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Tomber amoureux, mode d’emploi : ces problèmes très contemporains que les générations précédentes n’avaient jamais eus

Les règles de la séduction ont changé mais elles restent un vrai sujet aujourd’hui lors du premier rendez-vous. Elles sont plus que jamais d’actualité à en croire les magazines qui regorgent de conseils pour réussir ce premier examen.

Love at first sight

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Tomber amoureux, mode d’emploi : ces problèmes très contemporains que les générations précédentes n’avaient jamais eus

 Crédit Allociné

Les règles de la séduction ont changé mais elles restent un vrai sujet aujourd’hui  lors du premier rendez-vous et sont plus que jamais d’actualité à en croire les magazines qui regorgent de conseils pour  réussir ce premier examen !

Les codes ont certes changé mais c’est surtout le vocabulaire employé qui n’a plus rien de commun : en témoigne le « date » qui remplace le « rendez-vous » qui a lui-même remplacé le « rendez-vous galant ».

Néanmoins, quel que soit le nom employé, il ne peut s’affranchir d’un minimum de codes. Les jeunes filles continuent de rêver au « Prince charmant » et les hommes de rencontrer « l’âme sœur ».

On est dans un entre-deux mal codifié  socialement qui est un peu difficile à vivre.

Peut-être devrions-nous inventer un nouveau code de séduction un peu plus moderne. Force est de constater que ce qui fausse nettement  la donne et perturbe les codes, c’est le moyen utilisé pour se rencontrer. Devant le catalogue des possibles, un rendez-vous raté est-ce si grave ? Il y en a des dizaines d’autres qui attendent sur notre site préféré !

En revanche l’homme, même s’il « crâne » un peu et se cache derrière sa barbe de 3 jours, a souvent peur de l’échec et la femme a du mal à accepter qu’elle n’ait pas réussi à séduire l’homme, quelle que soit la suite de ce premier rendez-vous.

Le cerveau de l’homme s’emballe vite et la femme se torture toute la soirée qui suit pour être sure de l’effet qu’elle a produit et des comportements à tenir …

La perfection et le leurre d’avoir enfin trouvé la personne que l’on cherchait depuis toujours est néanmoins toujours là…  même si, en apparence, le code de la décontraction est de mise. Quand l’alchimie se produit,  on a le sentiment de retrouver dans cette personne une personne providentielle alors qu’elle incarne tout simplement  des émotions déjà vécues et qui sont restées gravées  dans notre disque dur.

De manière plus triviale, la question de qui paie quoi est plus que d’actualité. Avant, l’homme réglait l’addition. L’argent et la carte bleue qui parfois  va jusqu’au noir (symbole de la réussite) reste un attribut viril par excellence…  L’argent donne le pouvoir ; alors si la femme paie, elle sera taxée de femme  « phallique ». Les jeunes ont conscience que ces codes sont dépassés mais ils restent empêtrés dans les anciennes valeurs.  Chacun tente de mettre en scène le désintérêt pour l’argent.

Ce qui a le plus changé dans les rendez-vous c’est très certainement la manière de les obtenir. Le virtuel a remplacé le mouchoir laissé tombé et ramassé par le jeune homme comme pour montrer l’intérêt porté à la dame ! Cela date d’un siècle. Le kleenex se jette et il ne se ramasse plus.

La drague se fait de manière virtuelle le regard croisé dans la rue a presque disparu au profit de la tablette ou de l’iphone. Alors quelle image « poste »-t-on pour plaire ? Que dit-on de soi ? Quels petits mensonges s’accordent-t-on pour dorer son image. L’âge en premier ! La coquetterie serait-elle  toujours de mise ? Ensuite le statut social : Libre, célibataire divorcé c’est la valse du statut. Enfin l’intention de cette rencontre  est-elle « sérieuse » pour la vie ou une tranche de vie ou bien la demande triviale d’un soir ?

Le résultat de cette première fois : Il est assez fréquent  que l’on tente à la fois de se persuader de son  influence sur l’autre pour se sentir exister et  ou de le jouer en miroir …  L’autre risque de tenter de répondre à notre désir même s’il n’en a pas le moindre ! Le retour à la réalité après le rendez-vous risque de nous faire déchanter. Du fantasme à la réalité l’épreuve peut être douloureuse.

N’oublions jamais  que » l’amour c’est donné à quelqu’un qui n’en veut pas quelque chose qu’on n’a pas » .

La question de faire l’amour le premier soir reste aussi une question qui est loin d’être réglée malgré l’évolution des mœurs ! Tous les tabous sont presque levés mais celui-là à la vie dure.  La bonne conduite à tenir reste différente selon que l’on soit du sexe féminin ou masculin ! L’homme peut se le permettre la femme sera toujours perçue négativement si elle couche au premier rendez-vous. La fille facile reste dans le vocabulaire moderne.  Alors on continuera de jouer avec  cette question … Quand la relation est fluide la question est peut-être moins présente. Le désir se nourrit de la frustration donc peut être différer le passage à l’acte pour le plaisir des sens ?

Par contre la question des maladies transmissibles est vraiment d’actualité. Ces maladies sont en recrudescence significative d’après les dernières études. Le relâchement est lié à la baisse de campagne de préventions d’une part et aussi aux traitements pharmaceutiques mis sur le marché. Pour l’hépatite la vaccination n’a pas que bonne presse… en France.  Continuez de sortir couvert !

 
Commentaires

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  • Par patafanari - 04/04/2018 - 11:28 - Signaler un abus Je me suis adaptée

    Au lieu de laisser tomber mon mouchoir, je laisse tomber mon portable; Mais ça coûte cher.

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 04/04/2018 - 11:35 - Signaler un abus @patafarani

    ....méfies-toi quand-même ! tu ne trouveras personne pour le ramasser, peut-être juste pour le voler. Mais quand tu te baisseras pour le ramasser, sois prudente, car les jeunes ne connaissent de l'amour que ce qu'ils en ont vus dans les films pornos...et ça peut occasionner un quiproquo.

  • Par patafanari - 04/04/2018 - 12:01 - Signaler un abus Restée jeune dans ma tête

    Le quiproquo, j'aime bien; c'est comme le soixante neuf, mais avec un bel italien.

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 04/04/2018 - 13:37 - Signaler un abus Non, le 69 c'est plutôt

    Non, le 69 c'est plutôt comme le 51.(pastis) mais tu n'as pas le nez dans l'anis.

  • Par assougoudrel - 05/04/2018 - 19:45 - Signaler un abus Pour voir si l'italien est beau,

    il vaut mieux un tête à tête et non un tête à cul, genre tête-bêche, ou tête à queue.

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Michelle Boiron

Michelle Boiron est psychologue clinicienne, thérapeute de couples , sexologue diplomée du DU Sexologie de l’hôpital Necker à Paris, et membre de l’AIUS (Association interuniversitaire de sexologie). Elle est l'auteur de différents articles notamment sur le vaginisme, le rapport entre gourmandise et  sexualité, le XXIème sexe, l’addiction sexuelle, la fragilité masculine, etc. Michelle Boiron est aussi rédactrice invitée du magazine Sexualités Humaines

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