Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Jeudi 17 Août 2017 | Créer un compte | Connexion
Extra

Sortie de l’euro : quand les calculs et raisonnements du FN se heurtent à la réalité des mécanismes monétaires

Réduction du déficit commercial par une dévaluation du "nouveau franc", "création monétaire" contre l'inflation... Petit tour des rappels de base sur les mécanismes économiques qui permettraient au Front national de ne pas proposer une stratégie dont les fondements reposent sur du sable.

Pas si vite

Publié le - Mis à jour le 31 Octobre 2014
Sortie de l’euro : quand les calculs et raisonnements du FN se heurtent à la réalité des mécanismes monétaires

Sortie de l’euro : les erreurs de calcul et de raisonnement du FN. Crédit Reuters

Ce n’est un secret pour personne. Pour le Front National, l’arme absolue au service du retour de la croissance, c’est la sortie de l’euro. Ce retour à la monnaie nationale serait alors suivi d’une "dévaluation" de 20% du nouveau franc, ce qui permettrait ainsi de restaurer la balance commerciale du pays mais aussi sa croissance. Jusque-là, tout va bien, c’est le bon sens en action.

Sauf que. Le problème est que rien ne va. La stratégie formulée ne repose sur rien, et ce vide est parfaitement démontrable. Car si les critiques habituelles se contentent de hurler "au secours" face à la sortie de l’euro, c’est surtout l’étape suivante qui mérite le coup d’œil.

Dont acte de la sortie de l’euro, pour l’exercice.

Selon le Front National, et comme Marine Le Pen a pu le répéter à plusieurs reprises, une dévaluation "politique" de la nouvelle monnaie permettrait de restaurer la balance commerciale du pays. Il s’agit toutefois d’une profonde méconnaissance du mécanisme monétaire. En effet, cet outil n’a pas vocation à permettre d’exporter plus, il a pour vocation de renforcer la demande intérieure. Et plus la demande intérieure augmente, plus les importations suivent le mouvement, et ce au détriment de la balance commerciale. Soit l’exact phénomène qui se produit aujourd’hui au Japon, au Royaume Uni et aux Etats Unis, qui ont tous trois une balance déficitaire suite à leurs différents programmes de relance monétaire. Une situation qui n’a rien de surprenant puisqu’il s’agit de la simple théorie, il suffit d’ouvrir un livre :

"Dans une économie ouverte, une augmentation de la demande intérieure a un effet plus faible sur le produit qu’en économie fermée, et un effet négatif sur la balance commerciale. Et plus une économie est ouverte, plus l’effet sur le produit sera faible et plus l’effet négatif sur la balance commerciale sera important". (Macroéconomie. Blanchard / Cohen.3e edition. Pearsons. P342).

Evidemment, cette erreur passe plutôt inaperçue puisqu’elle est très bien représentée sur l’ensemble du spectre politique. Là où le problème devient un peu plus sérieux, c’est lorsqu’on aborde la question de la croissance. Pour que celle-ci revienne, la théorie du front national suggère de soutenir le PIB du pays par la voie de la balance commerciale. Une vision soutenue par une équation comptable de base ; le PIB est la somme de la consommation, des dépenses de gouvernement, de l’investissement et du compte courant (c’est-à-dire de la balance commerciale). C’est-à-dire :

PIB = Consommation + Dépenses de Gouvernement + Investissement + Compte courant

La logique du Front national est de permettre une amélioration de la balance commerciale qui viendra s’ajouter en toute bonne logique aux chiffres du PIB. Tout ceci est bien joli, mais le Front National se heurte aux secrets bien gardés de la comptabilité nationale. En effet, c’est avec une grande tristesse qu’il convient d’annoncer que la section "investissement"  de l’équation présentée ci-dessus vient ruiner l’ensemble du raisonnement. Car en comptabilité nationale, l’Investissement est égal à l’épargne nationale MOINS le compte courant. Un grand vide. Ce que le compte courant ajoute au PIB en fin d’équation est retranché de la branche investissement pour un résultat nul, 0, rien. La balance commerciale est comptablement neutre sur le PIB. Il semble que cette situation ait échappé aux experts locaux.

 

Sortir de l’euro est une proposition qui peut se discuter. Mais ce qui est présenté comme une alternative par le Front National repose sur du sable. Encore une fois, la monnaie n’est pas un outil au service des exportations, la monnaie est un outil au service de la demande intérieure. L’ensemble de l’édifice construit s’écroule sur cette simple constatation.

Mais ce n’est pas fini. Marine Le Pen avait également pu indiquer son souhait de voir la Banque de France "faire de la création monétaire" :

"Notre  idée  est  d’en  faire  100  milliards  par  an,  45  milliards  pour  le  remboursement  des  intérêts de  la  dette  et  45 milliards  pour  le  remboursement  du  capital  de  la  dette. Cela limite beaucoup les conséquences d’une éventuelle inflation car on ne l’injecte pas dans l’économie réelle. Enfin il faut réserver les 10 milliards restants au déverrouillage des capacités d’emprunts des PME et PMI."

Si la notion de création monétaire peut parfaitement se justifier, car il s’agit bien de ce qui est mis en place par la Banque d’Angleterre, la Banque du Japon et la Réserve fédérale des Etats Unis, le reste de la proposition est plus surprenant.

Car les Etats Unis, le Japon et  le Royaume Uni se gardent bien de décider de l’affectation des fonds créés par leur banque centrale. Et ce pour deux bonnes raisons. La première est que le système monétaire ne fonctionne pas de cette façon, la "création monétaire" n’a pas vocation à payer des factures, elle a vocation à faire gonfler la base monétaire qui est l’outil de travail d’une banque centrale. Si l’argent créé est affecté ailleurs, aucun effet n’est à attendre sur la demande intérieure. Et Marine Le Pen le dit elle-même "car on ne l’injecte pas dans l’économie réelle". Justement.

La seconde raison est la rupture de toute indépendance de la banque centrale. Il est sans doute nécessaire de critiquer la tour d’ivoire actuelle dans laquelle s’enferme la BCE. Mais soumettre le plus grand pouvoir économique d’une nation à un gouvernement qui souhaiterait s’en servir pour payer ses factures ne peut pas être sans conséquence sur le niveau de confiance apporté à la nouvelle monnaie créée.

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par Leucate - 28/10/2014 - 12:40 - Signaler un abus querelle d'économistes

    MLP, pas plus que la quasi totalité des hommes politiques, n'est pas une économiste de formation. Comme le font tous les chefs de parti en France et dans le monde, elle écoute les économistes de son parti qui lui ont bâti le programme qu'elle a politiquement validé. En général, les économistes sont soit des universitaires qui font de la recherche et qui enseignent, soit travaillent pour le compte d'une organisation, soit enfin sont des indépendants qui vendent leurs analyses à de grosses boites (exemple Ch Gave). Tout ce qu'on peut dire également des économistes du FN, c'est que ce sont des anti-keynesiens proches plutôt de l'école autrichienne, comme l'était un illustre prédécesseur, Jacques Rueff, qui inspira à Pinay sa réforme fiduciaire de 1958 (dévaluation de 20% et remplacement de l'ancien franc par le nouveau franc). Il est également certain que si la France prend ses distance avec l'euro, l'Euroland n'existe plus. Normal puisque les trois grands pays européens sont l'Allemagne (80,6 M d'hab), le UK (64,1 M) et la France 66 M). Si la France penche du côté de l'UK, l'Allemagne sera incapable et ne le voudra pas, soutenir l'euro.

  • Par vangog - 28/10/2014 - 12:43 - Signaler un abus Ne faites pas l'erreur d'isoler une seule mesure, Mr Goetzman!

    Comme certains de vos confrères ont pu le démontrer dans Atlantico, certaines mesures prises seules, sans l'assurance de réformes structurelles indispensables, aboutissent à l'effet inverse de celui qui est désiré!... Ainsi en est-il des mesures socialistes qui privilégient uniquement les économies faites par rabotage de l'état Régalien et du con-tribuable... Le FN a un programme complet de réformes qu'il faut envisager dans son ensemble! Ce n'est pas le passage au Franc, répeté à l'infini par ceux qui agitent l'épouvantail du FN comme des perroquets serviles, mais la stratégie de reconquête industrielle, qui rendra aux entreprises leur compétitivité face à la concurrence du dumping fiscal et social favorisé par l'UE. Quant au passage de l'Euro au nouveau franc, et sa dévaluation consécutive en fonction du marché, ils ne feront que permettre la maitrise de notre monnaie, l'indépendance par rapport a la finance privée et l'economie substantielle de 600 milliards de ces nouveaux francs (3000 milliards de dette dans et hors-bilan X 0.2), ce qui n'est pas négligeable, à l'heure actuelle...

  • Par chrisbord - 28/10/2014 - 14:09 - Signaler un abus Vu du bas

    Je ne pense pas que cette mesure soit applicable tout de suite. Alors que l'euro devient une monnaie de soutien. Je dirais d'abord qu'il serait souhaitable d’encadrer plus sérieusement les relations de nos banques avec la BCE Sion nous n'arriverons jamais a combler cette dette de plus en plus important et qui ruine le PIB ! De plus les trust avec leur siège dans les paradis fiscaux devraient être plus sérieusement contrôlé. Et enfin un énorme problème qui va devenir une bombe a retardement aux frontières de l'Europe, un contrôle drastique d'une immigration devenue impossible a juguler ! Et là, peut-être pourrions nous espérer un tant soit peu de vivre avec le fruit de notre travail !

  • Par Benvoyons - 28/10/2014 - 14:47 - Signaler un abus Leucate - 28/10/2014 - 12:40 Des noms, des noms????

    des fameux économistes du FN. Mais concernant le retour au Franc avec dévaluation et bien première chose l'histoire des dévaluations aurait du mettre la puce à l'oreille des économistes du FN. Rien ne s'annonce à l'avance. Car dés qu'une statistique donnera une possible victoire du FN et bien les Financiers prendront en compte le changement de monnaie et sa dévaluation ce qui aura pour concéquence de remonter idmédiatement le % sur la dette à environ 4 à 5 % minimum possible 7%. Concernant la monnaie et bien c'est pas l'Etat qui détermine sa valeur mais le marché internationale. Donc l'Etat n' a pas la maitrise de sa monnaie.

  • Par 2bout - 28/10/2014 - 15:04 - Signaler un abus Voilà maintenant que les électeurs du FN

    voudraient plus encore d'Europe ? Je me souviens, gamin, on achetait des paquets de bonbons "frappés" comme de la monnaie. C'était bon, mais les commerçants n'en voulaient pas.

  • Par vangog - 28/10/2014 - 15:19 - Signaler un abus @Benvoyons Les taux d'interêts de votre dette UMPS de 3000

    Milliards d'Euros grimperont vers le sommets que vous évoquez, sitôt que les Nordistes auront compris tout l'interêt qu'ils ont à créer une UE réduite entre pays raisonnables et réformateurs (même VGE, qui n'est pas le dernier des imbéciles, l'évoque!) et qu'ils auront abandonné les sudistes sur leur route de la social-démagogie triomphante... Ce jour-là, les taux d'interêt exploseront, car les menteurs professionels qui nous gouvernent auront perdu la garantie de l'Allemagne et du Luxembourg et les prévisions des économistes de Wall-street, qui affirment que notre dette est largement sous-évaluée, se réaliseront! Et 3000 milliards pour un pays qui n'a rien réformé dans le fond, ce ne sera pas facile à remourser à 4 ou 5%... Ceci est une realité qui a plus de probabilité de survenir avant la fin des deux années et demi qu'il nous reste à supporter l'erreur gauchiste, que celle de voir arriver le FN au pouvoir...qui sera, de toute façon un bol d'air pur pour les pauvres, les investisseurs, les entreprises, les contribuables français...

  • Par Benvoyons - 28/10/2014 - 16:29 - Signaler un abus vangog - 28/10/2014 - 15:19 Ton problème c'est que tes

    boniments et ceux du FN MLP avec ses annonces fracassantes de son programme économique,les financiers de la planète ils s'en foutent.Car ils savent déjà ce qu'il adviendra de la France avec cette politique. Ils prendront les dispositions nécessaire pour réduire leurs pertes.

  • Par Peter6809 - 28/10/2014 - 17:38 - Signaler un abus Des économistes au FN?

    Ça se saurait. Elle a même des polytechniciens, c'est tout dire. Quand on voit ce qu'ils font dans l'industrie (SNCF pour ne citer que celui la), qu'ils construisent un programme économique, je rigole. Pas encore compris le procédé : je dois de l'argent en euros, je passe en franc, je devalue...je rembourse plus, non ?

  • Par Leucate - 28/10/2014 - 19:02 - Signaler un abus économistes du FN

    D'abord honneur au plus ancien le Pr Jean Richard Sulzer de Dauphine, qui est plutôt un comptable conseiller en gestion - il a formé les auditeurs des Cour des Comptes - au gouvernement, il serait parfaitement à sa place au Budget. Il est conseiller régional du Nord Il y a Bruno Lemaire professeur émérite de Hec (management) conseiller en économie, budget et fiscalité de MLP, membre du Bureau. Et enfin Bernard Monot, spécialiste des marchés financiers, qui se définit lui-même comme un économiste de l'école autrichienne (Hayek, von Mises ..) qui a modélisé "le plan de désendettement de la France" pour le FN dont il est député européen. Sur certains points, leurs analyse rejoignent celles de Jacques Sapir qui est de gauche. Mais le monde des économistes est une société restreinte où les gens se connaissent et se lisent. Il faut savoir également qu'il y a différentes écoles en économie et chacune de celles-ci se divisent également en sous-groupes. Un fait par contre est certain, aucun de ceux du FN est keynésien et Monot se qualifie même de "libertarien" (en gros l'école autrichienne)

  • Par vangog - 28/10/2014 - 19:21 - Signaler un abus @Peter6809 Vous n'avez pas compris le passage du Franc

    à l'Euro? ...je dois de l'argent en Francs, je transfère la dette en Euros...c'est pourtant exactement la même chose que lors du passage du Franc à l'Euro: les marchés évaluent la valeur de ma nouvelle monnaie par rapport au Dollar, à la Pound, à la Couronne... et je continue à rembourser une dette UMPS de 3000 Milliards d'Euros (dans et hors bilan) qui deviennent 3000 milliards de Francs (dans l'exemple où 1Euro=1 Franc)...facile, non, Un collegien de CM1 comprendrait cela. Marine le Pen n'a jamais dit que la République ne paierait pas la dette UMPS, mais qu'elle allait faire comme tous les autres pays, pour rembourser leurs dettes pourries...du Quantitative easing ou création monétaire! Exactement ce que l'UE ne sait pas faire, par dogmatisme, par technocratie paralysante et pour ne pas déplaire aux retraités Allemands...facile à comprendre, ça aussi, non?

  • Par nabuccolm - 28/10/2014 - 20:02 - Signaler un abus dévaluation et balance commerciale..

    L'augmentation de la masse monétaire augmente certes la masse intérieure, mais dans un pays qui ne produit plus rien et où la demande intérieure se porte pour beaucoup sur des produits importés, l'effet dévaluatif rendra ceux ci plus chers et donc ils devraient faire l'objet d'une moindre demande, à la différence des produits locaux (il en reste). Il devrait donc bien y avoir un effet positif du second ordre sur la balance commerciale.

  • Par 2bout - 28/10/2014 - 20:03 - Signaler un abus vangog,

    Est-ce que ça marche aussi avec les billes que l'on indexerait aux calots et aux boulards ? Quant au QE, cet argent sert d'abord à capitaliser les grosses sociétés (pour rappel courbe S&P500 déjà mise en lien) via les marchés financiers et évidement les banques, histoire de passer les stress-tests, mais ce QE permet également aux Etats de s'endetter. A ce propos, hier soir, le cas de l'Argentine était commenté, pas très fort puisque ma femme s'est endormie, mais ce pays connait une inflation galopante, et une monnaie sans cesse créée.

  • Par vangog - 28/10/2014 - 20:55 - Signaler un abus @2bout être un petit pays, n'a jamais empêché ce pays de

    posséder et gérer sa propre monnaie, et de s'en sortir plutôt bien! Sans ressources énergétiques, ni accès aux océans et bien qu'elle soit entourée, sur toutes ses frontières, par une UE en décomposition, la Suisse se sort plutôt avec brio de la fameuse "crise mondiale", non? La France de Marine Le Pen serait plus proche de la démocratie participative de cette intelligente confédération que des délires Argentins qui semblent avoir marqué votre esprit, au point de devenir la référence principale de vos posts... Très bêtement, l'Argentine, a tenté d'utiliser le mécanisme de la caisse d'émission, en indexant le Peso sur le Dollar, seulement utilisé par certains petits pays, pour mettre fin à l'inflation et à une fuite permanente devant la monnaie nationale. Ceci l'a conduit directement à la crise de 1998 dite « des pays émergents »! Marine Le Pen n'a pas l'intention ni la folie d'indexer le Nouveau Franc ni sur le Peso, ni sur le Dollar, ni sur aucune monnaie, et vous pouvez rayer l'Argentine de vos exemples...

  • Par 2bout - 28/10/2014 - 22:09 - Signaler un abus Le mauvais et le mauvais chasseur

    vangog, relisez votre post de 19h21, vous écriviez précisément : "que les marchés évaluent la valeur de ma nouvelle monnaie par rapport au Dollar, à la Pound, à la Couronne... et je continue à rembourser ... facile, non ? ". Et à 20h55, curieusement vous écrivez : "Très bêtement, l'Argentine, a tenté d'utiliser le mécanisme de la caisse d'émission, en indexant le Peso sur le Dollar, seulement utilisé par certains petits pays". Étonnant, non ? Quant à nabuccolm, l'effet positif du second degré serait sans aucun doute que faute de moyens d'importer des produits de l'étranger, le déficit de la balance commerciale s'en trouverait amélioré.

  • Par vangog - 28/10/2014 - 22:34 - Signaler un abus @2bout Bon! je vous explique, parceque je suis gentil...

    Dans le cas du Peso Argentin, sa valeur a été indexée artificiellement à celle du Dollar, le rendant totalement à la merci des spéculateurs et fonds vautours Américains, qui ont profité de cette faiblesse mortelle, pour dépecer l'économie Argentine... Dans le cas du nouveau Franc "bleu Marine", la valeur de sa devise sera fixée librement par le marché, et principalement le reflet de la compétitivité française retrouvée par une politique industrielle volontariste et une levée des obstacles européens à base de dumping fiscal et social. Rien à voir avec une "indexation"...

  • Par sheldon - 28/10/2014 - 23:52 - Signaler un abus "le reflet de la compétitivité française retrouvée ...

    ... par une politique industrielle volontariste et une levée des obstacles européens à base de dumping fiscal et social" Mon pauvre ! J'espère, pour vous, que vous ne le croyez pas

  • Par Ganesha - 29/10/2014 - 07:14 - Signaler un abus Experts Economistes

    Mr Goetzmann est payé pour nous écrire un article économique tous les un ou deux jours : il est normal qu'il aborde ce sujet ! Mais la vérité, c'est que personne n'a aucune idée de ce qui se passera ! Marine Le Pen l'a bien dit dans son interview ici sur Atlantico, il y a quelques temps : elle commencera par négocier avec nos partenaires européens, puis elle présentera un référendum aux français . Arrivera-t-elle au pouvoir dans les semaines qui viennent ? Ou seulement en 2017 ? Il est très probable que sa venue sera motivée par un nouveau krach boursier, et un complet effondrement du système économique et monétaire mondial ! Bravo aux intervenants qui jouent ici aux ''experts économistes'' !

  • Par superliberal - 29/10/2014 - 09:05 - Signaler un abus Pas besoin de Marine...

    La France a tous les atouts pour réussir dans la mondialisation avec l'€, à part une élite digne de ce nom. MLP c'est pour les "loosers"... Nos grosses entreprises privés se débrouillent très bien avec la mondialisation ainsi que nos écoles de commerce, nos école d'ingénieurs,...les Français de l'étranger sont parfaitement intégrés et réussissent aussi bien que les autres et même dans un environnement libéral "anglosaxon" (oh miracle) . Les Français de France peuvent très bien faire de même, on est quand même pas plus cons que les Allemands...MLP c'est du nationalisme de gauche, le pire du pire mais bon il faut que Maman nous protège....

  • Par vangog - 29/10/2014 - 09:25 - Signaler un abus @sheldon Si vous avez des arguments...

    n'hésitez pas à nous en faire part!

  • Par Benvoyons - 29/10/2014 - 10:27 - Signaler un abus Leucate 28/10/201419:02 Que dit Bruno Lemaire prof émérite HEC

    pour confirmer sa vision sur la méthode qui serait bonne maintenant. "Faut-il rappeler que pendnat les "trente glorieuses" de 1947à 1973, la croissance Française était de l'ordre de 5% avec une inflation du même ordre, ce qui ne gênait que les rentiers pas les "travailleurs"et ce avec un chômage qui étaient inexistant" Monsieur Lemaire est plus un Sophiste qu'un professeur émérite HEC. D'ailleurs nous avons un Président Hollande HEC et professeur d'économie à Science PO. Maintenant pourquoi sophiste et bien comparer 1947 à 1973 à 2014 c'est du pure Sophisme. Il suffit de lire la page et si vous trouvez une comparaison avec maintenant sur le plan économique en Europe et dans le Monde alors Bravo les artistes. http://fr.wikipedia.org/wiki/Trente_Glorieuses ====== puis http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=2&ved=0CCkQFjAB&url=http%3A%2F%2Fweb.ac-corse.fr%2Fclg_laetitia%2Fattachment%2F1341%2F&ei=KLFQVOiiMMz1asurgpgE&usg=AFQjCNFL3wqBRYOiTSppZ-lyUvqAsoHkwQ&bvm=bv.78597519,d.d2s&cad=rja ; puis , http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ip486.pdf Franchement dire au Français que maintenant il suffit de faire la même chose alors que tout est différent est un MENSONGE

  • Par Benvoyons - 29/10/2014 - 10:44 - Signaler un abus Je voudrais signaler à ce professeur émérite HEC que la

    population (plus de 25 millions d'habitants) place de l'argent pour compléter les retraites donc ils font de la rente. Donc le FN propose en fait de ruiner les futurs retraités qui auront placé de l'argent qui forcément en parti (40 à 60%) sur des placements qui permettent des investissements pour le future. Ainsi avec les dévaluations et l’inflation le FN veut voler les plus de 25 millions de Français qui par patriotisme auront placé de l'argent. C'est le raisonnement du monsieur car il ne tient pas compte de la situation actuelle qui est totalement différente de 1947 à 1973 et même jusqu'à 1980. Finalement il dit que Mitterrand a eu raison en ruinant la France avec la retraite à 60 ans, les nationalisations, l'inflation, les 3 dévaluations etc, puis avec les 35 heures la cerise sur le gâteau qui a achevé la France. C'est clair le programme FN MLP est bien un programme Socialiste.

  • Par cloette - 29/10/2014 - 11:21 - Signaler un abus le système génial

    Quand on place de l'argent ,on achète de la dette grecque ou d'autres pays européens. Les intérêts de ce placement sont fournis par ceux que versent ces pays aux prêteurs qui ont prêté d'un clic de souris ... Si les pays font défaut ,les intér^ts ne peuvent être versés aux dépositaires, et voila pourquoi on inflige une austérité parfois inhumaine aux peuples qui ne peuvent pas payer et qui doivent vivre, ce sont les gens qui sont pauvres et n'ont rien placé à la banque qui trinquent pour que les plus riches soient payés . Qu'en pense Benvoyons de ce point de vue ? Il faut savoir aussi que ces dépositaires ne sont pas forcément tous européens, mais étrangers, fonds de pension américains par exemple....

  • Par Benvoyons - 29/10/2014 - 11:52 - Signaler un abus cloette - 29/10/2014 - 11:21 Comme d'habitude tu prends le

    problème à l'envers. Un pays dit normal peut emprunter pour des investissements à long terme.Il a un taux suivant son endettement déjà existant, son PIB, l'augmentation de sa population,suivant les risques économiques et géopolitiques qu'il représente. Si un pays cache la dette réelle (avant son passage à l'Euro) comme l'a fait la Grèce et bien elle a continué a obtenir de la dette avec un bon taux avant qu'elle ne soit obliger de prévenir l'Europe de son problème. Donc la Grèce avait trop empruntée et était devenue insolvable. Mais l'Europe a été obligé de couvrir car les Banques et donc les assurances vies de tout un chacun risquaient de disparaitre. Donc l'Europe a injecté 200 milliards dans les circuits Grecs. Mais pour couvrir il fallait que les Grecs fassent des efforts correspondant à la déroute. Donc vente des actifs de l’État, réduction des salaires etc.. Maintenant l'Europe aurait laché la Grèce et bien l'ensemble des emprunts capital étaient perdus pour les Banques sur les Assurances vies de tout a chacun. Donc cela aurait provoqué une baisse de l'activité dans toute l'Europe puisque plusieurs centaines de milliards d'€ n'existaient plus. Bilan cela aurait été pire encor

  • Par Benvoyons - 29/10/2014 - 12:08 - Signaler un abus Suite : Mais les banques pour aider ont retiré une partie de la

    dette Grecque. Donc ont perdu 100 milliards de la dette Grec sur fond propre et non pas sur les Assurances Vies des clients. Donc les banques se sont trouvé avec une trésorerie moindre et donc des investissements qu'ils ne pouvaient plus faire pour les prêts. Donc la BCE a fait des facilitées pour les banques pour permettre une remise à niveau progressive. Concernant la France et bien cela est la même chose pour le moment elle emprunte pour payer le coût de l’État qui est de 57.6% du PIB. Des facilités lui sont encore accordées avec un taux bas grâce à son appartenance à la zone €. De plus les investisseurs pensent que la France fera le nécessaire pour revenir à la normal. Si cela ne se confirme pas et bien les taux remonteront et là cela ne sera pas 50 milliards de rabotages qu'il faudra trouver mais 200 milliards en urgence.sur l'actif. Donc la France devra vendre par exemple ses Hôpitaux, tous les actions sur FT, et autres entreprises et réduire les prestations aux Français.Plus la France attendra de faire de vraies réformes structurelles et bien le coût pour les Français sera encore plus grand comme pour la Grèce.

  • Par cloette - 29/10/2014 - 13:11 - Signaler un abus la Grèce

    n'aurait pas du entrer dans l'Europe, Goldman Sachs l'a aidée à tricher ,c'est bien la preuve qu'il y trouvait son intérêt. Il est vrai que la Grèce était championne dans le travail au noir et la fraude aux impots, il fallait la laisser s'assumer avec ces pratiques, sans euro, elle s'en serait mieux sortie (tourisme plus attractif), prise de conscience politique et citoyenne, elle s'est laissée piégée par des promesses de protection qui ont marché un temps, mais qui ne seront pas éternelles, si j'étais grecque je préfèrerais quitter l'Europe ! Pour la France qui n'en n'est pas encore là, qui sait si avec une autre crise il ne va pas falloir mettre les pendules à l'heure ? Déja il y a des remous en Angleterre, c'est très mauvais signe tout cela , ce système qui permet de créer de la monnaie ce qui est utile évidemment implique de la croissance or il n'y en a pas, il n'y en a plus, le problème est là, et on ne peut faire n'importe quoi d'immoral pour la faire revenir, sinon le système devient mafieux . Il vaudrait mieux tout remettre à plat, et rebattre les cartes !

  • Par Benvoyons - 29/10/2014 - 14:13 - Signaler un abus cloette 29/10/2014 -13:11 Bon mais elle est avec la zone 

    Euro donc tu auras beau dire "il n'aurait pas fallut" cela ne changera rien au résultat. Il faut faire avec la Grèce. Si un pays est mal géré et bien il fabriquera toujours plus de pauvre qu'un autre bien géré. Maintenant aucun pays aucune économie aucun principe politique ne pourra éradiquer complètement la pauvreté. Le seul principe, il faut qu'il y en ait le moins possible et pour cela il faut que le pays augmente sa richesse donc le nombre de riche. Il ne faut pas empêcher les entrepreneurs à être créatifs , il faut une recherche performante, une éducation qui prône le travail et le crétif et non pas que l'entrepreneur est forcément un exploiteur et un riche qu'il faut tondre car l’État est le seul a pouvoir distribuer par son oligarchie d'élite juste pour se faire élire. Ainsi il ponctionne de plus en plus et détruit le pays.

  • Par cloette - 29/10/2014 - 16:24 - Signaler un abus L;Education

    L;Education doit elle être au service du développement économique d'un pays ou doit elle transmettre sa culture, son savoir et bien former l'esprit ? La deuxième option entraine la première, mais ne choisir que la première fait du futur citoyen un technocrate sans vision et sans succès à la clef !

  • Par MONEO98 - 29/10/2014 - 16:51 - Signaler un abus le programme de Lepen est applicable avec quelles conséquences?

    Dévaluation importante du franc,taux d'intérêts trés élevé car il faudra bien que quelqu'un prête pour nos achats à l'étranger ,ce qui entraine l'incapacité de rembourser la totalité des 1300 milliards d"assurance vie ce qui veut dire que tous les compléments de retraites qui y sont disparaissent d'ou baisse trés importante de la demande intérieure ,baisse augmentée du fait de l'augmentation mécanique (dévaluation) de tout c e qui est importé et comme ça ne suffirait pas création de droits de douane pour protéger les bons produits français..sans compter que dans tout produit français il y a une part importante de composants étrangers devenus plus chers .... si tout ceci ne crée un appauvrissement généralisé c'est à ne plus rien comprendre En fait on nous dit pas de réforme structurelle ça ferait baisser le niveau de vie artificiel que nous avons ,la sortie de l'euro serait bien pire....et j'ai oublié que la guerre des monnaies déclencherait des rétorsions de même nature de la part de nos voisins Tout pour l'Etat rien hors l'Etat rien contre l'Etat ça déjà été essayé,on ne peut pas dire que ce fut une réussite .les partisans de madame Lepen en seraient les victimes

  • Par vangog - 29/10/2014 - 19:37 - Signaler un abus Les taux d'intérêt de la dette resteront bas,

    tant que les créanciers auront l'assurance que la France remboursera sa dette! Cat les acteurs de la Finance internationale sont restés globalement les mêmes, alors que la dette mondiale à été multipliée par 2,5 depuis 2000. Selon la loi de l'offre et de la demande, les taux d'intérêt ont globalement été divisés par 2,5 depuis cette date, sans impacter les résultats des banques, ni diminuer la somme payée par les con-tribuables à leur profit. Rappelons que le remboursement de la dette est le 1er poste budgétaire de la France, soit 45 milliards d'Euros par an, en augmentation constante. Le seul problème de ces banques réside donc dans leurs relations avec ces "mauvais payeurs" potentiels type France, Grèce ou Italie, dont les capacités de remboursement ne cessent de se dégrader, et qui sont menacés par l''injonction: "on ne paie plus!" Il paraît de plus en plus évident que les socialos à tous les pouvoirs atteindront ce stade avant la fin du mandat de Flamby, obligeant au fameux "rebattage des cartes" qu'évoque Cloette. Le FN, lui, offrira ensuite une garantie de paiement et de diminution des dettes qui maintiendra bas les taux d'intérêt...

  • Par Benvoyons - 29/10/2014 - 20:47 - Signaler un abus vangog - 29/10/2014 - 19:37 Vent de guoge tu vois encore

    ton écran après une telle masturbation ? N'importe quoi!

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Nicolas Goetzmann

Nicolas Goetzmann est responsable du pôle Economie pour Atlantico.fr.

Voir la bio en entier

Je m'abonne
à partir de 4,90€