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Les Républicains : quand François Fillon met l’organigramme du parti à sa main

Adieu Sarkozy ! Après la victoire de François Fillon à la primaire, ses partisans font leur entrée en force à la direction du mouvement. Quelques sarkozystes historiques sont mis sur la touche, comme Christian Estrosi. D’autres comme François Baroin se maintiennent. Quant aux juppéistes, un seul se retrouve au comité politique, Virginie Calmels, adjointe au maire de Bordeaux.

Remaniement

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Les Républicains : quand François Fillon met l’organigramme du parti à sa main

Le nouveau patron du parti a voulu faire vite pour imprimer sa marque au sein des Républicains. Crédit Reuters

Sacrément habile François Fillon ! Sans avoir l’air d’y toucher, avec une force tranquille toute « filloniste », il a mis sur pied l’organigramme des Républicains entièrement à sa main. D’abord, en nommant secrétaire général du mouvement un de ses vieux partisans, Bernard Accoyer, ancien président de l’Assemblée nationale. Avec ce dernier; Fillon n’a rien à craindre : il sait qu’il servira l’intérêt supérieur du parti, et n’aura qu’un objectif : veiller à ce que Les Républicains soient en ordre de marche pour gagner l’élection présidentielle de mai 2017.

Deuxième nomination qui a son importance : celle de Patrick Stéfanini, au poste de directeur général du parti. Logique : il a été le stratège de la primaire qui a permis à François Filon de remporter une victoire en laquelle bien peu croyaient, hormis Stéfanini, jadis très proche d’Alain Juppé.  Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Stefanini remplace Frédéric Péchenard, ancien directeur de la police nationale et surtout très lié à Nicolas Sarkozy. Péchenard n’a cessé de dénoncer le complot et le comportement des juges dans les différentes instructions judiciaires visant l’ancien chef de l’Etat.

Un autre sarkozyste, est, sinon mis sur la touche, tout du moins rétrogradé : Laurent Wauquiez, qui de président par intérim  passe à celui de premier vice –président, avec à ses côtés comme vice-présidente une filloniste pur jus, Isabelle Le Callennec, députée d’Ille-et Vilaine. Autre sarkozyste qui passe à la trappe : le président de la région Provence-Alpes Côte d’Azur, Christian Estrosi qui doit abandonner les fonctions capitales de président de la commission d’investiture au profit de Jean-François Lamour, député de Paris et soutien indéfectible de l’ancien premier ministre. Aussi, avec l’arrivée à la tête de la commission d’investiture de l’ancien champion olympique d’escrime, il est fort possible que certaines investitures décidées en juin dernier soient remises en cause. Si  on ajoute la nomination de Jérôme Chartier, député du Val d’Oise, ami de 20 ans de Fillon comme porte-parole du parti, il est clair que le nouveau patron du parti a voulu faire vite pour imprimer sa marque au sein des Républicains.

Ce qui ne l’a pas empêché de faire preuve d’habileté en faisant entrer tous les candidats ou leurs représentants  à la primaire au comité politique national. Que ce soit Nathalie Kosciusko-Morizet –rallié à Juppé au deuxième tour de la primaire- Jean-Frédéric Poisson, Thierry Solère –au lieu et place de Bruno Le Maire- ou Jean-François Copé. Mais pour le député maire de Meaux, ce serait plutôt de la part de Fillon, une sorte non pas de pardon  à l’égard de son « meilleur ennemi d’hier », mais plutôt une sorte de grandeur d’âme. 

 
Commentaires

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  • Par Septentrionale - 30/11/2016 - 16:04 - Signaler un abus Quand viendra son renouvellement

    Isabelle Le Callennec pour une gouvernance responsable, signifiante et efficace à la présidence de la région Bretagne.

  • Par ikaris - 30/11/2016 - 16:51 - Signaler un abus Vae victis !

    qu'on se rassure en cas de victoire les perdants d'aujourd'hui auront plus de miettes à disposition

  • Par assougoudrel - 30/11/2016 - 16:56 - Signaler un abus Le jeune lion tue

    les lionceaux du vaincu, afin de préparer sa descendance.

  • Par Liberte5 - 30/11/2016 - 16:58 - Signaler un abus Un appareil solide, efficace pour les présidentielles.

    Il faudra que le bateau soit bien piloté car la mer va être agitée. Il n'y a pas de place pou l'à peu près, pour les tiraillements, les divisions.

  • Par raslacoiffe - 30/11/2016 - 17:43 - Signaler un abus Article inintéressant.

    L'auteur ignore déjà le prénom d'Isabelle Le Callennec en l'appelant Nicole. Son seul argumentaire réside en 2 mots Adieu Sarkozy. On voit qu'en plus l'auteur ne boude pas son plaisir à travers ces 2 mots en dévalorisant la stratégie bien calibrée de Fillon à travers ces nominations. Ne vous en déplaise M. Gaetner, les militants sarkozystes se sont en majorité ralliés à François Fillon et vos propos acides n'ont aucune prise sur eux.

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Gilles Gaetner

Gilles Gaetner est journaliste d'investigation chez Atlantico. Il a été journaliste aux Echos, à la Vie française, au Point et de 1986 à 2009, rédacteur en chef adjoint à l'Express, chargé de l'investigation.

 

Il est l'auteur de La République des copains (Flammarion, 2005), Réglements de comptes pour l'Elysée et La Manipulation Clearstream dévoilée (Oh! Editions, 2006, avec Jean-Marie Pontaut), et La République des imposteurs (L'Archipel Editions, 2014).

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