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Terrorisme : ce qui aurait vraiment pu être fait depuis 18 mois, ce qui relève des accusations déplacées vis à vis du gouvernement

Si le massacre de Nice semble avoir été plus difficile à détecter et gérer que les précédents, le gouvernement s'enlise dans des réponses (prolongation de l'état d'urgence, renforcement de l'opération Sentinelle) qui n'ont pas été appropriées dans le passé et risquent fort de ne pas empêcher d'autres attentats. Or, comme le recommande un récent rapport d'une commission d'enquête parlementaire (largement méprisé par l'exécutif), il conviendrait de mettre en place sans tarder certaines mesures, parmi lesquelles la réforme des renseignements de proximité.

Au crible

Publié le - Mis à jour le 22 Juillet 2016
Terrorisme : ce qui aurait vraiment pu être fait depuis 18 mois, ce qui relève des accusations déplacées vis à vis du gouvernement

Atlantico : Depuis les attentats de janvier 2015, les dispositifs de contre-terrorisme mis en place par le gouvernement (loi sur le renseignement, état d'urgence, opération Sentinelle) n'auront pas permis d'éviter l'attentat de Nice du 14 juillet. Si les postures de certains membres de l'opposition, laissant entendre qu'un tel attentat aurait pu être évité semblent plus relever de la mauvaise foi, sur le plan intérieur, et concrètement, quelles sont les mesures qui auraient pu être mises en place depuis 18 mois ?

En quoi ces mesures pouvaient-elles être jugées pertinentes dès janvier 2015 ?

François Heisbourg : En ce qui concerne l'attentat de Nice, il faut attendre que l'enquête se fasse. À première vue, cet attentat semble avoir été plus difficile à détecter, prévenir et même à gérer que les attentats précédents de 2015. De la série d'attentats que nous avons vécue, celui-ci pose un niveau de difficulté particulier puisque celui qui l'a commis ne parait pas avoir été fiché et n'était pas sous les radars de la police. 

L'opinion ne réagit pas par rapport à un attentat mais par rapport à un ensemble d'attentats. L'attentat de Nice est, pour employer une expression un peu triviale, "la goutte d'eau qui fait déborder le vase". Il n'est peut-être pas très juste vis-à-vis du gouvernement que l'opposition lui fasse le reproche de ne pas avoir empêché cet attentat-là mais la réaction du gouvernement donne l'impression, à tort ou à raison, que celui-ci parait s'être enlisé dans des réponses standards, qui n'ont pas été appropriées dans le passé, n'ont aucune pertinence par rapport à l'attentat de Nice et risquent fort de ne pas pouvoir empêcher d'autres attentats. À cela, se greffe le fait qu'à peine une semaine avant l'attentat de Nice, est sorti le rapport de la Commission d'enquête parlementaire sur les actes de terrorisme dont le gouvernement n'a absolument pas tenu compte. 

Eric Denécé : Il convient en premier lieu de redire qu’il est extrêmement difficile de détecter et d’empêcher ce type particulier d’attentat organisé par un homme seul. Ceux qui prétendent le contraire sont dans le déni de réalité. Ceci étant dit, cela ne signifie pas pour autant que tout aille pour le mieux dans le meilleur des mondes concernant notre dispositif de lutte antiterroriste. L’ensemble des mesures prises depuis 2015, mais aussi 2008 et 2001 ont été insuffisantes, voire parfois erronées. La lutte contre le terrorisme ne peut être efficace que si elle couvre un large champ d’action, allant des lois (code pénal adapté à la situation, état d'urgence) à la formation de la population à la détection des comportements à risque (ce qui n’a jamais été fait à la différence d’Israël), en passant par le renforcement des services de sécurité, de renseignement, d’enquêtes judiciaires, comme par celui des forces de sécurité intérieure (gendarmerie, police), qu’il s’agisse de protection ou d’intervention. Il convient également de ne pas oublier l’édition de nouvelles règles de sécurité (transports, lieux publics, grandes manifestations populaires) et l’indispensable travail en profondeur pour comprendre les ressorts des individus déterminés à passer à l’action (déradicalisation, etc.). 

Dans chacun de ces domaines, des mesures ont été prises, mais elles ont été généralement lentes, timides, partielles et sont toujours advenues en réaction à des attaques et jamais par anticipation. Rappelons que la réforme du renseignement intérieur de 2008 a été un échec entériné par les successeurs de Nicolas Sarkozy, que les effectifs des services sont toujours insuffisants, comme ceux de la police et de la gendarmerie, que nos lois ne sont que très imparfaitement appliquées, que nous n’avons pas rétabli les contrôles à nos frontières, que nous avons découplé la lutte contre le terrorisme de la lutte contre le salafisme, que nous avons conduit une politique étrangère irresponsable en nous alliant à des Etats qui soutiennent l’islamisme et le terrorisme (Arabie saoudite, Qatar, Turquie), nous privant de ce fait d’une relation avec des services syriens qui nous aurait été d’une grande aide pour endiguer les actions des fous de Daesh. Nous payons donc le prix de l’absence de mesures significatives prises à temps et de nos contradictions internationales. Il me parait important de signaler quatre d’entre elles s’étant encore récemment manifestées :

  • Le colloque de l’Union des organisation islamiques de France (UOIF) à l’occasion duquel des imams radicaux interdits de séjour en France ont failli être autorisés à s’exprimer devant plusieurs dizaines de milliers de fidèles grâce à des liaisons TV satellite (mai 2016) en plein Etat d’urgence ;

  • Le ministre de la Défense, Le Drian, publiant à grand renfort de communication un opus insignifiant intitulé "Qui est l’ennemi?" qui ne désigne jamais l’Arabie saoudite et le Qatar comme soutiens du djihadisme ;

  • Le colloque récent de l’Organisation des moudjahidines du peuple iranien, à l’occasion de laquelle Turki bin Faycal, l’ex chef du renseignement saoudien de 2001 (dont les liens avec les terroristes du 11 septembre sont mis en lumière par la déclassification récente de documents d’enquête américains), a appelé au renversement du régime iranien (pays qui, rappelons-le, lutte chaque jour contre Daesh) ;

  • L’accueil en France d’anciens terroristes syriens, à l’image d’Abderrazak Tlass, ex dirigeant de la tristement célèbre brigade Al-Farouk, qui fit partie de l’Armée syrienne libre et se signala par les nombreuses exactions commises contre les militaires syriens et la population civile. 

Nos dirigeants se manifestent ainsi par leur totale incohérence, comme en témoigne également cet appel stupide à la réserve pour lutter contre la menace terroriste. Ce n’est qu’un artifice de communication dont le but est de faire croire à la population qu’une nouvelle mesure est prise. Mais ce n’est pas de réservistes dont nous avons besoin, mais bien de professionnels formés.

Selon un article du journal Le Monde, les professionnels israéliens de la sécurité se disent surpris du niveau de vigilance français relatif au passage d'un camion dans une zone de foule, comme l'indique un officiel militaire "Pour des rendez-vous comme le jour de l’Indépendance, il y a des zones entièrement fermées aux véhicules dans le centre, que ce soit à Tel-Aviv ou à Jérusalem, ceux qui sont restés garés sont évacués.". Avec le recul, et en considérant encore une fois le moment où les décisions ont été prises, comment évaluer la réponse du gouvernement au défi qui lui était adressé ?

François Heisbourg : Dans le cas de Nice, je n'ai pas une vision claire de ce qui relevait de la compétence nationale et de ce qui relevait d'une compétence municipale. Les deux étaient certainement en jeu. Je ne sais pas s'il y a eu ou non des retombées négatives de cet enchevêtrement ou articulation entre la responsabilité nationale (du ministère de l'Intérieur) et la responsabilité de la municipalité de Nice. Il est évident que la fête nationale à Tel Aviv (qui est la capitale fonctionnelle du pays) n'est pas tout à fait la même chose qu'un feu d'artifice dans une des centaines des villes de France où l'on tire un feu d'artifice.

Par ailleurs, une zone sans véhicules est une zone d'insécurité maximale pour les personnes se trouvant sur cette zone si un véhicule parvient à y entrer. Un embouteillage sur la promenade des Anglais aurait peut-être été plus pénible à vivre (car devoir se promener au milieu des voitures qui klaxonnent et des fumées des pots d'échappement n'a rien d'agréable) mais cela aurait probablement été moins meurtrier. En effet, le fait d'avoir interdit les véhicules a offert au camion une zone immense de plus de deux kilomètres de long dans laquelle il a pu se livrer à son action mortifère. C'est une façon de rappeler que la sécurité n'est pas intuitive : il est difficile de bâtir un système de sécurité qui ne produise pas de l'insécurité. Ce camion n'aurait pas pu faire autant de dégâts dans un endroit où les voitures n'auraient pas été interdites. 

Laissons l'enquête se faire, essayons de comprendre qui était responsable des décisions, qui était responsable de leur mise en œuvre et c'est seulement à ce moment que nous pourrons tirer des conclusions en matière de gestion des foules à l'avenir dans ce genre de circonstances. 

 
Commentaires

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  • Par Deneziere - 20/07/2016 - 08:01 - Signaler un abus L'étatisme est roi...

    ... Et Il faudra bientôt le décapiter. Toutes ces réflexions sont bonnes mais traitent la population comme une masse informe et passive. On aurait de meilleurs résultats si on utilusait nos capacités de délation, par exemple en punissant après coup ceux qui n'ont pas dénoncé. Et on a également des capacités d'auto-défense. Pensez que ce camion a été arrêté par 3 simples flics après 45 s de course ( il me semble). Il suffisait donc de lui tirer dessus 45 s plus tôt, ce qui, en l'éspèce était concevable. Pensez que le 13 novembre, les terroristes ont eu un contact visuel avec 1000 personnes. Si ne serait-ce que 5% d'entre elles avaient été légalement armées avec le devoir de riposter, les terroristes auraient été nez à nez avec 50 flingues. Laissez faire l'état, et la police d'élite dans l'assaut de St Denis tire des milliers de cartouche sans qu'aucune n'atteigne son but, et à Toulouse, Merah fait le bouffon pendant 24H.

  • Par Lafayette 68 - 20/07/2016 - 08:09 - Signaler un abus bla bla bla

    il est donc très difficile d'empêcher ( prévoir) un camion de passer par les trottoirs un soir de 14 juillet en plein état d'urgence !!!

  • Par Jasmin84 - 20/07/2016 - 10:41 - Signaler un abus Si un chef d'entreprise avait

    Si un chef d'entreprise avait organisé une manifestation privée qui ait abouti au désastre de Nice, il serait en prison pour non respect des règles de sécurité élémentaires et mise en danger de la vie d'autrui. La promenade des anglais était censée être piétonne le 14 juillet. Il est tout de même permis de s'interroger Quelle était la chaîne de commandement ? Qui avait organisé cette manifestation ? Combien de réunions de sécurité s'étaient tenues avant ? Quel était le dispositif de sécurité prévu ? À quelles autorités à t il été soumis ? Par qui a t il été validé. ? Qui a vérifié sa mise en œuvre ? Pourquoi aucun magistrat n'est il saisi de ces questions ? Les responsables de ce massacre doivent rendre des comptes. Il n'y a pas que cet islamiste. Il y a ceux qui lui ont permis de parvenir à ses fins. Qui n'ont pas mis en œuvre les moyens pour l'en empêcher Les élus ne peuvent pas se contenter de donnmentons en se drapant dans leur légitimité. Il faudra faudra bien qu'ils s'expliquent sur les failles gravissimes qui ont abouti à la mort de 84 innocents. Envoyé de mon iPad

  • Par MIMINE 95 - 20/07/2016 - 10:43 - Signaler un abus "courants religieux salafistes, wahhabites, Frères musulmans...

    qui doivent être interdits sans délai et sans concession, car ils sont dangereux, haineux et qu’ils ne représentent pas 10% des musulmans." 10% ???, les frères musulmans font un tabac chez les jeunes !!!...et leurs parents... alors 10% me semble très largement sous évalué. Il faudrait aussi que les médias cessent d'inviter à chaque occasion les bons apôtres de l'islam du type Moez Kouider (de son pseudonymes Mathieu Guigède), Malek chebel etc etc dont la fonction première est de nous expliquer que "l'islam c'est pas ça"!!!!. Les frères musulmans sont les rois de la double face, quand aux salafistes les "printemps arabes" nous ont montrés qu'ils était bien utiles au "frérots" pour assurer leur police religieuse. Oserez je dire qu'ils en sont peut être ou, sans doute leurs bras armés pour la réalisation de leur but ultime. Mille% d'accord avec les deux dernières phrases de l'article, mais je crains que le citoyen lambda à bien moins d''importance aux yeux de ceux pour qui nous votons que le chiffre du commerce extérieure. Sur ce sujet la lecture du livre, Le vilain petit Qatar de N Beau est une vraie mine d'information (accesible sur googlelivregratuit. blogspot.fr/2014/03)

  • Par MIMINE 95 - 20/07/2016 - 10:46 - Signaler un abus CORRECTION post précedent

    Il s'agit bien entendu de Mathieu GUIDERE et non Guigède.

  • Par trotro75 - 20/07/2016 - 10:48 - Signaler un abus Heisbourg et Denece VS Raufer

    Merci messieurs d'être au combien plus objectif que Mr Raufer qui a également écrit un article sur ce site expliquant que l'EI avait "averti"... Vous ne faites pas de politique et restez donc intellectuellement honnêtes... Merci

  • Par MIMINE 95 - 20/07/2016 - 10:51 - Signaler un abus Je pense qu'en plus de l'Arabie Saoudite et du Qatar

    Il conviendrai de réviser aussi nos relations avec le Maroc où hélas les frères musulmans sont de plus en plus majoritaires. Il semblerait d'ailleurs que l'appartenance Marocaine soit sérieusement présente chez les "terroristes" qui passent à l'action.

  • Par vangog - 20/07/2016 - 10:58 - Signaler un abus Compétence nationale, ou compétence municipale???...

    Et l'armée?...Tant que les Francais n'auront pas compris que les quarante dernières années ont servi à multiplier les strates et les responsabilités, afin que personne n'en ait plus aucune, de responsabilité, ce pays n'avancera ni vers la vérité, ni vers la paix...plutôt qu'écouter des bécasses pleurnicher sur l'état d'urgence, nous avons besoin d'un peu de testostérone, dans tous les domaines! Il faut mettre les polices municipales, nationales, et l'armée sous commandement intégré, lors de l'état d'urgence, afin que l'une ne puisse plus se défausser sur l'autre de ses responsabilités. et si possible pas sous commandement intégré des Préfets gauchistes, car ceux-ci privilégieront toujours l'attentisme à l'action...il faut donc, dans chaque Département, définir un responsable de La Défense nationale, chargé de coordonner les polices et l'armée, en cas de danger! Et ce responsable sera éjectable s'il faillit. Pas comme le Préfet des A.M. qu'on n'a pas entendu après l'attentat niçois, car il ne se sentait responsable de rien, le pauvre irresponsable...

  • Par zouk - 20/07/2016 - 11:41 - Signaler un abus Terrorisme islamiste en France

    Denecé parle en homme d'expérience. Nous avons certainement beaucoup de leçons à tirer des expériences israéliennes mais Israël est pestiféré pour notre gouvernement actuel: il ne saurait être question d'un contact avec eux et encore moins avec les Syriens, sanglants dictateurs que nous avons tut fait pour faire combattre, par les autres bien sûr.

  • Par zouk - 20/07/2016 - 11:45 - Signaler un abus Terrorisme islamiste en France

    Et pourquoi nous obstinons nous à refuser le rapprochement entre nos multiples services de renseignement, sans oublier les défunts Renseignements Généraux qui étaient très compétents à détecter des évolutions dangereuses individuelles, ils seraien bienvenus à la DGSI.

  • Par Deudeuche - 20/07/2016 - 12:29 - Signaler un abus @Vangog

    le terrorisme est un problème de sécurité intérieure sur le territoire et l'armée n'a rien à faire la dedans, si ce n'est mener des actions hors de nos frontières, faire la guerre quoi!

  • Par jurgio - 20/07/2016 - 14:00 - Signaler un abus @ Deudeuche

    L'armée qui n'intervient qu'à l'extérieur, c'était vrai sous l'Empire. Mais la République qui s'est interdit les expéditions invasives a permis à la guerre de s'exercer majoritairement sur notre sol et on a depuis compté les destructions les plus meurtrières et les plus coûteuses. En fait, on est contraint encore une fois, comme on le dit aujourd'hui partout, la guerre chez nous, et c'est à l'armée d'agir pour nous défendre.

  • Par Hassan - 20/07/2016 - 16:48 - Signaler un abus Histoire d'un politique irresponsable

    Un excellent article, très argumenté, solide et sans complaisance qui explique le pourquoi de l'échec du gouvernement face au terrorisme. Il démontre, sans ambiguïté aucune, la légitimité de la réaction de la majorité des Français qui condamnent le gouvernement soit pour négligence passive soit pour incompétence coupable. Face à cette situation inacceptable, la République doit apporter une réponse adaptée ainsi que la sanction nécessaire car on ne peut pas gouverner en refusant la responsabilité de ses actes. On critique la Turquie d'Erdogan mais ce n'est guère mieux chez nous.

  • Par arcole 34 - 20/07/2016 - 17:08 - Signaler un abus LA FRANCE D'HOLLANDE EST LA TURQUIE D'ERDOGAN ???

    Bravo , ça c'est du commentaire comme quoi comparaison n'est pas raison. La république à bon dos a toujours lui mettre tout a ses torts , et effectivement la Turquie des baïonnettes est notre France actuelle et on ne se pose pas trop la question d'un gouvernement et ses affidés qui depuis très longtemps ramasse des suffrages auprès des membres de la diversité et instrumentalisa des organisations comme SOS racisme et autres indigènes de la république pour mieux verrouiller le cadre moral et psychologique de personnes pouvant s'étonner du niveau de complaisance avec certaines organisations de jeunes de banlieues et autres du type soutiens aux peuples palestinien, kabyles, kurdes et surtout pratiquant avec Taubira et consorts la déstructuration volontaire de notre Histoire Nationale , tout cela au nom des crimes d'un colonialisme passé et révolu qui continu à vouloir culpabiliser les citoyens Français. La seule sanction qui est nécessaire et ne sera jamais appliquée dans la Turquie est l'année prochaine une bonne raclée aux socialistes dans le cadre d'une alternance démocratique et choisie des citoyens Français qui adhérent aux valeurs de notre république démocratique et citoyenne.

  • Par arcole 34 - 20/07/2016 - 17:13 - Signaler un abus FONDATION POUR LA RECHERCHE STATEGIQUE

    Est une organisation gouvernementale alors ne vous étonnez pas que nos amis socialistes fassent feux de tout bois pour tenter de se dédouaner et utilisent ce type d'organisation et de chercheurs fortement subventionnés par l'état qui nous récitent leurs couplets .

  • Par lasenorita - 20/07/2016 - 17:15 - Signaler un abus Ce que nos ''politiques'' ont fait..

    S'il n'y avait pas autant de musulmans, en France, il n'y aurait pas de terrorisme dans notre pays.. parce que les terroristes sont MUSULMANS.. mais nos ''politiques'' ont laissé entrer, en France, des terroristes musulmans ''étrangers'', ils leur donnent la ''nationalité française'', la Légion d'Honneur, les sous des ''vrais'' Français qu'ils accablent d'impôts,..et les gauchistes, qui nous gouvernent, continuent à attirer les terroristes musulmans,chez nous,parce que les musulmans sont leur électorat!. .Pendant la ''guerre d'Algérie''. les gauchistes français ont aidé les fellouzes à acquérir ''l'indépendance'' de leur pays...maintenant, les gauchistes doivent dire aux musulmans: ''RESTEZ chez vous''...mais les gauchistes font le contraire...ils se fichent pas mal de la sécurité des Français!...

  • Par cloette - 20/07/2016 - 22:05 - Signaler un abus François Heisbourg

    Je l'ai entendu qqfois à C dans l'air , et en effet ce chercheur subventionné n'est aucunement intéressant .

  • Par cloette - 20/07/2016 - 22:10 - Signaler un abus C dans l'air

    Maintenant que Y Calvi est parti ( il était relativement honnête ) , il serait bon de supprimer cette émission qui va rapidement devenir un instrument de publcité pour le PS pour les élections , avec les abonnés habituels .

  • Par Semper Fi - 21/07/2016 - 00:30 - Signaler un abus Quelques remarques

    coupler la lutte contre le terrorisme avec la lutte contre ce qui le rend possible : sans oublier la lutte A MORT contre la délinquance ordinaire de nos banlieues où les jihadistes sont souvent comme des poissons dans l'eau. Une coordination interministérielle : OK, étendons le champ des compétences du SGDSN, placé sous la responsabilité du PM.

  • Par Semper Fi - 21/07/2016 - 00:33 - Signaler un abus Fusion DGSI et Rens Territorial ????

    Il faudrait s'entendre: c'est ce qui a été fait avec la création de la DCRI, fusion des RG et de la DST. Avec le recul, les experts du domaine ont dit que c'était une connerie, ce qui a entraîné la création des renseignements territoriaux (qui ont repris le flambeau des RG), et donc aujourd'hui, il faudrait donc refaire la même chose ???? surprenante démarche.

  • Par lafronde - 22/07/2016 - 12:00 - Signaler un abus Le monopôle sécuritaire est-il efficace ?

    Certes nous avons une organisation sécuritaire duale avec la Gendarmerie et la Police et leur subdivision administratives propres. En déduire que de ce fait ces administrations ne pourraient pas travailler ensemble avec l'efficacité nécessaire est un leurre. Il existe de nombreux exemple de coopération de haute technicité entre des entreprises, celles-ci et les entités politiques, y compris dans le sécuritaire. Qui croira qu'il n'existe pas de bases de données partagées, et toutes les procédures voulues entre Gendarmerie et Police et même Justice ? Il y a eu des loupés ce qui implique la responsabilité des Directeurs d'Administrations centrales. Ceux-ci tiennent les Ministres concernés, Intérieur et Justice, qui ont sûrement commis des fautes de jugement. Toute cette clique de haut-fonctionnaire et de politicien se tient, et avance au peuple crédule le manque de moyens, ou leur structuration. A d'autres ! La vraie solution réside dans une décentralisation poussée de la Justice, de la Police, comme cela est pratiqué par subsidiarité dans les Démocraties fédérales. Plus près du peuple, fini la Justice laxiste, la Police inefficace. Ne laisser à Paris que la coordination sécuritaire.

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François Heisbourg

François Heisbourg est président de l’International Institute for Strategic Studies (IISS), basé à Londres, et du Centre de politique de sécurité de Genève (GCSP).

Il est conseiller spécial à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS).

Il a été membre du Centre d'Analyse et de Prévision du ministère des affaires étrangères (1978-79), premier secrétaire à la représentation permanente de la France à l’ONU (1979-1981. 

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Eric Denécé

Eric Denécé, docteur ès Science Politique, habilité à diriger des recherches, est directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R).

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