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Retraites, régimes spéciaux et fonctions publiques : tout savoir sur le chantier gigantesque que devra affronter Emmanuel Macron pour aller au bout de la réforme

Selon les informations du Parisien, le gouvernement s'apprêterait à organiser une "super concertation" à l'occasion de la future réforme des retraites souhaitée par Emmanuel Macron. Lors de sa campagne, le candidat En Marche avait alors annoncé un bouleversement ayant pour objectif d'unifier les 37 régimes de retraite en France, en mettant un système par points.

Les gagnants et les perdants

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En raison de la haute inflammabilité d'un tel dossier, quels sont les blocages à prévoir de la part des syndicats ? Quels seront les principaux opposants et quels sont les rapports de force à prévoir ? 

Les opposants se feront jour au fil des annonces. Sans surprise, la CGT sera fermement opposée. Bien représentée au sein des régimes spéciaux, elle souhaitera marquée son territoire. FO, présente dans les transports et dans les fonctions publiques, sera sans nul doute un interlocuteur difficile. La CFDT s’est montrée dans le passé favorable au régime unique par points. Elle ne devra pas apparaître comme une roue de secours du Gouvernement. Elle devra ne pas être isolée sur le plan syndical. La CGC qui a du se résigner à la fusion du régime des cadres AGIRC avec celui des salariés ARCCO, essaiera de défendre les droits des premiers.

Le MEDEF est plutôt favorable à l’unification et semble peu intéressé de maintenir en état le paritarisme. Les changements de direction au sein des organisations syndicales et patronales ne facilitent pas pour le moment l’établissement d’une carte des rapports de force.

Evidemment que le nœud de la réforme se trouve au niveau des régimes spéciaux et au sein des trois fonctions publiques. Le secteur des transports et de l’énergie sera évidemment à suivre. Tout dépendra des compensations, des modalités retenues par le pouvoir. Une unification sans blocage politique serait un succès politique majeur, une unification après des grèves et des blocages serait le signe d’un volontarisme ardant, un recul après des semaines de blocage pourrait hypothéquer le mandat.

 

 
Commentaires

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  • Par 2bout - 25/01/2018 - 11:13 - Signaler un abus « La haute inflammabilité d'un tel dossier » ...

    Pour circonscrire un incendie, il apparaît parfois nécessaire d'allumer un contre-feu. Et ce qui était auparavant préjugé inutile, un sous-ministère par exemple, peut être amené à remplir le rôle jusqu'à la saturation pour lequel il avait été initialement constitué.

  • Par vangog - 25/01/2018 - 11:25 - Signaler un abus Retour à l'équilibre dans les années 2030-2040...la St glin-glin

    si tout va bien...et si le chômage baisse à 4,5%...et si la croissance est américaine...et si... "France is back!" (oui, mais seulement si Marine Le Pen prend le contrôle!)

  • Par ISABLEUE - 25/01/2018 - 14:08 - Signaler un abus A chaque présidentielle, le gouvernement en place

    emmerde de plus en plus les travailleurs.. Bientôt ils nous piqueront à l'age de partir à la retraite. Attendons de voir, mais 9 chances sur dix que cela ne va pas aller dans le bon sens. Je serai dans la rue.

  • Par 2bout - 25/01/2018 - 14:09 - Signaler un abus Un sous-ministère qui aurait pour intitulé ...

    des polémiques incessantes et du temps perdu

  • Par ajm - 25/01/2018 - 16:33 - Signaler un abus Encore une entourloupe qui avance masquée.

    Bon article où beaucoup de questions essentielles sont abordées. A mon humble avis , ce qui risque de se passer, â l'instar de ce qui a été mis en place pour EDF par exemple, c'est que ce soient les salariés et employeurs du privé qui in fine casqueront pour payer l'adossement des droits acquis du public et aurres regimes speciaux sans que l'Etat paye sa part. En réalité , c'est Bercy ( ne jamais oublier que Macron est le Président membre choyé de l'IGF) qui mènera la danse, et dans l'opacité bruyante des futures négociations menées avec des syndicats qui, pour l'essentiel, doivent leur puissance au secteur public, on peut parier sur une manœuvre de l'Etat pour se décharger à bon compte de ses responsabilités financières sur le nouveau régime "unifié" . Pour parler clair, moyennant une pseudo soulte , considérablement sous -evaluee, l"Etat se dégagera du poids financier de ses propres engagements financiers antérieurs sur le nouveau régime dont les ayant droits actuels ont déjà supporté les multiples adaptations et révisions à la baisse de leurs droits. C'est encore une usine à gaz concoctée par Bercy qui sera chargée d'émettre un écran de fumée destinée à cacher ce transfert.

  • Par Deudeuche - 25/01/2018 - 19:59 - Signaler un abus Bonne chance Macron

    Et courage aux Français.

  • Par Citoyen-libre - 26/01/2018 - 13:21 - Signaler un abus C'est le privé qui va payer la facture

    Très bien expliqué par AJM. Une magnifique entourloupe se prépare, dont les cocus seront les salariés du privé et aussi les retraités dont on veut absolument baisser les retraites pour augmenter mécaniquement le PIB. Bercy, l'institut Montaigne, les syndicats, tous d'accord pour appauvrir un peu plus une classe moyenne moribonde, au nom d'un pseudo égalitarisme.

  • Par catlaya - 26/01/2018 - 22:52 - Signaler un abus ajm + Citoyen libre (pour le moment !)

    Triste mais bien vu ! Que faire ? L

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Philippe Crevel

Philippe Crevel est économiste, directeur du Cercle de l’Épargne et directeur associé de Lorello Ecodata, société d'études et de conseils en stratégies économiques.

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