisons concrètes, ne serait -ce que de s’entendre avec les Russes.

Cette rhétorique n’est-elle pas le pas le signe d’une trop grande précipitation du chef de l’Etat face à la complexité de la situation ? Ce qui pourrait être opposé à la notion de « patience stratégique » de l’administration Obama ?

Roland Lombardi : S’il y a précipitation du chef de l’Etat, c’est qu’il faut rattraper le temps perdu ! Temps perdu depuis janvier mais aussi depuis bien des années… car la situation est certes complexe mais elle est connue depuis très longtemps. Nous étions quelques-uns à prêcher dans le désert en avertissant des inévitables risques et des dangers intérieurs comme extérieurs. Espérons juste que le massacre de Paris et les malheureuses 130 victimes du 13 novembre soient un mal, un mal tragique, pour un bien, un bien constructif. Seront-ils l’électrochoc salvateur qui transformera nos dirigeants en vrais hommes d’Etat dignes de ce nom ? Il faut ardemment le souhaiter…

Finalement, pour mener à bien cette guerre, il faudra s’en donner les moyens et relever les immenses défis traités plus haut…

Michel Goya : Une première remarque : après le 13 novembre, il fallait marquer le coup, montrer notre détermination. Le but de l’attaque du 13 novembre était peut-être justement de nous faire reculer, comme c’est arrivé pour les Espagnols lorsqu’ils se sont retirés d’Irak après avoir subi des attaques sur leur sol en 2004.

Leur objectif était de nous frapper chez nous pour diviser la société française et lancer le trouble. Il fallait au contraire montrer que ce n’était pas du tout le cas, il fallait montrer qu’on était fermement décidés à les combattre.

Les déclarations du Président de la République de vendredi aux Invalides ne consistaient pas à faire des annonces, c’étaient d’abord des hommages. Le Président n’a pas détaillé des mesure à prendre, ce n’était pas l’objet de son discours. Il fallait que chacun entende avec certitude que ceux qui avait commis ces crimes avaient payé. C’était une première étape.

Pour la seconde étape, nous sommes encore dans le flou. Elle va beaucoup plus loin et notre problème est que nous avons des marges de manœuvre limitées, que le conflit sera long et qu’il y a toute une stratégie à réélaborer. 

Jusqu’à présent nous avions une stratégie de présence dans la coalition, avec 12 avions pour 300 frappes, ce qui représentait 4% des frappes totales de la coalition.

Notre présence était essentiellement diplomatique, nous voulions peser sur les décisions et les négociations dans la région. Il n’y avait pas les moyens suffisant pour vaincre l’EI. Maintenant nous nous retrouvons contraints à continuer à attendre ou à mettre des moyens supplémentaires. Nous devons réfléchir à notre stratégie.

Le fait de nous avoir frappés durement sur notre sol, très durement, nous distingue des Américains. Obama et ses concitoyens ne subissent pas la même contrainte devant ce qu’ils considèrent maintenant comme un vieil ennemi. Après la mort de leurs deux journalistes, ils sont restés loin de l’ennemi, avec des frappes aériennes et des conseillers au sol. Ils n’ont pas vraiment l’intention de s’impliquer plus directement.

Aussi, nous nous retrouvons en porte-à-faux: soit nous continuons ce que nous faisons, mais ce n’est pas très efficace, soit on s’implique plus avant, avec le risque d'être un peu seuls...

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par Ganesha - 28/11/2015 - 09:58 - Signaler un abus François Hollande a gagné un

    François Hollande a gagné un nouveau surnom : ''Bush 3'', inventé par les tunisiens. Il veut mener à lui tout seul ''la guerre totale contre Daesh'' ! Les américains se sont embourbés pendant 8 ans en Irak et ne sont pas prêts à y remettre les pieds. Les russes veulent uniquement garder leurs bases navales en Syrie et ils trouvent que les Chiites sont des gens plus fréquentables que les Sunnites. Un siècle après les accords Sykes-Picot, il est grand temps de permettre la création d'états sunnites et chiites indépendants ! A part l'usage de la bombe atomique, vous n'arriverez pas à faire vivre ces deux communautés ensemble ! Ils se réconcilieront, peut-être dans plusieurs siècles ! François Hollande a donc joué les ''apprentis sorciers'' dans le but unique de prendre une posture de ''chef de guerre'', qui lui permette de fantasmer sur sa réélection. François Hollande est directement responsable et coupable de nos 130 morts. Le seul devoir de François Hollande était d'inverser la courbe du chômage et d'intégrer les quelques millions de français sunnites qui vivent en France. Il ne l'a absolument pas fait et c'est ce que lui reprochent de nombreuses familles de victimes !

  • Par zouk - 28/11/2015 - 10:08 - Signaler un abus Politique de la France

    A l'intérieur, laxisme et repentance. A l'extérieur, L. Fabius, avec beaucoup de constance, se trompe d'ennemi et le Président le suit dans ses contradictions. Vouloir vaincre Daesh et B. El Assad est en soi contradictoire, El Assad doit également combattre Daesh sur lequel il a infiniment plus de renseignements que nous n'en aurons jamais. Et nous nous refusons à reconsidérer nos relations avec les états, musulmans sunnites du Golfe, eux qui financent et les mosquées islamistes de France et Daesh. Les analyses des deux auteurs de cet article sont irréfutables, nous avons à réviser fondamentalement notre politique, yc intérieure dans l'éducation, la Justice et les moyens à donner à nos polices (particulièrement en matière de renseignements) et nos Armées.

  • Par Semper Fi - 28/11/2015 - 10:13 - Signaler un abus Illogisme

    Mon colonel, Vous trouvez, à raison, assez logique que EI que l'on bombarde depuis 14 mois rendent les coups sur notre territoire. En revanche, vous trouvez plus illogique que ce soient des français qui le fassent. Pourtant ce n'est pas illogique, ni nouveau (rappelez-vous Action Directe étaient français aussi) et cela porte un nom : une insurrection (dont les débuts sont souvent de "basse intensité" à l'inverse d'un soulèvement). Pour gagner une guerre, vous dites fort justement qu'il faut être capable de désigner clairement son adversaire : à l'extérieur (EI), mais comment appelez-vous celui de l'intérieur ? ... même s'il est difficile d'admettre que l'on ait à faire face à un mouvement insurrectionnel sur notre propre territoire, c'est bien ainsi qu'il faudra le nommer si l'on souhaite en venir à bout.

  • Par Gordion - 28/11/2015 - 11:12 - Signaler un abus @Semper Fi

    Dans la continuité de votre commentaire, une évidence que le Cel Goya aura sûrement intégrée: les attaques de Français sur notre territoires sont, pour rester politiquement correct, perpétrées par des nationaux d'origine bien précise. Qui ont oublié que leurs ancêtres ont été intégrés par la Nation. Leur refus d'intégration, alliée à des dérives mafieuses, criminelles les ont fait basculer dans le terrorisme islamiste. Ce sont eux qu'ils faut détruire sur le territoire national, mon Colonel. On peut craindre malheureusement que des Français de souche passent aussi à l'acte, mais c'est un autre débat. Qui peut nier que nous avons un problème avec l'islam?

  • Par cloette - 28/11/2015 - 11:13 - Signaler un abus Tout est là

    Nommer !

  • Par GP13 - 28/11/2015 - 12:02 - Signaler un abus Incohérence ou soumission ?

    La France est alliée de l"Égypte dirigée par le maréchal Sissi qui fait dans son pays ce que Bachar el Assad fait dans le sien. Mais la France cultive des relations étroites avec l'Arabie , les Emirats, ennemis jurés d'Assad. La France, sous Hollande est-elle incohérente, ou soumise à l"Arabie, voire les deux à la fois ???

  • Par EUROPE - 28/11/2015 - 12:21 - Signaler un abus Les apprentis sorciers

    LA FAIBLESSE DU JUGEMENT DE NOS DIRIGEANTS SUR EI et autres a belle et bien engendrée la situation actuelle de la France(le terrorisme de masse) .La France est le maillon faible quoiqu'en dise.

  • Par Monkeyman - 28/11/2015 - 12:48 - Signaler un abus Seconde partie sur l'islamisme et ses conséquences

    2) Plus on combattra les djihadistes avec succès au 1er degré, plus ne seront-ils pas « désespérés » et donc prêts à TOUJOURS PLUS ALLER PLUS LOIN ? ! Est-ce que notre Société « Toujours plus » est réellement « humaniste » ou « affairiste », « commerciale », « inhumaine », « dévastatrice » sur le plan écologique ? ! ***Ce qui m’étonne, c’est la NON UTILISATION DE DRONES pour mener à bien la désorganisation sociétale ..., pour tuer des groupes de décideurs, etc. Il me semble qu’un changement d’ère, d’ici quelques années, voire décennies, plus qu’à chaud, via des désastres biologiques et nucléaires, permettant des mutations génétiques chez les survivant(e)s, n’a jamais été aussi perceptible, prévisible, programmé ! (*** Le conditionnement judéo-chrétien-capitaliste a interdit aux « humanistes » d’appréhender correctement le bilan de 2005 concernant notre génome en tant que « sorte de message » conseillant de remettre les horloges à l’heure avant de pouvoir progresser mentalement ! Il a prouvé que notre espèce est « fractale », donc « caduque », s’inscrivant dans les « lois de complexification » de Darwin !)

  • Par Monkeyman - 28/11/2015 - 12:50 - Signaler un abus Première partie sur l'islamisme et ses conséquences

    1) Le plus souvent, en Occident, les discours sont « humanistes », suite au conditionnement judéo-chrétien. MAIS notre civilisation ne s’est-elle pas construite sur la base animale, sur la prédominance du cerveau dit « reptilien » (Présent chez les animaux à partir des reptiles), sur « LA PEUR DE LA MORT » ? ! D’où l’esclavage et l’exploitation constante des homo dits sapiens par eux-mêmes ... COMMENT LES ISLAMISTES (à l’insu de leur plein gré) parce que n’ayant plus Rien À Perdre mais Tout À Gagner (Raptag) en essayant de sortir par LEUR HAUT, donc leur paradis, parce que n’étant pas habitués à activer leur néocortex « analytique » mais à suivre leur réseau des émotions « analogique » à la quête du plaisir ou bien-être du 1er degré ou primitif, ici, entre autres, le Coran, (Voir aussi la promesse en tête de gondole des 72 vierges ! ! !) POURRAIENT-ILS ÊTRE MIS HORS D’ÉTAT DE NUIRE ? ! Voir la suite en 2 !

  • Par vangog - 28/11/2015 - 13:17 - Signaler un abus Les terroristes français agissent sous la bannière d’un ennemi

    extérieur, que les politiciens gauchistes ont bien du mal à individualiser et nommer, sur le terrain, du fait de leur alliances coupables avec ceux qui les commanditent: Qatar, Arabie saoudite, Turquie...Le problème de la gauche française UMPUDIMODEM inclus) est d'avoir cultivé l'ambiguité avec les terroristes, qu'ils soient intérieurs ou extérieurs, et cette politique immigrationniste et communautariste, a fait le jeu d'un terrorisme de frustration. Ceux qui souhaitent étendre l'islamisme ont vu toute l'opportunité d'instrumentaliser cette frustration...c'est ainsi que les terroristes français n'ont que peu de chose en commun avec l'islamisme, ne vont quasiment jamais à la mosquée, vivent très loin des precéptes de l'islam, et nécessitent la surveillance d'un commissaire du peuple qui vient vérifier depuis la Syrie que leur "fidelité" ne faiblit pas avant l'assaut de notre faible démocratie gauchiste...

  • Par clint - 28/11/2015 - 13:34 - Signaler un abus Notre vrai ennemi est chez nous et il faut le combattre !

    Mais j'ai peur que ça ne puisse se faire qu'en arrêtant de s'auto-flageller sur une population que nous avons accueillie. Est ce que Hollande est imam pour dire hier que les islamistes agissent contrairement à leur religion ? Mais qui osera prendre le problème à bras le corps ? Le FN est trop à gauche et a trop soif de pouvoir pour oser aborder vraiment ce problème. Oui Hollande a raison nous sommes en guerre mais quand l'ennemi est aussi en France ça s'appelle une guerre à l'extérieur et en interne surtout quand la population concernée ne fait que de grandir ! Qui oserait vraiment faire cesser sine die une immigration musulmane ?

  • Par jurgio - 28/11/2015 - 13:57 - Signaler un abus Hollande crie au feu !

    mais c'est l'Élysées qui brûle ! Cet énergumène champion olympique du maniement de langue perverse.

  • Par superliberal - 28/11/2015 - 14:36 - Signaler un abus Pessimisme....

    Si l'on tire les lignes de la situation actuelle à 10,20 ou 30 ans: démographie des musulmans en France vs Français de souche, explosion démographique en Afrique, réchauffement climatique menaçant au 1er chef l'Afrique, monté de l'intégrisme Musulman, école fabrique a crétin en France, laxisme des autorité, je dis que nous sommes dans la M.....et le temps ne joue pas en notre faveur. Je ne suis pas fan de Zemour mais il est vrai que ça commence à ressembler à un suicide.

  • Par Stéphane Gayet - 28/11/2015 - 17:25 - Signaler un abus Une agitation ostensible : elle cherche à masquer l'inefficacité

    Lorsque l’un de nos proches disparaît, il est fréquent que l’on se reproche certains côtés de son propre comportement à son égard ; mais il est trop tard. Les déclarations et manifestations publiques du chef de l’état et du gouvernement sont d’autant plus fortes que leurs actions depuis janvier en faveur de la sécurité des Français ont été faibles. Ces démonstrations bruyantes ne font pas illusion ; elles ne répareront pas le mal qui a été fait et n’auront sans doute pas les effets escomptés.

  • Par langue de pivert - 28/11/2015 - 19:23 - Signaler un abus ?????

    §§§ L’armée n’a rien à faire dans les rues en France. Ce n’est pas son métier premier, la sécurité en métropole. Son métier premier, c’est d’affronter des combattants ennemis à l’étranger. §§§ C'est nouveau ça ! Parce que en 1914 c'était qui dans les tranchées, dans les villes et villages, dans les campagnes ? Les petites sœurs des pauvres ? Protection du territoire national et des intérêts vitaux de la France ! C'est quoi au Mali ? Des ennemis où l'uranium vital ?

  • Par emem - 29/11/2015 - 08:36 - Signaler un abus Il n'est pas interdit de rêver

    (Re)conquérir les cœurs de ces milliers de Français qui exècrent leur propre pays. Création d’un véritable Islam de France, sans influences extérieures

  • Par ERVEFEL - 29/11/2015 - 15:11 - Signaler un abus Il n'est pas interdit de rêver

    Vous voulez dire sans doute ne nous réveillons pas, car pour rêver c'est ce que la gauche/droite/bobo fait depuis plus de 15 ans et ce n'est pas les différents tocsins qui retentissent régulièrement qui les ont réveillés.

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Michel Goya

Michel Goya est colonel dans l'armée de terre, aujourd'hui retiré du service actif. Il est désormais consultant en stratégie et organisation.

Voir la bio en entier

Roland Lombardi

Roland Lombardi est consultant indépendant et analyste chez JFC-Conseil. Il est par ailleurs docteur en histoire et chercheur associé à l'IREMAM, Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman d’Aix-Marseille Université, également membre actif de l’association Euromed-IHEDN.

Il est spécialiste des relations internationales, particulièrement de la région du Maghreb et du Moyen-Orient, ainsi que des problématiques de géopolitique, de sécurité et de défense.

Sur Twitter @rlombardi2014

Sur Facebook 

Voir la bio en entier

Je m'abonne
à partir de 4,90€