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Un tiers des Français a peur d'être au chômage dans les mois à venir

SONDAGE IFOP/ATLANTICO. Au-delà de la peur de perdre leur emploi, les Français craignent surtout de ne pas pouvoir retrouver un travail s'ils venaient à être au chômage.

Sondage Ifop/Atlantico

Publié le
Un tiers des Français a peur d'être au chômage dans les mois à venir

Les cadres comme les employés ou les ouvriers se disent tous dans les mêmes proportions qu’ils pourraient rencontrer le chômage dans les mois à venir. Crédit Reuters

Jérôme Fourquet (directeur adjoint du Département opinion publique à l'IFOP) : Nous assistons ces dernières années à une forte remontée du chômage avec 1 million de chômeurs supplémentaires par rapport à 2007 et une crise qui s’installe sur la durée. De facto, la question du chômage s’est donc insérée au cœur de la campagne présidentielle.

Dans ce cadre-là il fallait mesurer la perception que les Français ont de ce sujet en comparant aux périodes précédentes marquées par une flambée du chômage, notamment en 1993 ou en 1998.

Aujourd'hui, un tiers des actifs estiment que le risque qu’ils se retrouvent au chômage dans les mois à venir est grand.

Il s’agit d'une question de perception mais c’est tout de même significatif. Un tiers, cela peut sembler peu, mais il ne faut pas oublier que la question concerne la période immédiate "des mois à venir". Le stress exprimé prend ainsi un tout autre relief.

Politiquement, les points de vue exprimés sont assez peu marqués. Les partisans de l’UMP semblent avoir légèrement moins peur du chômage. On peut l’expliquer par le fait qu’on se trouve face à des catégories qui sont un plus aisées et aussi comme un réflexe politique de soutien au gouvernement en place.

Plus intéressant, en termes de catégories socio-professionnelles, les cadres comme les employés ou les ouvriers se disent tous dans les mêmes proportions qu’ils pourraient rencontrer le chômage dans les mois à venir. Cette crainte dépasse donc les cadres sociaux.

 

Question : Estimez-vous, que pour vous personnellement, le risque de vous retrouver au chômage dans les mois à venir est ?

(Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

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Jérôme Fourquet : L’inquiétude est plus marquée chez les femmes que chez les hommes (67% contre 58%). Et plus vive quand on monte dans les tranches d’âges : pour les plus de 50 ans, on est a plus de 80 %, on tombe à 59% pour les 35-49 ans, et 50% a moins de 35 ans.

 

 
Commentaires

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  • Par Gilles - 24/02/2012 - 18:23 - Signaler un abus Pas de miracle

    Les 35 heures, la retraite à 60 ans, le pouvoir de nuisance des syndicats, un code du travail obsolète : cela se paie.

  • Par Ramos - 24/02/2012 - 20:24 - Signaler un abus Avec Sarkozy aucun risque et il l'a prouvé.

    Il a amené la France à un niveau de chômage qui n'avait plus été atteint depuis 12 ans. Il a augmenté la dette publique de la France de 500 milliards en un seul quinquennat. La charge des intérêts est de 50 milliards par an ( et on ne rembourse rien du capital). Le drame pour la France c'est que Hollande fera exactement la même politique économique. Peut-être ne nous emmènera -t-il pas dans une guerre avec l'Iran, tandis qu'avec Sarko on est sûr d'y passer dès que les USA lui en donneront l'ordre. Je comprends l'angoisse des gens.

  • Par DEL - 24/02/2012 - 21:48 - Signaler un abus Pas de miracle non plus...

    La profitabilité à court terme et le champs libre laissé aux financiers, cela se paie aussi...

  • Par Harmaggedon - 25/02/2012 - 07:00 - Signaler un abus le miroir aux alouettes...

    combien de français éblouis par les promesses socialistes des années Jospin, ont réellement cru que le travail était un gateau à se partager ? Combien ont cru que les entreprises, à l'image de l'Etat et des collectivités locales pouvaient inpunément faire fi d'une trésorerie saine et accumuler des déficits, que parce que c'était gratuit, les frais de santé étaient extensibles à l'infini, que l'on pouvait voire que l'on devait "taxer" ces "exploiteurs" de patrons à l'infini, avec des charges toujours grandissantes sur le travail, y compris celles qui relèvent exclusivement de la redistribution (caf, par exemple) ? Les 35 heures, et chose qu"on oublie trop souvent dans les statistiques calculées entre l'entrée et la sortie des entreprises et non pas sur le poste de travail (contrairement à ce qui se pratique habituellement en Allemagne, donc toujours une 1/2 heure par jour supplémentaire de gagnée !), c'est un moindre amortissement aussi de l'outil de travail, donc un surcoût . Les TPE pourront vous le dire, elles s'en sortent principalement tant qu'elles limitent le nombre d'employés !

  • Par gmilady - 25/02/2012 - 07:18 - Signaler un abus l'espoir

    Pour commencer à sortir de cette spirale infernale, il faut commencer par renvoyer Sarkozy pouponner Giulia le 6 mai. Ensuite, Hollande pourra commencer à redresser la situation CATASTROPHIQUE laissée par Sarko et l'UMP. Alors les français auront moins peur de l'avenir. Pour leur rendre de l'espoir, il faut absolument foutre Sarko dehors.

  • Par gmilady - 25/02/2012 - 07:22 - Signaler un abus @Gilles

    Arrêtez de rejeter sur la gauche les arguments falacieux de Sarkozy. La gauche n'est plus au pouvoir depuis 10 ans et la droite avec Chirac puis Sarkozy a fait plonger la France qui s'était redressée de 1997 à 2002. Dire que les 35 heures ou la retraite à 60 ans sont la cause de la crise actuelle, c'est FAUX, c'est la politique de la droite qui nous a foutus dans la merde.

  • Par ZOEDUBATO - 25/02/2012 - 10:00 - Signaler un abus Syndicats et idées de gauche à l'origine de la peur du chômage

    Plutôt que d'aligner des lois répressives et bloquer toutes adaptations les ouvriers doivent reprendre en main leur destin industrielle qui a été dévoyé par les syndicats et la gauche qui n'ont jamais défendu les emplois mais une idéologie 1/ En cas de difficultés obligation de négocier pour ramener les coûts au niveau du marché quitte à revenir sur des avantages acquis. Si échec les syndicats seraient déclaré conjointement responsables des licenciements et payeraient une partie des indemnités 2/ L'état imposerait ces négociations, faciliterai tl'obtention de crédit et la recherche de repreneurs 3/ Favoriser la création et l'expansion d'entreprises par des avantages pour les financiers (banques, actionnaires, investisseurs privés), les entrepreneurs et développer la participation aux résultats des cadres, agents de maîtrise, ETAM, ouvriers, etc. 4/ Responsabiliser les syndicats sur les conséquences de leurs revendications et avantages obtenus C'est l'absence d'une politique industrielle volontariste sur la base des 4 points cités plus haut) qui, dés 1981, ont détruit l'industrie manufacturière Française

  • Par 12Emma3 - 25/02/2012 - 15:02 - Signaler un abus @Gilles

    Oui, tout a fait.Si le code du travail etait un peu plus favorable aux employeurs, s'il n'y avait pas les 35 heures, s'il n'y avait pas de syndicats vereux d'un autre age, les employeurs embaucheraient plus facilement. Les salaries seraient les gagnants dans cette affaire. Les Francais feraient bien d'aller voir ailleurs comment ca se passe.

  • Par Nanard10 - 25/02/2012 - 17:33 - Signaler un abus avec hollande ils ne risqueront plus rien

    embauche de fonctionnaires http://ecofrance.free.fr/SIVECA/

  • Par gmilady - 26/02/2012 - 08:27 - Signaler un abus @12emma3

    Ce que vous dites est faux, tout ce qui a été accordé au patronat (comme les baisses de charges...) n'a jamais débouché sur des embauches , et nombre d'employeurs voient d'un bon oeil les 35 heures qui leur ont apporté plus de fléxibilité. Regardez par exemple la baisse de la TVA sur la restauration. Elle a fini dans la poche des patrons, sans entrainer d'embauches et sans baisser le prix des menus. Les chefs d'entreprise ne jouent JAMAIS LE JEU;

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