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Les solutions chômage de type "sparadrap" n’adhèrent plus

Les vœux sont souvent l’expression d’une impuissance chronique qu’on aimerait traiter tout en sachant, qu’on ne pourra rien y faire.

Les entrepreneurs parlent aux Français

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Les solutions chômage de type "sparadrap" n’adhèrent plus

Les vœux sont souvent l’expression d’une frustration : "Ce qu’on n'a pas eu". Ce qu’on aimerait tant avoir. Souvent l’expression d’une impuissance chronique qu’on aimerait traiter tout en sachant, qu’on ne pourra rien y faire. C’est pourquoi les vœux sont souvent si pathétiques. Tristes. La meilleure chose serait de se concentrer sur les sujets sur lesquels on a un pouvoir certain, sur lesquels on a une compréhension à minima, sur lesquels on pense pouvoir inverser les courbes du destin.

Notre Président a choisi le contraire. Exhiber l’impuissance à l’écran, à une heure de grande écoute. Ce cri terrible, tant il est décalé et futile, donne une fois de plus la mesure de la prétention pathétique d’un gouvernement du grand écart, qui souhaite soigner un mal extrême sans les remèdes de "cheval" que le mal exigerait de prendre.

Car le chômage en France n’est pas une fatalité. Mais il n’est pas non plus le fruit d’une baguette magique étatique. Il dépend des entreprises, du marché, de la croissance. Sur ces points, seule la confiance, elle même engendrée par le courage et la vision, peut changer le destin d’un pays. Un gouvernement, quel qu’il soit, ne peut créer l’emploi. Il n’en a ni les compétences, ni le pouvoir. Il peut simplement créer un cadre et une « ambiance » favorable à l’épanouissement de ces petits soldats, ces fourmis appliquées, que sont les entreprises. Des soldats sans armes, des fourmis estropiées, gagnent rarement des victoires et n’alimentent pas la collectivité.

Un président qui nous propose quoi d’ailleurs ? Des jeux et du pain ? Des lendemains qui chantent ? Un avenir magnifique, bercé par le plein emploi ? Pas très loin. Des grands travaux. Génial. Mais où a t-il trouvé une telle idée ? Du jamais vu. C’est brillant, nous aurions dû y penser. Un Etat qui a 2000 milliards de dettes, va faire des grands travaux. Surtout pas des économies, qui permettraient de réduire les charges et la fiscalité. NON !! Trop simple et surtout, trop fatiguant.

Des ronds-points supplémentaires certainement ? Terrain sur lequel nous sommes pourtant déjà champion d’Europe. Transformer des chemins vicinaux en autoroute, la Seine en Loire, et inversement ? Un club VIP de 10 000 m2 pour les dockers CGT de Marseille ou de la SNCM ? Peindre la Tour Eiffel en Vert pour amadouer les écolos ? Ce n’était pas nécessaire, les verts ne rêvant, comme tout bon trotskiste, que d’accéder au pouvoir et aux privilèges,  rivalisant de danse du ventre et contorsions diverses, pour accéder (Placet) ou revenir (Duflot) au gouvernement, l’honneur dans un mouchoir et l'ego déployé. Toute voile dehors. Le pathétique bal des prétendants.

Bref, des grands travaux. Financés par l’extorsion organisée et masquée, que la réglementation sur l’accès handicapé dans les restaurants et lieux publics va engendrer ? En effet, ces milliers d’établissements, incapables de mettre des restaurants non adaptés aux travaux décidés par un Etat dont les propres établissements ne sont pas accessibles, va ponctionner une taxe sur ces derniers et l’affecter à la réforme de ses bâtiments. Il fallait y penser. Encore une belle fiscalité déguisée.

 
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  • Par Mandataire - 04/01/2016 - 17:01 - Signaler un abus Et que dire de la Formation d'un BTS…

    Chaque année depuis 1998, l'Entreprise formait en alternance des Jeunes au BTS:- Assistant/e de Direction et/ou Gestion. Et ce à la satisfaction de tous: toutes les recrues sortaient premières et/ou deuxièmes quel qu'était le centre de Formation. Il est vrai que pour les motiver, toutes les aides étaient reversées sous forme de primes si réussite!__Puis en 2009, impossible de recruter. Nous avons remué Rectorat, CCI, DDTEFP etc. en vain.__Réponse de la CCI: "… l'obstacle majeur (vient) d'une contrainte découlant des règles fixées par l'Éducation Nationale…. Ces règles, présentées sous forme de "référentiel" prévoient expressément que les jeunes qui ne sont pas sous contrat dans une PME seront exclus de l'examen final."__Le référentiel de l'Éducation Nationale indiquait qu'il s'agissait de Postes "dans des PME ayant généralement AU MOINS cinq collaborateurs"._Le tort de l'Entreprise: avoir moins de cinq Collaborateurs scripsit le Rectorat.__Que croyez-vous qu'il advint de la restrictive interprétation des Ponctionnaires? L'Entreprise cessa de former des Jeunes à un Métier. CQFD__PS: nous avons recruté plusieurs Collaborateurs par ce biais après leur Formation.

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Denis Jacquet

Denis Jacquet est entrepreneur (Edufactory), investisseur (Entreprise et conquête) et président de Parrainer la croissance, une association d'aide aux PME pour rechercher la croissance, et cofondateur de l'observatoire de l'Uberisation. 

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