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Y a-t-il encore quelque chose à attendre de l’Europe ? Le grand entretien Henri Guaino-Emmanuel Todd

Le construction européenne fait voir aujourd'hui ses principales failles de conception. L'erreur pour ses fondateurs a été de ne pas distinguer Europe des civilisation et Europe des institutions. Identité, compétition commerciale, voire guerre économique, l'Europe n'a jamais semblé si peu capable de jouer son rôle de garante de la paix.

Examen de fond

Publié le - Mis à jour le 21 Novembre 2014
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 Emmanuel Todd : Je trouve que l’on est un peu en retard dans le vocabulaire. On emploie des mots sans se rendre compte qu’ils ont changé de sens. On continue à parler d’Europe, ou de fédéralisme, comme si  l’on avait toujours affaire à la même "chose". Mais ce n’est plus la même Europe. C’est une Europe où les nations sont inégales. Il y a un chef qui est l’Allemagne et ses satellites d'Europe du nord et des pays baltes. On vit dans une Europe ou les Polonais sont à prendre au sérieux alors qu’ils veulent faire la guerre aux Russes.

On met Moscovici sous contrôle letton. Ce n'est plus l'Europe de papa, l'Europe sympa de la politique agricole commune, d'Airbus, d'Ariane et du projet Erasmus. C'est un autre monde, austéritaire, inégal, sado-masochiste, qu'il faut peut-être l’appeler par son nom allemand, Europa.

(En dévoilant le titre du livre de Valéry Giscard D’Estaing : EUROPA- Sauvons L’Europe !)

C’est caractéristique, je n’avais pas vu ce titre du livre de Valéry Giscard d’Estaing. Quel talent! Il est vrai que le privilège des vieillards est de ne plus avoir à faire semblant. Un autre exemple de retard conceptuel: lorsque des benêts, pas toujours socialistes, nous disent que, pour résoudre les problèmes économiques, « il faut aller vers plus de fédéralisme », ils ont un train intellectuel de retard. Il y a déjà un centre de décision unique en Europe qui est l'Allemagne. Et l’Allemagne est centralisée, à Berlin,  dans son processus décisionnel. Les ministres français vont à Berlin demander des autorisations à leurs superviseurs allemands. Bon, c’est un fédéralisme hiérarchique un peu complexe. On se tord les mains en se lamentant de ce que l’Europe française n'avance plus. Mais une autre  Europe  avance, ensemble d’Européens inégaux habitant des nations inégales placées sous l'autorité  d'une nation hégémonique, l'Allemagne, dont la démocratie particulière continue de fonctionner. Merkel, au contraire de Hollande est populaire et légitime dans son pays. Je l’ai dit dans le journal allemand "Die Zeit", l'Allemagne est, selon le concept  politologique classique, une Herrenvolk Democracy: un peuple dominant y délibère démocratiquement et décide pour les autres. Je crois cependant que cette structure n'est qu'une étape.

Le premier souci des élites dirigeantes allemandes n’est pas le bien-être du peuple. En relisant "Les Etapes de la croissance économique" de Rostow, j’ai redécouvert cette idée que les sociétés qui ont atteint un certain niveau de développement ont le choix entre une politique de bien-être des populations et une recherche de la puissance. L’Allemagne fait une politique de puissance. A Berlin, le bien-être des populations n’est pas prioritaire, y compris celui de la population allemande.

Henri Guaino : C’est une analyse séduisante qui contient une part de vérité, mais une part seulement, car ce ne sont pas uniquement les intérêts qui guident le monde. Ce qui nous arrive en Europe n’est pas seulement la conséquence de la volonté de puissance allemande. Il y a quand même une question : pourquoi accepte-t-on le diktat allemand ?

Emmanuel Todd : Les autres pays l’acceptent parce que la France l’accepte.

Henri Guaino : Cela ne répond pas à la question : pourquoi la politique allemande produit-elle une telle adhésion dans les élites européennes en général, françaises en particulier ? Pourquoi les élites françaises n’opposent-elles pas un refus à l’hégémonie allemande ? Elles en ont les moyens, car si l’on ne peut pas faire l’Europe sans l’Allemagne, on ne peut pas la faire non plus sans la France, et ceux qui ont le plus à perdre à voir exploser l’Euro, ce sont les Allemands !

Emmanuel Todd : Seule la France est en position de briser le système. Les pays du sud sont dans un processus de détestation impuissante de l’Allemagne et il suffirait que les élites françaises bougent. Je suis d’accord avec Henri Guaino.

Le projet européen est-il une impossibilité en lui-même ou un échec découlant de cette construction ?

Henri Guaino : C’est d’abord l’échec du rêve fédéraliste qui vire au cauchemar.

Emmanuel Todd : On m’accuse toujours d’être germanophobe. Quelle erreur! Je connais mieux l’histoire allemande que la plupart des gens qui peuplent l’Elysée, l’Assemblée et les rédactions en chef des journaux traditionnels. Mon attitude est fondamentalement une acceptation d’historien: j'accepte de voir la spécificité de la puissance allemande, l'évidence d’un rôle particulier de l’Allemagne dans l’histoire. J’accepte de voir que la modernité éducative européenne a commencé avec la réforme protestante, que l’Allemagne était alphabétisée longtemps avant la France et je connais par ailleurs les structures familiales allemandes. J’accepte de façon empirique cette évidence de la capacité de l’Allemagne à dégager une énergie particulière à certains moments. J’accepte de voir que la France a fait ce qu’elle a pu, qu'elle a fait son devoir, au-delà même de ses forces en 14-18. Et j'ai tiré la leçon de la deuxième guerre mondiale: la France ne peut seule contrôler l’Allemagne dans l'espace européen. La France a d’autres qualités; cela n’a aucun sens de justifier pourquoi on préfère être français. L’idée française que l’on peut faire comme l’Allemagne -  je n’ai même pas dit aussi bien-  est une aberration. La leçon de l’histoire c'est que nous n’en finissons pas d’avoir un problème allemand, c'est une régularité qui dérive de la constitution anthropologique et religieuse de l'Allemagne. Mais il y a d’autres pays comme cela ; si la Suède avait 80 millions d’habitants, je vous garantis qu'on dégusterait une version ultra féministe de la même chose.

Les élites françaises  ont un rapport  névrotique  à l’Allemagne. Elles aimeraient gérer  un peuple aussi obéissant et efficace. Mais nous, Français, sommes autre chose, et notamment peu enclins à accepter sans discussion l'autorité. Nos énarques ne peuvent l'admettre. Il est vrai que les énarques de la botte, Inspecteurs des Finances, Auditeurs à la Cour des Comptes ou au Conseil d'Etat ont le plus souvent réussit en fayotant et sont donc très mal armés intellectuellement pour penser la désobéissance.  Mais l'Allemagne est l'Allemagne, disciplinée, efficace, obstinée dans la poursuite d'objectifs spécifiques. Nous ne sommes pas à la bonne échelle de puissance pour la contrôler, c'est  le boulot des autres: Américains, Anglais, Russes.

Henri Guaino : Cela donne presque raison à Mitterrand, qui voulait canaliser l’Allemagne en la noyant dans une grande Europe…

Emmanuel Todd : Oui, et ce magnifique projet a mis l’Europe sous contrôle allemand. S’il existe une application de l’expression "se tirer une balle dans le pied", en voici le parfait exemple.

Henri Guaino : L’obsession allemande a fait commettre beaucoup d’erreurs. A force de vouloir se préserver de l’Allemagne, on a fini par faire l’Europe telle qu’elle est aujourd’hui, assez proche, il faut bien le dire, de la description qu’en fait Emmanuel Todd : en voulant contenir l’Allemagne, on l’a mise au centre, et même au-dessus de la construction européenne.

J’en reviens au point précédent. L’état de l’Europe aujourd’hui est le résultat d’une défaite intellectuelle majeure plus, à mon sens, que de la supériorité objective de la puissance allemande. Keynes avait raison : les idées mènent le monde beaucoup plus que les intérêts.  Le problème de l’Europe est dans le rapport qu’entretient une partie de ses élites politiques, intellectuelles, économiques avec l’histoire, la géographie, la culture et l’anthropologie ou encore la démographie, et qui s’exprime très bien dans l’attitude de l’Europe aujourd’hui sur la question ukrainienne, comme elle s’est parfaitement exprimée au moment de la ratification du Traité de Maastricht et de la création de l’Euro. La politique se construit sur des réalités qui ne sont pas toutes matérielles. Sinon les réalités vous rattrapent et elles se vengent. Regardez l’Euro ! Souvenez-vous de ce que disaient les anti-maastrichtiens en 1992 ! Regardez les tensions avec la Russie ! Souvenez-vous de ce que disaient les Russes lors de l’indépendance du Kosovo en 2008. Bien au-delà des intérêts et des puissances, l’Europe actuelle est le produit de ce rêve fou d’un continent vierge sur lequel on pourrait édifier n’importe quelle construction abstraite. Le résultat est un désastre dont émerge seulement ce qu’il y a de plus compact, de plus solide, ou pour reprendre la phraséologie d’Emmanuel Todd, ce qu’il y a de plus discipliné, c’est-à-dire l’Allemagne, mais elle finit par s’y fragiliser à son tour.

Quel sens prend la construction européenne aujourd’hui ?

Henri Guaino : L’amitié franco-allemande est une nécessité vitale pour les deux peuples et pour le continent. Que la France et l’Allemagne soient de nouveaux ennemis serait la pire chose qui pourrait arriver au continent européen. Mais être amis n’est pas être soumis. Si ce que nous avons construit ensemble transforme l’amitié en soumission, l’échec est assuré. Indépendamment des rêves de puissance que lui prête Emmanuel Todd, l’Allemagne doit faire face à des réalités comme sa démographie qui lui dicte en partie sa politique.

Mais la politique de la démographie allemande ne peut pas être la nôtre. A fortiori celle de tout le continent. Elle conduit dans beaucoup de pays à un rejet de l’Allemagne et de l’Europe.

Emmanuel Todd : Le système européen dysfonctionne, c'est une évidence massive, un nez au milieu d'une figure. La question n’est donc plus de savoir si l’Europe fonctionne, l’Europe est un désastre. Le problème est désormais de pouvoir répondre à la question « Pourquoi ne se passe-t-il rien ? ». Il y certes a un problème de conscience et de responsabilité des élites dirigeantes. Mais dénoncer les élites ne suffit pas. Que se passe-t-il dans le corps électoral ? Il faut quand même admettre qu’il y a encore des élections en France et que le corps électoral n’est pas dans un état d’esprit révolutionnaire. Les gens sont capables de voter non à la constitution de 2005 mais lorsque les manœuvres politiques aboutissent au traité de Lisbonne, il ne se passe rien.  Il y a toute une partie de la France qui s’accommode des politiques de l’Allemagne: la France reste riche et elle est de plus en plus vieille. Passive.

Henri Guaino : Cela ne préjuge en rien du caractère révolutionnaire du peuple français. L’histoire nous apprend que les ressentiments, les colères peuvent rester longtemps souterrains jusqu’au jour où, de façon toujours surprenante et inattendue, ils éclatent au grand jour.

Emmanuel Todd : Vous avez raison, mais ce que je dis, en tant que démographe, est que le genre de structure d’âge qu'a actuellement le monde occidental n’a jamais existé dans l’histoire. Compte tenu de la structure politique représentative et de la place des vieux dans le corps électoral on a un peu de mal à imaginer une sortie du blocage actuel dans le cadre de procédures démocratiques. L'âge médian des électeurs doit être proche de 50 ans.

Henri Guaino : Cela ne veut pas dire qu’il ne se passera rien éternellement. Personne, en janvier 1789, ne croyait que la révolution allait tout emporter. Je crois qu’il existe toujours un degré de souffrance à partir duquel tout peut arriver. Et c’est le problème auquel se trouve confrontée l’Europe, une fois de plus, comme elle y a été confrontée dans les années 30. Il y a un moment où à force de faire souffrir les gens, la colère devient irrépressible.

 
Commentaires

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  • Par Benvoyons - 16/11/2014 - 11:27 - Signaler un abus J'ai rarement lu des gens aussi nullissimes! Des comparaisons

    qui n'en sont pas, le sophisme, toujours du sophisme, toujours plus de sophismes. C'est pas Giscard qui est vieux mais les deux compères avec des comparaisons à la mords-moi le nœud. Car le problème de la France n'est pas l'Europe mais la France. Justement grâce a notre élite consanguine, avec qu'une seule vision (SocialoMarxiste rejoint par le Socialisme Nationalisme du FN MLP) l’État toujours plus d’État. Nos Fonctionnaires sont Fonctionnaires plus le contrôle des Fonctionnaires. Ils sont des élus 55 à 60% des élus députés, sénateurs,régions, sont Fonctionnaires. Les Fonctionnaires contrôlent les Syndicats aussi. En fait les deux Fonctionnaires veulent encore amplifier le phénomène pour soi-disant aider la France, et bien Non! ils veulent que tout cela tourne autour d'eux car leur égo Fonctionnaire sont supérieurs à tout. Il est temps que le peuple d'entrepreneurs reprenne le pouvoir dans les chambres des députés et des sénateurs, Régions. Pour le moment les forces vives partent à l'étranger car dans les pays ou ils vont et bien les Fonctionnaires n'ont pas le droit d'être des élus. La France n'est que le résultat des conflits d'Intérêts des Fonctionnaires pour être élus.

  • Par zouk - 16/11/2014 - 12:33 - Signaler un abus Todd/Guaino

    Deux analyses intelligentes et heureusement divergentes. Mais reste l'immense question: que faire? Bien sûr, à 17 comment adopter une position commune sur quoi que ce soit. Alors? la question insiste. Et Benvoyons, bien que simpliste, n'a pas entièrement tort

  • Par vangog - 16/11/2014 - 12:38 - Signaler un abus Ce dialogue offre l'illusion de lire une scène de Théâtre...

    ...entre deux passagers du Titanic-Europe, qui voient passer des icebergs de plus en plus nombreux, et qui se demandent s'il faut aller dessaouler le Capitaine qui dort, torché, dans sa cabine, et rassembler les passagers sur le pont, ou prier pour que ça passe... Mais c'est une illusion...dont la seule vérité est le constat qu'a déjà réalisé le FN depuis longtemps, de l'erreur de l'Euro, de la mise en concurrence sauvage des peuples Européens entre eux, de leur impuissance à s'adter à la globalisation, par manque d'anticipation et par soumission aux groupes de pression minoritaires pseudo-pacifistes et trotsko-immigrationnistes. Si ces deux intelligents auteurs avaient l'obsession du courage, tel qu'ils en parlent avec ferveur, ils admettraient se rapprocher de plus en plus du constat que nous faisons, nous les FN, depuis plus de vingt ans. Et vingt ans, cela aurait permis d'anticiper et de s'adapter à la globalisation, par un protectionnisme intelligent et une défense active de nos frontières, qu'elles soient Européennes, ou Nationales, si l'UE n'y parvient pas... Et maintenant que tous s'accordent, peu ou prou, avec le constat du FN, peut-être faudrait-il aborder ses solutions?

  • Par Benvoyons - 16/11/2014 - 13:00 - Signaler un abus vangog - 16/11/2014 - 12:38 Tu dis

    "de la mise en concurrence sauvage des peuples Européens entre eux," Donc en France il faut interdire la concurrence entre les magasins, les fabricants d'automobiles, en fait le FN comme le PS et les deux zigoteaux de l'article et bien "il faut interdire la concurrence" et donc l'innovation qui va avec etc... Bravo les ploucs!

  • Par cloette - 16/11/2014 - 13:15 - Signaler un abus Todd

    Est un sociologue , un ethnologue dont les études sur les formes de famille dans les societes sont fort intéressantes .Guaino lui est un Gaulliste . Les deux ont pour mérite d'avoir une parole qui tranche avec ce que nous déversent les médias!

  • Par Leucate - 16/11/2014 - 13:18 - Signaler un abus Comparaison n'est pas raison

    Les EUA d'origine, ce sont les treize colonies anglaises d'Amérique du Nord qui se sont rebellées contre leur roi. Il a fallu deux guerres (1778-1783 et 1812 que les américains appellent la "seconde guerre d'indépendance") pour que la nouvelle république, seul Etat indépendant des Amériques, soit définitivement installé. La seconde guerre de 1812 durant laquelle Washington fut prise et incendiée par les tuniques rouges, démontra aux américains leur faiblesse démographique face aux Etats européens maritimes présents dans les amériques. La décision fut alors prise d'ouvrir le pays à l'immigration européenne afin de peupler les immenses territoires des 13 colonies d'origine et, dans un second temps, les territoires de l'Ouest encore plus immenses entrevus par les trappeurs et les premières explorations. Recevoir des immigrants nécessita de mettre au point une grande entreprise d'assimilation pour que ces migrants, venus de toute l'Europe, deviennent des américains. L'Ouest fut progressivement conquis et des Etats se créèrent au fur et à mesure, avec leurs institutions copiées sur celles des 13 "vieux Etats". Il y a donc homogénéité entre les Etats des Etats Unis d'Amérique

  • Par vangog - 16/11/2014 - 13:35 - Signaler un abus @Benvoyons Ne vous faites pas plus naïfs que vous l'êtes!

    La "concurrence sauvage" que je dénonce, à l'image de très nombreux Européens, est le dumping fiscal et social créé de toute pièces par les très bêtes traités Européens. La pierre angulaire de cette arnaque historique est la commission européenne et son Président Juncker, Bernard Madoff du dumping fiscal et social, et celui qui a profité le mieux de l'immense naïveté des peuples Européens... La fameuse convergence européenne n'a fait converger que les banquiers et les Lobbyistes représentant les multinationales vers Bruxelles...car ces deux corporations parmi les plus actives en Europe, ont largement profité de ce dumping fiscal et social, allant faire fabriquer leurs produits à l'Est de l'Europe, dans les ex-pays socialistes socialement attardés, et fixant les sièges de leurs sociétés au Luxembourg, en Belgique ou en Irlande, paradis fiscaux de l'Europe faussement concurrentielle... Cette convergence Européenne ne profite pas (et c'est même eux qui en paient le prix fort) aux citoyens non-delocalisables des enfers fiscaux tels que la France...artisans, PME, TPE, professions faussement "libérales", mais vraiment réglementées et ponctionnées par le Baal étatique et socialiste..

  • Par von straffenberg - 16/11/2014 - 17:43 - Signaler un abus Le système politique français implosera

    Cette analyse intelligente ne fait que renforcer l' idée que le front National s'il ne possède pas la vérité détient quelques solutions .Je suis persuadé que la classe politique actuelle (celle qui ne voit que les urnes) sera balayé d'une façon ou d'une autre . La situation internationale étant tendue le pire devra être évité mais la démocratie n'est pas un acquis comme dit Guaino elle peut se perdre .

  • Par Professore - 16/11/2014 - 19:02 - Signaler un abus Consternant

    Giscard veut réduire l'Europe de 28 à 12, Wauquiez de 28 à 6 et Bruno Alomar de 28 à 3 ! Manifestement la partie la plus urgente à retirer de l'Europe ce sont quelques arrondissements de Paris (ou peut-être un seul) où résident vos deux protagonistes. Même Bepe Grillo n'oserait pas dire autant de balivernes.

  • Par brennec - 17/11/2014 - 10:39 - Signaler un abus Quel libéralisme?

    Si l'europe des années 80 avait été fondée sur des idées libérales, l'euro n'aurait jamais vu le jour. En effet tous les économistes et surtout ceux de l'école autrichienne ont pointé l'erreur fondamentale consistant a faire une monnaie unique dans un espace qui n'est pas optimum. L'europe depuis les années 80 avance sur un projet fédéral qui ne dit pas son nom et dont la plus grande partie des peuples ne veulent pas.

  • Par Benvoyons - 17/11/2014 - 11:40 - Signaler un abus Les commentateurs me font penser à un élève qui ne voyant pas

    à quoi l'école lui rend service pour le futur et ne se rendant pas compte déjà ce qu'il lui doit, abandonne l'école pensant ainsi qu'en étant indépendant de tout, il réussira par lui même. Bien évidemment il faut concrétiser un projet Fédéral. Bien évidemment il faut encore du temps pour que les coordinations nécessaires se mettent en place. Bien évidemment il faut que chaque état fasse l'effort vers les autres. Croire que sans l'Europe la France Agricole existerait encore est une pure débilitée. Qu'Airbus Franco Français existerait encore! Les 2 gnomes écrivant l'article font comme si rien n'existait en Europe, et que sans effort l'Europe pourrait se faire. Les 2 gnomes de l'article sont les dignes représentants du Moyen-Âge (qui fût aussi de son temps un grand moment de l'Europe) mais qui ne peut plus exister comme cela. La nostalgie n'a aucun pouvoir sur le futur. Le laisser croire, c'est produire se qui ce produit en ce moment les jeunes Français quittent la France pour les pays qui n'ont pas cette nostalgie d’incapacité qui empêche ce créer l'avenir.

  • Par Ganesha - 17/11/2014 - 12:45 - Signaler un abus Médicaments

    Bravo mr Benvoyons ! Les deux auteurs de cet article sont vraiment des minus, des arriérés mentaux ! Heureusement que vous êtes là, notre nouveau Fuhrer, notre Grand Timonier, notre Himalaya de la Pensée, pour nous montrer la Vérité, le Vrai Chemin, la Solution Finale : l'Extermination de tous les Fonctionnaires. Qu'en pense votre psychiatre ? Sait-il que vous avez arrêté vos médicaments ?

  • Par Leucate - 17/11/2014 - 16:05 - Signaler un abus @Benvoyons - école poubelle

    Quand on voit que son enfant est dans une école poubelle comme sait si bien les faire l'Educnat, on le met alors dans le privé même si cela coute plus cher ...au départ. Pour le reste, il faut continuer à engraisser le mammouth. S'il a disparu c'est bien parce qu'il n'était plus adapté, laissons les espèces dépassées s'éteindre de leur belle mort. Pour l'UE, c'est pareil. Il y a eu un défaut de fabrication au départ, à la poubelle donc et on peut reprendre là où c'était du solide, c'est à dire avant Maastrique et voir ce qu'on peut faire d'intelligent adapté au XXI° siècle. Il ne sert à rien de vouloir continuer à construire sur des plans dépassés et faux. Ce qui est astucieux, c'est de laisser tomber pour repartir ensuite sur des bases solides. Et tant pis pour les cabris hop ! hop ! hop !

  • Par hmrmon - 17/11/2014 - 18:26 - Signaler un abus l'UE

    Comme l'explique si bien ce dialogue, le projet de faire des 28 pays de l'union ou même les 17 de la zone euro, avec, chacun, leur culture, leur Histoire, leurs intérêts divergents, plus la disparité entre leur développement économique, même à long terme, d'une fédération sur le modèle américain, devient de plus en plus avec le temps qui passe et les contradictions qui ressortent, un projet qui s'en va à vau-l'eau, faute de réalisme et de fondations solides. Ce qui aurait pu mieux marcher, c'est une vaste zone de libre-échange, ou chaque pays aurait développé son propre créneau économique, tout en gardant le contrôle de sa monnaie et de ses frontières comme le prône encore l'Angleterre.

  • Par Benvoyons - 17/11/2014 - 18:51 - Signaler un abus C'est fou comme les gens ne connaissent pas l'histoire

    de l'Europe. L'Histoire de France c'est l'histoire de l'Europe, l'Histoire de l'Italie c'est l'Histoire de l'Europe, etc etc.. Le socle Historique de l'Europe est commun avec les différents pays d'Europe. Quand j’entends qu'il faut revenir comme avant et bien c'est dire que les échanges économiques et Culturels étaient bon du Moyen-Âge à la création de l'Europe. Donc au lieu de revenir comme avant et bien les gens demandent l'inverse que chaque pays s'enferment, donc encore pire qu'avant. Maintenant les USA il aura fallu 120 ans avant qu'ils se stabilisent. Il vous faut partir aux USA pour voir qu'il y a de grandes différences entre la Californie, le Mississippi, les États des Grands Lacs, New York, Boston etc... Ces grandes différences sont aussi bien économiques que culturelles. La France fonctionne comment et bien "il faut que tout le monde fasse pareil, au même moment avec les mêmes écoles, les mêmes...il faut formater. En fait se qui fait notre perte actuellement. Une monnaie commune est le minimum requis pour que l'économie fonctionne d'une manière fluide et à moindre coût. Bien évidemment avec des transformations qu'ont fait un certain nombre de pays et pas d'autres.

  • Par acsot - 19/11/2014 - 07:45 - Signaler un abus La suffisance de Todd est sidérante

    Monsieur " je critique tout parce que je suis un scientifique" affirme n'importe quoi sans aucune rigueur ni preuve. C’est lassant.

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Emmanuel Todd

Emmanuel Todd est un historien, anthropologue, démographe, sociologue et essayiste. Ingénieur de recherche à l'Institut national d'études démographiques (INED), il développe l'idée que les systèmes familiaux jouent un rôle déterminant dans l'histoire et la constitution des idéologies religieuses et politiques.

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Henri Guaino

Henri Guaino est un haut fonctionnaire et homme politique français

Conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, président de la République française, du 16 mai 2007 au 15 mai 2012, il est l'auteur de ses principaux discours pendant tout le quinquennat. Il devient ensuite député de la 3e circonscription des Yvelines.

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