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Extra

La fascination pour Steve Jobs
reflète la profondeur
des désillusions vis-à-vis
des patrons ou des politiques

Mort d'un cancer du pancréas à l'âge de 56 ans, Steve Jobs aura marqué l'histoire de la technologie. Portrait d'un visionnaire.

Self made man

Publié le - Mis à jour le 10 Octobre 2011

La timeline émotionnelle globale déclenchée par la mort de Steve Jobs est exceptionnelle. A l’époque où la plupart de l’actualité est consacrée à critiquer la médiocrité généralisée des hommes politiques, des sportifs, des hommes d’affaires et de l’actualité en général, Steve Jobs restera comme le portrait d’un homme fin, intelligent et déterminé, l’un des rares à être capable de faire levier sur l’innovation, la technologie et le design.

Toujours habillé de noir, suffisamment charismatique pour créer le fameux « Reality Distorsion Field » par sa seule présence sur scène, les présentations de Steve Jobs étaient devenues des événements médiatiques à part entière.

Enfant prodige des années 1970, il a traversé les quarante dernières années en redéfinissant l’informatique personnelle grâce à Apple, Next et l’iPad ; l’entertainment via son implication dans Pixar et l’invention de l’iPod ; les communications personnelles grâce au coup de génie de l’iPhone ; et même le retail en imaginant une nouvelle façon de vendre.

Les histoires sur Steve Jobs ne manquent pas, sa fiche wikipedia rappelle son parcours, folklore.org regorge d’anecdotes sur les premières années de Apple, de nombreuses biographies ont été publiées ou sont en train de l’être.

Malgré toutes ses réussites, c’était un homme qui a également connu beaucoup d’échecs et dont la vision n’est pas exempte de profondes erreurs stratégiques. 

Il n’empêche que la qualité de sa vision et sa clarté exceptionnelle se résume très facilement, par exemple en re-regardant ce petit sujet qui lui était consacré en 1984 et dont l’analyse qu’il porte sur le numérique en France mériterait d’être répétée aux équipes d’Eric Besson qui se posent des questions pour élaborer “un plan numérique 2020.”

Aujourd’hui, on ne voit toujours pas comment un entrepreneur français réussirait à faire passer une entreprise de son garage à la tête du CAC 40…

 
Commentaires

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  • Par nomdundieu - 06/10/2011 - 13:26 - Signaler un abus Un patron et un directeur

    Quelle différence entre un patron et un directeur. le mot patron vient du latin de celui qui affrachis son esclave et certainement aussi du mot pater le père . Le patron met ses couilles sur la table parce que c'est son fric qui est en jeux un directeur se branle avec les couilles des autres. des patrons enarques la france en a plus qu'il en vaut. Steve en fut un vrai patron

  • Par Blanc Cassis - 06/10/2011 - 14:59 - Signaler un abus Leçon à tirer

    Quand les financiers ont repris en main Apple et viré Steve Jobs, cette compagnie a failli disparaître. Pour ma part, j'ai travaillé dans une entreprise Hi-tech qui a disparu après avoir été n° deux mondiale quand les financiers ont pris le pouvoir en écartant les ingénieurs. Aujourd'hui que les Etats occidentaux sont aux mains de la Finance avec les conséquences que l'on subit.

  • Par Moonray - 06/10/2011 - 19:03 - Signaler un abus @blanc cassis

    Faire le parallèle entre la gestion d'une entreprise et celle d'un état est dangereux. Si l'état était dirigé comme Apple, ce serait ce que l'on appelle une dictature éclairée. Est-ce vraiment ce que l'on veut ?

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Jean-Baptiste Soufron

Jean-Baptiste Soufron est le directeur du think tank de Cap Digital – le pôle de compétitivité des services et contenus numériques.

Il a fondé ou co-fondé plusieurs startups dont le site nonfiction.fr et Amusement, le magazine de référence sur la culture numérique.

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