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Les réussites de Donald Trump existent aussi. Curieusement personne ne s’y intéresse

Au cours des trois premiers trimestres de 2017 la croissance américaine s’est inscrite à un rythme annuel supérieur à 3%. Rythme jamais atteint par Barack Obama en huit ans de présidence.

Silence...

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Pour finir l’année, Donald Trump a signé sa réforme fiscale, votée par le Congrès avant la trêve hivernale. Victoire politique essentielle, après son échec du printemps à faire voter l’annulation de la réforme santé d’Obama. Mais surtout réforme fondamentale de la fiscalité des ménages et des entreprises, aux conséquences à long terme.

La taxe sur les bénéfices des entreprises est ramenée de 35% à 21%. Changement majeur. A 39% les Etats-Unis avaient le taux d’imposition sur les bénéfices le plus élevé de tous les pays du G20. Devant le Japon (37% et même la France 34% ). Désormais le nouveau taux de 21% place les Etats-Unis au 17e rang, après le Royaume Uni. L’idée étant bien évidemment de faire revenir les entreprises sur le sol américain, et avec elles, des emplois.  A cette fin les profits réalisés à l’étrangers et non rapatriés pourront l’être moyennant un impôt limité à 15%.

C’était une promesse de campagne du candidat Donald Trump.

Le barême de l’imposition des ménages est abaissé pour toutes les tranches, avec une première tranche à 10% (revenus imposables inférieurs à  dix mille dollars) et la tranche la plus élevée à 37% (au lieu de 39,6%, pour les revenus imposables supérieurs à cinq cent mille dollars). De plus le montant de l'abattement de base est doublé. Le montant du crédit d’impôt accordé pour chaque enfant est également multiplié par deux. De sorte que de nombreux ménages passeront à une tranche inférieure et profiteront à la fois  d’une baisse de leur revenu imposable et de leur taux d’imposition. Ces ménages devraient observer ces changements dès la fin janvier 2018, car les impôts sont prélevés à la source aux Etats-Unis.

L’économie d’impôts totale mandatée par la nouvelle loi représente mille cinq cents milliards de dollars (1,5 trillion de $). L’objectif étant que cette somme soit compensée par un regain de croissance tel que les rentrées fiscales dépassent celles d’avant la loi. C’est ce qui s’était produit en 1983, suite à la réforme fiscale de Ronald Reagan.

Celle-ci avait été sévèrement critiquée et décriée comme un cadeau aux riches, lors de son vote. Mais dans l’année qui avait suivi l’Amérique avait connu une croissance de 7% ! Du jamais vu en vingt ans, et du jamais revu depuis ! Les critiques avaient cessé. Donald Trump espère évidemment que sa réforme aura un effet comparable… Et que cet effet sera ressenti et visible très vite. C’est à dire avant novembre 2018, date des élections de mi-mandat. Un tiers du Sénat et l’ensemble de la Chambre des Représentants seront alors à renouveler et de l’issue de ce scrutin dépend l’avenir de la présidence de Donald Trump et de son ambition de « rendre sa grandeur à l’Amérique ».

Enfin, en matière de lutte contre l’immigration, en particulier illégale –qui fut le premier thème mobilisateur de la campagne électorale de 2016, avec la fameuse promesse de construire un mur à la frontière avec le Mexique – Trump a rencontré un succès spectaculaire et inattendu. Sans même avoir commencé de construire le fameux mur. Faute d’argent et de volonté. Tout juste quelques dollars symboliques ont-ils été débloqués par le Congrès. Cela n’a pas empêché le nombre d’arrestations à la frontière avec le Mexique de retomber à leur  niveau de … 1971! Ces arrestations ne sont jamais que le reflet des tentatives de franchissement de cette frontière. Plus les gens sont nombreux à tenter de passer, plus ils sont nombreux à se faire prendre. Si ce nombre a chuté c’est que les tentatives l’ont aussi.  Trump par son attitude intransigeante, décourage les entrées d’immigrants illégaux. Une réussite qui consolide sa popularité auprès de sa base électorale.

 
Commentaires

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  • Par karbo - 29/12/2017 - 12:04 - Signaler un abus fausses nouvelles!!

    Pure propagande de la presse facho!!!

  • Par ajm - 29/12/2017 - 13:37 - Signaler un abus Le facisme ou la non gauche.

    La presse de droite pour certains c'est du facisme. Dans cet esprit, évidemment Trump , comme Reagan autrefois, est faciste , de même la moitié de l'electorat américain. Ne sont non facistes finalement que les personnes de gauche ou à la rigueur les idiots utiles de droite qui font une politique de gauche et encore à condition qu 'ils n'empêchent pas durablement la gauche de prendre et de profiter généreusement des avantages du pouvoir.. Il est vrai qu'à une certaine époque pour être catalogué comme faciste il suffisait d'être anti-communiste. Finalement, on peut dire que les conditions maintenant sont moins strictes.l

  • Par vangog - 29/12/2017 - 13:56 - Signaler un abus Donald est très, très différent de Macron...

    D’un côté, les promesses comblées, des réformes courageuses assumées, et,en à peine un an, des succès, des succès...qui réveillent l’agressivité des petits fascistes de gauche (voir ci-dessus). De l’autre, une propagande digne des fascismes d’avant-mur de là hontes socialiste, un enfumage grossier pour bobos-gogos un peu arriérés, et des échecs , des échecs...qui nous rappellent ceux des bonnes vieilles dictatures gauchistes...Le jour et la nuit!

  • Par kelenborn - 29/12/2017 - 14:08 - Signaler un abus ah bien

    Bacharan va en faire une syncope!!! Pas le cas de Vangode qui perd la main!!! Avant, on avait gauchiste à toutes les lignes , maintenant on a gauchiste une seule fois et fasciste deux fois: ce doit être pour tromper l'ennemi...pas parce qu'il a pété un cable parce que ça....on le savait déjà !

  • Par vangog - 29/12/2017 - 16:05 - Signaler un abus Regardez, écoutez Fox-news!

    seul média à peu près indépendant de la pensée unique du NOM (le néo-KKK-Clan: Kouchner, Klarsfeld, K...) , nouvelle dictature mondialiste...car les autres médias américains sont identiques aux médias français dans leur grande servitude par rapport au pouvoir NOMiste qui pervertit tout, et abrutit les petits Français malléables...

  • Par Liberte5 - 29/12/2017 - 17:08 - Signaler un abus Gérald Olivier fait le bilan de la 1ère année de D. Trump.

    Cela nous change de la désinformation socialo gaucho que nous connaissons dans les médias Français qui mentent à chaque ligne et à chaque parole. Ce bilan extraordinaire en à peine un an doit énerver au plus haut point toute la gauche France , et tout le politiquement correct. Quant à l'extrême gauche (Mélenchon, écolos,et tous les autres) ils doivent baver de rage. Voilà la politique qu'il faudrait mener en France sous peine de finir comme une république socialiste et islamique.

  • Par Beredan - 29/12/2017 - 18:29 - Signaler un abus Ridiculisés , les prophètes de malheur et enfumeurs médiatiques

    Les bacharan , Anne sinclair , sniegarofff et autres « spécialistes «  ..... sous ses foucades calculées et ses tweets croustillants , le Donald a abattu plus de boulot en une année que le fumiste Obama en deux mandats , le tout en dépit d’une presse haineuse et des trahisons de la clique au héros en carton-pâte McCain ...

  • Par Cervières - 29/12/2017 - 22:07 - Signaler un abus Comme quoi,

    Le Donald est toujours vivant et ce n'est pas le moindre exploit.

  • Par zen-gzr-28 - 30/12/2017 - 10:56 - Signaler un abus quelqu'un bien de chez nous

    ferait bien d'en prendre de la graine ! Les actes sont plus efficaces que les annonces et discours. Merci Gérard Olivier de remettre les pendules à l'heure.

  • Par Solaros - 31/12/2017 - 08:33 - Signaler un abus Des réussites?

    A la lecture de cet article, on reste perplexe devant tant de cynisme. Deux exemples : Sortir des accords de Paris sur le climat a permis de supprimer des règles et de reprendre les prospections pétrolières dans des zones protégées! Très belle réussite vraiment, les générations futures l'en remercient. Ou encore : on réduit l'impôt sur les entreprises à hauteur d'1.5 trillions de dollars, dans un des pays les plus endettés du monde. Du coup, c'est vrai, la bourse fait un bond. Là encore, les magnats du CAC 40 l'en remercient.

  • Par A M A - 31/12/2017 - 13:52 - Signaler un abus De caractère viril, Il ne

    De caractère viril, Il ne ferait peut-être pas un bon Président français, mais il semble être un bon Président américain.

  • Par JonSnow - 31/12/2017 - 19:08 - Signaler un abus Merci pour cet article qui

    Merci pour cet article qui nous fait sortir du conformisme anti-trump primaire

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Gérald Olivier

Gérald Olivier est journaliste et  partage sa vie entre la France et les États-Unis. Titulaire d’un Master of Arts en Histoire américaine de l’Université de Californie, il a été le correspondant du groupe Valmonde sur la côte ouest dans les années 1990, avant de rentrer en France pour  occuper le poste de rédacteur en chef au  mensuel Le Spectacle du Monde.  Aujourd’hui il est consultant en communications et médias et se consacre à son blog « France-Amérique ».

Il est l'auteur de Mitt Romney ou le renouveau du mythe américain, paru chez Picollec on Octobre 2012.

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