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Y-a-t-il une idée pilote dans l’avion de l’opposition à Emmanuel Macron ?

Malgré sa victoire, Emmanuel Macron semble ne susciter qu’une adhésion limitée sur son nom et son projet. Pour autant, une opposition rassemblée autour d'un projet politique susceptible de convaincre les Français peine à voir le jour.

Au royaume des aveugles...

Publié le - Mis à jour le 12 Mai 2017
Y-a-t-il une idée pilote dans l’avion de l’opposition à Emmanuel Macron ?

Atlantico : Dans quelle mesure cette situation pourrait libérer un espace pour opposition structurée ? Pourtant, droite et gauche ne se caractérisent-ils pas, au moins pour le moment et malgré un début de tentative de renouvellement, par un défaut de projet alternatif permettant de convaincre les Français ? 

Sylvain Boulouque : La première chose c'est qu'Emmanuel Macron (même si son deuxième tour est tout de même un succès puisqu'il obtient deux tiers des suffrages exprimés) si l'on se réfère au premier tour n'est en réalité  élu qu'avec un peu moins de 25% des suffrages exprimés. Donc un peu moins d'un quart des électeurs, et en termes de voix on obtient moins de 20%. Donc il n'a pas du tout de majorité comme on pourrait le laisser penser. Ce n'est pas un président forcément bien aimé. D'autant que les ralliements qui se sont fait autour de lui sont pour la plupart sur la base d'une forte inquiétude vis-à-vis du Front National et non d'une adhésion à son projet.

Les Républicains et Jean-Luc Mélenchon (de manière subliminal pour sa part) ont appelé à voter pour lui afin de faire barrage au FN. Donc un très fort score mais un président mal élu au final. 

Deuxième point concernant l'opposition structurée, c'est difficile de répondre pour le moment. Avec les législatives, on a quatre formes d'oppositions différentes (incarnés par Jean-Luc Mélenchon, Les Républicains, Le front National et la Parti Socialiste) et on se demande encore comment Emmanuel Macron va gouverner. On en sait pas quelle majorité ou quelle non-majorité il aura dans un mois. 

La droite et la gauche traditionnelle, si l'on excepte Jean-Luc Mélenchon qui a un projet d'opposition structuré, sont déconfis. Il y a une crise d'identité forte dans les deux camps qui fait qu'ils ne savent pas comment rebondir pour le moment. 

D'autant qu'Emmanuel Macron représente actuellement une force d'attraction pour un certain nombre de personnes, des représentants des partis. Ce qui fait que beaucoup quittent les partis traditionnels au profit du parti du nouveau président de la république. On ne sait pas encore quels dispositifs –ou sanctions-  les partis traditionnels vont prendre face à ces "ralliements". On est dans l'attente de confirmation. D'autant que les listes définitives ne sont pas déposées. 

 
 
Edouard Husson : Emmanuel Macron a magnifiquement joué le jeu des institutions de la Vè République. Il a refusé le jeu des partis, par exemple en ne tombant pas dans le piège de la primaire de la gauche, qui lui aurait été fatal. Il s'est présenté comme quelqu'un qui refusait la compromission avec des partis usés. C'était bien vu. Il peut à première vue se poser en rassembleur, du fait de son score au 2è tour. Deux obstacles se présentent immédiatement à lui: les institutions ont évolué depuis de Gaulle dans la mesure où le passage du septennat au quinquennat a fait coïncider (jusqu'à maintenant) élection présidentielle et élections législatives. Macron sera mis au défit, immédiatement, de trouver une majorité; et elle n'est pas gagnée d'avance.
 
Deuxième faiblesse de Macron: à la différence du Général de Gaulle, de Pompidou ou de Giscard, il n'est pas porteur d'une histoire personnelle dense dans un secteur d'action publique (ni privée d'alleurs). A la différence de Mitterrand, Chirac, Sarkozy ou Hollande, il ne peut pas se targuer d'une longue carrière politique. Sa seule chance, c'est la faiblesse encore plus marquée de toutes les forces politiques - sauf le néo-communisme de Mélenchon. Etant donné qu'il n'est pas sûr que les Insoumis transformeront le score présidentiel de Mélenchon en députés, Macron se trouve face à un paysage très éclaté. Le parti socialiste s'est désintégré au terme de la présidence de Hollande. Les Républicains sont revenus à un étiage "chiraquien" (autour de 20%). Quant au Front National , il a raté de très loin la barre des 40%  qui lui aurait permis de s'imposer comme la force d'opposition. Si je cherche un point commun à toutes ces faiblesses, j'identifie l'incapacité à s'adresser à l'ensemble de la société française. Hamon et Fillon ont disputé, sans succès, la "France d'en haut" à Emmanuel Macron. Marine Le Pen n'a pas su convaincre, dans l'entre-deux-tours, la "droite d'en haut" de la rejoindre pour conjuguer ses forces à la "droite d'en bas". 
 

Au-delà des réflexes de vote à droite ou à gauche, y-a-t il en France un parti ou un mouvement dont le projet serait véritablement capable de convaincre les électeurs au point de souhaiter imposer une majorité de cohabitation ou à minima d’installer une force d’opposition limitant sensiblement la marge de manœuvre d'Emmanuel Macron ?

Sylvain Boulouque : Pour l'instant ça n'en prend pas le chemin. Est-ce que les électeurs en décideront autrement ? Pour le moment je ne vois pas comment la situation peut évoluer. Sachant qu'en plus, les législatives ne sont pas des élections territorialisées. On a 577 élections locales donc il peut y avoir sur certains départements des évolutions. Mais on voit quand même qu'il y a des départements qui sont immobiles depuis très longtemps et qui risquent bien de le rester. 

 

 
Commentaires

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  • Par edac44 - 10/05/2017 - 08:18 - Signaler un abus Et si ..., et si ..., et si ma tante en avait !....

    Les jeux sont faits, Aléa jacta est ! rien ne va plus ! Macron est "l'heureux" élu par défaut (gros le défaut, hein !...) d'un système dit démocratique qui n'a plus de démocratique que le nom. Voter contre n'a jamais été un choix, la France se résigne depuis trop longtemps à ses insuffisances démocratiques et n'est plus semble t-il pour beaucoup, que la façade trompeuse d'un décor de cinéma !... S'il y a aujourd'hui en France quatre camps bien distincts qui ne seront jamais fait pour s'entendre, n'en déplaise à Macron, à savoir les LR (en trois ex blocs, Fillon, Jupé, Lemaire), le PS (ou ce qu'il en reste), le FN déjà bien fissuré et enfin Mélenchouille et sa bande de nostalgiques du communisme sauce La Havane, quid de l’intrus "En marche", porteur possible de toutes les illusions perdues de ceux qui n'ont plus rien à perdre ??? La rentrée risque de ne pas être de tout repos après les législatives et pour les 577 nouveaux guignols qui vont pomper sans scrupule, plus d'un milliard d'euros par an aux contribuables de France (soit il est vrai, moins d'un français sur deux). Espérons que les "cent jours" promis de brutales réformes n’emmènent pas la France vers un prochain "Waterloo"

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 10/05/2017 - 08:34 - Signaler un abus En fait l'Europe est la seule

    En fait l'Europe est la seule idée qui pourrait fédérer l'opposition à Macron ..... Cette idée sera portée par toute la gauche et l'extrême gauche de Marine à Poutou en passant par Mélanchouille .....C'est pourquoi le petit Macron aura un besoin absolu de la droite pour faire passer ses idées.... Et c'est aussi pour ça qu'il a besoin de Valls, car la droite l'aime bien...

  • Par ISABLEUE - 10/05/2017 - 09:32 - Signaler un abus Tous les cinq ans, on nous refait le coup du

    "Ca va faire le jeu du Fn" et ce pendant 15 jours..... Ce président, très très mal élu a du pain sur la planche... que les autres vont lui savonner . Il va marcher sur des œufs pendant cinq ans... Le peuple est écoeuré des politiciens.. Et si Fillon était blanchi ?????

  • Par Ganesha - 10/05/2017 - 10:01 - Signaler un abus Excellent titre !

    Excellent titre ! Quant à l'article, c'est du Macron : aussitôt lu, on l'oublie ! Mais, de toutes façons, les commentateurs d'Atlantico ne lisent jamais les articles... Chacun raconte ici sa petite histoire ! Je ferai donc pareil...

  • Par Ganesha - 10/05/2017 - 10:07 - Signaler un abus Ma vision de l'Avenir...

    En fait, ce qui serait ''vraiment rigolo'', ce serait une situation de blocage institutionnel, qui laisserait la France sans gouvernement pendant des mois ou des années, suivant l'exemple qu'ont connu la Belgique et l'Espagne. Mais en réalité, les Ripoublicains et les Socialos français ne sont que des ''partis croupions'', ne présentant aucun projet ou idéologie précise, de simples larbins de Mr. Gattaz et Mme Merkel : leur seule différence avec ''En Marche'', c'est le degré d'hypocrisie ! La décision qu'ils vont devoir prendre, c'est soit de laisser Macron gouverner à sa guise, sans majorité, en s'abstenant, soit de former un gouvernement ''d'union nationale''. Laquelle des deux options sera la plus suicidaire ? La bonne nouvelle, c'est que ne devrons pas attendre à nouveau cinq ans pour bénéficier d'une bonne ''dissolution anticipée'', bien démocratique, comme en Angleterre, ou, les législatives ''mid-term'' aux USA. On pourrait fixer l'échéance au jour où le nombre de chômeurs de catégorie A atteindra la barre des 4 millions !

  • Par Anguerrand - 10/05/2017 - 10:09 - Signaler un abus Bien sûr que oui, il aura des idées

    Avec son entourage de Robert Hue Le communiste à Madelin ultra libéral, en passant par Bayrou, Valls, et bien sur son mentor le flamboyant Hollande, les idées ne manqueront pas, mais lesquelles ?

  • Par Totor Furibard - 10/05/2017 - 11:01 - Signaler un abus Sarkozy comme reference ? C'est de l'humour Mr Husson ?

    Sarkozy serait la référence pour réformer l'Education Nationale et investir massivement dans l'enseignement supérieur et l'innovation. C'est une blague non ? Mr Husson: votre vision politique est fondamentalement biaisée. La raison pour laquelle Mr Fillon n'a remis en question aucun des dysfonctionnements de l'UE est simplement que l'UE c'est déjà la droite néolibérale: C'est un outil formidable pour asservir les peuples aux besoins et injonctions des grand groupes et des détendeurs de capitaux en général. L'UE est déjà très faible et les néo-libéraux savent qu'on ne peut y toucher sur un point sans remettre aussi en question tout le reste, et ça, ils n'en veulent surtout pas. Fillon n'avait pas le choix: c'était le candidat du grand capital et des patrons: ne l'oublions pas. Analyse tout aussi farfelue pour Lepen: la main tendue vers les plus bas revenus lui a rapporté énormément de voix, ce qui explique le score historiquement HAUT du parti. Nous verrons le FN revenir à ses scores d'avant quand la ligne Filippo sera abandonnée.

  • Par GP13 - 10/05/2017 - 11:05 - Signaler un abus Euro-utopistes contre euro-réalistes ?

    Macron veut toujours plus d'intégration européenne, avec une vraie gouvernance de la zone euro. Sa marche au son de l'hymne de l'union européenne est venue confirmer son choix euro-utopiste. Il semblerait que les juppéistes et les centristes de LR soient sur cette ligne. L'opposition devrait logiquement se structurer contre les euro-utopistes et proposer l'euro-réalisme d'une nouvelle alliance européenne de pays libres et souverains. Cette clarification fondamentale ne peut passer que par une recomposition politique..... que les dirigeants actuels des partis ne veulent pas !!

  • Par g16 - 10/05/2017 - 11:12 - Signaler un abus Frustration

    Tous les partis déçus veulent la stratégie de l'empêchement. Sauf qu'ils ont tort de ne pas l'aider a rehausser l'image de la France.

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 10/05/2017 - 11:49 - Signaler un abus @ganeshânebâté...le retour !!

    Quelques ganeshâneries de plus pour nous livrer sa vision politicodémocraticocomique. La Belgique est justement la bonne référence, celle où le gouvernement n'a plus le pouvoir de nuisance... le pays étant dirigé par les fonctionnaires sous la houlette de Bruxelles. Le fait que la Belgique s'en porte très bien devrait nous encourager à faire comme eux et se passer de ces gouvernants de bons à rien qui passent leur temps à se défausser de leur imcompétance sur Bruxelles... Et vive les régions d'une grande Europe politique !

  • Par lafronde - 10/05/2017 - 12:34 - Signaler un abus La présidentielle est nuisible à la Démocratie

    La campagne présidentielle aggrave les maux dont souffre le pays. Elle centralise les choix, donc s'éloigne de leur solution qui doit être le plus possible trouvée par subsidiarité. Plus de compétence à l'épreuve du terrain, que d'envolée démagogique dans les meeting présidentiels. Michel Onfray nous le rappelle dans sa Contribution aux présidentielles : "le logiciel jacobin est mort" et "décolonisons la province française". pourquoi devrions-nous confier la gestion du pays à une seule personne, certes futur Chef de l'Etat, mais élue sur un coup de dé médiatique ? Citoyens ! Aux Législatives reprenons notre rôle de Peuple souverain, que la Presse audiovisuelle nous a dérobé à la présidentielle. Quelles sont les puissances d'argent derrière Macron ? Cela ressemble fort à une prise du pouvoir par le Patronat !

  • Par Ganesha - 10/05/2017 - 12:41 - Signaler un abus Critère essentiel et prédiction audacieuse

    En dehors des évènements imprévisibles, surtout hors de France : élections en Allemagne, Angleterre, Italie, Krach boursier mondial, je le répète : le critère essentiel de jugement des français sur leur nouveau président, ce sera l'évolution de la courbe du chômage. Une prédiction audacieuse : Emmanuel Macron sera rapidement contraint d'instaurer le Revenu de Base ! Ne haussez pas les épaules, lisez donc plutôt : http://www.20minutes.fr/economie/2064687-20170509-rsa-apl-smic-retraites-propose-emmanuel-macron-plus-modestes

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 10/05/2017 - 13:26 - Signaler un abus Élémentaire mon cher Watson......

    Pas con Macron, bien sûr qu'il envisage l'allocation unique. Mais c'est parce qu'elle coûtera moins cher à l'état que toutes les aides actuelles... Les baisés seront les cumulards du RSA+ Parents isolés+Alrgent-braguettes+allocs logt.+++++ fraudes.......Ça c'est une vraie mesure de droite, rien à voir avec l'allocation d' Hamon destinée aux feignasses...

  • Par Semper Fi - 10/05/2017 - 20:40 - Signaler un abus @Totor furibard

    Le mandat de Sarko n'est certainement pas un exemple, mais le propos de M. Husson est plutôt de dire que Sarko avait réalisé lors de sa campagne le tour de force de parler aussi bien aux classes populaires qu'aux classes supérieures, ce que n'ont su faire si Fillon (parler aux classes populaires), ni MLP (parler aux classes supérieures). L'analyse de M. Husson sur l'argument de Schengen est d'une limpidité saisissante. Le problème de Fillon, paraitre comme trop de droite ; le problème de MLP, paraître comme trop proche des "riches". Il est impératif de prendre des leçons auprès des Tories british qui parlent aussi bien aux classes populaires qu'aux CSP+.

  • Par Semper Fi - 10/05/2017 - 20:50 - Signaler un abus @GP13

    Dans le fond vous avez raison mais vous ne pouvez pas bâtir une campagne électorale sur ce seul thème, sauf à s'appuyer sur un point précis qui parle à tous. A ce titre, Schengen est l'axe d'approche idéal puisque remettre en cause la libre circulation SANS CONTROLE parle tant à l'électorat populaire qui se contrefout de savoir comment fonctionnent les institutions européennes mais subit de plein fouet les ravages liées aux frontières grandes ouvertes, qu'à l'électorat CSP+ conservateur qui comprend que remettre en cause Schengen est le point de départ d'une révision complète du fonctionnement des institutions européennes vers plus d'indépendance des nations.

  • Par JLH - 10/05/2017 - 21:35 - Signaler un abus Oui, pire que çà,

    il n'y a plus aucun pilote actuellement pour conduire le pays, j'écrivais il y a trois mois après une contribution de M. Rayski que l'élection soigneusement amené de M Macron nous mettrait non dans un joyeux bordel, mais dans un triste bordel, voilà, voilà, çà vient gentiment.

  • Par g16 - 12/05/2017 - 00:12 - Signaler un abus Baroin et Wauquiez

    Comme Fillon n'ont pas la communication aussi facile que Sarkozy, c'est le plus gros handicap de la droite. En plus, Juppé fout le bordèle au parti, à chaque fois qu'un journaliste lui donne un micro, j'accepte la position de Le Maire, et je comprend Bernadette Chirac qui n'aimait pas Juppé. Malgré tout, il se pourrait bien que les électeurs accordent un fort contre pouvoir à Macron en votant pour des vrais députés ancrés à droite, encore que certains risquent d'aller le chercher au FN.

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Sylvain Boulouque

Sylvain Boulouque est historien, spécialiste du communisme, de l'anarchisme, du syndicalisme et de l'extrême gauche. Il vient de publier sa nouvelle note, La gauche radicale : liens, lieux et luttes (2012-2017), à la Fondapol (Fondation pour l'innovation politique). 

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Edouard Husson

Edouard Husson est historien. Ancien vice-chancelier des universités de Paris, ancien directeur général d'Escp Europe, il a fait ses études à l'Ecole normale supérieure et à Paris Sorbonne, dont il est docteur en Histoire. Edouard Husson a été chercheur à l'Institut für Zeitgeschichte de Munich (1999-2001) et chercheur invité au Center For Advanced Holocaust Studies de Washington (en 2005 et 2006). Il a également été fait docteur honoris causa de l'Académie de Philosophie du Brésil (Rio de Janeiro) pour l'ensemble de ses travaux sur l'histoire de la Shoah.

Il est aussi vice-président de l'université Paris Sciences et Lettres (www.univ-psl.fr)

 

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