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SNCF : comment vivre avec un mauvais actionnaire ?

Les derniers grands départs de 2017 ce dernier week-end de l’année se sont bien passés. Ni avarie technique, ni confusion dans les gares. Tous les voyageurs sont partis dans de bonnes conditions. Ouf…

Une affaire d'Etat

Publié le

L’Etat impose beaucoup à son entreprise et à ses dirigeants et au surplus il aime les dividendes qui peuvent tomber dans les caisses du Trésor public. En période de disette budgétaire et compte tenu de la propension française à la dépense publique, les entreprises publiques sont invitées à contribuer ! La marge de manœuvre du dirigeant de la SNCF est ainsi limitée compte tenu des contradictions qu’il est amené à gérer et compte tenu de la nature de son actionnaire.

M. Pépy arrivera donc devant Mme Borne avec quelques arguments solides pour répondre à la convocation de la ministre. A son bilan, il faut aussi ajouter la modernisation des politiques tarifaires qui a contribué à démocratiser le train en proposant des prix parfois très bas, le lancement de OUIGO, l’offre simplifiée de transport à grande vitesse sur les axes les plus fréquentés et qui connaît un succès commercial incontestable, enfin, entre autres, l’amélioration de l’accueil dans les gares qui sont devenues des lieux de vie et d’échanges.

Au cours de sa campagne, Emmanuel Macron avait promis la fin des régimes spéciaux dont celui des cheminots. En échange, il avait plus récemment indiqué que l’Etat s’engagerait à reprendre les 46 milliards de dette du système ferroviaire français. Le rencontre du 8 janvier est consacrée aux avaries de fonctionnement mais il serait étonnant que cette question centrale ne soit pas abordée. Les pannes les plus récentes sont indirectement liées au sous investissement consenti en région parisienne. Mme Borne est mieux placée que quiconque pour le savoir.  

 
Commentaires

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  • Par lexxis - 03/01/2018 - 17:22 - Signaler un abus DANS LA SNCF, TOUT OU PRESQUE EST MAUVAIS!

    L'actionnaire est mauvais, la direction est mauvaise, le personnel est mauvais, les trains sont mauvais et le réseau et mauvais, mais nous continuons à payer comme si tous les précédents étaient bons. Pas moins de 3 heures aujourd'hui pour faire à peine 90 KM, Vivement la concurrence!

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Pascal Perri

Pascal Perri est économiste. Il dirige le cabinet PNC Economic, cabinet européen spécialisé dans les politiques de prix et les stratégies low cost. Il est l’auteur de  l’ouvrage "Les impôts pour les nuls" chez First Editions et de "Google, un ami qui ne vous veut pas que du bien" chez Anne Carrière.

En 2014, Pascal Perri a rendu un rapport sur l’impact social du numérique en France au ministre de l’économie.

Il est membre du talk "les grandes gueules de RMC" et consultant économique de l’agence RMC sport. Il commente régulièrement l’actualité économique dans les décodeurs de l’éco sur BFM Business.

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