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Sécurité : ces mesures concrètes qui pourraient faire une différence quasi instantanée

Lors d'une intervention à Champigny-sur-Marne à cause d'une rixe dans la soirée du 31 décembre, deux fonctionnaires de police - un homme et une femme - ont été gravement molestés et roués de coups par un groupe au sein duquel deux individus auraient été identifiés et placés en garde à vue.

Bon sens

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 Sécurité :  ces mesures concrètes qui pourraient faire une différence quasi instantanée

Article initialement publié sur le blog Justice au Singulier

A Aulnay-sous-Bois, le 1er janvier, deux policiers contrôlent le conducteur d'un scooter volé et l'un d'eux est frappé.

2018 commence comme 2017 n'a pas cessé de se gangrener : la police trop souvent attaquée avec malheureusement une présomption de culpabilité qui systématiquement pèse sur elle et le concours, pour tel ou tel motif, de telle ou telle personnalité, de tel artiste qui jugent d'une parfaite élégance de l'insulter par un tweet.

Sans oublier des sites d'information qui semblent plus détester les policiers que ceux qu'ils sont contraints d'interpeller.

Pour Champigny, le président de la République a dénoncé "un lynchage lâche".

Il y aurait "une vague d'indignations" après cette odieuse péripétie (Le Point).

Je crains, si nous ne restaurons pas les grands moyens légaux qui ont été supprimés au fil du temps par une gauche dogmatique - prête à tout pour contester l'enseignement d'un réel qui avait le front de ne pas correspondre à ses principes -, que nous soyons condamnés à perpétuité à ressasser, agression après agression, notre révolte puis notre impuissance, en espérant de l'autorité judiciaire la fermeté et la répression qui conviendraient, la culpabilité établie.

Ce serait déjà ne pas mesurer le gouffre qui sépare la police d'une partie politisée de la magistrature. Et par conséquent l'obstination de certains magistrats à incriminer la police... alors qu'ils ne seraient sans doute pas capables d'affronter les épreuves que ces policiers doivent surmonter et les défis que sans cesse ils ont à relever.

A partir du moment où le président de la République a construit sa fulgurante victoire et nourri ses huit premiers mois par le dépassement de la droite et de la gauche (puis heureusement par une influence prépondérante de la droite !), on peut se permettre de suggérer à Emmanuel Macron des avancées positives faciles à accomplir, parce qu'il s'agirait de bienfaisants retours en arrière. Le progrès, en effet, peut être derrière nous. Il y aurait un paradoxe à ce que le passé ait été plus corseté et vigoureux pour se protéger, alors que la situation l'exigeait moins, que le présent confronté à des réalités beaucoup plus habituellement périlleuses.

J'approuve le syndicat Alliance qui aspire au rétablissement des peines planchers. Je les ai toujours soutenues, contre le corporatisme judiciaire préférant son amour-propre à l'efficacité des lois, et la gauche qui a supprimé sans vergogne ce que Nicolas Sarkozy avait inspiré et qui était une arme pour la Justice et au bénéfice de la société. Il n'y avait pas tant à applaudir sous son quinquennat pour qu'on puisse ainsi se priver de sa très heureuse initiative législative. Et l'USM ose qualifier cette restauration nécessaire de "faux débat" !

Retournons encore plus en arrière.

Il convient également de faire revenir, du fond de l'opprobre où la gauche idéaliste l'avait fait tomber, la loi anti-casseurs. En effet, alors que la police est de plus en plus confrontée à des groupes violents et anonymes dans la concrétisation de leur haine, il n'est plus possible de se satisfaire d'une procédure qui ne parvient pas à individualiser les responsabilités. Avec l'extrême difficulté d'identifications rendues quasiment impossibles par un conglomérat massif et fuyant. Trop de transgresseurs échappent à la répression, protégés par les modalités d'une enquête qui devrait les accabler.

 
Commentaires

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  • Par Ganesha - 03/01/2018 - 09:44 - Signaler un abus Instantané ! Comme le Nescafé ?

    Encore un titre grotesque ! Pour instituer des ''peines plancher'', soit ce sont des sanctions financières : couper toutes les allocations, les amendes cela nécessite des huissiers pour les recouvrir... soit, pour être vraiment dissuasif, ce sont des enfermements en prison. Et les prisons, on va les construire ''instantanément'' ? Alternatives : des camps de tentes, comme pour les réfugiés, fournies par l'UNHCR, ou des containers ?

  • Par vangog - 03/01/2018 - 10:43 - Signaler un abus « Multitudes disparates »?????

    et pourquoi ne pas nommer les choses par leur nom, Monsieur « l’instituteur de la parole »?... »bandes de délinquants issus de l’immigration non souhaitée par les Français » serait plus conforme à la réalité que ces circonvolutions parolières, non? Tant que vous n’aurez pas une Présidente sérieuse qui réformera -vraiment- la justice gauchiste, l’enseignement gauchiste, les médias gauchistes -j’en oublie, Raymond75?-, vous pourrez toujours parlotter pendant cinq années supplémentaires, ça ne fera pas avancer le schmilblick d’un seul pouce...tiens! Même, ça le fera reculer!...alors, vous en voulez encore, de Macron-super-taxeur?

  • Par Djib - 03/01/2018 - 13:00 - Signaler un abus Le paradoxe obscène,

    c'est que lorsqu'un individu ou à fortiori un représenatnt de l'ordre sont lynchés par une meute de hyènes, l'effet de meute protège juridiquement les quelques participants pris par la police, au motif qu'on ne peut pas prouver que c'est un membre de la meute plus qu'un autre qui a porté les coups. Et à supposer que l'on puisse prouver la participation directe d'un délinquant, il se trouvera toujours un juge du mur des cons pour dire qu'on ne peut pas prouver que les coups ayant provoqué les blessures ou la mort ont été portés par cet individu. Au final, c'est une encouragement accordé à ce mode d'agression, une prime à l'abjection et à la lâcheté.

  • Par Fleurs2jasmin - 03/01/2018 - 13:15 - Signaler un abus Hier

    Sur une de nos chaines télévisés une représentante du syndicat de la magistrature venait nous expliquer que certes les policiers se plaignaient mais que les justiciables aussi (systématiquement je dirai, c'est bien pratique puisqu'on leur donne sans cesse du crédit) se plaignaient des policiers. Cette façon de mettre la police et les interpellés sur un même pieds d'égalité est insupportable !!!!

  • Par Citoyen-libre - 03/01/2018 - 13:32 - Signaler un abus Les commentaires de l'instant

    Les gestionnaires de forêts l'ont bien compris. Il vaut mieux prévenir le feu, que multiplier à l'infini les moyens que les pompiers peuvent réclamer. Quand vous avez des enfants de 10 ans qui font les guetteurs pour faciliter un trafic de drogue, que vont devenir ces enfants à l'age adulte, si ce n'est remplir les prisons. Les gouvernements ne gouvernent pas, ils préparent simplement leur réélection. Ces enfants ne reçoivent aucune éducation parentale. Puisque l'état, dans sa grande mansuétude, acceptent tout sorte d'individus, il serait donc normal, que dès la toute première infraction, ces enfants soient retirés à leurs parents, et placés systématiquement, en fonction de l'age dans des centres éducatifs, fermés et plus tard à l'adolescence, dans des centres militaires à l'éducation stricte. En ne faisant rien, la prison arrive trop tard et ne change plus les profils. Qui paient ? un impôt spécifique sur les entreprises qui réclament ces main-d'oeuvre. Tout le reste, les milliards dans les banlieues c'est du pipo politique et beaucoup de lâcheté.

  • Par Djib - 03/01/2018 - 13:38 - Signaler un abus @Fleur2jasmin

    Vous vous trompez, les juges du syndicat de la magistrature ne mettent pas les délinquants et les policiers sur un pied d'égalité. Ca c'est une posture hypocrite pour convaincre le gogo de leur impartialité. Dans leur for intérieur, ils considèrent les délinquants comme des victimes et les membres des forces de l'ordre comme des coupables ou des complices du pouvoir.

  • Par essentimo - 03/01/2018 - 13:50 - Signaler un abus Ne serait-il pas possible

    que les policiers soient protégés par des jets d'eau colorés qui les feraient être reconnus d'une part et les renverraient chez eux pour se réchauffer !

  • Par essentimo - 03/01/2018 - 13:52 - Signaler un abus reconnus

    je parle bien sûr des perturbateurs (doux euphémisme) !

  • Par DANIEL74000 - 04/01/2018 - 07:30 - Signaler un abus Droit régalien

    Nos oligarques devraient consulter les dirigeants de la Hollande qui ont vidé leurs prisons de tous ceux qui ne dépendaient pas du Droit de leur pays. Ils ont des prisons à louer !! Il est peut être temps de protéger les victimes au lieu des criminels

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Philippe Bilger

Philippe Bilger est président de l'Institut de la parole. Il a exercé pendant plus de vingt ans la fonction d'avocat général à la Cour d'assises de Paris, et est aujourd'hui magistrat honoraire. Il est l'auteur de La France en miettes (éditions Fayard), Ordre et Désordre (éditions Le Passeur, 2015). En 2017, il a publié La parole, rien qu'elle et Moi, Emmanuel Macron, je me dis que..., tous les deux aux Editions Le Cerf.

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