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Sortie de l'euro, euh non... approfondissement de l'UE, oui mais avec qui ? Statu quo, non plus... Cet inextricable dilemme dans lequel le quinquennat Hollande a enfermé la France

Alors qu'il était attendu sur la scène européenne, face aux pays du Nord et de l'Est qui poussent vers une sortie de l'euro, et ceux du Sud favorables à un approfondissement de l'intégration, François Hollande a botté en touche.

Mauvais esprit de synthèse

Publié le
Sortie de l'euro, euh non... approfondissement de l'UE, oui mais avec qui ? Statu quo, non plus... Cet inextricable dilemme dans lequel le quinquennat Hollande a enfermé la France

Atlantico : Malgré la menace d’un Brexit, le Royaume Uni ne semble pas encore prêt à franchir le pas d’une sortie de l’Union Européenne. De la même façon, en France aucune stratégie ne paraît avoir les faveurs de la population, entre une sortie de l’UE, un approfondissement, ou le statu quo. En quoi le quinquennat de François Hollande, peu porté sur la question européenne, a-t-il favorisé la mise en place d’un climat qui apparaît sans issue ?

Raul Magni-Berton : François Hollande était attendu par les pays du Sud de l'Europe comme pouvant faire bouger l'UE en faveur de leurs positions. Ce sont les pays qui ont le plus de difficultés à s'adapter à une politique d'austérité, et qui sont les plus fragiles face à une crise économique. Hollande avait deux caractéristiques pour plaire à ces pays. D'abord, il était socialiste, donc orienté vers des positions proches d'une conception de l'Union européenne plus souple en termes de politiques économique et monétaire, et plus forte en termes de pouvoir politique et démocratique.

De plus François Hollande est français, et la France est le pays le plus riche et le plus influent parmi ceux qui ont des difficultés à s'adapter au pacte de stabilité.

Après avoir sondé le terrain, il faut bien admettre que François Hollande a plutôt opté pour faire trainer les choses. Les pays du Nord sont peu enclins à accepter une politique qui bénéficierait aux Etats déficitaires, et ils sont prêts à sortir. Le rejet de l'euro ou la négociation d'option de retrait - caractéristiques des pays de l'Europe du Nord, sont les signes avant-coureurs que l'Union Européenne peut être rejetée. Favoriser les pays du Sud signifie dès lors, perdre progressivement les pays du Nord. Hollande a donc préféré ne pas s'exposer, sauf lorsqu'il pouvait le faire sans craindre des rétorsions. Après les attentats de Paris, il a revendiqué plus de souplesse dans le pacte de stabilité au nom des risques pour la sécurité.

Maxime Tandonnet : Face à l'évolution de l'Union européenne, il existe un climat de déni. La présidence de François Hollande est dans la stricte continuité des présidences précédentes, axée sur la poursuite d'une logique en cours depuis le traité de Maastricht. Elle n'a rien apporté d'autre. Les institutions de l'Europe ont été créées pour une Europe à six pays. Ils sont aujourd'hui vingt-huit. Le monde politique, les élites intellectuelles ne veulent pas voir la réalité.  L'Union est fondée sur un système extrêmement bureaucratique et procédurier.  Il produit en permanence des lois européennes méticuleuses, directives et règlements, qui prolifèrent dans tous les domaines, sans le moindre égard pour la sensibilité des  peuples européens. La cour de justice sanctionne les écarts par rapport à ces textes.  Il se développe par la puissance des bureaux et des normes, par la négation de toute volonté politique ou démocratique. Dans les périodes de tempête et d'angoisse populaire, ce système se montre dangereusement décalé. Mais les dirigeants politiques, les responsables bruxellois, les hauts fonctionnaires, refusent radicalement de voir cette réalité et de remettre en cause un mécanisme dans lequel ils baignent depuis toujours. Aujourd'hui, nous sommes en effet dans une impasse, qui s'explique par le tempérament routinier et conservateur de la classe dirigeante dans son ensemble et son extraordinaire absence de vision historique.  

Nicolas Goetzmann : Au lendemain de son élection, François Hollande s’est rapidement dirigé vers Berlin afin de satisfaire à sa promesse de renégocier le traité budgétaire européen. Or, cet accord a été signé sans aucune contrepartie, et la promesse fut oubliée. La suite de son quinquennat européen est à l’avenant, ce qui a conduit le journaliste Jean Quatremer à qualifier récemment le Président "d’européen velléitaire". Ce qui frappe l’esprit, au cours de ces dernières années, c’est un traitement de la question européenne comme un fait établi, sur lequel le Président n’aurait aucune prise, c’est-à-dire par une politique de la chaise vide en termes de leadership politique. Cette absence coupable, imprimée sur un temps long, produit un effet de totale perte de maîtrise de la population sur le projet européen. Une véritable dépossession. Le résultat de ce manque de vision est que toute avancée, quelle qu’elle puisse être, apparaît dorénavant comme étant insatisfaisante. Entre une sortie de l’UE anxiogène, un approfondissement d’une intégration d’ores et déjà bancale, et un statu quo difficilement supportable, l’inertie de François a construit un mur entre la population et la construction européenne. Chaque solution semble comporter plus d'inconvénients que d'avantages. 

Dans sa tribune publiée par le journal The Telegraph, Boris Johnson indique "ce n’est pas nous qui avons changé, c’est l’Union européenne". Parallèlement, l’éditorialiste du FT, Wolfgang Munchau a récemment critiqué les récentes positions allemandes, aussi bien sur les questions d’austérité, de migrants, ou de régulation bancaire. Peut-on réellement attribuer la responsabilité de la situation actuelle au gouvernement d’Angela Merkel ?

Raul Magni-Berton : Je pense que cette situation n'est la responsabilité ni de Merkel, ni de la politique des autorités européennes. L'Allemagne poursuit ses intérêts, comme tous les autres pays. Et pour ce qui est des politiques européennes - que l'Allemagne n'est pas la seule à décider - elles peuvent être mauvaises, tout comme peuvent l'être les politiques nationales. Mais on ne critique pas un Etat parce que ses politiques ont été catastrophiques. 

Le problème principal de l'Union européenne - qui était dès le départ considéré comme un pari risqué - est la conception de ses institutions, dont la forme allait très vraisemblablement déboucher sur une bureaucratie grandissante assaillie par les lobbies. La Commission européenne a vite obtenu un pouvoir démesuré, si on le compare à la petite taille bureaucratique de cette institution. Elle est devenue la cible de lobbies de toute sorte - Bruxelles est devenue, avec Washington, la capitale des lobbies. Et, naturellement, puisque la Commission devait prendre des décisions techniques pour tous les pays d'Europe, et manquait de structure pour pouvoir être assez informée, elle a utilisé ces lobbies pour obtenir les informations nécessaires. Une partie de la politique européenne s'est faite sur ce donnant-donnant.  En outre, au niveau plus global, la politique d'austérité ne répondait pas seulement à un projet économique, mais aussi à une façon d'éviter que les Etats entrent et restent dans le système européen avec une économie qui nuit à celles des autres pays. Dans ce cadre, une nouvelle philosophie économique n'est pas suffisante, parce qu'un assouplissement de la politique actuelle effraie les citoyens des pays riches qui ont peur de devoir payer pour ceux des pays pauvres. Chacun cherche alors son intérêt, mais aucun intérêt ne sera réellement satisfait. 

 
Commentaires

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  • Par Ganesha - 23/02/2016 - 09:15 - Signaler un abus Grand Prix

    Et le Grand Prix de la phrase la plus idiote (de l'année?) est attribuée, à l'unanimité du jury à : ''Mais on ne critique pas un État parce que ses politiques ont été catastrophiques''...

  • Par Ganesha - 23/02/2016 - 09:23 - Signaler un abus Capitalistes Intégristes

    Ce qui me surprend toujours chez les commentateurs d'Atlantico, c'est le nombre de ceux qui viennent encore ici défendre le ''Capitalisme Libéral'', malgré les cinquante ans d'échec de la doctrine Reagan-Thatcher-Merkel. Ils se conduisent exactement comme les musulmans intégristes ! On ne peut pas dire que depuis les quelques siècles que cette religion existe, les pays qui vivent sous régime musulman ont connu une grande réussite : Développement économique ? Découvertes scientifiques ? Éclat de la Culture ? Mais il y a donc un courant de fanatiques qui affirment : nous avons échoué parce que nous n'avons pas appliqué nos principes avec suffisamment de ''rigueur frénétique'' ! De même, on peut lire ici de nombreux textes disant que ''nous vivons dans un monde socialiste'' ! Pourquoi pas communiste tant que vous-y êtes ? Tant qu'il restera un petit bout de Sécurité Sociale, un semblant de Smig, une semaine de moins de 60 heures, nos capitalistes intégristes viendront sur Atlantico clamer leur rage et leur fureur ! Toujours la même petite ritournelle stupide : ''D'après le Figaro, si je vote pour Marine Le Pen, mes économies vont fondre comme la neige au soleil'' !

  • Par Babaswami - 23/02/2016 - 10:00 - Signaler un abus Repartir à zéro

    L'Union européenne actuelle, comme il est dit dans ce débat, a échoué dans tous les domaines.Il faut mettre un terme à l'utopie stupide d'une Europe fédérale. Il faut supprimer toutes les structures bureaucratiques (Commission européenne Parlement etc) et fonder des instruments de coopération souples et lègers.Traiter d'anti européens les opposants à la dérive actuelle est non seulement malhonnête, mais surtout contre productif. Les Anglais ont tiré les premiers.

  • Par lasenorita - 23/02/2016 - 11:26 - Signaler un abus Hollande et l'Europe.

    La plupart des pays européens veulent rétablir leurs frontières pour stopper le flux migratoire, même l'Allemagne qui commence à comprendre que parmi les migrants il n'y a pas que des ingénieurs...sauf les gauchistes qui nous gouvernent et qui continuent à attirer les terroristes musulmans, chez nous, dans un but électoral...voir https://fr.news.yahoo.com/le-parlement-vote-une-loi-controversée-sur-limmigration-180908818.html

  • Par vangog - 23/02/2016 - 11:28 - Signaler un abus "Aucune stratégie ne semble avoir les faveurs de la population"

    vous leur avez demandé, aux Francais, pour écrire cette vérité enarchique? Allez! courage...Même un petit sondage ELABE, ou ODOXA bien manipulé ne conclure a pas à une majorité pour l"élargissement profond" de l'UE! Et si vous n'avez pas le courage de commander ce sondage qui risque de vous faire mal au fondement, n'ayez crainte, car le Front National le réalisera, en vrai et en direct avec les Francais, lorsque Marine Le Pen sera première ministre de Juppé...

  • Par lasenorita - 23/02/2016 - 11:33 - Signaler un abus Merkel et les Allemands.

    Merkel se trouve en ''mauvaise posture'' voir http://allemagne.blog.lemonde.fr/2016/02/18/refugies-merkel-en-mauvaise-posture/ Parmi les ''migrants'' des djihadistes...voir http://www.francetvinfo.fr/monde/terrorisme-djihadistes/entre-3-000-et-5-000-jihadistes-se-seraient-infiltres-en-europe-selon-le-patron-d-Europol_1324955.html

  • Par Neurohr Alain - 23/02/2016 - 14:51 - Signaler un abus Excessif

    La critique de la bureaucratie bruxelloise est juste, le jugement d'ensemble sur les résultats de l'Union Européenne me paraissent caricaturaux et catastrophistes. Où en serait L'Europe et la France sans l'union économique et monétaire ? Hollande nous annoncerait la troisième ou quatrième dévaluation du franc. L'idée que le Brexit fera des petits est absurde. Tout groupe dont un des membres est chassé ou s'en va a au contraire tendance à serrer les rangs. Classe de lycée, équipe de foot, parti politique, confédération. L'idée café du commerce selon laquelle Merkel a laissé entrer les migrants par intérêt est absurde. Elle a laissé parler son bon coeur et voulu laver l'honneur de l'Allemagne. Mais le bon coeur est l'option politique la plus catastrophique. Sarkozy a voulu sauver de la mort les habitants de Benghazi. Résultat : le chaos libyen. Les néo-conservateurs américains ont voulu implanter la démocratie au Moyen-Orient. Résultat : le chaos irakien et la preuve par a+b que les peuples arabes sont incapables démocratie. Misère des cyniques comme les deux interviewés, ils ne peuvent comprendre que la grandeur d'âme existe aussi, mais qu'elle peut être catastrophique.

  • Par marie06 - 23/02/2016 - 15:48 - Signaler un abus La France sans l'union économique et monétaire ?

    @ Alain Neurohr - Mais peut être irait-elle mieux. Je vous propose d'attendre encore un peu pour constater où nous mène la politique monétaire de M.Draghi. Pour l'heure je constate que nous avons une dévaluation déguisée, par les salaires, les baisses des taux d'intérêt de l'épargne etc.. que tout est tiré vers le bas et j'en passe. J'ajoute que contrairement à nos institutions qui nous permet de voter un dirigeant, M. Draghi nous dirige sans jamais avoir été élu par aucun pays de la zone euro. A méditer.

  • Par Liberte5 - 23/02/2016 - 19:53 - Signaler un abus Toujours plus d'Europe....

    ce discours est la seule réponse aux crises diverses que nous rencontrons.Mais personne ne peut nous dire de façon claire et argumentée comment un Europe fédérale à 100% serait la solution à tous nos problèmes. Cela me fait penser aux communistes qui nous disaient que les pays communistes avaient échoué parce qu'il n'avait pas assez de communisme. La BCE a mené une politique monétaire accommodante en inondant le marché de liquidités. Cela ne marche , mais M. Draghi continue. Comme cela ne suffit pas M. Draghi invente les taux négatifs. Cela ne marche toujours pas. Au contraire on commence à comprendre que cette fuite en avant nous conduit à la catastrophe. Conclusion Mario Draghi est soit un imbécile (ce que je crois pas) soit il nous prend pour des imbéciles. Ce que je crois. Nous sommes coincés. Que pouvons nous faire pour arrêter ces folies? Rien. Car ceux qui nous gouvernent en France sont des incompétents hors compétition. Là est notre drame. Aux USA la politique monétaire est aussi irresponsable et malgré tous les centaines de Milliards de $ déversés, l'économie américaine reste en deçà de ce qu'elle devrait être. Mais les Américains ont peut-être la chance d'avoir D. Trump

  • Par Anguerrand - 23/02/2016 - 20:20 - Signaler un abus A Ganesha

    Vis haïssez le capitalisme, c'est votre droit d'autant que vous êtes marxiste- FN. Une seule question, si le libéralisme est une horreur, àlors citez moi les pays qui ont réussi avec le communisme-marxisme. La liste va être courte; la Corée du Nord ? Cuba?. Tous les pays qui se sont débarrassés du communisme comme la Pologne, ne leur parlez plus d' un retour en arrière. En Pologne le niveau de vie a été multiplié par 5 depuis le communisme. Ou vous avez moins de 20 ans vous etes excusable, si vous êtes un vieux bonhomme vous devez regretez L'URSS cette gentille dictature. Le communisme a fait plus de morts que les nazis. ( national -SOCIALISME) comme le FN qui n'assassine plus mais vire tous les opposants ce qui permet à la grosse MLP d'être elu a 99,9%. C'est fort non?

  • Par cloette - 23/02/2016 - 20:39 - Signaler un abus Anguerrand

    vous avez raison sauf sur un point : vous ne tenez pas compte du fait que beaucoup de pays riches et d'économie libérale pratiquent des politiques sociales : La Suède par exemple , la Norvège , Singapour ( je crois ) les États Unis sont l'exception ( l'Angleterre ce n'est pas brillant ) aimerions nous avoir à se défendre nous même en étant obligés de s'armer, être obligé de payer l'école car celles qui sont publiques sont épouvantables, avoir leur Justice qu'on a découverte avec DSK ? Si la classe moyenne vit bien c'est que le pays a des ressources nombreuses mais il y a une couche de la population qui vit sous terre dans une grande pauvreté et violence . Et je préfère notre système médical qui laisse le patient libre de choisir son médecin . A 70 ans les médicaments et opérations pour cancer ne sont plus remboursés ...

  • Par cloette - 23/02/2016 - 20:45 - Signaler un abus precision

    pour la médecine je parlais de l'Angleterre car aux US il n'y a pas du tout de protection . Mais il faut reconnaître que nos systèmes sont à revoir pour cause de mauvaises gestions gaspillages clientélisme et beaucoup d'autres vices , c'est dommage . Nous sommes aussi trop assistés , c'est vrai aussi

  • Par Anguerrand - 23/02/2016 - 21:30 - Signaler un abus A Cloett

    Je veux bien considérer vos arguments neanmoins, je vous fait remarquer qu'aux USA les américains en majorité ne veulent pas de cette protection sociale. Pour une raison simple c'est que le salaire net est proche du brut, car la sécu française qui fait que nous pensons que la médecine est gratuite ( de moins en moins) or nous payons ces soins malgré nous et sans nous en rendre compte. L'employeur cotise environ 15% auxquels il faut rajouter entre 40 et 50% retiré sur votre feuille de paie. Donc ou peut considérer que sur le salaire brut gagné par le salarié est d'environ 50/60 % et ce n'est pas rien. A ces retenus il faut rajouter l'IR impôt sur le revenu. Ce qui fait que les américains préfèrenr etre maître de leurs revenus et de leurs dépenses.Tous les français savent bien le gâchis des sommes prélevés par l'état.et aux distributions gratuites aux intermittents, aux immigrés, aux chefs d'états étrangers. Et surtout aux gâchis de la CMU. Voilà ce qui fait que les américains préfèrent gérer leur propre budget avec un gain certain pour eux.

  • Par Anguerrand - 23/02/2016 - 21:44 - Signaler un abus A Cloette

    Pour les pays comme la Suède il y a déjà longtemps qu'ils ont fait marche arrière du fait des coûts. De plus le fait que les malades ( plus ou moins malades) vont considérer que la médecine ne coûte rien, surtout les CMU, et je ne serais pas surpris que la loi Tourraine fasse exploser les dépenses de la sécu. La dette de la sécu est de 40 milliards et elle continue à gonfler de plus de 4 milliards en 2015. Il faudra bien la payer er qui va la payer ?

  • Par cloette - 23/02/2016 - 22:22 - Signaler un abus Il est vrai que si l'on compte

    tous les prélèvements en 40 ans de salaires cela paie certainement des soins mais il faudrait obliger à soit cotiser à une assurance privée , soit ne pas dépenser cet argent supplémentaire et le placer , mais gare aux personnalités cigales ou aux mauvais placements qui feront se retrouver "quand la bise fut venue" etc ...

  • Par descamisados - 24/02/2016 - 10:00 - Signaler un abus Des citoyens

    "Nous ne coalisons pas des etats,nous unissons des citoyens" Jean Monnet

  • Par lémire - 24/02/2016 - 11:17 - Signaler un abus L'Europe hollandisée

    Les arguments des partisans du Brexit sont que les pays simplement associés à l'UE (Suisse, Norvège, etc.) qui n'ont pas besoin de subventions européennes sont les plus riches et les plus dynamiques. C'est largement vrai, pour le moment... A contrario, des pays théoriquement comparables comme la Finlande ont besoin du parapluie européen (ayant subi plusieurs crises économiques). Le problème est que les partisans de l'intégration toujours plus étroite (quelle stupide provocation que d'avoir laissé cette formule qui relève de la masturbation intellectuelle !) ne sont pas capables de fournir autre chose que les promesses, menaces et imprécations cent fois répétées depuis le référendum sur Maastricht. A l'époque, ça marchait, maintenant les électeurs veulent essayer autre chose (l'Europe s'est hollandisée). Quant à l'union des citoyens dont parle Jean Monnet, elle n'existe que pour les "élites mondialisée" et d'une partie de la "petite intelligentsia", celle qui adhérait autrefois à l'internationalisme.

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Raul Magni-Berton

Raul Magni-Berton est actuellement professeur de science politique à Sciences Po Grenoble.

 

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Maxime Tandonnet

Maxime Tandonnet est historien, et ancien conseiller de Nicolas Sarkozy. Il est l'auteur de "Histoire des présidents de la République", Perrin, 2013, et alimente régulièrement son blog personnel.

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Nicolas Goetzmann

Nicolas Goetzmann est responsable du pôle Economie pour Atlantico.

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