Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Samedi 01 Novembre 2014 | Créer un compte | Connexion
Extra

Le Top 5 des croyances absurdes sur la dette et les déficits

Cette semaine, Pascal Emmanuel Gobry donne quelques vérités sur les déficits et la dette qui en surprendront plus d'un...

Le nettoyeur

Publié le

Chaque matin, j'écoute les actualités économiques à la radio et je lis Twitter, et à chaque fois, je rencontre les mêmes poncifs, les mêmes idées fausses sur ces sujets qui soudain intéressent tout le monde : les déficits et la dette.

Donc, voici quelques vérités sur les déficits et la dette qui en surprendront plus d'un :

  • Le ratio dette / PIB n'a aucun intérêt. Souvenez-vous de l'école primaire : après les additions, on vous apprend "qu'on ne peut pas additionner les choux et les carottes.” Et c'est vrai ! Ca n'a pas de sens ! Diviser les choux par les carottes non plus. Et donc quand on parle de ratio dette / PIB, c'est pareil. Le PIB est un flux : c'est (en gros) la somme des dépenses de tous les acteurs économiques sur une année. La dette publique est un stock. Diviser un stock par un flux c'est comme diviser des choux par des carottes. Le ratio dette / PIB peut avoir un intérêt quand on fait des comparaisons internationales, puisqu'il permet de comparer plusieurs pays, mais même là c'est périlleux.
  • Lorsque quelqu'un vous parle de ratio de dette / PIB, vous pouvez être à peu près sûr qu'il ne sait pas de quoi il parle.

  • Avoir beaucoup de dette publique n'est pas, en soi, grave. Bon, mais tout le monde est d'accord pour dire que la dette, c'est mal, non ? Non. Regardez le Japon : sa dette est gigantesque, et pourtant ses taux d'intérêts sont au plus bas. Si le Japon essayait de réduire sa dette, on aurait une spirale déflationniste. Idem avec les Etats-Unis, plus endettés que nous et aux taux pourtant très faibles. On peut être un grand pays avec beaucoup de dette et ne pas avoir de problème.
  • Les déficits publics, c'est bien. C'est peut être le plus difficile à avaler, mais pourtant c'est évident si on réfléchit à la manière dont une économie fonctionne. Dans une économie, les revenus sont égaux à la dépense. C'est logique : ce qui est une dépense pour moi est un revenu pour celui à qui j'achète. Mais ce que ça veut dire est que si un secteur de l'économie épargne, un autre secteur de l'économie doit s'endetter ou dépenser son épargne pour compenser. Autrement dit, si un Etat crée un surplus budgétaire, non seulement il confisque plus d'argent qu'il n'en a besoin (ce qui est déjà bête), mais il pousse le secteur privé à désépargner et à se surendetter. Contrairement à un Etat, un ménage ne peut pas s'endetter indéfiniment. Par contre, les déficits publics correspondent à l'épargne privée qui les financent et favorisent l'épargne. Une économie saine est donc une économie avec des déficits publics.
  • On ne remboursera jamais la dette, et c'est normal. Vous vous souvenez forcément, dans vos livres d'histoire, de la grande Fête de la dette organisée dans les années 1950 lorsque la France a fini de rembourser sa dette de la Seconde Guerre mondiale, et du discours prononcé par René Coty à l'époque. Non ? C'est normal : ça n'a jamais eu lieu. La France n'a jamais remboursé sa dette de la Guerre. Ni aucun autre pays d'ailleurs. Parce qu'un Etat ne rembourse pas ses dettes. Il les échange à intervalles réguliers contre de la nouvelle dette. Qu'est-ce qui est arrivé à la dette de la Guerre, alors ? Elle a progressivement disparu du fait de la croissance des Trente glorieuses et de l'inflation qui allait avec. C'est pour ça que l'obsession sur le stock de la dette est une erreur : ce stock de dette, nous n'aurons jamais à le rembourser.
  • Lorsque la situation économique est mauvaise, il faut augmenter les déficits, pas les baisser. Le gouvernement actuel entreprend une politique de réduction des déficits. C'est ce que l'Europe préconise partout. C'est aussi suicidaire. Ca fait 70 ans que Keynes l'a montré : dans une récession, il faut faire une relance fiscale (baisse des impôts et/ou augmentation de la dépense) pour relancer l'activité économique. Lorsqu'on fait l'inverse, qu'on augmente les impôts et qu'on baisse la dépense, on fait porter des chaussures de plomb à une économie déjà exsangue. Et ça tombe bien : lorsque la situation économique est mauvaise, les épargnants cherchent des actifs sûrs, c'est à dire des obligations d'Etat, et donc les taux sont bas, et il est parfaitement possible d'accroître ses déficits pour relancer. 
 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par Vonz - 28/09/2012 - 14:09 - Signaler un abus Wahou

    Je suis dans l'ensemble d'accord avec vous, mais sérieux avec de telles raisonnements vous allez vous faire lyncher vu les lecteurs d'Atlantico...

  • Par Charles25 - 28/09/2012 - 14:12 - Signaler un abus Qu'est-ce qu'il attend pour

    Qu'est-ce qu'il attend pour rejoindre le Front de Gauche, qui développe ces arguments depuis des mois ?

  • Par fulgor421 - 28/09/2012 - 14:19 - Signaler un abus comparer la france avec le japon ?

    Oui il existe des pays plus endettés que la France, comme le Japon et les USA. Sauf qu'on ne compare pas des choux avec des carottes.. Les USA et le Japon maitrisent leur monnaies la France non. Le Japon et les USA sont des puissances industrielles et d'innovation qu'on ne va pas comparer à la France. L'endettement de la France existe pour assurer le fonctionnement de l'état (fonctionnaires, aides sociales...) Aux USA et au Japon la dette sert à faire tourner l'économie par le crédit aux ménages et aux entreprises. Bref vous dites n'importe quoi et on voit bien que vous ne savez pas de quoi vous parlez . Mais quand les émeutiers seront sous vos fenêtres vous aurez la prise de conscience de la situation catastrophique que notre dette représente.

  • Par Mad - 28/09/2012 - 14:26 - Signaler un abus Encore un socialo-keynesien nourri à la dette...

    1) comparer un flux et un stock se fait tous les jours en finance, ne serait-ce que quand on calcule un en-cours clients en jours de CA !!! . 2) L'Argentine, le Mexique ou la Grèce (ou la France de 1789) sont des exemples à méditer autant que le Japon ou les USA !!! . 3-4) Oui l'économie est un cercle fermé où toute dette est la contrepartie d'une créance : raison de plus pour rembourser sa dette. Planter une dette d'Etat, ce n'est jamais que spolier les citoyens vertueux (les cons de travailleurs épargnants) au profit de ceux qui vivent des prébandes publiques. C'est de la redistribution forcée, cachée et non démocratique (puisque non approuvée par l'electeur). . 5) Depuis le temps qu'on sait que Keynes s'est vautré, certains n'ont rien appris. La relance fiscale ne relance pas l'activité économique : elle ne relance que l'inflation (et éventuellement le déficit commercial dans les économies ouvertes actuelles). Une relance keynesienne en France, c'est bon pour les entreprises chinoises, pas pour les salariés français !!! Si le Keynesianisme permettait de résoudre le chomage, depuis 30 ans que la France en fait sans discontinuer, elle devrait être plus qu'en plein-emploi !!!

  • Par René - 28/09/2012 - 14:28 - Signaler un abus Moi je veux bien.....

    Adhérer à cette théorie......Mais Pourquoi cette dette nous coute quand mème en intérets l'équivalent de l'impot sur le revenu, tous les ans. 50 Milliards. Et pourquoi nos dirigeants essayent de mettre en oeuvre une politique d'esxtrème rigueur, au risque de déclencher dans le Pays des évènements graves. Si on suivait votre théorie MrGobry il suffirait d'augmenter tous les citoyens de 10 ou 20 pour cent et la, formidable, la consommation repartirait de plus belle et fini les ennuis. Bon personnellement je pense que ce,n'est pas aussi simple. Si en tant que chef de famille j'avais géré ma vie privée de la mème façon que cette oligarchie qui nous à ruiné pendant 30 ans, et bien on aurait saisi tous mes biens et je serai certainement mort. Un état c'est comme une famille il ne faut pas dépenser plus que ce que l'on gagne, et si on emprunte ,il faut ètre capable de rembourser dans les délais prévus. Depuis 30 ans nos dirigeants ont été de véritables ..En......( comme disait Coluche) .Aujourd'hui ils profitent tres bien de leurs gros avantages et mème beaucoup sont encore des élus du peuple et mème Ministres.

  • Par Before - 28/09/2012 - 14:33 - Signaler un abus Vous êtes

    soit un plaisantin, soit un grand malade... Et oui, c'est le lynchage qui commence :D

  • Par laurentso - 28/09/2012 - 14:45 - Signaler un abus Ouh là, ou plutôt Wahou... :)

    Quelques petites précisions, si je puis me permettre. Le ratio dettes/PIB n'est pas si ridicule ; le PIB est certes un flux, mais il dépend d'un stock (capitaux financiers, technologiques, humains, progrès technique, etc.) qui conditionne ce flux, au-delà des aléas conjoncturels. Ce ratio est un indicateur comme un autre, même si on ne doit pas s'arrêter à ce seul indicateur (tout comme un chef d'entreprise ne s'arrête pas au ratio dettes/Fonds propres). Ce qui importe est la charge de la dette. La dette, c'est bien, tout dépend à quoi elle sert ! On en revient à la notion de "bonne dette", celle qui structure l'économie et de "mauvaise dette" dépensée à fonds perdus. Celle qui finance inutilement le secteur privé par exemple...

  • Par Rlilette - 28/09/2012 - 14:54 - Signaler un abus Pour l'argument des choux et des carottes.

    Je renverrais l'auteur en classe de CE2 et lui apprendre qui si certes on ne peut pas ajouter deux valeurs de dimensions différentes, ce n'est précisément pas le cas pour une division (pour l'aider à bien comprendre, on peut diviser une longueur par une durée pour obtenir une vitesse.) En dehors de ça, on peut certes dire qu'un ratio dette publique/PIB est insuffisant (comme tout ce qui concerne la grandeur dette en tant que telle d'ailleurs, la seule variable pertinente étant la charge de la dette, i.e. les intérêts), mais l'argument que déployé pour le montrer est soit la preuve d'une mauvaise foi ou d'une bêtise crasse.

  • Par Karamba - 28/09/2012 - 14:56 - Signaler un abus Un Etat peu s'endetter indéfiniment...

    c'est évident, il suffit de faire abstraction du poids des intérêts à rembourser... abracadabra...

  • Par artesan - 28/09/2012 - 15:06 - Signaler un abus Formidable M. Gobry

    Que les choses sont simples que la vie est facile, au pays de M. Gobry. Pourquoi devrions nous nous inquièter? L'Etat peut continuer à dépenser sans compter , à vivre à crédit. La dette ne coûte rien, mieux elle est la solution à la stagnation. Plus de dépenses c'est plus de croissance. CQFD. Mais dites nous, M. Gobry, dans le pays des bisounours, qui prête à l'Etat? A quel taux aujourd'hui? Et pendant combien de temps encore si la dette continue de s'accroître? Quel est le montant des intérêts payés aux créanciers? Que se passe t-il en Grêce, en Espagne? N'ont ils pas, là bas, entendu ou compris votre message? Des sourds ou des ignorants sans doute. L'Etat ne paye pas ses dettes dites vous? Il avait trouvé mieux, c'est vrai. Demander à la banque centrale, qu'il contrôlait, de fabriquer et de "mettre à sa disposition" toujours plus de monnaie. Au fait, pourriez vous nous dire quel a été l'inflation entre 1945 et les années 50? Le monde a changé M. Gobry. Les créanciers d'aujourd'hui ne se laissent plus aussi facilement plumer. L'Etat "père noël", cela n'a jamais existé.

  • Par ccompagnon - 28/09/2012 - 15:21 - Signaler un abus Dette

    Le Japon et les USA sont très endettés, sauf que leur dette appartient essentiellement à la population. Or, la dette Française appartient beaucoup à des pays étrangers. Peut-être que ça peut jouer.

  • Par Equilibre - 28/09/2012 - 15:22 - Signaler un abus Rien que sur le Japon, comment dire,

    La dette du Japon est détenue par eux-même. Ils contrôlent leur monnaie. ils font des planches à billet ou QE, régulièrement. Cela fait 20 ans qu'il stagne. Leur population vieillit. Le jour où ils ne pourront couvrir leurs besoins internes par un afflux interne, ils risquent d'être pas bien. Aller sur les marchés avec une dette à 250%, à quel taux emprunteront-ils? Et ce jour-là arrive à grand pas. Après, on en recausera. . Sinon, je suis heureux. Grâce à vous, j'ai appris que les dettes, ce n'est pas grave pour un état. Mieux, c'est bien. Alors pourquoi rembourser les intérêts? Vu que c'est le premier poste budgétaire, çà ferait des économies, non? En fait, je suis d'accord avec vous. Nous n'allons pas les rembourser, enfin, pas en tant que tel. Le système monétaire s'écroulera bien avant que nous les ayons remboursé. Une excellente nouvelle, non?

  • Par VeLiVoS - 28/09/2012 - 15:23 - Signaler un abus ah ‼ si Keynes l'a dit …

    si Keynes l'a dit cela explique surtout l'idéologie du journailiste … et non pas que ce qu'il dit est vrai. L'économie à la Keynes, je ne sais pas pour quel pays cela a convenablement fonctionné mais bon, cela fait tellement longtemps, en France, que certains ne jurent que par Keynes qu'il est normal qu'un jeune chroniqueur y croit encore ‼ → ah les méfaits de la pensée unique ‼

  • Par LECANDIDE - 28/09/2012 - 15:38 - Signaler un abus Article farfelu

    Si j'en crois l'auteur, à plus on fait n'importe quoi, à plus on dépense sans ressources à mettre en face, à mieux on se porte. Que celui qui croit que c'est idiot lève le doigt: il a gagné.

  • Par Jaedena - 28/09/2012 - 15:38 - Signaler un abus Sérieusement

    Lire tant de bêtises est atterrant. Les pays étant en bonne santé, comme la Suisse, le Canada, la Suède, l'Australie, Singapour etc ont tous finances publiques très saines tant au niveau dette que déficit. Le keynésianisme n'a jamais marché nulle part, ne marche pas et ne marchera jamais pour une simple et bonne raison : l'état utilise les ressources des agents privés à leur place et ce, moins efficacement qu'eux. Les plans de relance se font sur des critères politiques et non économiques. Les déficit budgétaires sont des impôts futurs, augmentés des intérêts. Le secrétaire au trésor de Roosevelt avait lui même déclaré que leurs politiques de relance avaient juste réussit à creuser la dette.

  • Par kassian - 28/09/2012 - 15:42 - Signaler un abus 1 question/suggestion pour Mr. Gobry

    je ne sais pas si l'auteur s'amuse à lire les commentaires laissés derrière lui, mais il devrait car ils sont souvent aussi savoureux que ses propres articles.... la dette / PIB : si cela n'a aucun intérêt, pourquoi tout le monde l'utilise ? quant à nous expliquer que les déficits c'est bien et qu'on ne remboursera jamais la dette, on a l'impression que l'auteur essaie de se convaincre lui-même de ses propos...

  • Par ddr91 - 28/09/2012 - 15:44 - Signaler un abus Et la loi Rothschild !

    Pourquoi ne dit-on jamais, qu'avant cette loi de 1973 (dite loi Rothschild), la Banque de France pouvait prêter à l'état sans intérêts. Pompidou (un ancien de Rothschild) a attendu que le Général soit mort et enterré pour la ressortir. Que l'on regarde l'évolution de la dette depuis cette date, et l'on comprendra d'où vient le problème ! Chaque année il faut trouver 50 milliards sur le budget de l'état pour payer la "charge de la dette" (le boulet devrait-on dire). Cette loi n'est pas arrivée par magie, elle a été voté par des politiques, c'est a eux d'avoir le courage de l’abroger.

  • Par Yann - 28/09/2012 - 16:51 - Signaler un abus Bah oui, mais non.

    Pas vraiment d'accord avec le premier point. On compare un stock avec flux, mais c'est tout de même pour mesure comment le flux est capable de juguler ce stock... et cela détermine directement votre solvabilité. Je me mélange peut être mes choux et mes poireaux, mais c'est en voyant le volume de choux et de poireaux qui circulent que je pourrais mesurer la somme de liquidité que peut me fournir la banque pour gérer mon tiroir caisse.

  • Par Charles25 - 28/09/2012 - 16:53 - Signaler un abus Kassian, si tout le monde

    Kassian, si tout le monde s'en sert, c'est parce que ça effraye et permet de justifier toutes les régression. Quand vous achetez une maison, regardez votre taux dette/PIB pour voir.... c'est souvent de l'ordre de 500 ou 1000% !. Pourtant, personne ne crie à l'irresponsabilité !

  • Par Bruniquel - 28/09/2012 - 16:56 - Signaler un abus Amusant....

    Bon allez, que l'auteur revienne nous faire un exposé sérieux quand il aura commencé ces études d'économie. Note: 2/20

  • Par Ex abrupto - 28/09/2012 - 17:01 - Signaler un abus Vous avez écrit cela pour

    Vous avez écrit cela pour voir les réactions des commentateurs? Quoique.... Et si on ne rembourse pas nos dettes (comme cela est arrivé presque toujours dans l'histoire pour des états) on pourrait commencer par celle détenue par des étrangers! Ensuite bien sur, nous ne pourrons plus emprunter qu'à nous mêmes. -:)

  • Par Jean Duma - 28/09/2012 - 17:02 - Signaler un abus C'est un peu court etc... (Cyrano, Ac 1, Sc 4)

    Parmi les fondamentaux sur la dette et la capacité à la résorber me paraît systématiquement occulté la structure démographique, à savoir -sur le long terme- la capacité à vendre, à innover (jeune) Vs le poids des inactifs (retraités). Cette structuration reste fondamentale, non seulement sur le plan financier, mais également sur le plan "psycho-moral" (pour faire simpliste). Et là, le non quantifiable cède le pas à l'anthropologie... Cet angle éclaire en partie l'analyse de la croissance des pays émergents, la politique financière de la Chine, et notre incapacité à nous "sortir" de l'endettement structurel.

  • Par Alex de M. - 28/09/2012 - 17:10 - Signaler un abus Autre croyance absurde :

    Une autre croyance absurde : Penser que faire passer un billet de 50 € à la photocopieuse va augmenter la taille du gateau sur la table... . Ou que faire faire le travail d'une seule personne par 3 fonctionnaires va tripler le PIB...

  • Par Ravidelacreche - 28/09/2012 - 17:14 - Signaler un abus Le PIB est un flux : c'est (en gros) la somme des dépenses

    Ah je croyais que c'était la richesse produite ?!

  • Par Benvoyons - 28/09/2012 - 17:36 - Signaler un abus Mr Gobry est le number one de la vente chez Cofidis c'est sûr.

    Il a du trop fréquenter les coureurs où trop fumer des pétards pendant les études. C'est clair qu'il a suivi la même filière de formation que Caton 1°. Les Français commencent à sentir la chose et pourquoi Caton 1° voulait le mariage gay.

  • Par laurentso - 28/09/2012 - 17:37 - Signaler un abus @ravidelacreche

    Le PIB est la somme des quantités produites et vendues sur le marché à laquelle on ajoute le coût des administrations publiques. Donc à la fois les quantités produites (VA) et la consommation (C-M+X). Enfin, je simplifie.

  • Par LouisArmandCremet - 28/09/2012 - 17:53 - Signaler un abus Incroyable !

    Je suis étonné qu’Atlantico publie de telles âneries ! Non quand, un secteur s’enrichie, il n’y a pas forcement un autre qui s’endette : l’économie n’est pas un jeu à somme constante. La masse d’argent e circulation est en augmentation : les banques, via les crédits, assurent la création monétaire pour répondre aux besoins de l’économie !

  • Par Superchon - 28/09/2012 - 17:56 - Signaler un abus Hu hu hu

    J'ai jamais autant ri en lisant un article s'attaquant aux clichés et croyances. J'aurais pas fait pire de banalité et de lieux communs. Monsieur Gobry je vous conseil l'ouvrage de Philippe Simonnot 39 leçons d'économies contemporaines vous y apprendrez plein de choses. http://ow.ly/e4mVf

  • Par Ravidelacreche - 28/09/2012 - 18:02 - Signaler un abus @laurentso

    Ben vous voyez quand vous voulez :o)

  • Par Superchon - 28/09/2012 - 18:03 - Signaler un abus Si j'ai bien compris

    Le ratio dette/PIB, on s'en fou puisque de toute façon avoir beaucoup de dette ce n'est pas gênant. D'ailleurs cette dette est issu d'un déficit public sain pour l'économie puisqu'il favorise l'épargne et il est encore plus nécessaire en cas de crise (elle même dû aux déficits, allez comprendre????) pour combattre celle-ci. De toute façon, tout ceci n'a pas d'importance puisqu'on ne remboursera pas. M.Gobry, je dois aller voir mon banquier demain matin, êtes-vous disponible? Je pense que vos arguments pourrait l’intéresser!

  • Par jerem - 28/09/2012 - 18:29 - Signaler un abus l'article gag, l'article pari

    Sur Atlantico, c'est sur le succes garanti pour les commentaires ... Surement un pari (exploser le nombre de commentaires pour etre dans la top list) ou un article détente pour la fin de semaine . Lachez vous ! ou alors c'est le teaser d'un ouvrage beaucoup plus evolué

  • Par jerem - 28/09/2012 - 18:32 - Signaler un abus les papys boomers vont passer unbon week end

    pares les Godet et consirts qui ne saventplus faire une phrase sans le drame de l'heritage aux petits enfants , voila quelque chose qui va permettre de faire des reunions familiales sereines voire enjouées .

  • Par jerem - 28/09/2012 - 18:33 - Signaler un abus viva les versions Atlantico a l'export

    on attend la version espagnoles d'atlantico

  • Par Diable - 28/09/2012 - 18:33 - Signaler un abus Je ne peux pas m'empecher de repenser à deux citations.

    - Une de Tolstoï (on paraphrasant légèrement): "Ce qu'il disait n'avait aucun sens mais il le disait avant tant d'assurance que plus personne ne savait si cela était très juste ou totalement idiot" - Une de Audiard "Les xxxx ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît"

  • Par sandhom - 28/09/2012 - 19:35 - Signaler un abus @ Superchon

    Merci à vous pour ce commentaire qui m'a bien fait rire. Un + avant le W-End.

  • Par allegro manontropo - 28/09/2012 - 19:39 - Signaler un abus Vrai de vrai

    Tout ce qui est dit dans l'article est exact. C'est une réplique d'un cours d'économie des années soixante-dix. Donc 13/20. Bien restitué, mais manque d'appréciation critique et d'évocation de contre-théories. Par ailleurs comparé le ratio dette/PIB aux postes actif et passif d'un bilan d'une entreprise mérité 2/20. Comparé le budget d'un état à celui d'un ménage : 0/20. Quant aux imprécisions, erreurs de théories économiques qui fleurissent dans les commentaires, si elles sont un bon indicateur du niveau de l'enseignement de cette discipline dans l'hexagone, cela doit nous rassurer sur un point : le déclin continue ... Quant à Keynes, il n'a jamais proposé les recettes économiques qu'ont lui prête. Et les fameuses politiques "keyneskkchose" n'existent que dans l'imaginaire de quelques marxisants refoulés. Comme disait l'autre "pas lu, pas compris". A propos de lecture, que ceux que cela intéresse lissent Adam Smith (le grand libéral) sur la dette.

  • Par laurentso - 28/09/2012 - 19:48 - Signaler un abus Une économie saine

    " est donc une économie avec des déficits publics." Heu.... ma non troppo...

  • Par Anonymous - 28/09/2012 - 19:51 - Signaler un abus Merci Monsieur Gobry

    Vous nous rappelez à tous utilement que le Keynésianisme a ses vertus, et que si tous les états se mettent individuellement à faire de l'austérité (type Friedman) sur toute la planète, on va droit dans le mur, alors que s'il y avait un gouvernement économique mondial keynésien, on ne se porterait que mieux. La différence entre la politique Keynésienne et la politique Friedmanienne est que dans la première, c'est "un pour tous, tous pour un", et dans l'autre, "tout pour moi, tous pourris". Et à tous les enfoirés qui diront que c'est une politique socialiste ou marxisante, je répondrais que c'est la politique économique que le monde libre, USA en tête, a opposé des années 1930 à 1980 à toutes les dictatures d'abord nazies, puis marxistes-léninistes et même Maoïste. C'est une politique capitaliste de marché, libérale et qui fonctionne. Keynes ne s'est pas "vautré" comme certain le prétendent, ce sont les économies des pays qui se sont ouvertes, rendant son modèle obsolète s'il n'est pas pratiqué par les autres nations. Mais à l'échelle du monde, le monde est par essence une économie fermée, dans laquelle le modèle keynésien marcherait si on se donnait la peine de l'appliquer.

  • Par laurentso - 28/09/2012 - 19:54 - Signaler un abus @allegro manontropo justement

    Euh, précisément, Adam Smith, qui n'était pas du tout "le grand libéral" que vous décrivez, voyait un grand avantage à la dépense publique et même à la dette ! Un ouvrage dirigé par Christian Chavagneux vient tout juste de le rappeler. Achetez-le ou volez-le, et lisez-le, vos arguments seront moins lisses.

  • Par Anonymous - 28/09/2012 - 20:01 - Signaler un abus Néanmoins,

    l'Europe et la France sont dans des économies ouvertes, et ça: "dans une récession, il faut faire une relance fiscale (baisse des impôts et/ou augmentation de la dépense) pour relancer l'activité économique. Lorsqu'on fait l'inverse, qu'on augmente les impôts et qu'on baisse la dépense, on fait porter des chaussures de plomb à une économie déjà exsangue. Et ça tombe bien : lorsque la situation économique est mauvaise, les épargnants cherchent des actifs sûrs, c'est à dire des obligations d'Etat, et donc les taux sont bas, et il est parfaitement possible d'accroître ses déficits pour relancer. " Ne relancera pas l'économie française ni même européenne, mais chinoise, coréenne, japonaise, brésilienne, indienne... Parce que la plupart des biens manufacturés que nous consommons viennent de ces pays à bas coût de main d'oeuvre. Il faut négocier avec ses pays quitte à les aider pour cela, même financièrement, à augmenter leurs salaires, leurs cotisations sociales, pour que dans le cadre d'une relance mondiale Keynésienne, tous le monde en bénéficie.

  • Par Bernard Mitjavile - 28/09/2012 - 21:41 - Signaler un abus Recyclage de vieilles idées faussement rassurantes

    On se prétend orginal et on ne fait que recycler de vieilles idées keynesiennes ne répondant pas du tout à la situation actuelle de la France. Le pire dans cet article est le ton prétentieux "je vais vous dire des choses que personne ne vous dit" comme que le Japon a une dette supérieure à la France sauf que cette dette est la propriété des ménages japonais alors que la France doit très largement emprunter sur les marchés internationaux.

  • Par pdupont - 28/09/2012 - 21:42 - Signaler un abus Article sans interet

    Tout ce que vous dites est vrai ....mais mis a part le point 1 , les autres points ne sont pas adaptes au contexte actuel. On peut attendre autre chose d'un diplôme d'HEC......Pour le bien d'Atlantico et de ses lecteurs , il va falloir que vous changiez de braquet .....

  • Par prochain - 28/09/2012 - 23:25 - Signaler un abus Concret / Abstrait

    La dette publique a augmenté de 43.2 milliards euros au 2e trimestre pour s'établir à 1.832.6 milliards, la dette à 91% du PIB camarade Gobry l'Etat emprunte pour payer les fonctionnaires 25 millions euros / h, bonsoir.

  • Par HdT - 29/09/2012 - 05:44 - Signaler un abus 1/20 pour le temps passé

    "Pascal-Emmanuel Gobry est le fondateur de Noosphere une entreprise de recherche de marché. Avant cela, il fut co-créateur et analyste principal de BI Intelligence, et correspondant de Business Insider. Il est mentor des incubateurs SeedCamp et Le Camping. Il a été publié dans Forbes, The Atlantic, The Daily, Le Figaro, Rue89, techPresident, The American Scene et même Fashionista. Il est diplômé d'HEC..." ---------- Il n'y a pas que des articles à propos d'économie dans ses mags, et Rue89 est-elle une véritable référence tout comme Fashionista? Si HEC c'est ce résultat, on ne regrette pas d'avoir effectué son cursus par d'autre voie universitaire pour parler d'économie, de gestion et de finances. La dette, quelle qu'elle soit est un danger pour les contractants et une force (temporaire) pour ceux qui la rendent possible, qu'elle soit publique ou privée. Le Japon n'est en rien comparable sur son modèle économique et financier à celui de la France, quant aux Etats-Unis, la seule voie de la dette qu'ils contractent ces derniers années va les engager à se convertir à une économie de guerre dans moins de temps qu'il n'y paraît.

  • Par Bara - 29/09/2012 - 09:37 - Signaler un abus Enfin un article sensé sur ce sujet !

    Je commençais à m'inquiéter qu'il n'y ait plus de keynésiens dans ce pays... Il faut empêcher nos gouvernements de faire n'importe quoi, vite !

  • Par eprunetf - 29/09/2012 - 11:25 - Signaler un abus Dette sur PIB

    Il faut préciser que le ratio Dette sur Pib, c'est le ratio Dette publique / PIB. Donc si l'on veut comparer ce ratio à la dette d'un ménage sur ses revenus annuels il serait plus juste de comparer Dette publique / recettes fiscales annuelles. Cet indicateur donne une meilleure analyse de la capacité de remboursement d'un état. Aujourd'hui la dette publique de la France est de 1800 Md€. Le PIB et de 2150 Md€. Le ratio de prélèvement de l'état et de 46%. Donc le ratio c'est 1800/989 soit 1,8. En clair cela veut dire qu'il faudrait environ 2 ans de PIB pour rembourser la totalité de la dette de l'état. Ce qui n'est pas possible. Mais si l'on considère que 20% (et c'est beaucoup...) des rentrées fiscales soient consacrées à désendetter la france cela conduit à 15 à 20 ans pour rembourser (capital + intérêts). En conclusion : l'état Français est au taquet de ce qu'il peut supporter comme dette.

  • Par Mateo1855 - 29/09/2012 - 12:47 - Signaler un abus Révoltant de bêtise

    J'allais m'indigner mais après avoir lu quelques commentaires je vois que tout a déjà été dit... Les keynesiens peuvent aller se rhabiller avec leur pédantisme. J'invite M. Gobry et les autres à se reporter à un autre article d'Atlantico, autrement plus intéressant: http://www.atlantico.fr/decryptage/suicidaire-combien-aura-t-encore-en-france-rentrees-sans-veritable-enseignement-economie-sergio-alvarez-470910.html?page=0%2C1

  • Par plplalbe - 30/09/2012 - 06:00 - Signaler un abus rigolo

    ou plutôt marrant si PEG écrit des évidences les prix nobel de comptoir du café du commerce après le 5 eme pastis se déchainent ; blurrpp

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Pascal-Emmanuel Gobry

Pascal-Emmanuel Gobry est le fondateur de Noosphere une entreprise de recherche de marché.

Voir la bio en entier

Je m'abonne
à partir de 4,90€