Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Dimanche 15 Juillet 2018 | Créer un compte | Connexion
Extra

Quotas féminin dans le cinéma : et si on se souciait aussi (plutôt?) de ces professions d’intérêt général que leur large féminisation fragilise...

De nombreuses actrices et réalisatrices ont plaidé auprès du gouvernement pour la mise en place de quotas pour donner de la place aux femmes dans le cinéma, où elles sont très minoritaires, notamment en réalisation. Mais ne faudrait-il pas aussi faire des quotas dans les catégories dévalorisées où elles sont surreprésentées ?

A rebours

Publié le
Quotas féminin dans le cinéma : et si on se souciait aussi (plutôt?) de ces professions d’intérêt général que leur large féminisation fragilise...

Atlantico : Une soixantaine d'actrices et réalisatrices ont demandé la mise en place de quota dans les pages du Monde pour demander plus de place aux femmes dans le milieu du cinéma. Cette pétition survient après l'affaire Weinstein et à la veille des Césars et Oscars, tribune habituelle pour les revendications politiques des stars du grand écrans. S'il semble normal de vouloir qu'un milieu professionnel soit plus égalitaire, est-ce vraiment ce que souhaitent les actrices et productrices ? On sait aujourd'hui que plus une profession se féminise, plus elle est déconsidérée (infirmières, magistrature, enseignement...).

Si on suit une logique de quota, ne faudrait-il pas nécessairement "masculiniser" les professions où les femmes sont sur-représentées ? 

Cecilia Garcia-Penalosa : L'argument que vous avancez est correct, même si je ne suis pas sûre qu'il faille mettre sur le même plan le phénomène de dévalorisation du travail quand il se féminise et de politique de quotas. On a aujourd'hui les preuves que la féminisation entraine une baisse de prestige et de salaire, mais la question de savoir pourquoi les femmes vont plutôt dans certains métiers n'est pas nécessairement liée à la question de la sous-représentation dans d'autres métiers, et donc les quotas. Cela demande des politiques différentes, à mon avis. 

Il faut savoir que pour le premier phénomène (celui de la dévalorisation des métiers qui se féminisent), on ne sait pas précisément comme s'opère ces modifications. On connaît un peu plus précisément l'aspect salarial, qui est plus facile à évaluer. On sait que c'est principalement lié à la tendance qu'ont les femmes à moins bien négocier, à être moins militant, et donc à accepter un salaire plus faible ce qui dévalorise leurs rémunérations. Il y a aussi la question des "salaires de réservation" : les femmes ont moins de choix pour aller travailler ailleurs et donc peut augmenter ses salaires plus facilement, ce qui permet aux employeurs aussi de réduire la rémunération. 

Après, il y a un côté plus difficile à quantifier, qui est l'aspect symbolique, celui de la perception qu'on a du prestige moindre d'une profession faite par une femme chez un individu (homme ou femme) lambda du XXIe siècle en France. Sur ces questions-là, les quotas ne servent à rien puisqu'il s'agit bien entendu de modifier les perceptions culturelles stéréotypées dès le plus jeune âge. 

Jean-François Amadieu : Les emplois sont rarement mixtes que ce soit en France ou dans les autres pays. Les femmes sont ainsi plus souvent infirmières que mécaniciennes automobile. On peut observer que les salaires et les primes sont en moyenne moins favorables dans les emplois plutôt féminisés. On peut résoudre cette difficulté en examinant les grilles de classification et en se demandant si les écarts de salaires sont bien justifiés. On doit aussi s’assurer qu’il n’y a pas de discriminations à l’embauche qui empêchent les femmes ou les hommes d’accéder à certains emplois. Mais pour certains, il faudrait parvenir à une parité parfaite et pour ce faire recruter prioritairement des femmes dans les emplois masculinisés. La conséquence saute aux yeux : il faut nécessairement, dans le même temps, donner priorité aux hommes dans l’accès aux postes féminisés. Une politique de discrimination positive -implicite sous la forme de la promotion de la diversité de genre ou explicite via des quotas- déclenche donc une double discrimination. Les quotas provoquent des discriminations à grande échelle alors que la situation de départ (il y a 30% de femmes par exemple) n’était pas nécessairement le fruit d’une discrimination. Les discriminations existent mais il ne suffit pas de constater que les femmes sont moins nombreuses dans un type d’emploi ou même à un niveau hiérarchique donné (les postes de directions dans la culture par exemple) ou pour l’accès à des financements de films pour en conclure qu’il y a une discrimination. Avec les quotas on passe d’une situation où il y avait peut-être des discriminations à une situation ou les discriminations sont certaines, de grande ampleur et imposées par la loi.

A-t-on déjà testé des quotas pour laisser plus de places aux hommes dans un milieu féminisé ? Si oui, qu'est-ce que cela entraîne ?

Cecilia Garcia-Penalosa : C'est quelque chose qui ne s'est pas fait pas à grande échelle. En France, une étude très intéressante menée par Thomas Breda regarde les admissions dans les concours d'enseignement supérieur. Il compare les résultats des individus à l'écrit (anonyme) et à l'oral. Il voulait savoir si les disciplines où il y a des hommes ont tendance à bien noter les femmes : c'est le cas, notamment en science par exemple. Mais il a aussi observé que dans les disciplines où il y a beaucoup d'hommes, les hommes sont valorisés à l'oral. C'est l'enseignement supérieur, cadre où on est très conscient de l'impact qu'on peut avoir sur des élèves selon la présence d'hommes et de femmes, mais elle montre bien une tendance à favoriser le genre minoritaire. 

Du coup, des quotas sont contre-productifs pour les minorités, qui profitent de leur statut de minorité ?

Cecilia Garcia-Penalosa : Oui, d'une certaine façon, car on est dans un monde où on s'est rendu compte que la diversité est importante, et où faire parti d'une minorité est globalement vu comme positif. Mais c'est positif si on ne prend pas en compte tous les autres aspects qui composent cette question. Donc oui, les femmes ont plus de succès dans les métiers peu féminisés et les hommes plus de succès dans les métiers peu masculinisés. 

La pétition insiste sur le déséquilibre entre le nombre de diplômées de la FEMIS (souvent considérée comme la meilleure école de cinéma française) et le nombre de réalisatrices issues de cette école qui parviennent à porter leurs films sur le grand écran. Si on prend en compte que les métiers où les femmes sont les plus représentées sont des métiers où le diplôme donne directement droit à un statut professionnel clair et automatique (avocat, enseignant, médecin), avec des salaires plus standardisés, qu'est-ce que cela dit de la surreprésentation des femmes dans ces métiers ? Et dans les autres plus concurrentiels, comme le cinéma ?

Cecilia Garcia-Penalosa : C'est compliqué. Ce qu'on a bien documenté et étudié, c'est que les femmes ont tendance à prendre moins de risque que les hommes. Les raisons sont complexes et on pourrait discuter de savoir si c'est culturel ou biologique. Ce qu'on observe, c'est que les hommes sont plus attirés par les risques que les femmes. Les professions que vous venez de me décrire sont des professions qui ont un risque faible pour deux raisons. D'abord un risque faible du point de vue des salaires, car les variations sont bien moindres. Il y a aussi le risque de la dépréciation de capital humain, c'est-à-dire la perte des capacités quand on s'arrête. Si on est magistrate, professeur d'université ou médecin, on a un poste bien établi, et s'arrêter pendant une période pour des raisons familiales, en général, ne va pas entraîner une dévalorisation de notre rémunération ou reconnaissance dans le métier qu'on pratique. 

Dans le cas de l'exemple que vous citez, ma réussite dépend de mon dernier film, ou pour une artiste-peintre de mon dernier tableau. Ce qui fait que pour les femmes le risque intertemporal est moins important dans les métiers auxquels on accède par concours et donc ces métiers sont privilégiés. 

Il faut ensuite observer l'évolution ces trente dernières années des résultats scolaires, avec des résultats bien plus importants pour les femmes que pour les hommes. Dans cette optique, les femmes avec un fort potentiel scolaire choisissent donc les opportunités les plus distinctes, à la différence du métier de réalisateur où la perspective de trouver un financement pour un premier film est bien entendu très compliquée. 

Je trouve que c'est un problème très français au fond. Nous avons certes perception très napoléonienne de la valorisation des grandes écoles et que sortant de ces grandes écoles, on obtient un statut qui détermine le reste de notre vie. Le monde anglo-saxon est beaucoup moins comme cela et encourage une plus forte évolution et mobilité post-scolaire. C'est typique de notre vision centralisée. Je pense que les quotas ne fonctionnent pas partout. Il y aune différence entre la prise en compte de certains critères type ethnicité, origine culturelle ou genre et la mise en place de quotas. Les quotas sont contreproductifs pour plusieurs raisons. La première est quand bien des cas, cela renforce les stéréotypes. Cela a été bien étudié par des universités américaines, notamment à l'époque de la mise en place de quotas dans les grandes universités pour les étudiants noirs ou latino. Ce qui s'est passé, c'est que les étudiants admis dans ces universités (Harvard, Princeton etc.) étaient généralement moins bons que les autres. Et cela a donc renforcé les stéréotypes considérant que ces minorités sont moins bonnes que les autres. Cela s'applique de la même façon aux femmes. Si on en vient à ne donner des financements qu'aux femmes dans le cinéma, on fera probablement des moins bons films que ceux faits par des hommes et les réalisatrices seront dévalorisées. C'est un grand problème, qui ne veut pas dire qu'à égalité de conditions, quand on doit prendre des décisions marginales, on ne peut pas prendre en compte ces critères. 

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par vangog - 04/03/2018 - 10:28 - Signaler un abus La vraie égalité est le choix du mérite et du don...

    afin de sanctionner l’accession égale à tous, quel que soit son sexe et ses aptitudes...L'égalitarisme gauchiste, c’est l’imposition de quotas et de contraintes, afin d’imposer artificiellement un égalitarisme de façade non souhaitable. Pendant un siècle, les gauchistes ont fait de l'égalitarisme leur cheval de bataille et ça les a menés où? à une régression sociale, humaine et économique, et aux privilèges d’une nomenklatura dont nous voyons, en France gauchiste, qu’il est très difficile de les faire revenir à la vrai égalité...l’égalitarisme est une impasse dangereuse!

  • Par patafanari - 04/03/2018 - 10:43 - Signaler un abus Marre des gros balèzes

    Au jeu stéréotypé, qui composent les équipes de rugby. Place au jeunes femmes racisées , trans ou bi(s), de préférence unijambistes (pardon: au mode de locomotion différent ) qui produiront un spectacle plus intéressant et représentatif de la société actuelle.

  • Par assougoudrel - 04/03/2018 - 11:04 - Signaler un abus "Marchand de navets"!

    Je ne regarde jamais des films français. C'est à chier. Depuis un moment, je regarde de bonnes séries américaines, en plus des films. Je regarde aussi gratuitement des filmes sur "Yerov"......http://www.yerov.com/lpm45vb8gfd1bf54gfd87s/

  • Par Anouman - 04/03/2018 - 11:39 - Signaler un abus Quotas

    Si on supprimait toutes les subventions publiques au cinéma on aurait la certitude de l'absence de discrimination. Et on ferait des économies.

  • Par Raymond75 - 04/03/2018 - 12:13 - Signaler un abus Un simple constat :

    Les professions massivement féminisées (ce dont ne se plaignent pas les 'féministes') sont des professions qui fonctionnent très mal : éducation, hôpitaux, justice, services sociaux. Un point commun : un statut protecteur, qui permet facilement de travailler à temps partiel, de se déclarer en maladie et de prendre des congés parentaux.

  • Par Raymond75 - 04/03/2018 - 12:16 - Signaler un abus Quelle loi ?

    Quelle loi interdirait aux femmes de devenir ingénieur, pilote de ligne, chef de chantier, conducteur d'engins ? Aucune. Et contrairement à ce que colportent les 'féministes', il y a de très nombreuses femmes qui font des études brillantes et qui accèdent à de hautes responsabilités.

  • Par accurate - 04/03/2018 - 12:47 - Signaler un abus rarement lu

    un article aussi abscons.

  • Par jurgio - 04/03/2018 - 14:45 - Signaler un abus Nous sommes fin prêts à l'égalitarisme cinématographique

    puisque nous avons déjà des écoles égalitaristes. Et même un peu plus égal, cela m'est égal... moi qui ne regarde jamais les pellicules rien-pensantes.

  • Par Mario - 04/03/2018 - 15:23 - Signaler un abus Au secours!!!!!

    Au secours!!!!! Le talent , rien que le TALENT et LE TRAVAIL. Arrêtons de prendre les pseudos minorités pour de pauvres êtres fragiles . Nous ne sommes pas en arabie saoudite . J'ai 2 filles , elles ferons ce qu'elles veulent, ni plus ni moins que mon fils. Elles seront libres , indépendantes et Autonomes . A nous , en tant que parents ,de les préparer à leur vie future . Qu'on arrête de nous emmerder à vouloir organiser nos vie. Dans les pays nordiques , cela fait 40 ans qu'ils essaient de casser les stéréotypes et qu'ils s'y cassent seulement les dents. Que les individus aient les mêmes droits et les mêmes devoirs et que le talent et le travail fassent la différence.

  • Par Raymond75 - 04/03/2018 - 15:48 - Signaler un abus @Mario

    @Mario Vous avez raison : en Suède, 80% des infirmiers sont des femmes, et 80% des ingénieurs sont des hommes ! Qu'on arrête de nous casser les pieds avec ces pseudo égalités, alors que les hommes et les femmes sont différents. Il ne faut pas confondre égalité avec identité.

  • Par ajm - 04/03/2018 - 16:15 - Signaler un abus Baisse de niveau généralisée.

    Les femmes ne sont pas une minorité et sont très majoritaires, en l'absence de quotas, dans les jeunes promotions d'un grand nombre de professions : tous les metiers de la santé , infirmières, médecins, pharmacie ...du droit : avocats, magistrats, juristes d'entreprise, de l'enseignement et de la recherche., la plupart des metiers de services du commerce et de l'aide â la personne ...les hommes restent majoritaires dans les professions liées à l'industrie et au BT: ingenieurs et techniciens, ouvriers, services techniques, sécurité. . Mettre en place des quotas partout ferait baisser le niveau partout puisque chaque sexe serait artificiellement favorisé dans l'accès aux professions où il serait peu représenté au départ .

  • Par gerint - 04/03/2018 - 17:28 - Signaler un abus Qu’on laisse la société s’organiser

    En assurant l’égalité des droits mais sans décider de ce que les gens doivent faire

  • Par A M A - 04/03/2018 - 18:00 - Signaler un abus Féminiser, c'est aussi

    Féminiser, c'est aussi supprimer la promotion canapé. Que de carrières seraient ainsi tuées dans l'œuf, que de talents resteraient inexploités...dans le cinéma comme ailleurs. Le charme est un sésame tout puissant. Cochon qui s'en dédit.

  • Par Dorine - 04/03/2018 - 18:17 - Signaler un abus @raymond 75

    J'avais entendu une analyse, il y a plusieurs années qui expliquait que les métiers qui devenaient moins prestigieux et moins intéressants sur le plan financier se féminisaient. Il en est ainsi de la santé en général, car le corps médical se féminise. Mais surtout, il ne faut pas être machos comme le conseil de l'ordre des médecins, composé de vieux retraités qui ont le temps de s’occuper à autre chose, qui disait il y a quelques années que la féminisation entraînait une baisse de niveau. Je pense que le niveau est toujours aussi bon, mais les femmes font peut-être moins d'heures pour élever un minimum les enfants que nous font les hommes.....

  • Par Raymond75 - 04/03/2018 - 18:39 - Signaler un abus les enfants que nous font les hommes ...

    J'avais cru comprendre qu'un des principaux progrès obtenus par les femmes dans notre pays était la libre contraception et le droit à l'avortement ; de plus le 'désir d'enfant' est plus répandu chez les femmes que chez les hommes, ce qui entraine de nombreuses femmes à mentir sur leur prise de pilule !

  • Par Raymond75 - 04/03/2018 - 18:42 - Signaler un abus Suite

    ... Et aucune loi ne vous interdit de ne pas avoir d'enfant et de vous consacrer davantage à votre activité professionnelle (l'humanité est menacée par la surpopulation et non par la disparitions de l'espèce humaine). La féminisation n'entraine pas une baisse de niveau en tant que telle, mais elle est rarement synonyme de progrès.

  • Par Dorine - 04/03/2018 - 19:36 - Signaler un abus Messieurs

    Raymond 75, les hommes peuvent aussi faire des vasectomies. Et étant coresponsables des naissances puisqu'il faut 2 brins d'ADN, les hommes aussi peuvent s'abstenir de relation sexuelle, mettre un bouchon au bout de l'urètre, un capuchon sur le pénis etc...Mais il semble que, plus fragiles, les hommes ont du mal à envisager une contraception ou une abstinence pour eux-mêmes....

  • Par Raymond75 - 04/03/2018 - 19:54 - Signaler un abus contraception masculine

    La vasectomie est irréversible à ma connaissance, et les femmes n'apprécient pas trop les préservatifs, sauf vous bien entendu.

  • Par Raymond75 - 04/03/2018 - 20:08 - Signaler un abus relation de couple

    Bien entendu je parle des relations de couple, pas des relations occasionnelles.

  • Par POLITQ - 04/03/2018 - 21:19 - Signaler un abus Les femmes sont-elles si supers?....

    Dans les années 80, on pleurait de voir arriver des femmes qui rendraient la politique + juste, humaine, -- violente, -- pourrie ..... Et sont arrivées des Aubry, Guigou, Royal, Lienemann, Benbassa, Autain, Taubira, Roselyne Bachelot, des journalistes Sinclair, Pulvar, Elkrief, des folles Rokhaya Diallo, De Haas, etc, etc, la liste est immense ..... On est content de les connaître ....

  • Par vangog - 04/03/2018 - 22:26 - Signaler un abus Ce ne sont pas les femmes qui ont provoqué la baisse de

    niveau de toutes ces professions, qui étaient naturellement effectuées par des hommes, avant, mais le stupide égalitarisme gauchiste. Ainsi, dans la justice et l'éducation, l’autorité indispensable à l’exercice de la justice et à la transmission des savoir, était l’apanage des hommes. En féminisant majoritairement ces professions, la perte d’autorité et d'exemplarité (intrusion de l’idéologie gauchiste parallèlement au faux combat féministe...) a sévèrement fait décliner le niveau de ces professions, comme en attestent les résultats de l’éducation et de la justice. Pour la médecine, la baisse de niveau s’explique par des raisons différentes, notamment la plus grande appétence d’une majorité de femmes pour les études plus que pour la profession, elle-même, et leur propension à s’en détourner par divers moyens, mi-temps, maternité etc...

  • Par GP13 - 05/03/2018 - 14:21 - Signaler un abus Deserts médicaux et féminisation et numérus clausus

    Le nombre d'étudiants admis en médecine est limité. Dans le même temps les filles sont devenues majoritaires dans la réussite au concours d'entrée en médecine. Devenues médecins, nombre de ces filles n’exerceront pas, et celles qui exerceront le feront dans des conditions tout à fait différentes de celles de leurs prédécesseurs masculins..... et maintenant on parle de déserts médicaux, et ce n'est pas un hasard !!

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Cecilia García-Peñalosa

Cecilia García-Peñalosa est directrice de recherche Cnrs à l’Ecole d’Economie d’Aix-Marseille (AMSE) et membre du Conseil d’Analyse Economique.

Voir la bio en entier

Jean-François Amadieu

Jean-François Amadieu est sociologue, spécialiste des déterminants physiques de la sélection sociale. Directeur de l'Observatoire de la Discrimination, il est l'auteur de Le Poids des apparences. Beauté, amour et gloire (Odile Jacob, 2002), DRH le livre noir, (éditions du Seuil, janvier 2013) et Odile Jacob, La société du paraitre -les beaux, le jeunes et les autres (septembre 2016, Odile Jacob).

Voir la bio en entier

Je m'abonne
à partir de 4,90€