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Sommet de Malte sur l’immigration : l’heure de la facture de l’offensive de Merkel sur les migrants a sonné

Si Angela Merkel donne le ton depuis plusieurs années à l'UE, elle se fait aujourd'hui réprimander par l'Europe et ses partenaires. Donald Tusk a appelé notamment dimanche la chancelière à être plus ferme: "En tant que pays de l'Europe, l'Allemagne a la responsabilité de contrôler les frontières extérieures à l'UE, de manière énergique si nécessaire". De quoi remettre en question le leadership qu'elle avait jusqu'ici sur l'Europe.

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Publié le - Mis à jour le 13 Novembre 2015
Sommet de Malte sur l’immigration : l’heure de la facture de l’offensive de Merkel sur les migrants a sonné

Angela Merkel Crédit Reuters / Hannibal Hanschke

Atlantico : Est-ce que dans ce cadre, et au vue de la position des autres pays face à l'Allemagne, nous pouvons y voir une fin du leadership allemand ? 

Roland Hureaux : Angela Merkel donnait le ton parce que les autres chefs d'Etat l'acceptaient, en particulier le président français où le régime de l'euro, plus favorable à l'économie allemande qu'à l'économie française a réveillé les vieux complexes que nous avons hérités de la guerre.

Mais bien peu en Allemagne la considéraient comme un "grand homme". 

Ses déclarations selon lesquelles l'Allemagne était prête à accueillir un million de réfugiés ont suscité un immense espoir dans les pays en guerre, spécialement en Syrie, et dans d'autres qui ne le sont pas, même si l'Allemagne, comme les Etats-Unis et la France, ont une responsabilité lourde dans la perpétuation de cette guerre. 

Aujourd'hui le flux de réfugiés continue d'augmenter car le message que l'Allemagne s'était fait moins accueillante n'est pas encore  passé.

Il faudra peut-être plusieurs mois, au moins si les populations concernées veulent l'entendre .

L'Allemagne n'a normalement pas, vu sa position géographique, la responsabilité de la frontière extérieure de l'espace Schengen. Mais pour l'atteindre, il faut traverser des pays comme la  Slovénie, la  Slovaquie, la Tchéquie et surtout la Hongrie, la Pologne et l'Autriche qui ont été gravement déstabilisées par ces flux. Si encore les "refugiés" partaient directement en Allemagne, ces pays pourraient se débarrasser du problème mais l'Allemagne, au bout d'une semaine, sous la pression de l'opinion publique s'est faite moins accueillante et elle se trouve donc avec des milliers de réfugiés, vrais ou faux qu'importe, dont elle ne sait que faire. 

Ces pays ont donc le sentiment qu'Angela Merkel a fait preuve d'une grave irresponsabilité, et de désinvolture à leur égard. On les comprend. Donald Tusk est, certes, très proche des Américains qui veulent cette migration, mais il est aussi polonais, un pays qui n'est pas tout à fait en première ligne mais où l'opinion publique réagit très mal aux projets allemands.

Cette contestation du comportent du gouvernement allemand n'est certes pas la fin de la suprématie allemande, mais le prestige d'Angela Merkel a été singulièrement atteint. D'autant qu'elle s'est aussi comportée de manière irrationnelle sur d'autres terrains. Ainsi, elle est allée soutenir Erdogan en campagne électorale alors que le président turc est responsable à la fois de l'afflux de djihadistes en Syrie et du passage de milliers de réfugiés en Europe, lesquels transitent par son territoire. Il pourrait empêcher ces flux s'il le voulait mais il est clair qu'il ne le veut pas. Le même Erdogan est venu insulter les Français à Strasbourg, puis les Européens à Bruxelles sans que personne ne réagisse. Non seulement, il ne fallait pas lui faire de promesses, mais il fallait le menacer de lui retirer tous les avantages que son statut de candidat à l'Union européenne lui vaut, s'il ne cesse pas de jeter le trouble. Le comportement d'Angela Merkel est parfaitement incompréhensible. Erdogan est beaucoup plus dangereux pour nous qu'Assad et nous allons lui permettre d'emporter les élections ! Qui comprend ?

Quant à l'Allemagne dans son ensemble, elle reste un pays puissant et prospère mais l'affaire Volkswagen a aussi porté atteinte à son prestige et sans doute révélé certaines failles cachées. 

Guillaume Duval : Angela Merkel a effectivement pris une position claire et tranchée sur la question des réfugiés syriens. Elle y a perdu des soutiens ainsi que l’aval de 16% de l'opinion allemande, pour atterrir à 54%. Cela reste suffisant pour nuancer car plus de la moitié des Allemands la soutienne, mais elle était à 70% en début d’année.

L'Allemagne ne pourra s'en sortir en Europe que si elle accepte de desserrer l'étau d'un point de vue budgétaire. En aucun cas elle ne parviendra à convaincre les Polonais, les Hongrois ou les Tchèques d’héberger des réfugiés, si l'Europe ne paye pas pour les aider à en accueillir, ou les autorise à s'endetter pour résoudre la crise. Est-ce que l'Allemagne peut accepter une sorte de plan Marshall pour les réfugiés ? C’est-à-dire, qu'on s'endette tous ensemble dans de bonnes conditions ? Pour le moment, c'est un tabou surtout dans le camp d’Angela Merkel.

Il y a un affaiblissement interne indéniable de la position de chancelière qui aboutit  à un affaiblissement en Europe.

Cependant, nous pouvons nous interroger quant aux choix qu'elle avait. Du côté de l’Europe de l’Ouest, elle a pu affirmer sa position morale, et sur ce point-là, je ne crois pas qu'elle ait pu affaiblir la position allemande au niveau européen. Néanmoins, elle a contribué à renforcer le lourd problème qui existait déjà au niveau de l'Europe centrale et orientale. En défendant une politique d’ouverture, elle a fragilisé sa position vis-à-vis d'eux. Reste à savoir si la position de ces pays est défendable… Seulement, sa relation avec les pays à l’Est et notamment la Pologne, représente un réel problème pour elle, et cela peut l’affaiblir et lui porter préjudice. Que peut-elle faire pour inverser cette situation ?

Ulrike Guérot : Il y a un tiraillement fort évidemment. L'Allemagne se retrouve seule et perd petit à petit tous ses partenaires européens. En Europe de l'Est, certes, mais aussi en France par exemple. Les seuls qui ont suivi l'Allemagne sont l'Italie et la Grèce, que nous avons pourtant laissés seuls depuis longtemps. L'Autriche et la Suède ont également essayé de faire quelque chose. L'Allemagne se heurte effectivement à une grande solitude vis-à-vis des autres partenaires. La situation est complexe, car elle met en lumière le fait que le mécanisme institutionnel de l'Europe ne fonctionne pas. Tous les rouages de l'Europe tournent à vide. Apparemment l'Union Européenne n'est pas capable de mettre en œuvre ses propres décisions. Ainsi on se demande jusqu'où cela va aller ? Cela apparait comme une crise de l'Allemagne, parce que le pays a pris une décision contre l’Europe et qui n’est pas suivie. L'instrument de l'Europe ne fonctionne pas. Soit nous répondons à cette crise en tant qu'Union européenne, soit nous ne répondons pas. Si nous ne répondons pas en tant qu'Union européenne, l'Union européenne est finie.

Je pense qu'effectivement, le fait qu'Angela Merkel se soit enfermée dans une vision déterminée sur les migrants a contribué à l’isoler et à lui faire perdre un certain leadership qu’elle avait en Europe. Jusque là, l’Allemagne avait toujours deux instruments pour huiler la politique européenne : le pouvoir et l'argent. Les deux ne fonctionnent plus. Autrefois, si l’Allemagne voulait que les autres pays d’Europe fassent quelque chose qui aille dans son sens, soit elle leur disait de faire ce qu’elle voulait et elle dominait la politique, soit elle leur donnait de l'argent. Aujourd'hui, ces deux instruments ne fonctionnent plus. Ainsi, l'Allemagne est dans une position d'isolement, et comme l'Allemagne est le cœur de l'Union Européenne, l'Europe tourne à vide. Les réfugiés ne sont que l'avant-garde du problème. C’est-à-dire qu'il s’agit du pépin, qui va permettre, ou pas, à l'Europe de faire des choix qui dicteront son avenir. Nous sommes jetés et projetés dans un nouveau monde.

Quelle aurait été la réponse des autres pays à la place d’Angela Merkel ? On ne peut pas faire un mur autour de l'Europe, on ne peut pas les tuer, les laisser se noyer dans la Méditerranée. Quand ils arrivaient, que faillait-il faire ? Les autres n'ont rien fait. Personne n'a eu une meilleure solution.

Je pense que l’ouverture du sommet va être très tendue car tout le monde sent qu'Angela Merkel est en train de perdre le soutien dans ses propres rangs, et si elle perd le soutien de l'Europe depuis quelques temps, le soutien de ses propres rangs est assez récent. Il faut une réponse européenne : l'Europe ne peut pas fermer les yeux sur la crise et la Chancelière va essayer de se battre au maximum pour trouver une réponse à cette crise. Elle garde heureusement le soutien du SPD qui la porte peut-être plus que son propre parti.

 
Commentaires

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  • Par zouk - 11/11/2015 - 09:58 - Signaler un abus Angela Merkel

    Elle manque certainement de vision à long terme et particulièrement en politique étrangère, mais, aidée de W. Schäuble, elle maintient l'Allemagne dans une situation économique enviable, dont nous serions bien inspirés de regarder les composantes et les résultats, au delà de nos nombreux tabous. Il n'en reste pas moins qu'elle a pris des positions dangereuses sur le réfugiés, qui soulèvent beaucoup d'oppositions d'autres pays européens (Pologne, Slovénie, et probablement même Autriche) Ajoutons y son soutien à peine déguisé à Erdogan, fort dangereux candidat à l'Union Européenne, il serait grand temps pour elle de réfléchir au delà de l'économie allemande seulement. Helmut Schmidt, mort hier, observait:" ne négligeons pas la bêtise des gouvernements ", nous sommes bien payés pour savoir, les Allemands et partenaires sont en train de le découvrir.

  • Par Ganesha - 11/11/2015 - 10:06 - Signaler un abus Farce

    Karl Marx avait raison : l'Histoire nous fait souvent vivre deux fois la même aventure, d'abord sous forme de drame, ensuite comme une farce. Nous avons eu Adolf Hitler, et maintenant, depuis quelques années années, c'est la ''führerin Merkel'' ! Dans un avenir proche, cette femme sera présentée dans nos livres d'histoire comme aussi nuisible pour l'Europe que Pol-Pot l'a été pour le Cambodge ! Heureusement, sur notre continent, la résistance s'organise et le 6 Juin 1944 est proche !

  • Par vangog - 11/11/2015 - 10:19 - Signaler un abus Un plan Marshall pour les réfugiés?????

    Au moment où toute l'industrie et l'agriculture européenne sont en pleine restructuration et délocalisation pour cause de dumping fiscal, social et budgétaire favorisé par les technocrates Bruxellois, au moment où il faudrait un plan ambitieux pour l'économie européenne, au moment où rien n'a été fait dans les technologies d'avenir pour -tenter- de préserver l'indépendance européenne, ces fous-furieux s'occupent de trouver des budgets pour les clandestins, et motivent les socio-credules à accueillir cette misère sans avenir...de la folie pure. Ces collabos seront jugés par le peuple européen, une fois leur minable politique échouée sur les plages de Grèce et d'Italie...

  • Par joke ka - 11/11/2015 - 12:19 - Signaler un abus Poutine

    en fait le seul qui ait une stature de chef d'état et une vision pragmatique c'est Poutine... son souci est de protéger sa population et son pays et s'il faut aider Assad,il n'a pas d'état d'âme ...espérons qu'il puisse prendre la situation en main et que nos gouvernants occidentaux incompétents finissent par avoir un éclair de lucidité ...

  • Par Gordion - 11/11/2015 - 12:23 - Signaler un abus Merkel, le Mou-Président, et l'opportuniste Erdoğan

    D'accord avec les anlyses de MM. Hureaux et Duval, quekques remarques cependant. Mme Merkel suit les recommendations de l'UE, des US sur le suicide démographique de l'Occident, qu'il faudra bien combler par des appels d'air à l'immigration pour maintenir la puissance économique de l'UE. Mou-Président n'a pas bronché, le petit 1er Secrétaire du PS est bien occupé à préparer sa ré-election, d'ailleurs qu'aurait-il pu et surtout dire? Seul M.Sarkozy et Mme Le Pen ont rappelé que les clandestins quitteront l'Allemagne pour venir en France bénéficier de notre généreux système socio-éducatif, et feront venir leurs familles restées en Turquie/Syrie. L'UE n'a pas voulu exercer un droit de préférence européenne pour éviter l'afflux de clandestins musulmans avant qu'elle ne signe les accords du GATT, etc sur la libre circulation des individus, capitaux, etc. Je ne suis pas sûr que la Russie va fiare gagner Assad ceci dit en passant, faute de moyens au sol, le dépecage de la Syrie en blocs communautaires kurdes, sunnites, chiites-alaouites est en cours. D'où un afflux de clandestins accru, en provenance de Syrie et surtout de Turquie. Erdoğan jouera le marchand de tapis habituel avec l'UE....

  • Par Mike Desmots - 11/11/2015 - 14:00 - Signaler un abus L'incroyable Mme A.Merkel , elle veut faire une crèche avec ....

    1 million de Rois Mages ....! est-ce un coup de boomerang de histoire de la RDA qui la traumatise subitement ...?

  • Par Bretondesouche - 11/11/2015 - 14:12 - Signaler un abus Tous les chefs d etat

    Au fil des années deviennent des autocrates. C est pour éviter cela qu aux États Unis au bout de 8 ans au maximum et c est souvent très long le président est remplacé. L Allemagne a une expérience démocratique limitée dans le temps. Des victimes de sa tyrannie sont encore vivants. Tout le problème est la D autant que la France est représentée par un vide total

  • Par lasenorita - 11/11/2015 - 16:26 - Signaler un abus Les migrants-islamistes.

    Les islamistes -terroristes envahissent notre pays sous l'oeil bienveillant des gauchistes qui nous gouvernent!...les gauchistes vendent notre France aux islamistes.....Les ''sans-dents'' français dorment dans les rues, tandis que les clandestins musulmans, eux, dorment dans des hôtels...les gauchistes attirent les muzz dans notre pays en leur donnant les sous des contribuables français!.. il n'y a pas de raison pour que les clandestins muzz ne continuent pas à nous envahir!...les gauchistes sont généreux avec les sous des autres! voir https://www.youtube.com/embed/hnTqUrHYoxc?rel=0

  • Par lasenorita - 11/11/2015 - 16:36 - Signaler un abus Les migrants musulmans.

    Les musulmans qui crèvent de faim dans ''leur'' pays doivent se rendre dans les ''riches'' pays musulmans: Arabie Saoudite, Katar, Emirats arabes Unis,etc..qui ne savent pas quoi faire de tous les sous qu'ils possèdent et qu'ils ont obtenus sans se fatiguer...grâce à Allah qui a mis du pétrole dans leur sol...entre musulmans il faut s' entr'aider.....après tout les migrants seront mieux chez d'autres muzz comme eux plutôt que chez ''les Infidèles'' qui voudront leur faire manger du porc,etc...etc...et en France nous avons déjà 3 millions de chômeurs!...et 1 million de ''sans-dents''...

  • Par Liberte5 - 11/11/2015 - 19:50 - Signaler un abus Finalement ce flux migratoire sans limite peut amener un réflexe

    de survie des peuples européens. A dose moyenne, et cela depuis trente ans, la machine à changement de peuple pouvait continuer. A cette nouvelle échelle, prévue sur de longues années, ce n'est plus la même musique. Les populations passives commencent à réagir lorsqu'on leur impose des migrants dans leur village et dans leur petite ville. Ces populations touchent du doigt, en direct ce qu'elles ne voyaient qu'à la télévision. Nous avons là, le point de rupture, de bascule qui semblait loin à ce jour. La radicalisation des habitants va se traduire dans les urnes. En cela la position de tous les gouvernement des pays européens devient intenable. La donne a brutalement changé.

  • Par hmrmon - 11/11/2015 - 22:20 - Signaler un abus Sommet de Malte

    "L'Europe ne pouvait pas construire de mur autour de l'Europe..." selon l'auteur de cet article. La Chine a bien construit une muraille de 2400 klm en dur pour se protéger avec succès des invasions, au XV siècle, sans machine. Une telle barrière tout au long de l'Europe du sud aurait empêché cette crise migratoire actuelle en dissuadant les migrants de tenter l'aventure. Bien sût il aurait fallu pour cela la prévoyance et la pugnacité d' hommes d'État à la tête de l'Europe et particulièrement à la tête de l'Allemagne.

  • Par Gré - 12/11/2015 - 01:05 - Signaler un abus Pourquoi ne pourrions-nous pas nous allier aux Russes ?

    Si la victoire rapide des Russes est la seule à même d'arrêter le flux de réfugiés, alors je la souhaite de tout mon coeur. Chrétien d'Occident, je pense qu'il est p)lus que temps que quelqu'un nous défende en arrêtant l'invasion de toute une jeunesse masculine musulmane. ------- Et si ce quelqu'un est Russe, eh bien tant pis pour l'oncle Sam. Il nous a libéré il y a un trois quart de siècle et nous lui avons bien remboursé notre dette. Maintenant, ça suffit.

  • Par Mike Desmots - 12/11/2015 - 06:58 - Signaler un abus @lasenorita,bonne lecture du problème de l'invasion migratoire

    qui d'ailleurs est en cours d'instrumentalisation par les islamistes de tous bords et leurs réseaux de mosquées ...c'est du pain bénit pour eux tous ces nouveaux clients ....pour les marxo/socialistes ,qui ont largement instrumentalisé la loi de 1905 et ses additifs ...,pour permettre à l'islam d'infiltrer l'état ...avec le costume de gauche...!c'est assez incroyable de voit sous notre nez cette injustice ..; que cette loi,bâtit pour faire barrage à l'église devienne ..100 ans après. Un élément de pénétration de l'état par une autre religion ....

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Roland Hureaux

Roland Hureaux a été universitaire, diplomate, membre de plusieurs cabinets ministériels (dont celui de Philippe Séguin), élu local, et plus récemment à la Cour des comptes.

Il est l'auteur de La grande démolition : La France cassée par les réformes ainsi que de L'actualité du Gaullisme, Les hauteurs béantes de l'Europe, Les nouveaux féodaux, Gnose et gnostiques des origines à nos jours.

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Ulrike Guérot

Ulrike Guérot est l'ancienne directrice du bureau berlinois du Conseil européen des relations étrangères. Elle a travaillé pendant vingt ans dans des think-tanks européens et a enseigné en Europe et aux Etats-Unis. Elle est la fondatrice et directrice de l'European Democracy Lab à l'European School of Governance de Berlin.

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Guillaume Duval

Guillaume Duval est rédacteur en chef du mensuel Alternatives économiques, auteur de La France ne sera plus jamais une grande puissance ? Tant mieux ! aux éditions La Découverte (2015) et de Made in Germanyle modèle allemand au-delà des mythes aux éditions du Seuil et de Marre de cette Europe-là ? Moi aussi... Conversations avec Régis Meyrand, Éditions Textuel, 2015.

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