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Et maintenant un rapprochement États-Unis / Russie : l’Europe face à un nouveau destin ?

La visite à Moscou de John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, n'est pas anodine. Elle pourrait précéder une éventuelle rencontre entre le président américain et son homologue russe, Vladimir Poutine, que Donald Trump aimerait voir réintégrer le G7.

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Et maintenant un rapprochement États-Unis / Russie : l’Europe face à un nouveau destin ?

 Crédit MARK WILSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Atlantico : John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, est attendu à Moscou au cours de la semaine prochaine, après avoir visité le Royaume-Uni et l'Italie, dans le cadre de l'organisation éventuelle d'une prochaine rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump. Après les déclarations du président américain au début du mois de juin, souhaitant voir la Russie réintégrer le G7, comment analyser les enjeux d'une telle rencontre, notamment du point de vue des Européens ? 

Jean-Sylvestre Mongrenier : De prime abord, la proposition de Donald Trump d’inviter la Russie à rejoindre le G-7, à la veille d’un sommet dont on savait qu’il serait difficile, pourrait être interprétée d’autant plus comme une provocation à l’encontre des autres chefs d’Etat et de gouvernement qu’il savait le nouveau premier ministre italien a priori favorable à une telle proposition.

C’était une tentative de diviser les six autres pays membres du G-7, plus particulièrement les Européens. Sans grande attention d’ailleurs pour Theresa May qui ne peut plus sérieusement voir dans la solidarité de l’« archipel anglo-saxon » une véritable alternative à l’Europe. Paradoxalement, on ne peut décidément affirmer que Donald Trump favorise la tâche des « Brexiters » : le président américain active des forces de dissociation en Europe, sans que Londres ou tout autre prétendant au grand départ puisse attendre de lui une quelconque clémence en matière commerciale. Très probablement, la proposition à brûle-pourpoint de créer une zone libre-échange intégral entre les pays du G-7 était de la même eau. Mais c’est une autre question.

Revenons au G-7. Il a été conçu pour pratiquer une diplomatie de club, entre les principales « démocraties de marché ». S’il était question d’en faire une arène internationale, en invitant un pays avec lequel nous sommes en conflit, un tel « format » n’aurait plus de sens (ce ne serait plus un club). Outre les relations bilatérales, il existe d’autres enceintes au sein desquelles Russes et Occidentaux peuvent traiter de ce qui les oppose : les relations diplomatiques ne sont pas rompues.Si Donald Trump voulait véritablement rénover le G-7, peut-être faudrait-il plutôt regarder du côté de l’Inde, un Etat-civilisation qui constitue la plus grande démocratie du monde (au regard du critère démographique). Située sur la ligne de faille entre Orient et Occident, une Turquie qui emprunterait une autre voie que celle de l’autoritarisme constituerait, elle aussi, un candidat honorable au G-7 (nous n’en sommes pas à ce stade). D’ores et déjà, la Turquie appartient à l’OTAN et elle est membre d’une union douanière avec l’Union européenne (UE). Un partenariat géopolitique turco-européen et l’entrée dans le G-7 seraient autrement plus bénéfiques à la Turquie qu’une improbable entrée dans l’UE.  

 
Commentaires

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  • Par guy bernard - 25/06/2018 - 10:09 - Signaler un abus nous devenons naturellement une cible.

    Jusqu'à présent, les Européens ont tiré les marrons du feu de toutes les situations et présentent des comptes enviables, essentiellement grâce aux politiques des pays du Nord. les USA gagnent la guerre froide et nous intégrons les PECO à bon compte ; nous renversons les régimes dictatoriaux méditerranéens, et les USA et la Russie sont forcés d'intervenir. nous perturbons donc toutes les stratégies au détriment des autres et nous devenons naturellement une cible. il va de soi que l'analyse peut etre plus étoffée...

  • Par vangog - 25/06/2018 - 10:16 - Signaler un abus Oui, la Russie mérite de réintégrer le G7!

    N’oublions pas qu’elle a permis d'éviter l’explosion islamiste syrienne, et qu’elle a protégé l’Europe lâche et passive qui, sans elle, aurait été rapidement submergée ...il est étonnant de voir remettre sur le tapis le cas de la Turquie, qui s’est alliée aux islamistes, et a joué un jeu pervers, contre l’Europe. Cette dictature qui ne se cache même plus est totalement disqualifiée, et devrait être éjectée du marché libre européen, et ses frontières fermées, si les europeistes avaient des couilles...en l’occurence, ils sont totalement déconnectés d’un monde qui avance très vite, sous la direction bienveillante de Donald, et qui reintegrera la Russie, malgrel’.opposition des vieux réacs euopeistes qui n’en ont plus pour longtemps...l'année prochaine, ils seront éjectés par les peuples d’Europe (Ooooooh! La peur du populisme...) tic-tac, tic-tac...

  • Par A M A - 25/06/2018 - 11:29 - Signaler un abus Un nouveau Yalta.

    Nous voilà revenu en 1945 où il s'agissait de se partager ce qui tenait encore debout dans une Europe anéantie. Aujourd'hui,les deux convives russes et américains, pleins d'appétit, sont déjà à table pour se partager une Europe riche, gavée et moribonde, en attendant une nouvelle guerre froide. Incapable de s'unir, cette Europe de rêve partira par petits morceaux soucieux de leur identité, ces identités que Bruxelles voulait faire disparaître avec une immigration de masse.Bruxelles est devenu sans le vouloir le pire ennemi de l'Europe Unie.

  • Par Phlt1 - 25/06/2018 - 11:47 - Signaler un abus Si je peux me permettre...

    A nouveau avec cet article, je constate en permanence ce manque de compréhension des Européens de ce qui existe dans la tête de Donald Trump. Cet homme n'a pas autre chose en tête que l'argent, parce que c'est quelqu'un qui définit les "vraies" valeurs en fonction de la capacité à "faire de l"argent", et ceci par tous les moyens (comme les républicains: guerre en Irak). Le calcul de Trump est purement économique: la seule puissance capable de contrer le pouvoir des USA est l'Europe. Et Trump n'en a que faire de l'Histoire passée.!. Il veut la "grandeur de l'Amérique" et il fera tout pour faire plier le reste du monde et le mettre au service de la grandeur de l'Amérique...selon sa propre définition, exclusivement basée sur l'argent roi. Il est aidé en cela par des collaborateurs capables de stratégies très intelligentes...là où nous en sommes aux "bonnes intentions" et à "notre Histoire commune" dont Trump n'a que faire.!. Là est la vraie cassure avec Trump. Elle peut conduire à une guerre...si cette cassure dans les valeurs portées par ce Président des USA n'est pas comprise pour être bloquées immédiatement par le reste du monde: cet homme ne comprend que la force.

  • Par Ajar - 25/06/2018 - 12:09 - Signaler un abus L'Europe

    est larguée depuis toujours en politique étrangère comme dans d'autres domaines

  • Par gerint - 25/06/2018 - 12:13 - Signaler un abus Les USA se foutent de l'avis de l'Europe

    Phlt1, la seule puissance dont les USA pensent qu'elle peut vraiment les dépasser, c'est la Chine. Accesoirement la Russie mais ils ont mis en place un système de "containment" très officiel et l'OTAN qui isole encore beaucoup la Russie et ce sont sont encore les USA qui détiennent les clé de la "libération" de la Russie si c'est leur intérêt. L'Europe, plus exactement l'UE, est une création complètement dessinée par les USA et vassalisé, entièrement dépendante. Elle est dirigée par une mafia au service d'intérêts financiers et industriels Américains. Au stade où nous sommes, et vu l'hégémonie technologique et financière américaine, nous ne pouvons pas bousculer cette situation sans risques majeurs ni sans efforts surhumains que l'alcolo Junker est sa bande d'acolytes feraont tout pour empêcher, Macron compris car il fait partie de la troupe.

  • Par Ganesha - 25/06/2018 - 12:24 - Signaler un abus Sept pages

    Un article de sept pages court le risque de se disperser. Ceci dit, on trouve dans celui-ci quelques opinions justes. Je pense qu'il faudrait être encore plus clair et explicite au sujet de l'Ukraine. La partie de ce territoire, où la population parle la langue russe, a voté par référendum pour se joindre à la Russie : il s'agit là d'un simple processus démocratique. La réaction d'Obama a été absurde, exagérée, complètement stupide : non, Poutine n'allait pas s'engager dans la conquête de l'Europe ! La fin des sanctions contre la Russie, prises sous ce prétexte, est une urgence !

  • Par Phlt1 - 25/06/2018 - 13:03 - Signaler un abus @gerint

    Ce que vous dites n'est pas entièrement faux, particulièrement pour ce qui concerne la façon dont est gérée l'Europe, dont la génération de gouvernants reste paralysée et éblouie par les USA. Néanmoins, les américains ont toujours été et restent toujours envieux de ce que les Européens sont capables de faire, et le redoutent réellement. Trump et ses conseillers sont très loin de penser que pour ce qui concerne l'Europe c'est dans la poche, bien au contraire. La CIA avait prédit dès la moitié des années 2000 le soubresaut des peuples européens: l'immigration massive est donc l'un des moyens pour le gouvernement américain d'affaiblir l'Europe et dans ce sens c'est bien une guerre qui nous est déclarée (avec des gens comme Soros comme outil déguisé mais actif de cette guerre contre nous). Et contrairement à ce que vous affirmez, je persiste et signe pour dire que les USA sont un géant aux pieds d'argile qui peut s'écrouler demain si les autres pays se réveillent, Trump n'étant que l'illustration d'un soubresaut toujours présent dans ces moments là. Pour toutes ces raisons, la situation n'est pas aussi simple, et bien plus dangereuse que celle que vous décrivez.

  • Par gerint - 25/06/2018 - 14:14 - Signaler un abus Phlt1

    L'immigration massive est voulue par l'UE, Michèle Tribalat nous l'explique bien, en effet. Je sais que les USA comme tout empire un jour vacilleront, mais ils ont tellement de cartes en main que ce temps-là n'est pas encore venu, et après la parenthèse Obama, Trump va leur redonner du punch. J'ai suffisamment d'amis américains pour savoir ce que les USA ressentent sur l'Europe actuellement. Ce que je dis ressort d'une rencontre par hasard avec des personnes proches des décideurs Américains en 2005. Todd avait prévu l'écroulement de l'URSS et il avait raison. Pour les USA, il a pour le moment tort. Et puis les USA n'hésiteront pas s'il le faut à utiliser des moyens militaires, dont ils sont lourdement dotés. Ils l'ont d'ailleurs déjà montré de nombreuses fois. Le Moyen-Orient entre autres est pour moi déstructuré volontairement, Israël excepté. Tout sera fait pour qu'aucun pays ne puisse devenir une structure trop menaçante. Pour la Chine, les USA ne la contrôlent pas. Ils s'emploient depuis déjà longtemps au "containment" qui peut passer par la co-opération mais aussi par la guerre dans le cas extrême.

  • Par gerint - 25/06/2018 - 14:18 - Signaler un abus Face à la Chine

    S'il faut amadouer la Russie pour lui éviter d'apporter de l'eau au moulin Chinois, les USA le feront. Beaucoup^de Français prennent les Américains un êu comme des benêts ou de grands enfants, des cow-boys mal dégrossis. Ils se trompent lourdement et la quantité de matière grise qu'ils emploient est impressionnante. D'autres pays comme l'INde ont énormément de matière grise disponible, mais beaucoup moins d'infrastructures et de financement pour les utiliser que les USA, ni autant de moyens de diffuser les produits de leurs travail

  • Par Haddock36 - 25/06/2018 - 14:19 - Signaler un abus Qu'en pense George Soros?

    Nous sommes nombreux à appeler de nos vœux un tel rapprochement mais George Soros sera t-il d'accord? c'est là la question.

  • Par ISABLEUE - 25/06/2018 - 15:30 - Signaler un abus normal

    au secours Wladimir !!!

  • Par ajm - 25/06/2018 - 16:56 - Signaler un abus Le poids des réalités.

    Assimiler les USA à Soros est absurde Ce monsieur très riche n'engage que lui et les organisations qu'il finance. D'ailleurs, il déteste Trump et on peut penser que l'inverse est vrai. Soros est aussi très loin de l'opinion conservatrice Américaine qui domine le paysage politique de ce pays. Sur le fond, penser que les USA vont s'écrouler est hautement comique, l'Europe se sera désintégrée bien avant et la Russie c'est l'économie de l'Espagne (7% du PIB US). La vérité c'est que les USA sont la seule puissance financière, économique, militaire, spatiale , culturelle et géographique de classe mondiale. Les USA resteront en Europe, même si les modalités de leur présence sont amenées à évoluer. Trump à lui seul , ne peut pas changer profondément ce qui correspond à des intérêts économiques et stratégiques majeurs pour les USA, en place depuis trois quarts de siècle. S'il s'avisait sérieusement de le faire , l'état profond US se debarrasserait de lui.

  • Par gerint - 25/06/2018 - 17:30 - Signaler un abus @ajm

    Je vous rejoins dans votre jugement sur les USA. Trump peut donner une fessée mais la domination américaine restera et Macron est directement nommé pour la perpétuer d'ailleurs. Mais je maintiens qu'à la tête de l'Europe c'est une mafia qui gouverne.

  • Par Beredan - 25/06/2018 - 18:32 - Signaler un abus Vers un découplage anticipé ?

    Attisant l’angoisse de spécialistes auto-proclamés et figés dans un positionnement anti-russe , on ne peut exclure que devant l’attraction de plus en plus poussée de la Russie vers la Chine , tant au plan énergétique que militaire , les États-Unis ne soient portés à découpler une entente jugée mortifère . La perspective d’une assistance économique massive peut dissiper bien des tropismes ...

  • Par Phlt1 - 25/06/2018 - 19:16 - Signaler un abus @gerint et ajm

    Je suis assez d'accord avec vos 2 dernières réponses @Phlt1 et @ajm. Assez d'accord aussi avec ajm...bien qu'en contradiction avec ce que j'ai écris plus haut... Donc ce que je veux dire c'est que bien sûr que les USA ont un impact considérable et feront tout pour le garder, et ceci quels que soient les Présidents. Néanmoins ceci est vrai sous l'angle de la quantité, mais cette quantité est en contradiction avec l'évolution de chaque individu sur la planète grâce à internet. Difficile à exposer ici, mais cela signifie que la façon de voir la vie des américains telle que Trump veut la promouvoir ne correspond ni à la majorité des américains (et particulièrement les jeunes), ni à la majorité des êtres humains à travers le monde. C'est là où la politique menée par Trump ne fonctionnera pas: Harley Davidson vient de décider de délocaliser sa production...en Europe (!) pour échapper aux taxes européennes. Trump a déjà perdu. Mais au delà de lui, c'est sa vision du monde et celle d'une partie des USA qui a fait l'Histoire (invasion de l'Irak) qui va disparaitre, démocratiquement...ou par le biais de la guerre parce que ces gens là ne veulent pas changer de paradigme. Les USA imploseront.

  • Par gerint - 25/06/2018 - 20:15 - Signaler un abus @Phlt1

    Je vois ce que vous voulez dire et le plan nouveau-intéressant- que vous introduisez dans la discussion. Il est vrai que je ne suis pas allé aux USA depuis des années alors que j'y allais souvent avant. Je vais contacter mes connaissances américaines et leur demander leur avis par rapport à ce vous dites ici. A l'époque les Américains considéraient les Européens comme relativement attardés, même dans des mileiux cultivés.... Autour de moi, plusieurs jeune et brillants ingénieurs émigrent aux USA après m'avoir dit qu'ils n'iraient pas si Trump était élu et plusieurs Français partis aux USA qui m'avaient annoncé revenir si Trump arrivaient au pouvoir n'en ont rien fait: je n'ai vu revenir personne. On va voir si Harley Davidson déménage vraiment.

  • Par ajm - 25/06/2018 - 23:04 - Signaler un abus Trump n'est pas Bush.

    Attention aux confusions : l'invasion de l'Irak ce n'est pas Trump, ou son clone plus jeune. Trump n'est pas dans la mouvance neo-conservatrice américaine qui voulait imposer le modèle Americain partout . Il représente une Amérique plutôt isolationniste qui n'accepte d'intervenir en dehors de ses frontières que si les intérêts vitaux de son pays sont menacés ou, éventuellement, ceux de ses alliés, à condition que ces derniers , au minimum, ne leur coûtent pas plus que ce qu'ils leur rapportent. Autrement dit, la puissance impériale fait payer ses services de protection. S'ils ne veulent pas payer, ils se débrouillent. Trump n'a pas, a priori, de vision plus stratégique, par exemple , l'Europe est un grand ensemble économique et scientifique que nous ne devons pas laisser dériver vers des puissances éventuellement hostiles comme la Russie .

  • Par ajm - 25/06/2018 - 23:27 - Signaler un abus Cow-boy.

    L'idée que les USA pourraient imploser me semble farfelue. Les USA, contrairement à l'Europe, n'ont pas encore perdu le sens commun, à savoir la claire perception de leurs intérêts nationaux. Beaucoup d'Américains, malgré les efforts de "libéraux " avancés, n'ont pas remplacé leur fierté nationale et locale ( de citoyen) dans un méli mélo sentimentaliste. Le goût de la protection individuelle ( les armes, le fameux esprit cow-boy) et de l'esprit de LIBERTE en est une illustration emblématique, c'est bien pour cela que tous nos bons esprits de gauche Français mettent toujours l'accent sur ce côté de l'esprit Yankee. Des dizaines de millions de citoyens US sont armés, surtout, mais pas exclusivement, dans les anciens états confédérés du sud et de l'ouest. Cette situation témoigne de l'existence toujours très vivace et très puissante dans ce pays d'un esprit "citoyen soldat " , un peu comme en Suisse . Les USA n'imploseront pas, parce qu'ils ont gardé leur dignité collective et individuelle de citoyen en arme , le cow-boy est toujours là.

  • Par Labarthe - 26/06/2018 - 11:16 - Signaler un abus La Chine...

    Dans votre analyse de géopolitique vous oubliez que nous laissons les Américains seuls à tenter de contenir la Chine dans sa formidable expansion commerciale et politique. Les chinois sont en train de prendre le contrôle économique de l’Afrique pendant que nous nous débattons avec l’immigration. Ils sont de plus présents en Europe prenant peu à peu le contrôle de secteurs de l’economie de certains pays. Et nous sommes politiquement absents de l’Asie. Bien plus dangereux que les soi disantes velléités conquérantes russes.

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Jean-Sylvestre Mongrenier

Jean-Sylvestre Mongrenier est docteur en géopolitique, professeur agrégé d'Histoire-Géographie, et chercheur à l'Institut français de Géopolitique (Université Paris VIII Vincennes-Saint-Denis).

Il est membre de l'Institut Thomas More.

Jean-Sylvestre Mongrenier a co-écrit, avec Françoise Thom, Géopolitique de la Russie (Puf, 2016). 

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Guillaume Lagane

Guillaume Lagane est spécialiste des questions de défense.

Il est également maître de conférences à Science-Po Paris. 

Il est l'auteur de  Questions internationales en fiches (Ellipses, 2013 (deuxième édition)) et de Premiers pas en géopolitique (Ellipses, 2012). il est également l'auteur de Théories des relations internationales (Ellipses, février 2016). Il participe au blog Eurasia Prospective.

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