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SOS hommes d’Etat : mais où sont les Churchill et les de Gaulle du XXIème siècle ?

Invité de l'émission Des paroles et des actes sur France 2, François Fillon s'est défini comme "l'homme de la vérité" citant le général de Gaulle tout en reconnaissant "ne pas lui arriver à la semelle". Face à la crise économique, sociale et politique qui se poursuit depuis 2009, l'Europe semble justement en panne d'hommes d’État.

A demain de Gaulle

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SOS hommes d’Etat : mais où sont les Churchill et les de Gaulle du XXIème siècle ?

L'Europe semble en panne d'hommes d’État de la trempe du général de Gaulle.  Crédit DR

Atlantico : Face à la crise économique, sociale et politique qui se poursuit depuis 2009, les dirigeants européens semblent totalement impuissants. Au-delà de ses problèmes structurels, l’Europe souffre-t-elle d’une pénurie d’hommes d’État ?

Philippe Braud : Je ne crois pas du tout que l’on puisse considérer les dirigeants européens comme impuissants face à la crise actuelle.

Ce qui nourrit cette illusion dans l’opinion publique c’est la lenteur de leur temps de réaction. Elle est normale puisque le fonctionnement de l’Union européenne exige beaucoup de concertations pour tenir compte des situations nationales des 27 Etats (ou des 14 dans la zone euro) : celles-ci sont tellement différentes aussi bien sur le plan économique que politique. Paradoxalement, cette lenteur présente au moins un avantage majeur. En provoquant une aggravation temporaire de la crise, elle facilite la nécessaire évolution des mentalités.

Il a fallu que l’Italie se rapproche du gouffre pour que Mario Monti puisse succéder à Berlusconi et commencer la remise en ordre du pays. La démonstration de l’impossibilité du statu quo est, en démocratie, le seul vrai levier qui puisse faire accepter les douloureuses réformes de fond qui jettent les bases d’une authentique sortie de crise. Quant à la qualité de la classe politique européenne, c’est-à-dire aussi bien les dirigeants des États que les membres les plus importants de la Commission, on peut en toute franchise la trouver très honorable, même s’il existe des exceptions fâcheuses.

Christian Delporte : Que des dirigeants politiques paraissent dépassés par l’ampleur et la complexité de la crise, ce n’est pas nouveau. Quand est survenue la crise de 1929, et même lorsqu’elle s’est affirmée au début des années 1930, aucun n’en a mesuré le caractère exceptionnel et tous ont appliqué les mêmes recettes orthodoxes et inefficaces. Hoover, aux États-Unis, expliquait que la prospérité était "au coin de la rue", Tardieu croyait la France à l’abri et annonçait une "politique de prospérité", Brüning menait en Allemagne un plan d’austérité absurde, le travailliste Mc Donald ne faisait pas mieux en Grande-Bretagne… Bref, aveugles, sourds, sûrs d’eux-mêmes, ils étaient incapables de sortir de leurs schémas, car tous pensaient la même chose au même moment. C’est le problème aujourd’hui. Les dirigeants actuels ne sont ni meilleurs ni pires que leurs prédécesseurs (ils sont même mieux formés à l’économie), mais ils pensent tous pareil. L’homme d’État est notamment celui qui, par sa vision et sa lucidité, est capable de transgresser les conformismes ambiants.

Qu’est-ce qui distingue justement un homme politique de haut rang d’un homme d’État ?

Philippe Braud : La qualité "d’homme d'État" (quelque soit le sexe naturellement) suppose la capacité de tenir un cap au service d’une vision, mais aussi celle d’arracher des résultats majeurs et durables. Il existe des manières très différentes d’entrer dans ce club très fermé. On retient davantage le style flamboyant d’un Richelieu, d’un de Gaulle ou d’un Churchill. Mais la ténacité tranquille et la justesse de vision d’un Mazarin, d’un Adenauer ou même d’un Pompidou (si injustement sous-estimé) leur méritent aussi ce qualificatif. Les uns auront volontiers pratiqué un mode de gouvernement à la hussarde, les autres un sens tactique achevé. Mais, en dernière analyse, ce qui consacre, c’est le jugement a posteriori de l’Histoire appuyé sur une analyse froide des résultats.

Christian Delporte : Il est d’abord un homme politique comme les autres, capable, pour parvenir au pouvoir, de se plier aux mêmes compromis ou combinaisons. Un homme d’État n’est pas un saint, mais un homme qui croit à son destin et fait en sorte de pouvoir l’accomplir. C’est ensuite, en dominant les circonstances, que l’homme politique se révèle homme d’État. Comment ? En faisant valoir, à la faveur des événements, des qualités qui sortent de l’ordinaire. J’en citerai trois.

D’abord, une vision politique panoramique et diachronique. Parce qu’il est capable d’inscrire son pays dans la longue durée, celle qui relie l’histoire et le futur de la communauté nationale, parce qu’il est en mesure de comprendre comment ce pays se situe dans un monde en mouvement, l’homme d’État est à même de fournir les solutions qui projettent le pays dans l’avenir. Comme l’écrivait déjà au XIXe siècle le théologien James Freeman Clarke, l’homme politique pense à la prochaine élection, là où l’homme d’État songe à la prochaine génération.

Cette vision repose ensuite sur une conviction forte, elle-même fondée sur des valeurs claires qui s’expriment par l’action, le courage, la responsabilité. L’homme d’État, disait de Gaulle, est celui qui est "capable de prendre des risques". Cela ne signifie pas seulement résister aux pressions intérieures ou extérieures, aux groupes d’influence ou aux mouvements de l’opinion, révélés par les sondages, mais aussi savoir rejeter les pressions venues de son propre camp.

Enfin, dernier trait essentiel, l’homme d’État doit avoir le sens du destin collectif : être guidé, en toute circonstance, par l’intérêt commun, évaluer ses décisions à l’aune de la cohésion sociale et des valeurs profondes sur lesquelles elle s’établit. Cela ne veut pas dire céder au consensus mou, mais savoir rassembler, entraîner, dynamiser en ayant le souci de ne jamais diviser la communauté nationale. Visionnaire, sachant prendre de la distance, maîtrisant la complexité du monde, percevant l’intérêt commun, l’homme d’État doit aussi être lucide, c’est-à-dire savoir réajuster sa politique en fonction de l’évolution des circonstances, et non de son avenir personnel.

Qui pourraient être le général de Gaulle ou le Winston Churchill d’aujourd’hui ? Existe-t-il encore des hommes politiques de cette dimension ?

Philippe Braud : Il ne faut pas se tromper d’époque. Autant de Gaulle et Churchill étaient les dirigeants qu’exigeaient la résistance indomptable au fléau du nazisme, ou, s’agissant de la France, le sursaut contre la faillite des institutions de la IVe République en 1958, autant la crise que connaît aujourd’hui l’Union européenne risquerait d’être aggravée par ce type de personnalités. Le gouvernement d’un ensemble aussi vaste, et aussi neuf dans sa conception, que l’UE, n’a pas besoin de "grands hommes." Au contraire. Adulés chez eux, ils risqueraient de susciter des blocages supplémentaires dans les autres pays.

L’Union européenne ne peut se gouverner que comme un système de concertation politique permanent, avec des dirigeants compétents et intègres qui savent jouer collectif. Ce qui nous manque bien davantage aujourd’hui ce sont des intellectuels d’exception capables de penser à très haut niveau la trajectoire passée et le destin exceptionnel de l’entité européenne ; capables aussi de contribuer à la construction d’un rêve commun qui transcende les exigences de la politique au quotidien. Difficile ! Les intellectuels, comme l’a montré Schumpeter, sont trop souvent portés à multiplier les obstacles ou les embarras.

 
Commentaires

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  • Par boblecler - 08/06/2013 - 09:33 - Signaler un abus La France manque d'un collectif

    Je pense qu'on oublie que DEGAULLES ET CHURCHILL étaient portés par un collectif un noyau dur aussi petit soit-il. Le problème est que les banques collectent trop de fonds qu'on manque de business angel et qu'avec les fonds de pension on pourrait augmenter la qualité de l'offre

  • Par Laulau - 08/06/2013 - 10:03 - Signaler un abus Churchill et de Gaulle

    Pendant la crise ils étaient vivants et actifs mais pas au pouvoir. On préféra Chamberlain et sa "bienveillance" à l'égard d'Hitler à Churchill qui voulait s'allier avec l'URSS dès 1938. A de Gaulle le pragmatiste courageux on préféra Pétain et son prêchi-prêcha de vieux gâteux.

  • Par Equilibre - 08/06/2013 - 10:27 - Signaler un abus Philippe Braud est un bon constructiviste

    "Le gouvernement d’un ensemble aussi vaste, et aussi neuf dans sa conception, que l’UE, n’a pas besoin de "grands hommes."" C'est pour cela que nous avons des technocrates minables, vendus à l'UE, qui se foutent complétement de leurs peuples et se contentent de remuer la queue devant Bruxelles et des lois à la con. . "Ce qui nous manque bien davantage aujourd’hui ce sont des intellectuels d’exception capables de penser à très haut niveau la trajectoire passée et le destin exceptionnel de l’entité européenne ; " Sans parler d’intellectuel forcément, Friedmann, Allais, Séguin et autre avaient bien critiqué et averti les dangers de l'UE. "On" nous a vendu cette bouse sans nom. Du coup, le destin exceptionnel de l'UE sera de terminer dans les poubelles de l'histoire, en tant que pitoyable tentative de zone monétaire basé sur du papier et dirigé par des technocrates apatrides. Nous avons seulement pas suivi les bons. Il faudra bien payer les conséquences

  • Par ZOEDUBATO - 08/06/2013 - 11:02 - Signaler un abus Les politicards ont un complexe d'infériorité

    Alors ils veulent chasser les Hommes d'Etat pour que l'on ne puisse plus faire de comparaison De Gaulle se heurta à Pétain le socialiste puis aux gouvernements socialistes d'après guerre qui déclenchèrent les guerres coloniales en refusant toute autonomie locale Churchill eu les mêmes problèmes avec Chamberlain puis les gouvernements travaillistes d'après guerre Le Chef des Prédateurs Spolieurs qui est un enfumeur, menteur, tricheur diabolisa Sarkozy pour instaurer un totalitarisme d'assujettissement idéologique car il n'a ni le courage d'affronter une opposition et une bataille d'idée, ni celui d'avoir en face de lui des citoyens responsables ayant des repères éthiques, moraux et sociétaux, ni celui de continuer la réforme de l'Etat et des institutions commencer par NS

  • Par Hilarion - 08/06/2013 - 12:00 - Signaler un abus Précisions

    A Equilibre: vous évoquez Maurice Allais (Prix Nobel d'économie 1988) et vous ne le rangez pas à juste raison dans le camp des "intellectuels" à la française. En effet, Maurice Allais était un scientifique de premier ordre, major de l'X 1933 application Mines, son choix de carrière avait oscillé entre recherche en physique nucléaire et économie pour choisir la seconde. Ce qui le distinguait d'un intellectuel, c'est que ses conclusions étaient tirées d'études rigoureusement scientifiques et non d' hypothèses hasardeuses dans la grande traditions des intellectuels à la française. Dans son ouvrage Combat pour l'Europe édité en 1990 il avait prévu la crise que nous vivons, largement liée à une décorrélation entre économie réelle et financière. Décédé récemment presque centenaire, le silence fait autour de son nom est précisémént lié à des prises de position en quadrature avec les dogmes qui sont en train de nous conduire dans le mur, entre autres introduction sans contrôle d'une immigration non qualifiée dans une économie qui délocalise les emplois de base qui auraient pu l'employer.

  • Par Atlante13 - 08/06/2013 - 12:12 - Signaler un abus Ce profil n'existe pas

    dans la formation de l'ENA. De Gaulle et Churchill, d'anciens militaires pas forcément très brillants. Nous avons eu droit aux présidents sur-diplômés des grandes écoles. Et enfin sont arrivés les fonctionnaires de l'ENA, formés à l'inaction et à la langue de bois. Et les français en sont heureux, puisqu'ils votent pour ça.

  • Par halvard - 08/06/2013 - 13:47 - Signaler un abus Il n'y en a qu'un

    Un seul aujourd'hui a l'envergure nécessaire : François ASSELINEAU Allez voir ses conférences sur le net et vous comprendrez !!!!!!

  • Par Gamelledebouse - 08/06/2013 - 14:43 - Signaler un abus Géants

    Les personnalités d'exception , les géants de l'Histoire , ne se révèlent que dans des circonstances dramatiques exceptionnelles . Ce ne sont pas des créatures du quotidien "normal" . Napoléon sans la Révolution ? De Gaulle sans mai-juin 1940 ? Qu'on se rassure , les circonstances dramatiques en question risquent bien d'arriver dans pas longtemps . Les nouveaux héros sortiront du rang tout naturellement , c'est dans l'ordre des choses .

  • Par pemmore - 08/06/2013 - 17:41 - Signaler un abus Des hommes de génie éveillés par la guerre,

    il y en a peut'être encore, mais surtout pas un clémenceau qui au lieu de négocier la paix avec une Allemagne exsangue est responsable de de centaines de milliers de morts. (nos grands-pères ou arrières grands-pères

  • Par Carcajou - 08/06/2013 - 18:17 - Signaler un abus Un pur entouré de médiocre

    Il est un autre grand homme qui accrédite la plupart des commentaires affirmant qu'il faut des circonstances exceptionnelles pour qu'un être d'exception émerge et qui démontre que ces hommes sont bastillonnés par les médiocres en temps normal ou de crise insuffisante: Philippe Leclerc de Hautecloque. Capitaine à 38 ans en 1940, la suite de sa carrière est fulgurante. Ses qualités de stratège et de meneur d'homme sont indéniables, son humanisme aussi - ses hommes l'adorent - mais il est noté par des médiocres. Plus que de Gaule qui avait déjà une belle carrière derrière lui, Leclerc est l'archétype de ses hommes d'exception que la médiocrité des dirigeants "normaux" - mais oui, Hollande, Copé, Fillon, Bayrou, NKM , Borloo et les autres, je parle de vous - empêche de se s'épanouir.

  • Par Carcajou - 08/06/2013 - 18:20 - Signaler un abus Erratum

    "que ces hommes sont bastillonnés" mais non, ils sont bâillonnés

  • Par Thot7 - 08/06/2013 - 18:38 - Signaler un abus Il arrive

    le grand sauveur, le grand homme ! Il faudra bien trouver quelqu'un d'intègre, d'humain qui fera passer l'intérêt de son pays avant son intérêt personnel car au train où vont les choses ..... on va droit dans le mur.

  • Par jmpbea - 08/06/2013 - 18:39 - Signaler un abus c'est comme les grands chanteurs , les grands artistes

    les moules sont cassés, on doit faire avec des pantins...

  • Par sheldon - 08/06/2013 - 21:03 - Signaler un abus On n'a que le président que l'on mérite !

    Le secrétaire général du PS qui ne s'est installé et n'a duré dans ce poste que par des louvoiements, des petits arrangements, des non déssisions, était bien connu. Une majorité (même faible) l'a choisi, au moins on savait à quoi s'attendre !

  • Par Kulashaker - 08/06/2013 - 21:22 - Signaler un abus C'est une vraie question !

    Une vraie question, celle que de dire que nous manquons d'hommes d'envergure. Mais je crois qu'un De Gaulle ou qu'un Churchill serait aujourd'hui abattu médiatiquement par le politiquement correct, on vérifierait le moindre de leur pseudo-dérapages, on les traiterait de ringards, de fachos. Un Bernard Lugan incarne bien par exemple cette vieille sensibilité, cette façon militaire, fière, altière qu'avait De Gaulle et Churchill et qui les faisait respecter comme des chefs. Cette façon de faire serait malheureusement criminaliser aujourd'hui.

  • Par DEL - 09/06/2013 - 00:15 - Signaler un abus @zoédubateau

    Pétain socialiste? révisez votre histoire...

  • Par Carcajou - 09/06/2013 - 00:31 - Signaler un abus Ces hommes ont besoin de circonstances particulières

    Kulashaker - 08/06/2013 - 21:22 J'adhère à votre commentaire sauf sur un point: dès que la situation s'est rétablie, le bon peuple, ingrat et amnésique les a virés.

  • Par Duffy - 09/06/2013 - 01:26 - Signaler un abus C'est facile: il faut être capable de s'adresser au Peuple

    et de lui parler de ce qui l'intéresse. Les politicien actuels, méprisent le peuple et doutent de son existence. Il n'en existe aucun qui serait capable de dire, sans éclater de rire: ''Français, Françaises''. Ce ne sont même plus des hommes de partis, ils n'ont plus assez de loyauté pour cela, ce sont des pantins de coterie, des courtisans de second rang, des fayots de petit acabit.

  • Par Duffy - 09/06/2013 - 01:32 - Signaler un abus Churchill est plus qu'un ancien militaire pas très brillant.

    C'était le Duc de Marlborough, ancienne noblesse britannique, vous savez '' Malbrouck s'en va-t-en guerre'', c'est lu ... enfin son ancêtre. John Churchill, 1st Duke of Marlborough, Prince of Mindelheim, 26 May 1650 – 16 June 1722.

  • Par martien - 09/06/2013 - 04:38 - Signaler un abus Attendre le Messie devant la télé.

    Notre représentation du monde, très anthropocentrique, et l'incapacité à l'imaginer autrement nous a conduit au crépuscule de ce monde techno-marchand. Nous nous conduisons comme les grands singes, avec plus de sophistications certes, mais assurément comme des primates. L' orgueil nous cache cette réalité implacable. Tous à courir que nous sommes à nos petits (ou grands) plaisirs, à convoiter les "femelles" les plus attractives, les millésimes et autres délices. Quelle intelligence pour développer des stratégies obscures d'alliances, de compromis (sions) de cupidité sans scrupules. Et même si le Sauveur par miracle revenait, nous aurions tôt fait de le crucifier à nouveau. Vous avez tous de grands coeurs j'en suis persuadé, mais il n'y a que les êtres capables de s'affranchir de leur condition simiesque pour laisser s'exprimer la vraie dimension humaine, muselez le singe (ou le porc) qui sommeille en vous et le monde deviendra meilleur. Dommage...il est trop tard le vers du fric est dans la cervelle de chacun et pour bien des générations encore, le monde se transforme en enfer et aucun messie ne viendra. Cette attente du grand libérateur est aussi irresponsable qu'immature.

  • Par Jean-Francois Morf - 09/06/2013 - 11:43 - Signaler un abus Les pervers narcissiques ne deviennent plus chefs d'Etat!

    ...mais banksters manipulateurs: ils ont ruiné 90 millions d'Américains (People not in laborforce), puis ils ont ruiné des Etats entiers en inventant l'auto-prophétie PIIGS, puis en annonçant la future disparition de l'Euro... Puis ils ont obligé les banques centrales à enrichir les milliardaires en imprimant des Téra$ et des Péta Yen, non pas pour créer des millions d'emplois neufs, mais bien pour faire monter leurs actions, afin d'augmenter encore l'écart entre les milliardaires et les pauvres... Et les chefs d'Etat, qui ne sont plus pervers narcissiques, se sont mis complètement à plat ventre devant ces banquiers malins, c'est à dire diaboliques...

  • Par Cap2006 - 09/06/2013 - 16:02 - Signaler un abus NE jamais oublier que si nos élites étaient brillantes....

    ... elles auraient créé leurs propres entreprises... plutot que de briller sur les banc de l'école.... jusqu'à l'ENA....

  • Par laïcité - 10/06/2013 - 12:38 - Signaler un abus Churchill et de Gaulle doivent se retourner dans leur tombe !

    en constatant la lâcheté et les vues court-termistes (réélection oblige ) qui ont submergé les responsables occidentaux qui se sont succédés depuis le milieu des années 70 : déficits publics constants qui ont entraîné tous nos pays au bord de la faillite. Résultat des courses, les pays occidentaux (Etats-Unis, l'Europe et le Japon ) pratiquent maintenant la fuite en avant en faisant marcher à tout-va les planches à billets, c'est la fuite en avant constante avant de s'écraser contre le mur de la dette!...Même fuite en avant vis à vis des problèmes de société!...L'islamisation pourtant non contestable des pays occidentaux laisse nos politiques figés dans l'inaction paralysés qu'ils sont par la peur et la lâcheté !...Oui nous aurions un besoin urgent de nouveaux Churchill et de nouveaux de Gaulle mais seules des circonstances exceptionnelles qui se rapprochent (conflits, guerre civile etc ) permettront à de nouveaux politiques courageux de sortir du lot, des nouveaux politiques dont le but premier ne sera pas les vues court-termistes de leur réélection mais bien l'intérêt et l'avenir de notre Nation à long terme !

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Christian Delporte et Philippe Braud

Christian Delporte est professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Versailles Saint-Quentin et directeur du Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines.

Philippe Braud est  un politologue français, spécialiste de sociologie politique. Il est professeur des Universités à l'Institut d'Études Politiques de Paris et enseignant-chercheur associé au CEVIPOF (Centre d'Études Politiques de Sciences-Po).

 

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