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Les robots et la technologie vont-ils tous nous mettre au chômage ?

A mi-chemin entre fantasmes et cauchemars, les robots ont toujours fasciné les humains. Alors qu'ils envahissent l'industrie et la Bourse, les avis divergent entre ceux qui les considèrent comme les sauveurs de l'économie et ceux qui les voient comme les meurtriers de l'emploi.

Sarah Connor ?

Publié le - Mis à jour le 19 Août 2013
Les robots et la technologie vont-ils tous nous mettre au chômage ?

A mi-chemin entre fantasmes et cauchemars, les robots ont toujours fasciné les humains.  Crédit DR

Atlantico : Alors que vient de se conclure la conférence Automate 2013 à Chicago, la question de la robotisation de la société, et particulièrement de l’industrie, est chaque jour plus brûlante. Entre paranoïa technophobe et prophétisation d’une révolution, les robots sont de plus en plus présents dans notre société. Comment différencie-t-on fondamentalement un robot d’une simple machine ?

Robin Rivaton : Le robot industriel a une définition précise qui obéit à la norme ISO 8373. Le robot est un manipulateur contrôlé automatiquement, reprogrammable à usages multiples, programmable sur trois axes au minimum, qui peut être fixé sur place ou mobile en vue d’activités de production industrielle.

Le robot se différencie donc de la machine-outil par la possibilité qu'il a de réaliser différents types de tâches. Il apporte ainsi une plus grande flexibilité à l'outil de production permettant de produire des séries de taille plus restreinte, exigence première dans un monde où la production de masse semble s'éloigner de plus en plus et où le cycle de vie des produits se réduit.

Mais, aujourd’hui, les robots industriels ne trouvent leur place qu’au sein du champ plus large de l’automatisation industrielle. D’ailleurs la robotique ne représente que ~5% d’un marché de l’automatisation en pleine évolution, avec par exemple la commercialisation d’imprimantes 3D de plus en plus performantes.

Jean-Paul Laumond : Ce que l’on appelle une "simple machine" est une machine directement commandée par un opérateur : un aspirateur par exemple est une machine que l'on doit guider. Un robot possède une capacité d'adaptation qui lui permet de se passer d'une commande directe par un opérateur : il existe aujourd'hui des aspirateurs automatisés qui vont explorer tous les recoins de votre appartement. Ils possèdent des capteurs qui leur permettent de se situer dans l'espace et ils ont des stratégies d'exploration de l'espace ; ils savent s'adapter à différents environnements : ce sont des robots. Il reste qu'un robot n'est rien d'autre qu'une machine commandée par un ordinateur.

Jean-Gabriel Ganascia : L’idée de robot est définie par l’autonomie, c’est une machine capable de se mouvoir d’elle-même. Cependant, l’autonomie peut prendre deux sens dans le débat sur la robotisation et l’automatisation, celle de l’autonomie mécanique et celle de l’autonomie morale et nous sommes pour l’instant essentiellement limité à la première. Une machine a malgré tout à sa disposition un nombre d’actions considérable et peut décider de ses actions dans une certaine mesure, en fonction de son environnement et de sa finalité. A l’aube de la création d’automates, les inventeurs parlaient de machines téléologiques, qui pourrait se traduire par machine agissant dans une finalité. Le robot se définit donc comme une machine particulière capable d’analyser, au moins en partie, son environnement et d’agir en fonction.

Les avis divergent sur le ratio création/destruction d’emploi qu’engendrerait à terme la robotisation de l’industrie. Qu’en est-il vraiment ?

Robin Rivaton : La clé d'une révolution technologique de cette ampleur est son acceptabilité sociale, j'ai donc particulièrement étudié l'impact sur l'emploi. Et je vous assure qu'il sera positif.

Positif parce que l'industrie française perd déjà plusieurs dizaines de milliers d'emplois chaque année sous l'effet d'un manque de compétitivité face à la concurrence internationale. Les robots, en améliorant la compétitivité coût et hors coût de l'appareil industriel français, permettraient de sauvegarder des sites en France. Mieux encore, face à la montée des coûts salariaux en Asie, le robot offre des perspectives de relocalisation élevées.

Vaut-il mieux une usine en France avec des robots - et les employés pour les entretenir - qu'une usine délocalisée à l'étranger ? Dans un cas, elle paie impôts et cotisations sur le sol national, fait travailler des fournisseurs locaux, dans l'autre rien de tout cela.

De quelle manière cela changerait-il la structure de l’emploi en France ? Quels sont les métiers menacés, ceux qui se développeraient et ceux qui pourraient apparaître ?

Robin Rivaton : La robotisation que j'appelle de mes vœux conduira effectivement à modifier la structure de l'emploi. La filière robotique s'insère dans un environnement économique qui mobilise un grand nombre de ressources humaines à forte valeur ajoutée. De la conception à l’installation, la fabrication de robots industriels requiert l’intervention de plusieurs entreprises, notamment des intégrateurs chargés de penser l'installation du robot au sein de la ligne de production. Plusieurs dizaines de milliers de postes seraient nécessaires dont une majorité de professionnels de haut niveau, ingénieurs et techniciens spécialisés.

En outre, les robots ne fonctionnant pas seuls, il faut des employés pour en assurer la maintenance et la surveillance, environ une personne par cellule robotique. Ces nouveaux postes sont des reconversions logiques pour les employés œuvrant auparavant sur la chaîne de production, en les débarrassant de tâches usantes ou pénibles.

 
Commentaires

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  • Par ZOEDUBATO - 03/02/2013 - 08:42 - Signaler un abus Première suggestion avant toute analyse approfondie

    Vérifier que les comparaisons sont valables 1/ On met ou non dans le même sac : automates, informatique de process, robots et manipulateurs 2/ Certains secteurs industriels sont beaucoup plus utilisateurs de robots que d'autres , là aussi il faut vérifier que l'on ne compare pas des choux et des carottes 3/ Le coût global du travail entre en ligne de compte en rendant ou non rentable l'automatisation de certains postes Coût global = salaire net ° part salarial) part employeur+ nombre de (taxe, impôts nationaux et locaux, CE, Syndicats, Financement des nantis àstatuts etc..) plus ou moins proportionnel aux nombre de salariés + normes sociales, fiscales,comptables , de sécurité, environnemental, énergétique, administrative, etc... + tout ce que les fiscalistes peuvent inventer 4/ En fin si la grève des robots c'est la panne, les robots ne mènent pas de grèves politisées ou au nom de la lutte des classe

  • Par Bara - 03/02/2013 - 09:17 - Signaler un abus Caisses automatiques, péages d'autoroutes...

    ... pas besoin d'être un expert pour constater que le but actuel n'est pas de produire plus, mais de produire avec le moins possible de bras: ça tombe bien, la technologie est mûre pour cela. Sans mesures réglementaires, le chômage ne fera que croître, et les revenus se concentrer dans les mains des détenteurs du capital.

  • Par Terranostra - 03/02/2013 - 09:32 - Signaler un abus La robotique est une science d'avenir........

    Les Japonais ont quelques longueurs d'avance de ce secteur prometteur. Déjà, mais encore plus demain , nos vies seront entre les mains de robots comme en médecine et chirurgie notamment. L'humain ne sera plus une variable d'ajustement pour les entrepreneurs et nous pourrons nous passer d'immigrés.

  • Par EOLE - 03/02/2013 - 10:02 - Signaler un abus @ Bara

    Sans mesures réglementaires, le travail rémunéré ne fera que décroître et les revenus se concentrer entre les mains des détenteurs du capital. Cela laisse la place à beaucoup de travail non productif (matériellement) et non rémunéré.

  • Par boblecler - 03/02/2013 - 10:29 - Signaler un abus Les français sont les

    Les français sont les meilleurs dans la robotique , bien mieux que les japonais, car on a déjà des robots d'assistance en milieu dangereux, nucléaire. On a un bon savoir faire dans les robots médicaux. Les robots sont bien mais contrairement à ce que dit ZOE DU RADEAU DE LA MEDUSE, les robots sont plus flexibles et les automatismes sont pareils vu la baisse du prix des mémoires, on est passé d'une électronique analogique à numérique avec l'informatique embarquée. Même la domotique depuis dix ans repose sur l'électronique numérique avec les moteurs pas à pas dans les stores roulants ou les crémaillères, avec l'augmentation des puissances électriques. Idem pour les robots de cuisines avec les programmes. Pour la disparition des métiers, l'économiste fourrastier parle des polarisations d'emplois, c'est à dire que les cycles schumpétériens détruisent les emplois via des révolutions techniques, qui créent autant d'emplois équivalents. Mac kinsey a décrit les technologies émergentes qui deviennent clef car donnant un avantage dominant puis celle-ci avec la recherche deviennent des technologies désuètes ce qui force à la formation des employés pour l'adaptabilité.

  • Par boblecler - 03/02/2013 - 10:39 - Signaler un abus L'article devrait replacer le contexte du cycle schumpetérien

    La formation est l'adaption de l'employé. Comme dans la domotique, les électriciens posent des éléments de réseaux ou de domotique avec la revanche de la basse tension. Les robots industriels ont des moyennes de vie de 20 ans et beaucoup sont encore sous Windows 3.1. Leur utilisation détermine leur obsolescence qui doit être pris en compte dans l'investissement. Il est clair que les postes de manoeuvres diminuent mais ceux de techniciens augmentent, d'où un besoin de qualification supplémentaire et donc d'augmentation de salaires. Quant aux postes d'ingénieurs, la limite en France de par la qualité des formations est ténue entre la capacité d'un technicien et celle d'un ingénieur à créer via des logiciels en 3D des produits et de les industrialiser.

  • Par zelectron - 03/02/2013 - 10:39 - Signaler un abus les limites du pouvoir

    un homme rêve, il est irrationnel, fantasque, change d'avis, goûte son plaisir, l'homme pleure, il souffre! Avant que les robots ressemblent à certains positroniques de notre cher Asimov, il y a un long, très long chemin a parcourir. En attendant ils vont nous débarrasser de tâches répétitives ou pénibles qui esclavagisent au lieu de libérer. L'inquiétude pourrait plutôt venir de la notion de propriété exagérée des robots, il faut comme cela aurait du être fait pour les employés, limiter la taille des entreprises, afin que le pouvoir ne puisse être tenu entre des mains "dictatoriales" et reste a visage humain.

  • Par moerl16 - 03/02/2013 - 10:43 - Signaler un abus faire le calcul

    pour les robots industriels qui font le travail d'un ou plusieurs salariés il faudrait pondre une taxe basée sur le calcul des économies réalisées par rapport au nombre d'emplois sacrifiés ,cette taxe prendrait en compte l'amortissement de ce matériel et gain réel généré ,ensuite taxer l'entreprise au bénéfice des assedic et des centres de formations "efficaces" et non comme a présent ou ces stages de formations sont des cache misères

  • Par Geolion - 03/02/2013 - 10:44 - Signaler un abus N'ayez pas peur !

    Non, les robots ne mettront personne au chômage ! Il y aura simplement déplacement des emplois, car il faudra du monde au travail pour imaginer les robots, les concevoir, les fabriquer, les adapter, les installer, les faire fonctionner, les entretenir, les réparer, les traiter après usage, etc,.... !

  • Par Satan - 03/02/2013 - 10:47 - Signaler un abus Vive les robots, Vive le Chômage!

    Vive la Bourse!

  • Par pemmore - 03/02/2013 - 11:09 - Signaler un abus Ne pas confondre robotisation et automatisation ,

    dans l'industrie, le robot n'est pas la panacée pour optimiser au mieux les processus industriels. S'il est polyvalent le robot, il est relativement lent, difficile à relancer en cas de plantage mécanique et long à repartir. car dépendant de programmes informatiques et il n'est pas totalement polyvalent à cause du mécanisme de préhension qu'on y a adapté. Une ligne de production parfaitement automatisée optimisée produira plus qu'une ligne avec de multiples robots mais avec un peu plus de personnel mais moins qualifié. Seul gros avantage c'est le long terme : la réduction des tms coûteuses de nombreuses années plus tard. En france nous souffrons des incohérences des systêmes d'exploitation des machines. L'informatique grand public est arrivée trop tard Renault (smc) avait déjà inventé son systême, télémécanique, siemens aussi, des trucs non compatibles avec une absence totale d'ergonomie kuka (robots majoritaires) aussi. Aucune norme afnor n'est arrivée comme tout programmer en c++.(ou autres). Alors le technicien automaticien est obligé de marcher sur la tête pour interfacer tout ça. Et on manque d'automaticiens, mal vus mal payés.

  • Par Jacou - 03/02/2013 - 11:14 - Signaler un abus L'automatisation totale est l'avenir

    Le temps n'est pas si loin où les robots feront toutes les tâches humaines sans exception. Entre 1900 et 2000 les progrès ont été considérables. Au rythme actuel, notre siècle devrait voir la fin du travail par obligation grâce à la robotisation généralisée. Ce qui entraînera la gratuité de tous les produits de consommation, la suppression de l'argent et de tous les vices que celui-ci trimballe. . Nous connaîtrons alors un très profond changement d'ordre politique, économique et social. Ce sera l'ère des loisirs et de la pleine créativité de chacun. Si le monde ne s'autodétruit pas par sa stupidité, nous pourrons connaître grâce à la science cet âge d'or, ce fameux paradis que tant d'humains espèrent. . Le Paradis que d'aucuns appellent le "Paradisme" sera-t-il une société à la portée de notre génération ? Comme la science va réaliser la prouesse de nous prolonger la vie très très longtemps, certains parmi nous peuvent se prêter à rêver de connaître ce monde merveilleux.

  • Par Vorivzakonie - 03/02/2013 - 11:38 - Signaler un abus Simple mais pertinent : la réflexion d'un ado de 16 ans alors.

    Cela me rappelle une vieille question que je me suis posée en classe de Seconde alors que j'avais lu "L'homme unidimensionnel" d'Herbert Marcuse. Cette théorie paraissait à l'adolescent que j'étais simple et lumineuse. Prenez une usine qui emploie 100 ouvriers, robotisez là, de manière à n'avoir besoin que de 10 ouvriers. Aujourd'hui, vous avez 90 chômeurs, les profits restant identiques voire augmentant une fois les machines amorties. Du coup aussi 90 mecs sans plus de pouvoir d'achat. Mais réduisez le temps de travail par 10, vous aurez 100 ouvriers qui auront le temps libre et le pouvoir d'achat pour se consacrer à d'autres activités de loisirs et de culture qui exigeront la création de nouveaux emplois. A être donc clément avec cette réflexion simpliste d'ado Cependant depuis, je me suis rendu compte que j'avais mis le doigt sur le principal problème du XXème siècle. Ce que disait aussi Ernst Jünger dans "Der Arbeiter" L'ouvrier est la principale figure de la fin du XIXème siècle. Le chômeur celui du XXème. Le problème étant bien entendu que c'est beaucoup plus complexe que cela. J'avais oublié la cupidité du Capital.

  • Par MLL - 03/02/2013 - 11:55 - Signaler un abus Étude rétrospective, SVP !

    La vague contemporaine de chômage de masse est largement liée à l'automatisation : il suffit de prendre de l'essence et de penser aux pompistes d'autrefois pour s'en convaincre. Une étude rétrospective des liens entre automatisation et chômage serait essentielle.

  • Par laurentso - 03/02/2013 - 12:30 - Signaler un abus @Vorivzakonie

    Vous poussez un peu curieusement le raisonnement. L'économie ne se résume pas à une entreprise de cent personnes. Pour produire les robots, il faut des hommes, des ouvriers et des ingénieurs, du personnel de maintenance, etc. La robotisation ne détruit pas d'emploi mais elle en change la nature et surtout elle déplace les emplois. En revanche, vous avez raison de considérer que la robotisation doit entraîner une réflexion sur la place du travail (d'où les demandes qui peuvent paraître étranges de la semaine de 4 jours). Et de considérer que la robotisation entraîne une réflexion sur le coût du capital, sa rémunération. Le patronat nous bourre le mou sur le coût du travail, alors qu'il ne représente qu'une part infime des prix des produits industriels et manufacturés. Une usine textile est quasiment entièrement robotisée aujourd'hui. La France a de solides atouts dans les technologies de pointe, même si elle est encore trop dépendante de l'Allemagne pour la machine-outil.

  • Par Carol Langloy - 03/02/2013 - 12:45 - Signaler un abus Quand comprendra-t-on que

    Quand comprendra-t-on que l'homme lutte en réalité depuis des millénaires pour se débarrasser de ce qu'on appelle le travail. Et il y arrivera un jour. Ceux qui s'efforcent de créer des emplois sont donc complètement à côté de la plaque : il faut créer des richesses, c'est à dire des biens et des services, qui permettront de faire progresser la science dans la direction voulue. Le XXème siècle avec le fordisme (je paie bien mes ouvriers, car ils sont mes premiers clients) avait inventé un moyen simple et efficace pour faire travailler les gens, augmenter la consommation (véritable moteur de la croissance), et donc progresser. Mais le XXIème doit faire face à un nouveau défi : le machinisme (la robotisation) permet de moins utiliser le travail humain, même si on a de plus en plus besoin de personnes très qualifiées. A terme, le nombre d'emplois va donc vers une diminution très forte. Il reste à inventer un nouveau moyen de distribution des richesses, qui remplacera le salaire obsolète, en conservant le moteur de l'activité humaine : la concurrence...

  • Par Vorivzakonie - 03/02/2013 - 12:52 - Signaler un abus @laurentso

    J'avais bien spécifié qu'il s'agissait d'un raisonnement de gamin de 16 ans Entretemps j'ai lu Marx et pu réfléchir sur la notion de plus value. Malheureusement j'ai aussi lu Friedmann dont la stratégie du choc semble dominer actuellement. Pour le reste entièrement d'accord si l'argent allait réellement à ce qui produisent les biens et non rentiers qui spéculent en bourse... Mais là c'est une affaire de lutte des classes qui quoi qu'en disent certains est plus virulente que jamais. Pour le reste je suis d'accord avec vous. La réduction du temps de travail par les "socialistes" était certes maladroite (car constituant un dispositif isolé) mais constituait un premier pas.

  • Par Vorivzakonie - 03/02/2013 - 13:07 - Signaler un abus @Carol Langloy

    D'accord avec tout ce que vous écrivez, sauf la dernière phrase. Pourquoi voulez-vous garder la concurrence ?

  • Par laurentso - 03/02/2013 - 13:09 - Signaler un abus @carol Langloy

    Plutôt que "concurrence" vouliez-vous dire "division du travail" ? @Vorivzakonie : Ok d'ac !

  • Par MONTCLAR - 03/02/2013 - 14:18 - Signaler un abus Le plus étonnant dans ces commentaires

    c'est le mélange, souvent sous la même plume, de connaissances techniques parfois pointues et d'ignorance abyssale des mécanismes économiques, mélange qui induit évidemment et nécessairement des résultats totalement erronés. Lorsqu'il s'y glisse des présupposés idéologiques et parfois quelques préjugés de classe ou racistes, nous atteignons très vite le délire schizo-paranoïaque. Il suffirait pourtant de savoir qu'il existe en économie la notion de fonction de production qui permet d'analyser les différentes combinaisons des facteurs travail et capital pour aborder et conduire sereinement le débat. Peut être est-ce trop demander pendant le week-end.

  • Par ZOEDUBATO - 03/02/2013 - 15:21 - Signaler un abus Il faut segmenter les types de production

    L'automatisation c'est d'abord pour les productions en série de biens de grande consommation où le consommateur veut une qualité maîtrisée et constater par un de ses 5 sens la valeur ajoutée vs le prix demandé (c'est trop cher ou j'achète) UN poste de travail coûte de 2 à 10 millions d'Euros (Terrain + bâtiments + études +machines + alimentation en eau, électricité, chauffage, ..) Si on veut rester compétitif il faut réinvestir et si on veut donner du travail au jeunes il faut s'agrandir = nécessité de rembourser le capital + la réactualisation des coûts + bénéfices (les pays qui ne l'ont pas fait ont des industries obsolètes et les ouvriers s'y appauvrissent - EX : VIETNAM, ALGERIE,..) Pour les postes de travail 5 critères principaux de choix sont pris en compte 1/ Coûts de poste automatisé vs Coût global du travail (voir mon post précédent) avec professionnel au poste + maintenance 2/ La qualité produite, la sécurité, le respect des normes par rapport aux objectifs visés 3/ Le taux d'engagement réel des équipements (= le carnet de commandes) 4/ Le taux d'utilisation à la cadence nominale 5/ Le coût final du produit

  • Par PIF31 - 03/02/2013 - 16:43 - Signaler un abus L'avenir c'est les robots

    Qu'ont le veuille ou non , les robots remplaceront de plus en plus l'homme . Mais il faut être conscient que ces robots sont inventés par des hommes qui cherchent sans relâche depuis toujours . Il faut donc acquérir toujours plus de connaissance pour maitriser la robotique . Pour ce qui est de l'emploi , tout dépend à quoi vont servir ces robots . Il est clair que dans l'immédiat ils doivent servir à faire baisser le cout du travail pour qu'on arrête de justifier la baisse des salaires par la concurrence internationale . Le piège serait que les nouveaux robots ne servent qu"à créer des besoins nouveaux alors que l'individu de base vivrait encore comme un arriéré . Les robots doivent être au service du citoyen pour lui libérer du temps . Le travail n'est pas une fin en soit ; on travail pour avoir l'essentiel (nourriture , logement) . Les robots devraient avoir pour seul mission de libérer l'homme du travail . Enfin il pourrait se consacrer à mieux s'éduquer , faire du sport , élever les enfants , voyager ect... Il n'est pas certain que nos responsables politique aient envie de voir Mr tout le monde accéder au savoir .

  • Par Satan - 03/02/2013 - 17:51 - Signaler un abus Robot de gauche ou robot de droite?

    Merci de préciser. Parce-que là on ne comprend rien.

  • Par benj117 - 03/02/2013 - 19:38 - Signaler un abus Nouvelle-Zélande:

    Investissement phénoménaux dans les nouvelles technologies, croissance démographique extrêmement faible, et croissance économique a 2 chiffres, franchement, ça pose question! Je pense que les allemands ont parfaitement compris cela, qui plus est, quand ils seront en manque de main d'oeuvre, ils viendront piocher en France! Donc, pas besoin de croissance démographique, le saint Graal de nos économistes!

  • Par ZOEDUBATO - 03/02/2013 - 19:48 - Signaler un abus @benj : la Nouvelle Zélande a tout simplement

    mis en place une comptabilité Public analytique simple de compréhension qui a permis au citoyen d'imposer les économies structurelles sur les postes de dépenses inutile et a confié au privé une partie des tâches non régalienne Transparence des coûts + citoyen au coeur de la vie public = bonne gouvernance = développement = emploi et hausse du pouvoir d'achat

  • Par guigou - 03/02/2013 - 22:31 - Signaler un abus @ZOEDUBATO

    Votre scénario n'existe que dans vos rêves. Les tâches non régaliennes finissent toujours par cette équation en France : Dépense publique - 10% (la première année, puis le coût s'envole) pour une efficacité -30% éternelle camouflée par des rapports trompeurs et le refus de s'occuper des cas compliqués laissés à la bienveillance de l'administration publique. C'est exactement la formule appliquée par l'école privée depuis 30ans. Ils veulent les finances publiques mais pas les élèves difficiles...

  • Par Outre-Vosges - 04/02/2013 - 02:21 - Signaler un abus Complices sans en avoir conscience

    Quand j’étais jeune, je voyais à la campagne un grand nombre de femmes pauvres qui gagnaient leur vie en lavant le linge dans des lessiveuses, voire à la main comme la mère Denis (ma femme a encore accompagné sa grand-mère au lavoir) ; et à la ville il existait un grand nombre de laveries où je me souviens d’avoir porté du linge. L’irruption des machines à laver dans les ménages a bouleversé tout cela, mais les militants syndicalistes qui les achetaient ne se rendaient pas compte qu’ils se conduisaient comme d’affreux capitalistes et réduisaient des travailleuses à la misère. Qu’auraient-ils dit si un @moerl16 d’alors avait calculé le calcul des économies qu’ils réalisaient et ait voulu les faire payer ? si des successeurs des canuts étaient venus chez eux casser leurs machines à laver ? Et les enragés de gauche qui multiplient les courriels, songent-ils aux lettres que ces derniers ont remplacées ? J’imagine notre inénarrable @Satan au cerveau limé en train de leur crier : « Vive les robots, Vive le Chômage! Vive la Bourse ! »

  • Par ZOEDUBATO - 04/02/2013 - 02:50 - Signaler un abus @guigou : Sur quelles bases vous appuyez-vous ?

    pour être aussi péremptoire sans chiffres fiables ? En France un seul et unique député qui a le droit de vérifier l'exécution des budgets votés sans possibilités de délégation et il y a des prises en charge croisées de dépenses entre budget plus des subventions pas toujours prises en compte Ce manque de transparence et de comptabilité analytique fiable et certifiée rend quasiment impossible de reconstituer un coût complet de service effectuées par le Public en France la preuve c'est le refus absolu des corps d'Etat et des syndicats de tout audit comptable de l'exécution des budgets et les "oublis" sur les comptes EX : Quand on parle salaire de la fonction Public on ne parle que du point de base en oubliant ancienneté, rattrapage du coût de la vie, avantages et aide spécifiques, niches fiscales, sociales, salariales, etc.. Alors - je préfère l'honnêteté de la Nouvelle Zélande qui assure une transparence certifiée par des audits indépendants qui ne sont pas juge et partie - je ne crois pas au chiffre de coûts donné par des corps "juge et partie" qui défendent leur prés carré et j'utilise les chiffres des analystes et organismes indépendants

  • Par kyrilluk - 04/02/2013 - 13:43 - Signaler un abus Les robots, les logiciels augmentent le chomage

    Je trouve cela ridicule de pretendre que les robots n'augmentent pas le chomage. A partir du moment ou un robots remplace une equippe de 15 personnes, le chomage est obliger d'augmenter. L'erreur des auteurs est de croire que ces 15 personnes, peuvent etre formee de maniere a pouvoir assurer d'autres taches "moins penibles". Il s'agit d'un fait biologique que tous le monde n'a pas les moyens cognitif, ni meme l'envie de devenir ingenieur par exemple. Plus vous augmentez les competences necessaire pour effectuer un certain travail et plus vous excluez les personnes qui - pour diverses raisons - n'arriveront jamais a acquerir ce niveau de competence. Dans un autre domaine, les secretaires que l'on a remplacee par des logiciels informatique de saisie et de traitement de l'information, ne sont pas reconvertie en avocats d'affaire, etc.. Elles sont reste sur le carreau. La il y a un demi-siecle, une personne peu intelligente pouvait trouver du travail (dans les champs, etc..) et faire vivre sa famille decement. Aujourdhui, ce n'est plus le cas. Et l'automatisation du travail est responsable de cet etat de fait.

  • Par gegemalaga - 05/02/2013 - 07:41 - Signaler un abus non robotisation / pertes d'emplois

    actuellement , c'est le manque de robotisation qui condamne certaine branche de notre industrie ...; il y a 30 ans : c'etait l'informatisation qui allait creer du chaumage ...; alors ? on decide de progresser ?? par ce que sans cela ...effectivement il va falloir retourner à la campagne ( et vivre en autarcie ); et ??pourquoi pas ?? se mettre à concevoir , et surtout produire , des robots ? on parle beaucoup de la force de l'industrie Allemande , et notament l'automobile, mais on oublie trop leur industrie de la machine outil .! le progrès , c'est l'innovation !.. ..ou alors : les moutons sur le Larzac. gegemalaga

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Robin Rivaton Jean Paul Laumond et Jean Gabriel Ganascia

Robin Rivaton est consultant en stratégie dans un cabinet américain. Il est diplômé de l’ESCP Europe et de Sciences Po.

Jean-Paul Laumond est titulaire de la chaire d'innovation technologique au collège de France. Il est spécialiste de robotique humanoïde au LAAS-CNRS et directeur de recherche au CNRS.

Jean-Gabriel Ganascia est professeur à l'université Pierre et Marie Curie (Paris VI) où il enseigne principalement l'informatique, l'intelligence artificielle et les sciences cognitives. Il poursuit des recherches au sein du  LIP6, dans le thème APA du pôle IA où il anime l'équipe ACASA .

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