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Y a-t-il encore quelque chose à attendre de l’Europe ? Le grand entretien Henri Guaino-Emmanuel Todd

Le construction européenne fait voir aujourd'hui ses principales failles de conception. L'erreur pour ses fondateurs a été de ne pas distinguer Europe des civilisation et Europe des institutions. Identité, compétition commerciale, voire guerre économique, l'Europe n'a jamais semblé si peu capable de jouer son rôle de garante de la paix.

Examen de fond

Publié le - Mis à jour le 21 Novembre 2014
Info Atlantico

Emmanuel Todd : Je vous accorde que les niveaux de vie sont en train de baisser.

Henri Guaino : Nous sommes entrés dans un processus déflationniste. La déflation, quelle que soit la structure de la société, conduit à la catastrophe. Est-ce que nous allons continuer comme ça ?

Jean-Claude Trichet avait une vision de l’économie et de la politique monétaire très restrictive qui conduisait à la déflation. Mario Draghi lui a succédé et n’a manifestement pas la même conception des choses. C’est un sujet absolument majeur car les grandes crises économiques ont souvent des causes monétaires. Dans un discours récent, il a annoncé que la Banque Centrale Européenne allait prendre des mesures non conventionnelles massives pour éviter le piège déflationniste. Quelques semaines après, il a commencé à faire marche arrière devant l’opposition de certains pays, et en particulier de l’Allemagne…

Un cycle de désendettement ne peut pas être géré sans l’outil monétaire, sinon c’est la déflation, l’effondrement de l’activité, des prix et du pouvoir d’achat.

L’Europe est à la croisée des chemins. Nous avons un problème de politique monétaire qui peut apparaître tout à fait secondaire à nos élites dirigeantes, mais qui devient en réalité majeur. Que restera-t-il de la Démocratie si nous tombons dans la déflation ?

Emmanuel Todd : Nous spéculons  sur la sortie du blocage  Nous commençons à penser en termes de crise.

Henri Guaino : Dans les années 30, la déflation est venue des Etats-Unis. Aujourd’hui, elle pourrait bien venir de l’Europe. Il y a une crise de la pensée européenne qui n’est pas séparable de la façon dont nous voyons aussi la mondialisation, comme un monde complètement aplati où tout est fluide, où tout est résolu par une sorte de darwinisme économique.

Emmanuel Todd : Ce qui est caractéristique de l’Europe c’est de ne plus être dans la réalité du monde, de plus avoir de vision globale du monde, comme il en existe aux Etats-Unis, en Russie, en Chine ou au Japon. Cela dit,  l’Allemagne  développe  une vision et si elle reste longtemps le centre de l’Europe, alors l’Europe finira par acquérir une vision allemande du monde.

Ce que montre l’Histoire c'est qu’en général les politiques sont en retard sur les crises économiques.  On en arrive en général à une crise politique avant d’avoir résolu la question économique. Et ce que montre l’histoire des crises politiques, c'est que les tempéraments politiques nationaux sont très différents. En vérité, l’entrée en crise maximise la diversité  culturelle et les antagonismes. En 1929, les deux pays les plus avancés dans la crise sont l’Allemagne et les Etats Unis. Pour produire Roosevelt d’un côté et Hitler de l’autre. En France cela donne le Front Populaire. Ce sont des réactions fort diverses. Je sens monter une tension générale s'incarnant  en Europe dans une divergence des comportements politiques. En France, on est pris dans une farandole totalement démente associant une droite classique pulvérisée, un PS qui est devenu un vrai parti de droite, aile gauche comprise,  et un Front National prônant simultanément la solidarité nationale et la division de la nation entre Français anciens et récents. En Allemagne, ils ont comme en Suisse l’union de la gauche et de la droite, effet d'une organisation verticale de la société. Lorsqu’on dit que l’Europe est désormais le continent de "la" démocratie, (après avoir inventé le fascisme, le communisme et le nazisme soit dit en passant), on fait comme s’il n'y avait chez les 27 qu'un seul système politique. C’est faux. D'ailleurs, si les gens de l’UMP ou du PS étaient sérieux dans leur idée de faire comme l’Allemagne, ils gouverneraient ensemble.

La crise approche, la pensée unique évolue. La pensée unique des années 90  (pour moi pensée «zéro »), c'était l'infinie beauté du libre-échange, de l'euro, de la démocratie,  l’amitié entre les peuples, un pacifisme de principe. Sur ce dernier point nous pouvons identifier une mutation récente, effet de l'anxiété d'élites, politiques ou journalistiques impuissantes devant le détraquage du monde. Ce que l’on sent venir,  ici c’est un besoin de boucs-émissaires et une préférence pour la guerre: avec Bachar El-Assad, avec Poutine. La pensée zéro n’est plus pacifiste. L'Europe avance, vers le mal. On dénonce depuis un quart de siècle la xénophobie des couches populaires, mais vraiment, m'acharnant à essayer de comprendre la russophobie des élites, je suis arrivé à la conclusion que la russophobie, c'était tout simplement la xénophobie des élites.

Les élites sont paumées partout mais les chercheurs français ont quand même un avantage  incontestable dans la compétition intellectuelle pour comprendre la crise morale et intellectuelle de l'Occident, Chez nous, le désarroi des élites est transparent, incarné. François Hollande incarne le vide de la classe dirigeante. Il est pour nous une sorte d’avantage épistémologique. Son égarement total nous permet d'envisager l'hypothèse  qu’Obama, Merkel, Cameron n’ont pas non plus un  gros contrôle de la situation.

Henri Guaino : Je vois les choses un peu différemment. En économie, cette pensée unique ou zéro est tout simplement une vieille orthodoxie. Il est frappant de voir à quel point les idées économiques qui dominent aujourd’hui le débat politique sont de vieilles idées forgées pour beaucoup entre 1750 et 1850... Quant au pacifisme, c’est une pensée qui a toujours conduit…à la guerre. C’est toujours la même chose, à force de nier la nature humaine, la réalité du monde, la dimension tragique de l’histoire, on finit par les reprendre en pleine figure. Quand on veut bien réfléchir à l’alliance de l’orthodoxie économique et financière et du pacifisme, nous avons un exemple dans l’histoire de France, celui de Pierre Laval, en 1935. C’est un pacifiste qui s’est retrouvé à droite et qui pensait que la meilleure réponse à la crise était la déflation plutôt que la dévaluation. Il a répondu à la commission de la défense du Sénat qui lui demandait une augmentation des crédits de la défense, en 1935, que ce n’était pas possible parce que la situation financière de la France ne le permettait pas. A cette époque où se jouaient tant de choses, Laval incarnait parfaitement ce que le Général de Gaulle appelait «le système». C’est d’ailleurs pour cela qu’il jouera un si grand rôle en 1940, au milieu de la débâcle, dans la mise en place du régime de Vichy : il était parfaitement représentatif du comportement et de l’état d’esprit des notables politiques de la IIIe république finissante.

La pensée unique ou vide est celle de la bonne conscience. Aujourd’hui, comme dans les années 30, elle ne pense pas la crise de civilisation européenne et mondiale.

L’Europe a tout faux. Elle a tourné le dos à la Russie. Elle a tourné aussi le dos à la méditerranée et elle s’est coupée de sa source culturelle, spirituelle, géographique, avec une terrible désinvolture que nous payons aujourd’hui. Le mépris de beaucoup de nos partenaires du Nord et de l’Est pour l’Europe du Sud s’inscrit dans cette logique suicidaire.

Emmanuel Todd : L’un des traits fondamentaux de l’Europe était en 1990 son clivage est ouest. Et ce qui est en train d’apparaitre est un clivage nord sud. C'est très impressionnant pour un historien. Cela nous ramène à l'affrontement entre catholiques et protestants, très loin en arrière. S'inquiéter seulement du retour de la guerre froide, c'est à nouveau ne pas sentir la vitesse des mutations en cours.

Passe-t-on obligatoirement du Pierre Laval de 1935 à celui de 1940 ?

Henri Guaino : Ne refaisons pas l’histoire. Mais observons où peuvent conduire le pacifisme bêlant, l’opportunisme et le conformisme politiciens qui assurent les carrières, le confort d’une bonne conscience à toute épreuve qui conduit à la perte de tout sens moral, une intelligence uniquement préoccupée par les petits calculs, les petites combinaisons, incapable d’appréhender la nature des crises et la dimension tragique de l’histoire. A vrai dire, Laval représente un type de personnage que l’on rencontre tous les jours. Il a vécu juin 40 comme une opportunité pour revenir au centre du jeu politique. Rien de plus. Les circonstances l’ont entrainé dans l’infamie. Mais le politicien rusé, roublard, un peu maquignon sur les bords tout occupé à ses marchandages dont le parlementarisme de la fin de la IIIe République avait fait ses délices, n’a pas perçu l’immense faute morale de la collaboration et son engrenage. Encore et toujours la question du sens moral et du sens du tragique dans la condition humaine et donc dans la politique. C’est la toile de fond. Plus factuellement, les graves erreurs de politique économique dans le contexte de la grande dépression des années 30, la déflation plutôt que la dévaluation, le refus de réarmer à cause de la situation financière et d’un pacifisme foncier contribueront à mettre la France en position de faiblesse au moment de la grande épreuve du printemps 1940 et ne seront pas étrangers au désastre. Sans doute, comme toujours, l’histoire aurait-elle pu emprunter d’autres voies. Mais s’il n’y a jamais de fatalité, il y a néanmoins un lien, somme toute logique, entre le Laval de 35 et celui de 40. Comparez à Churchill à la même époque. Il a pu se tromper sur la politique économique mais il a pressenti le danger et compris sa nature. Au regard de sa personnalité, de son histoire personnelle et politique, personne ne peut l’imaginer proposant la collaboration à Hitler même si  l’Angleterre avait été envahie : encore le sens moral et celui du tragique. A vrai dire, lorsque la politique ne peut pas s’élever au-dessus du marchandage, des petites combinaisons partisanes, du clientélisme qui sont le lot des régimes d’Assemblée finissants, lorsque le système politique ne génère que des politiques à courtes vues et que surviennent des crises profondes, le désastre est presque toujours assuré.

 Il faut se souvenir de Guy Mollet en 1956. Politicien chevronné, ancien résistant mais prototype de l’expert en gestion de courants, de sous-courants, marchandant tout conformément aux pratiques de la IVe finissante, il mena le pays au bord de la faillite, il réussit à transformer le drame algérien en tragédie. Et pour montrer qu’il savait trancher, lui qui ne tranchait jamais, il envoya les troupes françaises, à Suez, pour contrer la nationalisation du canal par Nasser, aux côtés des Anglais, pour qu’elles rentrent quelques jours plus tard face à l’ultimatum conjoint des Soviétiques et des Américains. Terrible humiliation. Lorsque Guy Mollet quitte le pouvoir, la démocratie parlementaire est au bord de l’effondrement et le pays au bord de la guerre civile. La faiblesse inhérente à la politique politicienne est au moins aussi dangereuse que la volonté de puissance.

Au-delà de ce constat, je me pose une autre question. Dans l’histoire des élites françaises, une partie d’entre elles au moins, a souvent trahi la France pour tirer au mieux son épingle du jeu sans se soucier du destin collectif, alors que, par exemple, les élites anglaises n’ont jamais trahi l’Angleterre…

Les élites européennes ne sont-elles pas en train de trahir l’Europe ? Que dire d’une Europe qui prend le visage de Monsieur Junker, un homme qui, à la tête du gouvernement luxembourgeois, a organisé le pillage fiscal méthodique de tous les autres pays européens ? C’est cela l’élite européenne ? C’est cela son idéal européen ? C’est d’encourager l’évasion fiscale, d’ouvrir l’Europe à tous les vents, de la laisser économiquement désarmée, d’en faire la victime expiatoire de toutes les guerres économiques, de tous les prédateurs, de tous les démagogues. Plus grave encore, le désarmement militaire de l’Europe dans un monde où les tensions, les conflits, les menaces se multiplient. On nous raconte une histoire de Nation européenne. A-t-on jamais vu une Nation qui n’a pas la volonté de se défendre ? L’Europe, si belliciste vis-à-vis de la Russie, de la Syrie, de l’Iran, de l’Etat islamique, des organisations terroristes ne veut pas de défense européenne. Elle ne veut que le parapluie américain. A part la France et l’Angleterre, l’Europe ne s’engage jamais militairement et elle renâcle à payer pour partager le coût des interventions. Etrange Europe pacifiste en diable et tout autant belliciste vis-à-vis de tous ceux qui ne partagent pas sa conception de la Démocratie ou qui pourraient mettre en danger la Paix dans n’importe quelle région du monde, mais Europe incapable de s’armer pour défendre la Paix et pour se défendre elle-même, pour défendre sa tranquillité, sa liberté, sa conception de la civilisation. Cette Europe qui encense la Paix à tout bout de champ, pousse à la guerre par procuration. Emmanuel Todd parlait tout à l’heure de boucs émissaires. L’Europe s’est fait une spécialité, au nom de la bonne conscience européenne, ou de vieilles rancœurs, de désigner des boucs émissaires dont elle demande la tête aux autres, sans accepter de se salir les mains elle-même. C’est moins dangereux et moins coûteux.  En apparence et à court terme. Car, à long terme ce genre de renoncement se paye toujours très cher.

 
Commentaires

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  • Par Benvoyons - 16/11/2014 - 11:27 - Signaler un abus J'ai rarement lu des gens aussi nullissimes! Des comparaisons

    qui n'en sont pas, le sophisme, toujours du sophisme, toujours plus de sophismes. C'est pas Giscard qui est vieux mais les deux compères avec des comparaisons à la mords-moi le nœud. Car le problème de la France n'est pas l'Europe mais la France. Justement grâce a notre élite consanguine, avec qu'une seule vision (SocialoMarxiste rejoint par le Socialisme Nationalisme du FN MLP) l’État toujours plus d’État. Nos Fonctionnaires sont Fonctionnaires plus le contrôle des Fonctionnaires. Ils sont des élus 55 à 60% des élus députés, sénateurs,régions, sont Fonctionnaires. Les Fonctionnaires contrôlent les Syndicats aussi. En fait les deux Fonctionnaires veulent encore amplifier le phénomène pour soi-disant aider la France, et bien Non! ils veulent que tout cela tourne autour d'eux car leur égo Fonctionnaire sont supérieurs à tout. Il est temps que le peuple d'entrepreneurs reprenne le pouvoir dans les chambres des députés et des sénateurs, Régions. Pour le moment les forces vives partent à l'étranger car dans les pays ou ils vont et bien les Fonctionnaires n'ont pas le droit d'être des élus. La France n'est que le résultat des conflits d'Intérêts des Fonctionnaires pour être élus.

  • Par zouk - 16/11/2014 - 12:33 - Signaler un abus Todd/Guaino

    Deux analyses intelligentes et heureusement divergentes. Mais reste l'immense question: que faire? Bien sûr, à 17 comment adopter une position commune sur quoi que ce soit. Alors? la question insiste. Et Benvoyons, bien que simpliste, n'a pas entièrement tort

  • Par vangog - 16/11/2014 - 12:38 - Signaler un abus Ce dialogue offre l'illusion de lire une scène de Théâtre...

    ...entre deux passagers du Titanic-Europe, qui voient passer des icebergs de plus en plus nombreux, et qui se demandent s'il faut aller dessaouler le Capitaine qui dort, torché, dans sa cabine, et rassembler les passagers sur le pont, ou prier pour que ça passe... Mais c'est une illusion...dont la seule vérité est le constat qu'a déjà réalisé le FN depuis longtemps, de l'erreur de l'Euro, de la mise en concurrence sauvage des peuples Européens entre eux, de leur impuissance à s'adter à la globalisation, par manque d'anticipation et par soumission aux groupes de pression minoritaires pseudo-pacifistes et trotsko-immigrationnistes. Si ces deux intelligents auteurs avaient l'obsession du courage, tel qu'ils en parlent avec ferveur, ils admettraient se rapprocher de plus en plus du constat que nous faisons, nous les FN, depuis plus de vingt ans. Et vingt ans, cela aurait permis d'anticiper et de s'adapter à la globalisation, par un protectionnisme intelligent et une défense active de nos frontières, qu'elles soient Européennes, ou Nationales, si l'UE n'y parvient pas... Et maintenant que tous s'accordent, peu ou prou, avec le constat du FN, peut-être faudrait-il aborder ses solutions?

  • Par Benvoyons - 16/11/2014 - 13:00 - Signaler un abus vangog - 16/11/2014 - 12:38 Tu dis

    "de la mise en concurrence sauvage des peuples Européens entre eux," Donc en France il faut interdire la concurrence entre les magasins, les fabricants d'automobiles, en fait le FN comme le PS et les deux zigoteaux de l'article et bien "il faut interdire la concurrence" et donc l'innovation qui va avec etc... Bravo les ploucs!

  • Par cloette - 16/11/2014 - 13:15 - Signaler un abus Todd

    Est un sociologue , un ethnologue dont les études sur les formes de famille dans les societes sont fort intéressantes .Guaino lui est un Gaulliste . Les deux ont pour mérite d'avoir une parole qui tranche avec ce que nous déversent les médias!

  • Par Leucate - 16/11/2014 - 13:18 - Signaler un abus Comparaison n'est pas raison

    Les EUA d'origine, ce sont les treize colonies anglaises d'Amérique du Nord qui se sont rebellées contre leur roi. Il a fallu deux guerres (1778-1783 et 1812 que les américains appellent la "seconde guerre d'indépendance") pour que la nouvelle république, seul Etat indépendant des Amériques, soit définitivement installé. La seconde guerre de 1812 durant laquelle Washington fut prise et incendiée par les tuniques rouges, démontra aux américains leur faiblesse démographique face aux Etats européens maritimes présents dans les amériques. La décision fut alors prise d'ouvrir le pays à l'immigration européenne afin de peupler les immenses territoires des 13 colonies d'origine et, dans un second temps, les territoires de l'Ouest encore plus immenses entrevus par les trappeurs et les premières explorations. Recevoir des immigrants nécessita de mettre au point une grande entreprise d'assimilation pour que ces migrants, venus de toute l'Europe, deviennent des américains. L'Ouest fut progressivement conquis et des Etats se créèrent au fur et à mesure, avec leurs institutions copiées sur celles des 13 "vieux Etats". Il y a donc homogénéité entre les Etats des Etats Unis d'Amérique

  • Par vangog - 16/11/2014 - 13:35 - Signaler un abus @Benvoyons Ne vous faites pas plus naïfs que vous l'êtes!

    La "concurrence sauvage" que je dénonce, à l'image de très nombreux Européens, est le dumping fiscal et social créé de toute pièces par les très bêtes traités Européens. La pierre angulaire de cette arnaque historique est la commission européenne et son Président Juncker, Bernard Madoff du dumping fiscal et social, et celui qui a profité le mieux de l'immense naïveté des peuples Européens... La fameuse convergence européenne n'a fait converger que les banquiers et les Lobbyistes représentant les multinationales vers Bruxelles...car ces deux corporations parmi les plus actives en Europe, ont largement profité de ce dumping fiscal et social, allant faire fabriquer leurs produits à l'Est de l'Europe, dans les ex-pays socialistes socialement attardés, et fixant les sièges de leurs sociétés au Luxembourg, en Belgique ou en Irlande, paradis fiscaux de l'Europe faussement concurrentielle... Cette convergence Européenne ne profite pas (et c'est même eux qui en paient le prix fort) aux citoyens non-delocalisables des enfers fiscaux tels que la France...artisans, PME, TPE, professions faussement "libérales", mais vraiment réglementées et ponctionnées par le Baal étatique et socialiste..

  • Par von straffenberg - 16/11/2014 - 17:43 - Signaler un abus Le système politique français implosera

    Cette analyse intelligente ne fait que renforcer l' idée que le front National s'il ne possède pas la vérité détient quelques solutions .Je suis persuadé que la classe politique actuelle (celle qui ne voit que les urnes) sera balayé d'une façon ou d'une autre . La situation internationale étant tendue le pire devra être évité mais la démocratie n'est pas un acquis comme dit Guaino elle peut se perdre .

  • Par Professore - 16/11/2014 - 19:02 - Signaler un abus Consternant

    Giscard veut réduire l'Europe de 28 à 12, Wauquiez de 28 à 6 et Bruno Alomar de 28 à 3 ! Manifestement la partie la plus urgente à retirer de l'Europe ce sont quelques arrondissements de Paris (ou peut-être un seul) où résident vos deux protagonistes. Même Bepe Grillo n'oserait pas dire autant de balivernes.

  • Par brennec - 17/11/2014 - 10:39 - Signaler un abus Quel libéralisme?

    Si l'europe des années 80 avait été fondée sur des idées libérales, l'euro n'aurait jamais vu le jour. En effet tous les économistes et surtout ceux de l'école autrichienne ont pointé l'erreur fondamentale consistant a faire une monnaie unique dans un espace qui n'est pas optimum. L'europe depuis les années 80 avance sur un projet fédéral qui ne dit pas son nom et dont la plus grande partie des peuples ne veulent pas.

  • Par Benvoyons - 17/11/2014 - 11:40 - Signaler un abus Les commentateurs me font penser à un élève qui ne voyant pas

    à quoi l'école lui rend service pour le futur et ne se rendant pas compte déjà ce qu'il lui doit, abandonne l'école pensant ainsi qu'en étant indépendant de tout, il réussira par lui même. Bien évidemment il faut concrétiser un projet Fédéral. Bien évidemment il faut encore du temps pour que les coordinations nécessaires se mettent en place. Bien évidemment il faut que chaque état fasse l'effort vers les autres. Croire que sans l'Europe la France Agricole existerait encore est une pure débilitée. Qu'Airbus Franco Français existerait encore! Les 2 gnomes écrivant l'article font comme si rien n'existait en Europe, et que sans effort l'Europe pourrait se faire. Les 2 gnomes de l'article sont les dignes représentants du Moyen-Âge (qui fût aussi de son temps un grand moment de l'Europe) mais qui ne peut plus exister comme cela. La nostalgie n'a aucun pouvoir sur le futur. Le laisser croire, c'est produire se qui ce produit en ce moment les jeunes Français quittent la France pour les pays qui n'ont pas cette nostalgie d’incapacité qui empêche ce créer l'avenir.

  • Par Ganesha - 17/11/2014 - 12:45 - Signaler un abus Médicaments

    Bravo mr Benvoyons ! Les deux auteurs de cet article sont vraiment des minus, des arriérés mentaux ! Heureusement que vous êtes là, notre nouveau Fuhrer, notre Grand Timonier, notre Himalaya de la Pensée, pour nous montrer la Vérité, le Vrai Chemin, la Solution Finale : l'Extermination de tous les Fonctionnaires. Qu'en pense votre psychiatre ? Sait-il que vous avez arrêté vos médicaments ?

  • Par Leucate - 17/11/2014 - 16:05 - Signaler un abus @Benvoyons - école poubelle

    Quand on voit que son enfant est dans une école poubelle comme sait si bien les faire l'Educnat, on le met alors dans le privé même si cela coute plus cher ...au départ. Pour le reste, il faut continuer à engraisser le mammouth. S'il a disparu c'est bien parce qu'il n'était plus adapté, laissons les espèces dépassées s'éteindre de leur belle mort. Pour l'UE, c'est pareil. Il y a eu un défaut de fabrication au départ, à la poubelle donc et on peut reprendre là où c'était du solide, c'est à dire avant Maastrique et voir ce qu'on peut faire d'intelligent adapté au XXI° siècle. Il ne sert à rien de vouloir continuer à construire sur des plans dépassés et faux. Ce qui est astucieux, c'est de laisser tomber pour repartir ensuite sur des bases solides. Et tant pis pour les cabris hop ! hop ! hop !

  • Par hmrmon - 17/11/2014 - 18:26 - Signaler un abus l'UE

    Comme l'explique si bien ce dialogue, le projet de faire des 28 pays de l'union ou même les 17 de la zone euro, avec, chacun, leur culture, leur Histoire, leurs intérêts divergents, plus la disparité entre leur développement économique, même à long terme, d'une fédération sur le modèle américain, devient de plus en plus avec le temps qui passe et les contradictions qui ressortent, un projet qui s'en va à vau-l'eau, faute de réalisme et de fondations solides. Ce qui aurait pu mieux marcher, c'est une vaste zone de libre-échange, ou chaque pays aurait développé son propre créneau économique, tout en gardant le contrôle de sa monnaie et de ses frontières comme le prône encore l'Angleterre.

  • Par Benvoyons - 17/11/2014 - 18:51 - Signaler un abus C'est fou comme les gens ne connaissent pas l'histoire

    de l'Europe. L'Histoire de France c'est l'histoire de l'Europe, l'Histoire de l'Italie c'est l'Histoire de l'Europe, etc etc.. Le socle Historique de l'Europe est commun avec les différents pays d'Europe. Quand j’entends qu'il faut revenir comme avant et bien c'est dire que les échanges économiques et Culturels étaient bon du Moyen-Âge à la création de l'Europe. Donc au lieu de revenir comme avant et bien les gens demandent l'inverse que chaque pays s'enferment, donc encore pire qu'avant. Maintenant les USA il aura fallu 120 ans avant qu'ils se stabilisent. Il vous faut partir aux USA pour voir qu'il y a de grandes différences entre la Californie, le Mississippi, les États des Grands Lacs, New York, Boston etc... Ces grandes différences sont aussi bien économiques que culturelles. La France fonctionne comment et bien "il faut que tout le monde fasse pareil, au même moment avec les mêmes écoles, les mêmes...il faut formater. En fait se qui fait notre perte actuellement. Une monnaie commune est le minimum requis pour que l'économie fonctionne d'une manière fluide et à moindre coût. Bien évidemment avec des transformations qu'ont fait un certain nombre de pays et pas d'autres.

  • Par acsot - 19/11/2014 - 07:45 - Signaler un abus La suffisance de Todd est sidérante

    Monsieur " je critique tout parce que je suis un scientifique" affirme n'importe quoi sans aucune rigueur ni preuve. C’est lassant.

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Emmanuel Todd

Emmanuel Todd est un historien, anthropologue, démographe, sociologue et essayiste. Ingénieur de recherche à l'Institut national d'études démographiques (INED), il développe l'idée que les systèmes familiaux jouent un rôle déterminant dans l'histoire et la constitution des idéologies religieuses et politiques.

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Henri Guaino

Henri Guaino est un haut fonctionnaire et homme politique français

Conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, président de la République française, du 16 mai 2007 au 15 mai 2012, il est l'auteur de ses principaux discours pendant tout le quinquennat. Il devient ensuite député de la 3e circonscription des Yvelines.

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