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Révolution de la périurbanisation : pourquoi la France n’est pas franchement prête à la nouvelle manière qu’ont les Français de l’habiter

Malgré les nombreuses politiques qui visent à limiter l'étalement urbain, les Français s'installent de plus en plus dans des petites communes périurbaines. Ce phénomène change profondément les habitudes des commune, modifiant ainsi la dynamique de notre territoire.

Le Rat de ville et le Rat des champs

Publié le - Mis à jour le 6 Janvier 2017

La troisième conséquence est le renforcement de la fragmentation de la société, avec d’un côté des villes de plus de 10 000 habitants de plus en plus multiculturelles, étant le réceptacle de l’immigration internationale, alors que les communes de moins de 10 000 habitants demeurent peuplées d’autochtones. L’espace périurbain, hétérogène socialement, avec un périurbain « subi » et « choisi », n’en est pas moins homogène ethniquement, avec un rejet de l’immigration certain.

Le principal enjeu est de réussir à canaliser le phénomène de périurbanisation, dans le sens qu’il est illusoire de le contrecarrer, étant donné la persistance du désir de maison individuelle dans la population française.

Il s’agit d’éviter la dilution de l’habitat sur toutes les communes, qui rend très difficile l’émergence de transports en commun et d’équipement collectifs.  

Les petites communes rencontrent une nouvelle affluence démographique sur leur territoire, comment selon-vous peuvent-elles s’adapter à ce changement ? Qu’est-ce que les collectivités territoriales doivent faire pour faire face à ce redéploiement de la population française ?

Les petites communes ont déjà tenté de s’adapter depuis plusieurs années à ces changements car ce n’est pas un phénomène nouveau. Elles s’efforcent de développer les équipements nécessaires pour permettre à ces nouveaux habitants de disposer d’une qualité de vie urbaine. Cependant, elles ont des difficultés car elles n’ont pas des moyens financiers très importants, la plupart étant des communes exclusivement résidentielles, sans activité économique notable.

L’intercommunalité constitue la principale réponse pour résoudre les problèmes liés à la périurbanisation, qui passe par la canalisation du phénomène. Il s’agit de concentrer le développement de l’habitat dans seulement quelques communes, bien reliées au centre-ville et disposant déjà de quelques équipements collectifs, au lieu de poursuivre le laisser-faire actuel. Cependant, cela doit passer par des législations coercitives, limitant les possibilités de développement de certaines communes peu argentées, mal desservies et peu équipées.

 
Commentaires

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  • Par Deudeuche - 03/01/2017 - 10:23 - Signaler un abus Le ton de l'article suinte l'arrogance

    bobo écolo des habitants des hypercentre villes de plus de 1million d'habitants. Oui les Français veulent de la nature, des maisons individuelles et des voisins comme eux Français. Tant pis pour le transport à bestiaux (pardon "en commun"), le vivre ensemble en vrac de la grande ville et ses "infrastructures" si merveilleuses dans une "qualité de vie" merdique comme le fournit la grande ville. Ce modèle horrible dont Paris est l'emblème est une abomination!

  • Par goethe379 - 03/01/2017 - 10:26 - Signaler un abus Nouveau?

    Cette migration n'a rien de nouveau. Pour cette raison, elle engage la responsabilité de nos gouvernants... déjà bien entachée par ailleurs

  • Par zouk - 03/01/2017 - 12:09 - Signaler un abus Développement périurbain

    Triste perspective, que reste-t-il d'autre que boulot, metro, dodo, plus abrutissement par une télévision de plus en plus proche de l'illettrisme.? Où seront concerts, musées et autres babioles?

  • Par Fred VS - 03/01/2017 - 12:39 - Signaler un abus en gros

    si je comprends bien on va nous dire là ou il faut habiter...

  • Par lafronde - 03/01/2017 - 12:40 - Signaler un abus Volonté communautaire et cote de l'immobilier.

    Observer le marché de l'immobilier urbain indique clairement une exigence : les français solvables fuient le melting-pot diversitaire, ils ne veulent pas "vivre ensemble" avec n'importe qui, comme la République veut les y contraindre. Dans cette quête d'une vie quotidienne vivable, fondée sur la résurrection d'une communauté nationale, dissoute par l'irruption de classes d'immigration indésirables : assistés, non-francophones, islamistes, clandestins, délinquants, hostiles... les français européens sont rejoints par les classes d'une immigration de bon aloi, et qu'ils acceptent volontiers : actifs, francophones, musulmans non revendicatifs, immigrés non récriminants, bref des gens sachant vivre comme nous, selon l'adage antique "à Rome, fais comme les romains", et sans doute heureux de ce choix de vie. Si la République et ses politiciens progressistes comprenaient cette exigence de vie tranquille, alors la Ville pourrait se densifier, sinon les citoyens continueront à la fuir. Malheur aux politiciens, idéologues, urbanistes d'un pouvoir coercitif et constructiviste. Fillon n'a-t-il pas promis l'abolition des lois ALUR et SRU ?

  • Par Deneziere - 03/01/2017 - 14:50 - Signaler un abus Triste alternative

    Deudeuche et lafronde ont en partie raison. Mais quand on aime les paysages français, il faut bien reconnaître que le mitage du aux lotissements est morne. Et que la vie en zone péri-urbaine l'est aussi. Si encore il y avait un vrai repli identitaire positif, avec une vie commune qui va avec; mais même pas. Ce sont des zones dortoir où les habitants se côtoient à peine. En gros, ils ont échangé la racaille contre une vie terne. Belle alternative laissée à la jeunesse de France : soit elle tourne autour du rond point de Lidl avec son scooter, soit elle se le fait voler par un allogène.

  • Par Deudeuche - 03/01/2017 - 16:13 - Signaler un abus @zouk

    concerts et musées sont joignables à volonté, pas la peine de vivre à côté du musée sauf si l'on veut habiter dans 30m2 et prendre le métro ou être comme une fourmi près des salles de concert où s'aglutinnent les sociétalement avancés!. Vive la forêt, la rivière, le village et les gens dits normaux. pas besoin de vivre dans un lotissement, non plus.

  • Par Anouman - 04/01/2017 - 11:15 - Signaler un abus Habitation

    Souvent les gens préfèrent aller dans la petite commune car les taxes sont moins élevées. Ils y sont incités par le fait qu'il y a des terrains constructibles. Ce sont donc les maires qui favorisent ces mouvements dans un sens et dans l'autre. Par ailleurs les nouvelles lois d'urbanisme permettent de construire sur un mouchoir de poche ce qui favorise l'entassement des cages à poule. Il faut arrêter de se plaindre de ce qui est mis en place par les élus, il vaudrait mieux choisir des élus un peu plus intelligents.

  • Par lepaysan - 04/01/2017 - 23:13 - Signaler un abus C'est le résultat des politique menées

    La qualité de vie est bien meilleure en peri urbain, plus d'espace, moins d'impôts locaux, on peut se garer et la nature. Les centres ville sont tristes et vides ( à exemple de Poiters dont le centre ville est desert et devenu un musée), un park thématique comme dit un ami anglais.

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Laurent Chalard

Laurent Chalard est géographe-consultant, membre du think tank European Centre for International Affairs.

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