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Suppression de la réserve parlementaire : l’hypocrisie en marche

La sénatrice des Français de l’étranger Joëlle Garriaud-Maylam revient sur la suppréssion de la reserve parlementaire.

Tribune

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Car derrière l’écume du débat politicien demeure un problème de fonds : au-delà des abus auxquels il était indispensable de remédier, la réserve remplissait une fonction extrêmement utile. Non seulement en France, en faveur de toutes petites collectivités, mais aussi et surtout à l’étranger. Parce que les budgets alloués par le Quai d’Orsay ne cessent de se réduire, certains services publics à nos compatriotes reposent dorénavant largement sur des associations – que ce soit pour l’accès à l’enseignement ou l’aide sociale. 

Privés de facto du droit d’amendement sur la réforme de la réserve parlementaire, les parlementaires en sont réduits, en séance, à essayer d’obtenir des engagements moraux de la part du gouvernement.

Je m’y emploierai bien sûr - de même que j’ai tenté de suggérer au nouveau gouvernement des pistes de réforme par la voie d’une question écrite, mais avec une confiance toute relative sur nos chances de succès.

Voyons les choses sous un autre angle : l’absence de vrai dialogue entre le gouvernement et le parlement sur cette question nous force à penser hors cadre et pourrait permettre de sortir d’une impasse : depuis plusieurs années, je me bats pour que soit créé, à l’échelle nationale voire européenne, un fonds de solidarité au bénéfice des Français de l’étranger confrontés à d’importantes difficultés suite à une catastrophe naturelle ou à une grave crise politique. Jusqu’ici, des barrières administratives et juridiques m’ont toujours été opposées pour justifier la soi-disant impossibilité de créer ce fonds par la loi ou par une initiative gouvernementale. La réserve parlementaire permettait, dans une certaine mesure, de pallier cette inertie. Sa disparition rend d’autant plus indispensable et urgente la création d’une Fondation pour la Présence et le Rayonnement français à l’étranger, qui nous permettrait aussi de soutenir des initiatives pour l’enseignement et l’image de notre pays à l’étranger.

 

 

 
Commentaires

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  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 14/07/2017 - 16:55 - Signaler un abus Servir le pays avant de se

    Servir le pays avant de se servir. Une seule solution, ne plus les payer ! Au moins, on saura que ceux qui s'y collent ne sont pas intéressés par le confort que procurent les revenus, au point d'agir comme des godillots pour conserver leur place au chaud et être réélus systématiquement pendant 20 ans. En revenir à une assemblée de 100 députés, 1 par département, payés comme les moines bouddhistes par le denier du culte. Il y aura certainement moins de postulants, mais ceux là serviront peut-être à quelque-chose....

  • Par vangog - 14/07/2017 - 22:53 - Signaler un abus Une fondation?????

    Quelle idée de bécasse! Le rayonnement de la France à l'étranger ne passe pas par une fondation, mais par la préservation de son identité, que les gauchistes tentent de saccager par tous les moyens qui leurs semblent bons, depuis quarante ans. Et 80% de l'identité d'une Nation, c'est sa langue...vous comprenez maintenant pourquoi les gauchistes ont toujours méprisé l'enseignement de la langue française et de l'histoire française, afin de parvenir à leur but ultime: la destruction de la Nation et de ce qui construit l'identité française. Cette sénatrice ferait mieux d'oublier ses lubies de fonds et de fondations, et devrait s'attacher à mieux défendre l'identité française, si elle veut que la France rayonne...vraiment!

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Joëlle Garriaud-Maylam

Sénatrice des Français établis hors de France, Joëlle Garriaud-Maylam est également secrétaire de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense et vice-présidente de la Délégation aux Droits des Femmes et à l'égalité des chances entre femmes et hommes.

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