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Rébellion en coulisses ? Ces indices qui suggèrent que les commandes de l’Etat répondent de moins en moins à Emmanuel Macron

Un contexte de défiance semble régner au cœur de l'administration française à l'égard d'Emmanuel Macron après l'affaire Benalla et les récentes difficultés rencontrées par l'instauration du prélèvement à la source.

Et 1, et 2, et 3-0

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Rébellion en coulisses ? Ces indices qui suggèrent que les commandes de l’Etat répondent de moins en moins à Emmanuel Macron

 Crédit Antti Aimo-Koivisto / Lehtikuva / AFP

Atlantico : Quelques semaines après l'affaire Benalla qui avait pu laisser entrevoir une réaction de l'administration contre Emmanuel Macron, les rebondissements dans la mise en place du prélèvement à la source - notamment la note émanant de la direction des finances publiques privant Emmanuel Macron de la possibilité d'invoquer un bug informatique - semblent aller dans le même sens. Serait-on en train d'assister à un contexte de défiance de l'administration face à Emmanuel Macron ? Quels seraient les principales administrations concernées, quels en seraient les autres signes ?

 
Jean-Marc Boyer : Bercy est une forteresse, qui échappe même à ses anciens ministres. E. Macron ne peut plaider ni de découvrir les difficultés techniques, ni les implications politiques du prélèvement à la source. Il a décidé la date -supposée- de bascule en connaissant les multiples écueils de ce vieux projet. Que ce soit en cas de maintien, de report ou d’abandon, E. Macron sera obligé de choisir entre plusieurs maux. 
 
Il s’appuie sur G. Darmanin, ancien opposant au prélèvement à la source, qui a affirmé que tout était fin prêt, puis qu’un arrêt est possible. Ce dernier se repose sur la DGFiP, qui a beaucoup à perdre en termes d’effectifs en cas de mise en œuvre de la réforme, qu’elle a intérêt à torpiller en conséquence.
 
Plus généralement, l’ensemble des ministères est potentiellement concerné. L’autoritarisme élyséen a pu agacer au ministère de l’Intérieur concernant A. Benalla, ou auparavant les Armées concernant leur budget. La « transformation » prônée par E. Macron remet en cause les prérogatives et les prébendes de l’administration. Les ministères du champ social sont particulièrement visés par le programme présidentiel. Le ministère de la Transition Ecologique et des Transports est également en tension. La nomination par E. Macron de son hagiographe P. Besson comme Consul n’a guère plu au Quai d’Orsay.
 
Le signe le plus patent de la résistance de l’administration est la faible réduction des effectifs des fonctions publiques. Le rapport Cap 2022, pourtant plus modeste que les promesses d’E. Macron, n’a même pas été diffusé. Finalement, le Projet de Loi de Finances pourrait ne viser que 4 500 des 120 000 réductions de poste promises.
 
Eric Verhaeghe : Il est assez impressionnant, dans tous les cas, de voir la divergence complète dans les prises de position publique entre la présidence de la République et la haute administration. On en ressort sidéré! Les hauts fonctionnaires sont en effet tenus à des obligations de réserve et de discrétion. Autrement dit, ils ne sont pas autorisés à communiquer de leur propre chef des informations sur la vie de leur administration. Et là, nous assistons à une guerre de communiqués qui oppose l'administration et le pouvoir exécutif. C'est une situation inouïe, me semble-t-il, dans la Cinquième République, qui est par nature inquiétante. Elle indique en effet que la machine administrative n'est plus sous contrôle, ou qu'elle l'est encore moins qu'avant. On notera, et vous faites bien de poser la question, que deux administrations sont au cœur du cyclone. La première, c'est la police, sur laquelle Gérard Collomb semble avoir perdu toute autorité. Ce discrédit est apparu au grand pouvoir lors de sa pathétique prestation devant l'Assemblée Nationale au moment de l'affaire Benalla, cet été. On a vu un ministre de l'Intérieur qui n'assumait rien de ce qui se passait dans son département ministériel, et qui paraissait dépassé par sa tâche. Mais la résistance vient aussi de Bercy, et singulièrement de l'administration fiscale regroupée dans la fameuse direction des finances publiques. Cet Etat dans l'Etat semble faire sécession aujourd'hui. Il se murmure d'ailleurs que cette direction a refusé en bloc les suppressions d'emplois prévues (et promises par Macron). Il est plausible que Gérald Darmanin soit dominé par ses troupes et joue plus la carte de son administration que celle de l'exécutif. Bref, la machine n'obéit plus. 
 

Quelles sont les causes envisageables d'un tel contexte de défiance ? Quelles sont les actions d'Emmanuel Macron qui pourraient être à l'origine de la situation ? En quoi ce contexte s'approche-t-il ou diffère-t-il de précédents du même type ?

 
Jean-Marc Boyer : Un point commun se dessine avec les précédentes tentatives de réforme du pays par d’autres Inspecteurs des Finances. Aucune n’a tenu plus de 2 ou 3 ans, que ce soit J.J. Chaban-Delmas et sa nouvelle société, l’ouverture de V. Giscard d’Estaing avec J. Chirac, ou M. Rocard et sa nouvelle gauche libérale.
 
La spécificité majeure d’E. Macron est son socle électoral. Il a été financé par la France d’en-haut, avec le soutien de quelques réseaux et des ralliés de circonstance. Sa « timocratie » n’est soutenue ni par le Sénat, ni par la majorité des élus locaux, et ni surtout par l’essentiel des syndicats. C’est sur ce dernier point que réside la faille. Les syndicats font fuiter leur exaspération face à la verticalité des décisions. 
 
On sait depuis longtemps que Turgot, contrôleur général des finances de Louis XVI, avait également échoué à réformer, faute de soutien des castes de l’époque.
 
 
Commentaires

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  • Par Poussard Gérard - 04/09/2018 - 07:23 - Signaler un abus Encore 4 ans et le temps

    De faire de nouveaux dégâts avec la hausse des impôts taxes, et l'afflux de clandestins...

  • Par Loupdessteppes - 04/09/2018 - 09:22 - Signaler un abus Ces balourds de hauts fonctionnaires réagissent ?

    Pourtant ce sont bien eux qui ont décidé de taxer les retraités et de maintenir le niveau de leur émoluments au top. Alors s'ils ruent dans les brancards c'est qu'ils sentent qu'un jour, à force de racler les fonds de tiroir, ils seraient obligés de se sacrifier sur l'autel de l'Etat ? L'arroseur arrosé en quelque sorte...

  • Par LOTHARINGIEN 31 - 04/09/2018 - 09:59 - Signaler un abus Non ,

    la nuit du 4 août n'est pas pour demain .... Les fonctionnaires sont , quel que soit leur niveau , des privilégiés qui entendent le rester avec l'appui de syndicats d'extrême gauche pouvant paralyser et ruiner le Pays en mobilisant leurs troupes ... de fonctionnaires . Sans eux , ces syndicats sont quasiment impuissants car non représentatifs ...

  • Par Bobby Watson - 04/09/2018 - 10:03 - Signaler un abus Euphémismes

    Les euphémismes sont de plus en plus fréquents dans les chroniques d'Atlantico, à l'exception réjouissante de Bruno Rayski. Nos chroniqueurs ultra-libéraux peinent à avouer leur erreur de l'an passé : Macron n'est qu'une Imposture.

  • Par Ganesha - 04/09/2018 - 10:27 - Signaler un abus Haine des Fonctionnaires

    Voici un article qui va alimenter les délires paranoïaque de pas mal d'abonnés d'Atlantico ! Vous êtes nombreux à écrire ici les mêmes récriminations haineuses que celles de vos pères et grand-pères à propos des juifs dans les années 1930. La question n'est pas de savoir dans quelle mesure vous avez tort ou raison : le fait est que vous n'avez strictement aucune chance d'être entendus ! Votre füehrer François Fillon vous avait fait miroiter la construction de chambres à gaz, mais il a définitivement pris sa retraite !

  • Par Atlante13 - 04/09/2018 - 11:23 - Signaler un abus Enfin, les vérités commencent à sortir,

    on commence à s'apercevoir que la Technocratie a pris le pouvoir en France, et que les politiques ne sont que des marionnettes. C'était pourtant évident, quand un haut-fonctionnaire peut passe impunément de la fonction publique à la fonction d'élu, puis revenir après une veste électorale retrouver son siège de haut-fonctionnaire ou attendre sur une étagère bien payée de se représenter, vous finissez par un gouvernement complet formé par des énarques comme celui de Hollande le bien-heureux. Le résultat est là, les fonctionnaires ont pris le pouvoir, grassement entretenus et auto-protégés, les citoyens sont à leur service. Car ils ne sont pas qu'au gouvernement, vous les retrouvez dans les associations, dans les conseils municipaux, dans les syndicats, bref dans toutes les activités du pays qui demandent des volontaires ayant du temps disponible. A quand le nouveau 1789?

  • Par J'accuse - 04/09/2018 - 11:54 - Signaler un abus Période de fronde

    Le président veut devenir empereur, et les castes aristocratiques se rebellent contre ces atteintes à leur pouvoir. Tout cela se passe au-dessus de la tête du peuple, qui ne peut que subir. Tous prétendent le servir, mais ce n'est que pour l'asservir.

  • Par cloette - 04/09/2018 - 12:31 - Signaler un abus Les révolutions

    viennent toujours des castes qui se rebellent ...

  • Par Yves3531 - 04/09/2018 - 12:45 - Signaler un abus Je n'y crois pas du tout....

    mais si Macron pour qui je n'ai pas voté réussissait à rendre le pouvoir au peuple en remettant l'administration et ses syndicats à la place qu'elle n'aurait jamais du quitter, une courroie de transmission de la volonté du peuple au travers de ses élus, alors je soutiendrai Macron, ce serait effectivement un nouveau 1789, une nouvelle ère de liberté, d'épanouissement personnel. Le contraire de l'esprit néo-communiste qui règne sur l'économie administrative française que l'ahuri agité du bocal ci-dessus, égaré ici, souhaiterait étendre au à l'économie privée résiduelle...

  • Par Ganesha - 04/09/2018 - 13:01 - Signaler un abus Cloette

    Je pense que les révolutions ne prennent le pouvoir que lorsqu'elles représentent réellement ce que ressent une forte majorité de la population. Un gros problème, c'est la différence avec les élections, du fait de l'Abstention !

  • Par cloette - 04/09/2018 - 13:12 - Signaler un abus Ganesha

    Les paris sont ouverts. Il y aura peut-être abstention en 2019 ( mais ce n'est pas sûr, la population est plus informée qu'avant ), mais en 2022, non .

  • Par Ganesha - 04/09/2018 - 13:28 - Signaler un abus Cloette

    Quelques autres certitudes : les sondages avec neuf mois d'avance sont très risqués : chaque jour peut apporter une immense surprise ! Mais quatre ans d'avance (2022), c'est de l'absurdité totale ! Cependant, ce n'est pas facile d'imaginer un évènement positif pour Macron... dans les dix années à venir !

  • Par vangog - 04/09/2018 - 13:42 - Signaler un abus Macrouille, bientôt vaincu par son « socle électoral »?

    Les électeurs de Macrouille (une majorité de fonctionnaires publics, surtout territoriaux...) ne sont peut-être pas responsables de l"usine-à-gaz créée par la gauche archaïque (Macron inclus...) mais ils ont participé à son agrandissement...que cette usine à gaz soit prête à exploser’, aujourd’hui, ne surprend plus personne;e, excepté des derniers des Mohicans gaucho-macroniste: les résistants LR vous avaient suffisamment mis en garde à ce sujet...la mise en œuvre retardée-ou avortée de la retenue à l’a sorcelleries implosera l’usine-à-gaz gauchiste, et ce n’est pas tant mieux pour les Français, ni pour les fonctionnaires, car tous en subiront la déflagration violente...la solution? Donner la direction des réformes françaises au peuple gaulois (Oooooh, populiste!) tout de suite! Chiche?...

  • Par Liberdom - 04/09/2018 - 14:04 - Signaler un abus Le Pop-vote.

    Interrogez vos entourages. Partout il se dit que le vote populiste reste le meilleur choix. Le Pop-vote va tout balayer ! C'est déjà largement fait en Europe de l'est et en Italie. La suite promet d'être trop drôle.

  • Par Yves3531 - 04/09/2018 - 14:16 - Signaler un abus Pilotage de l’opinion....

    le gouvernement permanent (haute administration et syndicats qui ne représentent dans le pays finalement que leur caste) pilotent l’opinion, au travers des médias officiels et des affaires sortant à point nommé, exactement comme ils l’entendent pour que les intérêts de la caste soient préservés. Entre autres, élimination de ministres du budget trop zélés tels Eric Woerth ou Jerôme Cahuzac (et oui ...!!!! c’est bien pour cela qu’ils ont déterré son compte en Suisse qu’ils connaissaient !!!), ou encore destruction de Sarkozy, mise en place de l’inoffensif total pour la caste Hollande, assassinat de Fillon, ... et maintenant désactivation de leur créature Macron pour le cas où l’idee lui viendrait de toucher à la caste (statut des fonctionnaires, nombre de ceux-ci, régimes spéciaux et retraites, spoil-system pour tenter de maîtriser l’incontrolable administration, ....!). Ce n’est pas demain que cela changera, tant que l’opinion pourra être pilotée à loisir au travers des médias et de la justice, ou tant que la banqueroute n’aura obligé à des révisions déchirantes, et alors qui sait s’arrogera les manettes du pouvoir des neo ou crypto communistes, des islamistes, des militaires, .



  • Par cloette - 04/09/2018 - 14:24 - Signaler un abus Yves351

    Pilotage surtout pour son élection avec le coup d'Etat du trucage de Fillon . Aujourd'hui, c'est surtout le reflet de la population qui émerge, les médias suivent, ou y ont intérêt, nul ne sait, mais le pilotage par les médias a des limites avec internet , les temps ont changé, et très rapidement , l'époque Sarkozy parait lointaine, nous sommes entré dans le "nouveau monde" .

  • Par Citoyen-libre - 04/09/2018 - 14:44 - Signaler un abus Et le lobby des salariés et des retraités du privé !!!!

    J'aime bien ce type d'article ou on a le sentiment d'apprendre quelques vérités. Si tout cela est exacte, Jupiter est au pied du mur. Les forces de résistance sont colossales. Et on va voir, si gouverner c'est prendre des décisions, quitte à perdre sa place ou uniquement faire de la com pour profiter d'une piscine et de la carte de crédit pour Madame. En tout cas, les problèmes et leurs origines sont posés. Dommage dans ce pays que le lobby des salariés et des retraités du privé n'existe pas, les syndicats ne représentant qu'eux mêmes. Il y a tout de même quelques mammouths qui méritent quelques coups de pieds aux fesses.

  • Par Ganesha - 04/09/2018 - 14:58 - Signaler un abus Liberdom

    Comme vous, je suis optimiste pour l'avenir de la France et de l'Europe ! Le ''grand chambardement'' est en marche, et il aura lieu, au plus tard, aux européennes de Mai 2019. Il ne faut pas attacher trop d'importance aux radotages de la plupart des abonnés de ce site : ils ne représentent (heureusement) qu'une partie très minoritaire des électeurs !

  • Par Benvoyons - 04/09/2018 - 15:38 - Signaler un abus Il faut comme aux USA que les têtes des administrations

    tombent & soient remplacées par les personnes qui suivront la politique du Président. Les Députés & Sénateurs sont élus pour contrôler & décider. C'est pour ça que la Constitution Française doit interdire aux fonctionnaires le droit d'être des élus. Aussi bien dans Députés, Sénateurs, Régions, Départements, Grandes Mairies & Métropoles. Car depuis 40ans les 2 chambres les Régions, les Départements, Grandes Mairies ont été majoritairement voir à 100% dirigés par des Fonctionnaires. C'est ainsi que la France tourne en rond & s'endette sans réforme ou alors en compliquant encore plus le système pour faire croire que sans l'administration & les élus Fonctionnaires tout est impossible. Les Hauts Fonctionnaires sont devenus la Royauté d'avant 1789. La Rossinante Hidalgo qui dit les transports en Commun doivent être gratuit comme si l’État par miracle créait de l'Argent sans faire les poches des Français. Malheureusement il y a encore trop de moutons pour le croire & de le bêler en votant pour eux.

  • Par GPM - 04/09/2018 - 16:03 - Signaler un abus Collusion entre politique et haute fonction publique

    Pendant les primaires LR, B Le Maire, énarque qui a lui même eu le mérite de démissionner de la haute fonction publique pour entrer en politique avait à juste titre pointé du doigt la main mise de la haute fonction publique sur l'Etat. Et il avait proposé de supprimer l'ENA qui est un rouage essentiel de cette captation du pouvoir par une élite administrative. Cette analyse de rébellion des bastions de fonctionnaires inquiets de voir leur administration se moderniser et perdre des effectifs est tout à fait pertinente. Or il est temps que les ponctions fiscales (TVA, CSG, impôts et taxes diverses ...) soient fortement réduites. Je suis loin d'être un admirateur de Macron, mais il doit continuer à réformer pour redonner de la liberté et du pouvoir d'achat aux français. Dommage qu'il se mette à dos les élus locaux et la province par des décisions centralisatrices et des arbitrages pénalisant les zones hors métropoles.

  • Par JLH - 04/09/2018 - 17:14 - Signaler un abus @Atlante13

    Historiquement, la formation de l'administration en France date du 13ième siècle, en particulier a compris en 1264, après le décès accidentelle du Dauphin, que le second, devenu Philippe 3, était un fou furieux qu'il fallait encadrer au plus près. Ensuite, voyez au temps de Louis XIV, la haute administration à vraiment lis en place ses pions pour en arriver à 1781, et depuis, l’Administration est toujours passée au travers des gouttes, quelque fussent ses choix, comme la collaboration. De Gaulle en 44 s'est appuyé sur l'Administration en place, et l'armée qui déjà le détestait, De Lattre, Leclerc et autres n'étaient de ses meilleurs amis. Bref, la fête continue, le pays est exsangue, les décrets d'application sont uniquement sous contrôle de la haute Administration, le parlement peut voter ce qu'il veut, tout le monde s'en fout, les ministres et les présidents ne font que passer, la haute Administration, d'ailleurs souvent déconnectée de la basse, reste. Et ainsi de suite.

  • Par Loupdessteppes - 04/09/2018 - 17:16 - Signaler un abus Le safari de Ganesha

    Votre position semble paradoxale : vous attendez le "grand soir" populiste ou populaire et en même temps vous défendez le triste fonctionnariat franchouillard ? Seriez vous un ex-marxiste de la nomenklatura convertit au RN. Ou alors un Mélanchiste désespéré ? Il semble que Fillion soit encore votre bête noire alors qu'il a disparu des radars...Et vous parlez de radotage ?

  • Par xenophon - 04/09/2018 - 17:44 - Signaler un abus Mecanique politique

    Alourdie par le lest dont il est question dans cet article, la vie politique française en devient dans la coulisse un simple conflit d'intérêts entre les caïds administratifs qui restent et les hommes politiques qui passent. Et pourtant le virus de la politique demeure bien vivace et ceux qui en sont atteints sont prêts à bonimenter à mort pour se l'inoculer! Dans ce climat de pesanteur structurelle, le Président est élu au suffrage universel. Il ne peut pas faire grand chose d'autre que de promettre la lune et de rouler des mécaniques. Le cœur du débat politique se réduit au President bashing. Ca fait jaser sur les réseaux sociaux, permet une rotation rapide des impétrants et fait la joie des médias en continu qui arrivent à convaincre ainsi les Français que leur pays est pourri. Les caïds administratifs deviennent ainsi un noyau dur qui se fortifie à chaque crise. Chicanez, chicanez...on fera le reste. " Et pourtant, elle tourne"!. On se demande bien comment c'est possible!

  • Par cloette - 04/09/2018 - 17:48 - Signaler un abus Répondre à Macron ?

    Il y a de quoi se rebiffer, car quand on dit et en même temps , on ne peut que marcher en zig zag , et les marcheurs commencent à fatiguer de ce pas, qui est aussi fatigant qu'un pas de l'oie .

  • Par Benvoyons - 04/09/2018 - 17:54 - Signaler un abus GPM - 04/09/2018 - 16:03 Le problème n'est pas l'ENA

    mais le fait que la Constitution Française n'interdit pas aux Fonctionnaires d'être des élus. C'est dans la Constitution de l'UK, l'Allemagne, Autriche, Pologne etc... Sans ça vous pouvez dire & raconter tout ce que vous voulez mais dans 20ans cela sera toujours pareil. Même l'UK je ne sais pas pour les autres Le Fonctionnaire doit démissionner avant de se présenter la première fois. S'il est élu mais qu'il n'est pas réélu la deuxième fois il ne peut redevenir Fonctionnaire. :)::)

  • Par cloette - 04/09/2018 - 17:56 - Signaler un abus petit livre

    Je suis tombée sur un petit livre que je regrette de ne pas avoir lu à l'époque ( 4ème trimestre 2017), table des matières :1° anéantissement du politique 2°construction du simulacre Macron 3°La bouillie révolutionnaire 4°infra politique 5°l'appel du vide 6° La part maudite du politique ...L'auteur est un agrégé de philosophie ! cinglant !

  • Par cloette - 04/09/2018 - 18:04 - Signaler un abus la haute administration

    Il faut bien faire tourner la machine . La France au contraire de la Grèce par exemple ,sait récolter l'impôt, et pas que . Malgré ses défauts elle est le socle de la République .Mais, naturellement il faut qu'elle reste intègre ............

  • Par Ganesha - 04/09/2018 - 18:11 - Signaler un abus Loupdessteppes

    Il est exact que je pourrais rester totalement indifférent au sujet de Fillion, dont le programme totalement délirant sur ''les 500 mille fonctionnaires'' ne sera plus jamais repris par aucun candidat politique ! Mais comment ne pas s'énerver, quand chaque ligne de commentaires sur ce site contient d'innombrables vieux gâteux qui viennent pleurnicher sur ''le lâche assassinat de Fillon'' ! On pourra envisager un diminution progressive de la fonction publique, ou un changement de ses missions, lorsqu'on aura trouvé la ''recette miracle'' du plein emploi.

  • Par Ganesha - 04/09/2018 - 18:18 - Signaler un abus Hospitalisation psychiatrique d'urgence

    Fillon a été retiré d'urgence du circuit, parce que son élection, avec son ''austérité merkelienne'' et l'invraisemblable ''remboursement de la dette'' du Quantitative Easing, aurait plongé immédiatement la France dans un désastre économique absolu et une explosion sociale. Les octogénaires d'Atlantico ne le comprennent toujours pas, mais pour l'oligarchie du Medef, des milliardaires, des groupes de Davos et du Bilderberg, c'était une évidence ! Il fallait agir sans tarder, et il a été ''liquidé'' !

  • Par Ganesha - 04/09/2018 - 18:22 - Signaler un abus Jalousie haineuse ?

    Une question que je me pose toujours : les braves bourgeois d'Atlantico, doivent bien, pour la plupart, avoir quelques ''hauts fonctionnaires'', parmi leur famille ! Vivent-ils mieux qu'eux, tout en paraissant plus ''détendus'', et cela expliquerait leur jalousie haineuse ?

  • Par lepaysan - 04/09/2018 - 18:24 - Signaler un abus Déconnection et rebelles

    Effectivement, le mal francais vient de la déconnexion entre les dirigeants du pays et le peuple. La haute administration fait ce qu'elle veut depuis Paris selon ses intérêts et ses idées au mépris des élections et des politiques. Et ce n'est pas nouveau. Sarkozy a déjà dénoncé cette situation a plusieurs reprises.

  • Par Benvoyons - 04/09/2018 - 19:03 - Signaler un abus Fillon ou le coup d'Etat Institutionel

    Fillon ne sera jamais condamné car il n'y a rien de rien dans le dossier. Le Syndicat de la Magistrature ne va pas le juger aujourd'hui :)::) Il faut attendre la fin des prochaines Présidentielles 2022 pour qu'enfin ils disent il n'y a rien :)::) Juste après 2017 cela aurait fait Coup d’État :)::) Pourtant suivant les Juges à Robe Rouge ils avaient tout pour le condamner Immédiatement, même qu'il était déjà condamné suite aux réunions bipartites entre la Justice & les Médias!:)::) des

  • Par ajm - 04/09/2018 - 19:34 - Signaler un abus Toutes les réformes ne sont pas bonnes.

    Macron est un éminent représentant de la haute administration des finances à travers son corps de haut fonctionnaire le plus prestigieux, à savoir l'inspection générale des finances. Imaginer que cette haute administration se revolte contre Macron n'est pas sérieux. Cette réforme du prélèvement à la source était une mauvaise reforme , telecommandee au depart par la gauche Terra Nova en vue de préparer la fusion entre la CSG et l'IRPP, detruisant au passage le quotient familial en individualisant le prélèvement fiscal par redevable et non par ménage comme encore maintenant. Cette réforme a du plomb dans l'aile et c'est très bien.

  • Par Nap4 - 04/09/2018 - 22:00 - Signaler un abus Sophisme

    Je paye des impôts parce que je suis riche. Je suis donc heureux de payer beaucoup d'impôts. Dès lors, je me réjouis de cette profusion de fonctionnaires que je dois financer par ma contribution financière active et bienveillante. ... On en est là de ce triste sophisme. Mais voilà qu'on apprend dans cette chronique que les cafouillages du prélèvement à la source ont probablement pour origine les craintes de baisse d'effectifs parmi les agents des impôts. Les bras m'en tombent ! Mais pire encore, maintenant qu'Edouard Philippe vient d'annoncer la poursuite du projet de prélèvement à la source, je m'aperçois que moi, petit-patron-indépendant-libéraliste-antisocial-chevronné, je vais devenir un collecteur d'impôt, un percepteur !!!. Waouw, j'en ai les chaussettes qui roulent.

  • Par DESVESSIESPOURDESLANTERNES - 05/09/2018 - 12:09 - Signaler un abus Re centralisons !

    À l’heure d’internet ,de nos infrastructures délabrées,de nos doublons,triplons ,fripons as t’on besoin d’autant de meandres poltico-administratifs. Ce pays est-il assez riche pour cela ?

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Jean-Marc Boyer

Jean-Marc Boyer est diplômé de Polytechnique et de l’Ecole Nationale de la Statistique et de l’Administration Economique (ENSAE). Il a commencé sa carrière en tant que commissaire contrôleur des assurances puis a occupé différentes fonctions à l’Inspection Générale des Finances (IGF), à la Commission de Contrôle des Assurances et à la direction du Trésor. Il est cofondateur de GLM et de la Gazette de l’Assurance.

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Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe est le fondateur du cabinet Parménide et président de Triapalio. Il est l'auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr Il vient de créer un nouveau site : www.lecourrierdesstrateges.fr
 

Diplômé de l'Ena (promotion Copernic) et titulaire d'une maîtrise de philosophie et d'un Dea d'histoire à l'université Paris-I, il est né à Liège en 1968.

 

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