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Politiques, hauts fonctionnaires, grands patrons, lobbys : qui sont ceux qui dirigent la France ?

Un dernier Conseil des ministres et les membres du gouvernement sont en vacances à partir de ce vendredi. Un break auquel le président de la République, qui veut montrer qu'il reste aux commandes du navire, n'était pas favorable. Mais est-il vraiment seul à la barre ?

Capitaine de pédalo

Publié le - Mis à jour le 3 Août 2013
Politiques, hauts fonctionnaires, grands patrons, lobbys : qui sont ceux qui dirigent la France ?

Le chef de l'Etat a indiqué qu'il ne voulait pas de "vacance du pouvoir" car il est "hors de question de donner l'impression qu'il se repose" quand les Français souffrent de la crise.  Crédit Flickr

Atlantico : Après un dernier Conseil des ministres ce vendredi, François Hollande et  les membres du gouvernement prennent leurs congés. Mais le chef de l'Etat a indiqué qu'il ne voulait pas de "vacance du pouvoir" car il est "hors de question de donner l'impression qu'il se repose" quand les Français souffrent de la crise. Pourtant, dans un édito paru cette semaine dans le Point, Nicolas Baverez compare François Hollande au Gamelin de la guerre économique. "Le chef de l'Etat ne dirige rien comme le général dont la stratégie fit battre le pays en 1940." En quoi la comparaison peut-elle être appropriée ?

Éric Verhaeghe : Pour dire vrai, je classerais volontiers Nicolas Baverez lui-même dans les officiers d'état-major qui analysent les raisons de la défaite sans réellement agir pour l'éviter. Mais la formule en elle-même me parait justifiée : la France de 2013 souffre de maux comparables à ceux de la France de 1938. En particulier, l'incapacité à réformer l'Etat, l'incapacité à dégager une perspective d'avenir large et ambitieuse, et cette obsession de la politique partisane avec des règlements de compte à n'en plus finir (à droite comme à gauche), sans vision pour le pays, tout cela nous rappelle les causes de la défaite de 1940 : un pays vieillissant, dominé par une élite usée et sclérosée, un contexte international marqué par une crise d'ampleur dont personne ne sait comment sortir.

Il me semble toutefois qu'un certain nombre d'éléments rendent la comparaison un peu maladroite. En particulier, ce qui légitimait l'élite française en 1938, c'était le sentiment qu'elle avait gagné une guerre vingt ans auparavant, et qu'elle serait capable de gagner la suivante. Et la France était face au péril imminent d'une Allemagne remilitarisée, animée par la volonté de prendre sa revanche sur l'humiliation du traité de Versailles. C'est très différent aujourd'hui. L'élite française contemporaine n'a gagné aucune guerre (sauf au Mali, mais c'est un peu léger) et ne peut nullement justifier son maintien au pouvoir par la nécessité de protéger le pays contre un péril clairement identifié.

De ce point de vue, je préfère largement la comparaison avec la France de Louis XVI et avec la Cour de Versailles. Nos officiers d'état-major, pour reprendre la comparaison, sont majoritairement des petits marquis, des enfants bien nés comme avait dit je ne sais plus quelle "ministresse" de Fillon, qui on grandi avec une petite cuillère d'argent dans la bouche et qui sont bien décidés à saigner la bête jusqu'à la dernière goutte pour préserver leurs privilèges.

Leur incapacité à réformer l'Etat pour le rendre économe et efficace constitue le meilleur symptôme de cette réaction nobiliaire qui frappe la France d'aujourd'hui, comme elle frappait la France de 1788. Comme Louis XVI, François Hollande est un monarque qui règne mais qui ne gouverne pas. En dehors du constat de son immense impuissance à changer la réalité, et en dehors de ses poésies jaculatoires sur la reprise qui est là, composés sous l'effet de champignons hallucinogènes, il n'a guère d'occupation.

Si ce ne sont pas les politiques au pouvoir qui dirigent la France, qui tient les rênes, qui tire les ficelles, qui sont les véritables décideurs ?

Éric Verhaeghe : Ce serait rassurant de se dire que le pays est gouverné, même si ce gouvernement est dans l'ombre. Mais je crois qu'il faut ouvrir les yeux et dissiper cette illusion complotiste : en réalité, plus personne ne décide de rien. Personne ne tire les ficelles, ou si quelqu'un a la prétention de le faire, ces ficelles sont malheureusement cassées et ne permettent pas d'actionner la marionnette. La société française est en quelque sorte partie en vrille et plus personne ne peut arrêter sa chute, sauf au moyen d'un électrochoc que personne ne veut utiliser.

Prenez l'exemple des dépenses publiques : plus personne n'est en capacité de les juguler et de les remettre sur une ligne de flottaison satisfaisante. Les mêmes constats peuvent être faits sur une multitude de sujets collectifs. La protection sociale par exemple. On sait tous qu'au-delà de 30% du PIB, elle n'est plus finançable sans des empiétements majeurs sur la compétitivité des entreprises françaises. Or nous en sommes à près de 33% de PIB de dépenses, sans parvenir à revenir en arrière.

Il n'y a plus de décideurs en France, il n'y a plus que des chroniqueurs de la chute.

La technostructure administrative a-t-elle pris le pas sur les politiques ? Ou, plus encore que la technostructure administrative, les acteurs économiques sont-ils ceux qui détiennent le vrai pouvoir ?


Éric Verhaeghe :  Je crains que le pouvoir ne soit en réalité passé entre les mains de ceux qui ne décident plus. Au fil des ans, les recrutements aux postes de responsabilité en France se sont faits sur deux critères majeurs : l'origine scolaire, qui recouvre souvent l'origine sociale, et c'est bien là le signe de la réaction nobiliaire: si vous ne pouvez pas prouver vos seize quartiers de noblesse (c'est-à-dire votre passage par une grande école), vous êtes écartés des manettes. Et, second critère, la force d'inertie.

Pour rester dans le domaine militaire, j'ai coutume de dire que les élites françaises privilégient les capitaines de tranchée, là où il nous faudrait des colonels de hussards. Face aux défis de la concurrence internationale, de la transformation numérique de la société, du déclin moral du pays, il faudrait confier les responsabilités à des gens qui n'ont pas froid aux yeux, qui ont du charisme, qui ont une vision, et qui sont prêts à y aller pour emporter le morceau. Au lieu de cela, on donne le pouvoir à des jeunes gens de bonne famille, propres sur eux, bien coiffés, pas un mot plus haut que l'autre, les initiales brodées sur le cœur, intelligents souvent, cultivés toujours, mais les yeux sur le bout des chaussures quand l'heure vient de prendre des risques, d'affronter le conflit et de dire en face les paroles d'autorité que les Français attendent pour adhérer au projet commun.

Ces capitaines de tranchée, on les trouve à foison sur les bancs du service public qui sont une véritable école dans ce domaine, mais on les trouve aussi de plus en plus dans les comités de direction des grandes entreprises où la prise de risque est pénalisée au profit des valeurs grégaires.

Quelle est la sociologie de ces dirigeants, hommes et femmes ? Quels sont leurs parcours ?


Eric Verhaeghe : Les grandes écoles françaises sont obsolètes par leur nature même. Elles sont l'éloge de l'excellence individuelle, acquise à force de bachotage et d'exercices abstraits pratiqués en chambre. Dans un monde où la collaboration, notamment par le biais des réseaux sociaux et des outils numériques, est devenue la norme, l'intelligence à la française confine au handicap. 

La société numérique a de moins en moins besoin de cerveaux bien faits dans leur coin, mais de plus en plus besoin de coéquipiers capables de produire de l'intelligence collective. Là, notre vision arrogante et foncièrement individualiste devient un handicap.

Hervé Joly : Dans mes travaux historiques sur les dirigeants (PDG, directeurs généraux ou équivalents) des grandes entreprises françaises au XXe siècle, complétés par des études menées avec mon collègue sociologue François-Xavier Dudouet (CNRS-IRISSO, Université Paris-Dauphine) sur les dirigeants (membres des comités exécutifs et administrateurs) des entreprises du CAC 40 dans les années 2000 apparaît une étonnante continuité dans les profils :
  • Une population très masculine : si les femmes, totalement absentes jusqu’aux années 1960 au moins dans les grandes entreprises managériales (elles ne pouvaient jouer un rôle qu’à titre souvent de régentes dans des entreprises familiales), apparaissent dans la période récente, ce n’est presque jamais dans des fonctions de « patrons » (PDG ou DG), et souvent, au sein du comité exécutif, dans des fonctions perçues comme plus spécifiquement « féminines » (DRH, directions de la communication).
  • Un élitisme scolaire : si l’exigence d’une formation supérieure est ancienne, ce qui frappe est la permanence d’une prédominance des diplômés des grands écoles les plus prestigieuses, Polytechnique en particulier, rejointe depuis la fin des années 1960 par l’ENA et depuis les années 1980 par HEC. Si la prédominance de Polytechnique par exemple dans la filière des ingénieurs pouvait apparaître logique au début du XXe siècle à un moment où ses effectifs représentaient, dans les générations concernées, une part importante des très rares bacheliers, les écoles d’ « ingénieurs civils » (destinés au secteur privé) comme Centrale ou les Mines peinant à en recruter autant, la prime donnée aux polytechniciens dans les générations actuelles est plus étonnante à un moment où ils ne représentent plus qu’une petite minorité des ingénieurs formés dans des écoles beaucoup plus nombreuses, avec des exigences très proches dans les différents concours. La même chose vaut pour la spectaculaire prédominance des HEC par rapport à l’ensemble des diplômés d’écoles de commerce, non seulement de province, mais également ses grandes concurrences parisiennes (ESSEC, ESCP). Il existe une prime remarquable dans chaque filière à être passé par l’école la plus prestigieuse, qui justifie et auto-entretient les choix des candidats aux concours d’entrée.
  • L’importance des filières des grands corps d’Etat : parmi l’ensemble des polytechniciens ou des énarques, il existe toujours des écarts considérables dans les probabilités d’accès aux plus hautes fonctions dirigeantes selon qu’ils ont accédé ou non, par leur classement de sortie, aux corps les plus prestigieux (Mines et, un degré moindre, Ponts et Chaussées pour les premiers ; Inspection des Finances surtout pour les seconds). Le détour initial par la haute fonction publique, associé souvent par une expérience en cabinet ministériel, reste, à condition de ne pas se prolonger au-delà d’une dizaine d’années, un atout considérable qui leur permet souvent de jouer, dès leur entrée à 30-35 ans dans les entreprises, dans une division supérieure, qui leur donne un accès privilégié à la direction générale, aux dépens souvent des autres diplômés plus anonymes qui y ont fait toute leur carrière.   
 
Commentaires

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  • Par ZOEDUBATO - 02/08/2013 - 08:40 - Signaler un abus Tiens du nouveau : ou aurait un Président et il serait

    à la barre C'est quoi le cap ? Le doublement du taux de chômage ? la baisse du pouvoir d'achat du privé réduit à la pauvreté pour enrichir les nantis du clan et la clientèle de ceux qui vivent des impôts des autres ? la hausse vertigineuse et confiscatoire des impôts ? le doublement de la dette ? La mise en place d'une politique d'oppression sociale, sociétale, fiscale, éthique, ? Le grand frère qui s'occupe de la vie privée des citoyens ? Les emprisonnements et le harcèlement policier et juridique des opposants ? Les procès d'intentions politiques type mur des cons ?

  • Par Gégé Foufou - 02/08/2013 - 08:43 - Signaler un abus J'ai lu la première page

    Je suis épuisé je vais faire la sieste avant de continuer le roman feuilleton

  • Par tubixray - 02/08/2013 - 09:01 - Signaler un abus un concours pour la vie

    Un article lu il y a quelques années sur le même thème mentionnait: "en France on réussit après avoir réussi un concours, aux USA le concours est permanent" Ce remarquable article parvient à la même conclusion: Notre "élite" dont les membres sont issus des mêmes moules sont en fait les fossoyeurs de notre beau pays. L'ENA en est la pire aberration, de gauche comme de droite tous y sont passés et nous voilà avec une caste d'hommes politiques à vie; on comprend mieux pourquoi il y a toujours des sous préfectures car c'est là qu'ils débutent !!!

  • Par gliocyte - 02/08/2013 - 09:02 - Signaler un abus Bien vu

    Tout est dit dans cet article, peut-être aurait-il fallu ajouter les adoubements des magistrats au pouvoir en place. En revanche, je trouve que E Verhaeghe est injuste envers Louis XVI. Il savait travailler de ses mains, lui, et aimait la serrurerie. Rien à voir donc avec FH qui ne ne sait rien faire de ses dix doigts, si ce n'est manier fourchette et couteau, et encore, on ignore avec quelle dextérité, vu que l'on ne l'a jamais vu à table. Le compte à rebours a commencé.

  • Par Jackturf - 02/08/2013 - 09:06 - Signaler un abus INCAPABLES

    Faut appeler un chat un chat, nous sommes gouvernés depuis des décennies par des incapables majeurs, qui n'ont qu'une seule idée en tête, préserver leurs minables petits privilèges et celui de leurs progénitures qui prendront la relève tôt ou tard... Une nouvelle révolution s'impose à l'évidence pour foutre tous ces incompétents et traîtres à la France dehors...

  • Par Verges - 02/08/2013 - 09:33 - Signaler un abus Lacheté collective

    Il y a en plus de ce qui est dit une spécificité française. Pourquoi, le français individuellement est souvent brillant et compétent, et collectivement nous comportons nous comme des lâches, à l'identique de 1939. Nous sommes le seul pays d'Europe à avoir été occupé sans combattre, et aujourd'hui, nous adoptons la même attitude face à la mondialisation et à la guerre économique qui se joue sous nos yeux. Pourquoi cette lâcheté collective ? Qui en sont les responsables ? C'est je crois la cause principale de notre déclin. L'absence de combattivité collective. Faut dire que le recrutement dans les entreprises est assez spécial en France. Tous les gens qui ont un peu de caractère, du répondant et un peu fort en gueule, sont systématiquement éliminés. Reste les politiques politiquement corrects, les raseurs de mur, les lèche bottes et les lisses. Surtout pas de vague. On veut une omelette sans casser les oeufs. Pas de quoi gagner les batailles à venir avec le type de DRH, plus informatisé que compétent, qui sévit depuis plus de 15 ans dans notre pays. Quand les allemands, peuvent rouler à 250 kms/h sur certains tronçons, à leurs risques et péril, à la sortie, on a pas les mêmes hommes.

  • Par pratclif - 02/08/2013 - 09:37 - Signaler un abus qui sont ceux qui dirigent pour de si mauvais résultats?

    Le titre devrait être "Politiques, hauts fonctionnaires, grands patrons, lobbys et syndicats : qui sont ceux qui dirigent la France pour de si pietres résultats sociétaux?

  • Par l'enclume - 02/08/2013 - 09:38 - Signaler un abus A inventer

    ZOEDUBATO - 02/08/2013 - 08:40 Avez vous déjà vu sur un cours d'eau, un pédalo avec une barre?

  • Par xm - 02/08/2013 - 09:41 - Signaler un abus Le pouvoir des hauts fonctionnaires

    Au Département du Nord car il dénonçait le harcèlement et le management comportementaliste du directeur juridique, un agent a été révoqué sur un dossier sans preuves matérielles directes, sans respect des droits de la défense (notamment du contradictoire) et pour de soi disant tracts satiriques (Pour comparaison, des agents publics ayant dealé ont vu leur révocation annulée par le juge administratif). Et que fait le juge administratif? Il suit sans faillir le Département, allant même jusqu'à inverser la charge de la preuve pour ce faire et il applique ainsi les règles de procédure anglo- saxonne où c'est au présumé auteur de prouver son innocence. Justice impartiale? Aucun journal ou hebdomadaire ne veut parler de cette affaire qui ressort d'une grave atteinte des libertés fondamentales. Pourtant, la presse parle d'affaires moins graves de sanctions disciplinaires dans la territoriale. Et ici, on n'a même pas affaire à la noblesse d'Etat mais à la noblesse locale.

  • Par laïcité - 02/08/2013 - 10:00 - Signaler un abus Tout est dit dans cet excellent article !

    On n'a jamais vu effectivement autant de fils de, de fille de, de petit fils et petite fille de, de neveu ou nièce de...que ce soit dans la haute fonction publique, les cabinets ministériels, le journalisme et le showbiz....Tout ce beau monde qui se dit pourtant majoritairement de gauche n'oublie les siens et les fait passer avant les autres !....Tout ce beau monde n'a fait que remplacer la noblesse et le clergé de l'ancien régime !....On ne change pas la nature humaine hélas...Cette nature humaine qui est plutôt mauvaise que bonne !

  • Par jirem - 02/08/2013 - 10:12 - Signaler un abus ca reseemble un peu a du communisme

    tout ca... sur la bonne voie, sans faire de bruit, si l on fait parti de la bonne nomenclature, on arrive en haut... ou sinon a une republique bananiere... La France ressemble un peu a l equipe de France en definitive... un sursaut y a 15 ans en remportant la coupe du monde, mais jamais reellement une grande equipe... surcotee en quelques sortes...

  • Par pemmore - 02/08/2013 - 10:18 - Signaler un abus C'est vrai qu'il faudrait un numerus clausus,

    un maximum dans les fonctionnaires, comme dans les cadres d'entreprises de 25% de cadres provenant de l'extérieur, le reste d'évolutions internes et ça marcherait vachement mieux. D'ailleurs en Allemagne c'est courant et c'est une des raisons qu'ils sont meilleurs que nous. Tiens le dirigeant de Siemens est entré comme simple comptable.

  • Par philippe Mouillac - 02/08/2013 - 10:42 - Signaler un abus pour Jackturf ...."Incapables"

    Je ne pense pas qu'ils soient si "mauvais" (car sinon la démocratie a élue un nul!!!!) que cela c'est pire.....Ils sont intelligents car Ils savent très bien où Ils nous emmènent dans le néant et non dans le mur.

  • Par Jackturf - 02/08/2013 - 10:50 - Signaler un abus Réponse à philippe Mouillac

    Intelligents ? Non, je ne pense pas, ce sont vraiment des bas du front, élevés aux même moule de l'Ena ou autres grandes écoles et qui ne connaissent rien de la vie réelle, se fichant complètement du bien être des autres, vivant et se côtoyant entre gens du même monde. J’appellerai ça plutôt : "L' intelligence pour la préservation de l'espèce " La leur évidemment... Et c'est donc bien à nous, le peuple a qui il appartient de les éliminer une nouvelle fois, façon 1789...

  • Par casanova - 02/08/2013 - 11:10 - Signaler un abus "Bartolone est une sorte d'emblème de la décadence française."

    On ne saurait mieux dire...!

  • Par Jackturf - 02/08/2013 - 11:12 - Signaler un abus MINISTRE N'EST PLUS UN SACERDOCE

    Avant quand les gens s’engageaient en politique (je parle d'un temps lointain...), ils cherchaient certes les Ors du pouvoir, mais au moins prenaient-ils cela comme un sacerdoce. Mais de nos jours quand vous entendez le premier d'entre eux J.M.Zéro se plaindre qu'il est fatigué, alors qu'il a une cohorte de secrétaires payés grassement pour lui mâcher 90 % du boulot, un chauffeur à disposition, des repas pris au restaurant tous les jours que Dieu que fait, aucun frais (donc pas de soucis) et un salaire plus que confortable, on se dit qu'il nous prend soit pour des demeurés, soit qu'il est persuadé de ce qu'il dit et alors c'est grave et devrait passer immédiatement en commission de réforme. Ceci dit, comment voulez vous attendre qu'ils prennent ça comme un sacerdoce, quand nous sommes capables d'élire un type comme Hollande qui a dormi 30 ans sur les bancs de l'assemblée...Franchement ça doit les faire marrer tant de connerie...

  • Par slavkov - 02/08/2013 - 11:23 - Signaler un abus bien vu

    ... c'est claire, avec tout ça la ripublique est en train de se tuer c'est tout. le seul problème c'est qu'elle risque de mener la france dans son tombeau ...

  • Par durendal - 02/08/2013 - 11:27 - Signaler un abus Pour diminuer leur influence,

    jetez votre télé, vous ne serez plus conditionné et intoxiqué par leurs manipulations et propagandes. Très bon article, plein de vérités à faire connaitre. Les commentaires sont plein de bon sens et très intéressants.

  • Par Benvoyons - 02/08/2013 - 11:29 - Signaler un abus Comme en UK un fonctionnaire pour être élu doit quitter

    la fonction public et ne pas y revenir, il passe définitivement dans le privé. Comment un pays peut être gouverné alors que 65% des élus des deux chambres et dans l'ensemble du millefeuilles des régions sont des fonctionnaires????????? Une Nation qui n'est plus capable de fabriquer des Bigeard est une Nation en perdition. En effet aux USA , en Allemagne, même sans diplôme où avec des diplômes de second ordre et bien si vous sortez de l'ordinaire l'on va vous aider à progresser dans la hiérarchie, car les Grands Diplômés sont ouvert et ils pensent que pour la réussite de l'entreprise il faut des hommes avec des horizons de fabrication très différents.

  • Par mich2pains - 02/08/2013 - 11:35 - Signaler un abus A l'occasion , dites-leur que ......

    Je ne sais pas du tout QUI dirige la France ; Grand patrons (?) Hauts-fonctionnaires (?) Politicards (?) Syndicards (?) Mais , à l'occasion et si vous les croisez , dites leur de ma part que je m'en fous ! Pas un centime de ma sueur pour ces sangsues ! Tout mon travail "coloré" .....reste dans ma Pocket ! Qu'ils fassent comme moi ; qu'ils apprennent à planter des patates pour vivre .... Gros bisous coquins à leur épouses .......

  • Par ISABLEUE - 02/08/2013 - 11:38 - Signaler un abus il nous faudrait

    DES COLONELS DE HUSSARDS; on est tous d'accord...

  • Par MauvaiseFoi - 02/08/2013 - 11:42 - Signaler un abus Alea jacta est

    morituri te salutant.

  • Par vangog - 02/08/2013 - 12:42 - Signaler un abus Seul le dernier paragraphe de Verhaegue semble

    porter un diagnostic juste, sans toutefois évoquer des pistes de progrès!... Et cette énonciation des symptômes d'une France sclérosée, par Verhaegue et Joly (même si elle est à peu près juste, excepté le paragraphe complaisant avec le très bête égalitarisme pro-féministe, qui souhaiterait plus de femmes aux commandes, ce qui est une absurdité...)illustrent parfaitement les incapacités du système actuel à trouver des solutions aux problèmes posés. Car, dénoncer, pèle-mêle, l'élitisme, la prévarication, le côté réactionnaire de nos politiciens, le copinage, l'inadaptation des grandes écoles, n'est pas fournir un début de solution! Pourquoi ne pas revenir à l'origine des choses? Car, finalement, ce ne sont pas tant les écoles qui sont coupables, que les enseignants et les enseignements? Pourquoi ne pas imposer, constitutionnellement, le pluralisme à ceux qui décident du recrutement et du choix des enseignements, dont on sait parfaitement qu'ils ont été habilement noyautés par une corporation allergique à l'esprit entrepreneurial et à la coopération public-prive, dans les universités et la recherche, corporation plus favorable à l'étatisme déresponsabilisant et réactionnaire?

  • Par Dr PEB - 02/08/2013 - 13:46 - Signaler un abus A la Renaissance, le népotisme était tempéré par l'assassinat

    Si on en croit les dernières séries télévisées, certes l'époque des Borgia était caractérisé par le népotisme. Mais les grandes familles en payaient, plus souvent qu'à leur heure, le prix fort. Les dirigeants de la trempe d'un César Borgia étaient d'autant plus jeunes et forts que leurs pairs avaient été éliminés dans un darwinisme social impitoyable. C'est ainsi qu'à Rome ou à Milan le pouvoir tournait. Maintenant, il n'y a même plus ce garde-fou de la guerre civile perpétuelle pour trouver des solutions nouvelles. Les vieux perpétuent leurs idéologies. Les jeunes n'on plus cet appétit féroce qui déplaçait les montagnes....

  • Par mediaplayer - 02/08/2013 - 13:47 - Signaler un abus En politique comme en gastronomie....Jamais seul !

    L'Hollandouille est toujours accompagnée de sa purée...

  • Par Jackturf - 02/08/2013 - 15:55 - Signaler un abus PARDON

    Source le Point http://www.lepoint.fr/economie/le-gouvernement-va-reviser-la-croissance-2014-a-la-baisse-02-08-2013-1710852_28.php

  • Par Stef - 02/08/2013 - 17:17 - Signaler un abus E.Verhaeghe

    Votre message est fort et clair, ça fait plaisir.

  • Par prochain - 02/08/2013 - 17:56 - Signaler un abus Les clubs politiques dirigent, les administrateurs...

    administrent depuis la Révolution : Club breton, Club des Cordeliers (Danton, Marat), Club Jacobin, Club des Feuillants, Des Impartiaux, C du Manège, C des échecs etc. 225 ans d'histoire mouvementée des clubs de réflexion, think tanks politiques...

  • Par winnie - 02/08/2013 - 19:01 - Signaler un abus tout est dit

    Tout est exact ,lucide ,ce que tout le monde pense. A quand le choc ,l'éclatement, qui aura les couilles ?

  • Par Zasttava - 02/08/2013 - 19:25 - Signaler un abus Analyse pertinente mais incomplète...

    Si MM. Joly et Verhaeghe pointent, globalement, de manière assez juste la situation de notre élite, je regrette cependant qu'aucuns n'évoquent le poids de l'Union Européenne dans l'incapacité du gouvernement national ! Certes, le comportement des classes françaises est malheureusement similaire à celui des classes de 1939. Suffit de lire - ou relire - le témoignage de l'historien et capitaine de réserve Marc Bloch, qui, dans "L'Etrange défaite", avait su pointer les carences militaires mais aussi la faillite totale de l'élite et des corporations françaises face au nazisme. Mais comment ignorer, qu'aujourd'hui, le gouvernement français n'a plus les leviers nécessaires pour établir et appliquer une politique économique ? Quel que soit le gouvernement, les traités européens ne permettent plus au gouvernement national d'activer les leviers nécessaires : monnaie, emprunt, douane, régulation...etc. TOUT est décidé à Bruxelles et à Francfort ! Même si je partage l'essentiel des analyses de cet article, je pense aussi que notre classe politique, à force d'européisme et de juridisme, est complètement anesthésiée de la moindre initiative audacieuse et intelligente...

  • Par gliocyte - 03/08/2013 - 07:42 - Signaler un abus @Zasttava

    Qui a réalisé les fondations de l"utopique" UE? En pool position, les politiques français. Qui n'a fait qu'aggraver les choses avec leur fuite en avant? Les politiques français. Et il faudrait les excuser? Trop facile. 51% de oui au traité de Maastricht, 55% de non à la Convention européenne, aucun référendum pour l'ouverture des frontières, aucun référendum pour ratifier le traité de Lisbonne qui en augmentait la portée, Sarko ne le voulait pas par peur d'un non majoritaire. Si les français avaient pu revoter en septembre 2012 pour le traité de Maastricht, le non aurait obtenu 64% des suffrages...

  • Par gegemalaga - 03/08/2013 - 08:23 - Signaler un abus omission ??

    . . .

  • Par Benvoyons - 03/08/2013 - 09:53 - Signaler un abus Comme en UK un fonctionnaire pour être élu doit quitter

    la fonction public et ne pas y revenir, il passe définitivement dans le privé. Comment un pays peut être gouverné alors que 65% des élus des deux chambres et dans l'ensemble du millefeuilles des régions sont des fonctionnaires????????? Une Nation qui n'est plus capable de fabriquer des Bigeard est une Nation en perdition. En effet aux USA , en Allemagne, même sans diplôme où avec des diplômes de second ordre et bien si vous sortez de l'ordinaire l'on va vous aider à progresser dans la hiérarchie, car les Grands Diplômés sont ouvert et ils pensent que pour la réussite de l'entreprise il faut des hommes avec des horizons de fabrication très différents.

  • Par ledevois - 03/08/2013 - 10:12 - Signaler un abus parlons de choses simple

    je passe mes vacances en Espagne et je vais au super marché lidl; la différence avec la France c'est que je n'achète que des produits espagnols et je n'ai pas le choix il ni ya que cela -- ! alors les montebourge , les hollande , les valls et autre zéro qu'ils viennent pas nous raconter des conneries ! je me promène et je ne suis pas molesté par des roms ou des arabes , -- oui il a fallut longtemps au gouvernement de droite pour changer la donne en Espagne et rayer les conneries socialiste , l'Espagne se relève alors que la france s'enfonce , plutot que de nous raconter des conneries comme quoi il bosse hollande il ferait mieux de faire un copier coller sur l'Espagne ; -- ce sont des branleurs les socialos et tous les jours ils sont en vacance -- sans initiative la France part à la dérive complète !

  • Par andromede - 03/08/2013 - 12:03 - Signaler un abus CEUX QUI DIRIGENT LA FRANCE?

    C'est très simple, en Italie il y a les Italiens et la mafia italienne, en Sicile, il y a des siciliens et la mafia sicilienne et en France, il y a les Juifs et la mafia juive... Et c'est, cette dernière qui contrôle notre pays et pour notre plus grand malheur (mafia juive, ne signifie pas tous les Juifs)

  • Par jean fume - 03/08/2013 - 14:21 - Signaler un abus Une seule certitude ! Quel que soit ceux qui tiennent le manche,

    ils sont plus nuls les uns que les autres ! Une brillante démonstration, que la consanguinité conduit inévitablement à la dégénérescence ! Ceci dit très bon article.

  • Par gegemalaga - 04/08/2013 - 08:14 - Signaler un abus @ledevois

    bien vu ; c'est tout à fait la réalitée espagnole .

  • Par libertegalite - 04/08/2013 - 23:24 - Signaler un abus rien de nouveau

    Qui nous gouverne ? Des énarques, certes, dont tous ou presque, à l'UMP comme au PS, sont membres de deux clubs parmi les plus discrets mais les plus influents de France, le Siècle et la French American Foundation, . L'énarchie française s’est ralliée depuis longtemps au dogme du mondialisme. Cependant, il est utile pour le système de maintenir une opposition artificielle entre UMP et PS alors qu’en fait, nous vivons dans le régime du parti unique. En jouant l’alternance droite-gauche, on fait croire au peuple qu’il y a une autre politique possible. La French American Foundation a réussi à placer cinq de ses membres dans le gouvernement Hollande, et Hollande lui-même à la présidence de la République.Le club Bilderberg a maintenant deux yeux au sein du gouvernement, dont Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur. une longue liste m'est communiquée sur un mail qui circule en ce moment, certains d'entre vous l'ont peut-être déjà reçue. où est le vrai, où est le faux ?

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Hervé Joly et Éric Verhaeghe

Hervé Joly est directeur de recherche au CNRS, laboratoire Triangle, université de Lyon. Son dernier ouvrage : Diriger une grande entreprise au XXe siècle : l'élite industrielle française (Presses universitaires François-Rabelais, 2013).

Éric Verhaeghe est l'ancien Président de l'APEC (l'Association pour l'emploi des cadres) et auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr   Diplômé de l'ENA (promotion Copernic) et titulaire d'une maîtrise de philosophie et d'un DEA d'histoire à l'université Paris-I, il est né à Liège en 1968.

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