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Ce que le projet de loi de finances révèle sur le poids réel de la fonction publique sur le budget de la France

Sujet éternel de débat, autant sur son coût que sur son efficacité, la fonction publique est presque devenue une spécialité du terroir français. Le jaune budgétaire intitulé "Rapport sur l'état de la fonction publique et les rémunérations" nous en donne un nouvel éclairage.

Insatiables

Publié le - Mis à jour le 14 Novembre 2012
Ce que le projet de loi de finances révèle sur le poids réel de la fonction publique sur le budget de la France

La fonction publique pèse de façon importante sur le budget de la France. Crédit Reuters

Au moment où le débat politique tourne volontiers autour de l’entreprise et de la réduction des dépenses publiques, il n’est de meilleure lecture que le jaune budgétaire intitulé « Rapport sur l’état de la fonction publique et les rémunérations » pour se remettre les idées en place. Ce document de 190 pages annexé au projet de loi de finances 2013 constitue une formidable mine pour tous ceux qui veulent comprendre la mécanique de la fonction publique aujourd’hui.

Premier enseignement de ce document passionnant : un Français actif sur quatre travaille dans le secteur public.

Ainsi, au 31 décembre 2010, la France comptait à peu près 26,8 millions d’actifs, et le secteur public en employait 6,74 millions, répartis comme suit : 5,2 millions de fonctionnaires proprement dits, 143 000 emplois aidés, 189 000 salariés d’organismes publics du type sécurité sociale, 642 000 salariés d’organismes privés à financement public comme les enseignants privés sous contrat, 588 000 salariés d’entreprises publiques.

Si l’on exclut ces dernières, ainsi que divers organismes dont le rattachement au secteur public peut être contesté, comme les hôpitaux privés à but non lucratif, il n’en reste pas moins que 1 actif sur 5 en France travaille dans le secteur public.

Ces chiffres en disent long sur l’impact de la dépense publique en France : certaines villes sont complètement dépendantes de l’emploi public. Tulle et Laon se partagent notamment l’étrange record du plus grand nombre d’agents de l’Etat par habitants : 50 fonctionnaires de l’Etat environ pour 1 000 personnes, avec des augmentations records des effectifs entre 2006 et 2009 : + 14% et + 17% sur cette période.

Une fois de plus, ceux qui imaginent que l’Etat est le meilleur gardien de l’égalité dans notre pays trouveront dans ces chiffres de quoi les faire méditer longuement sur leurs certitudes intimes, puisque, de l’aveu même des rédacteurs de ces documents, rien ne justifie une telle progression.

Au sein de cette masse globale de l’emploi public, il existe toutefois des variations notables. Entre 2000 et 2010, la fonction publique d’Etat a perdu 114 460 fonctionnaires. Mais la fonction publique territoriale en a gagné 482 350, et la fonction publique hospitalière en a gagné 179 748, soit une création globale de 547 600 emplois de fonctionnaires en France, en 10 ans. Une progression supérieure à 10%.

Dans le même temps, la population active occupée française a augmenté de 2,5 millions de personnes. La création d’emplois publics en 10 ans a donc absorbé 20% des nouveaux entrants sur le marché du travail, soit un chiffre stable par rapport à l’évolution globale de la population.

Certains Français nourriront toutefois quelques questions bien légitimes sur la productivité et l’efficacité de ces recrutements nouveaux. La France, depuis 10 ans, est-elle mieux administrée qu’auparavant ? Nos collectivités locales apportent-elles plus de services, et de meilleurs services qu’il y a 10 ans ? Chacun apportera sa réponse à ces questions, mais le seul fait qu’elles soient posées donne déjà une indication forte sur la réponse.

 
Commentaires

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  • Par campaillou - 31/10/2012 - 07:43 - Signaler un abus le bateau est en train de couler.....

    on ne produit pas grand chose et les pique assiettes sont nombreux. Dans quelques années (on voit dejà des signes forts) ce sera le quart monde ce pays musulman. et je serais loin....

  • Par ZOEDUBATO - 31/10/2012 - 08:14 - Signaler un abus Trè bonne synthèse du principal handicap de la France

    Par rapport aux coûts du Public il faudrait tenir compte également : - des avantages en nature non comptabilisé dans les salaires (logement, parking, repas, centrale d'achat, ...) - ramené les coûts au temps réellement travaillé (hors absentéisme, congés, vacances à rallonges, cures thermales, etc...) - les avantages sociaux (dispensaires, établissements de vacances,..) - "l'évaporation" de moyens et budgets vers les syndicats, les élus, les assistants, le para public, .... qui servent aussi à verser des "rétro salaires et des des rétro primes" non comptabilisés Merci pour cet article et il faut continuer cette analyse (voir également l'Ifrap qui a développé de nombreuse analyse objectives et fouillée sur ce sujet)

  • Par HdT - 31/10/2012 - 08:26 - Signaler un abus @ campaillou (31/10/2012 08h43)

    "le bateau est en train de couler..... on ne produit pas grand chose et les pique assiettes sont nombreux. Dans quelques années (on voit dejà des signes forts) ce sera le quart monde ce pays musulman. et je serais loin...." ---------- Les piques assiettes se réduiront d'autant que les ressources financières se feront rares, c'est un processus automatique. Quant à un quart monde musulman pour ce qui est de la France, n'oubliez pas que l'on peut aussi poser un tapis pour ce qui sera leur dernière prière avec pour matière premiere de la peau de cadavre. Ne croyez pas que la dhimmisation va être chose aisée, ça se dresse déjà et pas seulement en France, l'Histoire ne mettra pas encore des années avant de voir s'écrire une nouvelle page à propos d'un génocide annoncé retourné contre les commanditaires. Comme on peut raisonnablement penser que cela ne se règlera pas dans la philosophie de salon et la diplomatie, vous pouvez déjà préparer vos appareils photo pour vous convertir en reporter et témoin de guerre.

  • Par HdT - 31/10/2012 - 08:30 - Signaler un abus La fonction publique

    Il y aurait des tomes et des tomes à écrire pour en parler, mais il faudrait réécrire des tomes pour expliquer chaque chapitre des premiers rédigés. Au regard de ces données, on est en droit de se demander pourquoi une telle armée est aussi inefficace, la réponse tient sûrement dans la volonté des instances dirigeantes pour tenir un barrage entre la rue et le pouvoir, le fonctionnaire sera toujours tenté de protéger son employeur. Mais tout cela pourrait changer, tout cela est sans doute même en train de changer.

  • Par Lepongiste - 31/10/2012 - 08:55 - Signaler un abus La fonction publique est un boulet pour la France !!

    Merci à l'auteur de l'article pour avoir apporté toutes ces précisions.. J'ai également apprécié : "Au sein de cette masse globale de l’emploi public, il existe toutefois des variations notables. Entre 2000 et 2010, la fonction publique d’Etat a perdu 114 460 fonctionnaires. Mais la fonction publique territoriale en a gagné 482 350, et la fonction publique hospitalière en a gagné 179 748, soit une création globale de 547 600 emplois de fonctionnaires en France, en 10 ans. Une progression supérieure à 10%. !!!! Pendant que l'état essayait de faire des économies les régions socialistes dépensaient en embauches sans compter !! De ce fait ces régions achetaient des voix socialistes avec l'argent de tous les contribuables !! Une honte de plus...

  • Par kasimir - 31/10/2012 - 08:57 - Signaler un abus La fonction publique c'est le réservoir

    électoral du PS.

  • Par luigi - 31/10/2012 - 09:50 - Signaler un abus Vous avez trés partiellement raison

    Votre étude est un pas vers la vérité, mais .... Pour etre objectif et précis il faudrait faire le meme calcul sur toute la durée de vie d'un fonctionnaire y compris la retraite et de l'autre coté (Privé) tenir des avatars d'une vie professionnellle (chomage, indemnisation des périodes non travaillées, congés maternité....) Le différentiel retraite (75% des 6 derniers mois pour le Publique et 50% des 25 meilleures années pour le Privé) entraine une différence majeure qui ramenée en revenus moyens mensuels sur une vie crée une distorsion majeure. Ensuite si vous considérez que d'un coté il y a l'emploi à vie et de l'autre il y aura obligatoirement des trous dans la carrière, alors on devrait rejoindre une réalité bien plus dramatique et inadmissible. Je ne parle pas ici des heures travaillées , car restons en au forfait légal des 35 heures effectives, ni du stress de devoir perpétuellement démontrer son efficacité. Luigi

  • Par Le Nain - 31/10/2012 - 10:04 - Signaler un abus En toute logique

    Le taux de chômage devrait être calculé sur la population active non protégée. Comme la fonction publique occupe 20 % de la totalité de celle-cu, le taux de chômage réel est en fait 20 % supérieur à celui annoncé, ce qui donne un chiffre plus près de la vérité, mais autrement plus élevé.

  • Par seesaw - 31/10/2012 - 10:26 - Signaler un abus Tulle?

    "certaines villes sont complètement dépendantes de l’emploi public. Tulle et Laon [...]" Tiens, tiens, Tulle où Hollande était maire...

  • Par bidule - 31/10/2012 - 12:01 - Signaler un abus Electorat syndiqué

    Et oui ils ont un poids non négligeable en France et nul part ailleurs. Leur argument massue : Si nous n'étions pas fonctionnaire que ferions nous !!! Ajouter à cela des politiques plutôt lâches et vous avez une situation ubuesque où nous cumulons des dépenses , des dépendances, des injustices criantes privé/public ,une réforme de remise à plat qui arrivera un jour peut-être ....

  • Par Ishtar - 31/10/2012 - 12:25 - Signaler un abus Effets en cascade

    A rapprocher des études qui montrent que la France est un des pays où les tracasseries et les retards administratifs sont les plus pénalisants, pour la création d'entreprises par exemple. Il faut bien occuper tous ces fonctionnaires....

  • Par PhD - 31/10/2012 - 12:39 - Signaler un abus Ce qui a changé dans la fonction pubique

    Monsieur Verhaeghe, je souhaiterai apporter quelques précisions. Je vous invite à lire l'article http://www.atlantico.fr/decryptage/qualite-hopitaux-francais-est-elle-en-train-effondrer-nicole-delepine-528017.html?page=0,0 qui traite de la fonction publique hospitalière dont je fais parti. Certe les dépenses de la fonction publique sont grandissantes mais il faut nuancer votre article: Des commissions ont été créées (à tord ou à raison) pour améliorer la qualité dans les hôpitaux ; il n'est pas rare non plus que lorsque des réunions sont organisées entre les hôpitaux et les Agences Régionales de Santé (ARS) que le nombre de personne représentant l'ARS est souvent supérieur au nombre de personnes représentant les hôpitaux, mais c'est un autre débat. De plus, je pense que si un sondage est effectué, beaucoup de personnes ne trouveront pas la comparaison entre leur salaire et le salaire moyen que vous mentionnez. Le salaire d'un praticien hospitalier est loin d'être celui d'un agent de classe B, certe les responsabilités ne sont pas les mêmes, mais avant de défendre ses intérêts financiers, le praticien devrait plutot défendre le service public qui le nourrit au quotidien.

  • Par Liberte5 - 31/10/2012 - 12:43 - Signaler un abus Nous sommes au coeur du problème Français.

    Par comparaison l'Allemagne qui compte 10 millions d'habitants en plus, a 500000 fonctionnaires de moins.Le coût de la maison France est de 200 milliards d'euros supérieur au coût de la maison Allemagne: Fonction publique État et collectivités, santé ,associations , chômage, retraites Etc. Voilà la raison de notre perte de compétitivité.de notre déclin. C'est à cela, à cette réduction des coûts qu'il faut s’attaquer. Sinon nous allons à la Faillite .Les hausses d'impôts n'y pourront rien.

  • Par Redmonde - 31/10/2012 - 13:33 - Signaler un abus COMMENT ON TORPILLE UN PAYS

    Excellent article, qui dit tout ce qu'il faut savoir sur une des principales causes du naufrage français, la surcharge en fonctionnaires et plus généralement en improductifs de toutes sortes. Hypertrophie du secteur public proportionnel au rétrécissement du secteur privé, pourtant le seul qui produise de la richesse--richesse que le secteur publlc vampirise. Etre fonctionnaire de nos jours, c'est comme de faire partie de l'aristocratie d'Ancien Régime: une sinécure garantie à vie, la sécurité dans un monde de précarité, des salaires supérieurs au privé, des retraites supérieures au privé payées par les cotisations du privé, un taux d'absentéisme très supérieur au privé. L'accumulation des privilèges d'un secteur public par ailleurs inefficace et laxiste est stupéfiante dans une société soi-disant démocratique. L'abolition des privilèges, c'est pour quand?

  • Par cappucino - 31/10/2012 - 13:34 - Signaler un abus J'ajouterai à cela

    Que les 150 000 emplois d'avenir qui vont être créés principalement dans la fonction publique, avec des personnes peu ou pas formés, ne vont certainement pas améliorer l’efficacité des services. C'est déjà limite, là cela va être carrément catastrophique. D'autant plus que l'administration centrale a dû mettre la pression sur les services, associations et autres organismes pour embaucher avec ce type de contrat (même si il n'y avait pas de besoin particulier). Histoire de faire du chiffre. La politique du chiffre est de droite comme de gauche visiblement.

  • Par PhD - 31/10/2012 - 13:38 - Signaler un abus Un dérapage choisi des français

    En complément de mon dernier commentaire, toujours sur la fonction publique hospitalière, le dérapage que l'on observe aujourd'hui est en parti une volonté des citoyens français : Aujourd'hui les gens portent plainte pour une erreur de diagnostic, les hôpitaux doivent donc déployer des moyens parfois disproportionnés (moyens humains, matériels, financiers...) pour éviter de se retrouver devant un tribunal. Seulement il y a 20 ans, on ne portait pas plainte pour une erreur de diagnostic (pas dans les mêmes proportions), aujourd'hui on est dans une société de consommation ou le médecin à une obligation de résultat, alors que l'humain n'est pas une science exacte. Pour moi, le cout du service public est le reflet de ce que les citoyens ont voulu pour la France, il faut juste l'assumer. Si on souhaite le réformer, il convient aux français d'assumer les conséquences directes (déserts médicaux, fermeture d'écoles...) et indirectes (déclin de l'éducation, et donc un déclin de l'innovation, et donc de la compétitivité...). La libéralisation est peut être nécessaire, mais on ne peut pas avoir le beurre, l'argent du beurre et le ... de la crémière

  • Par PhD - 31/10/2012 - 14:36 - Signaler un abus @ Redmonde

    Peut être qu'il y existe plein de fonctionnaire improductifs, seulement si la fonction publique hospitalière n'existait pas, Vous n'auriez pas forcément les moyens avec "votre salaire du secteur privé plus bas que celui du public" de vous faire soigner dans une clinique privée, d'autant plus que la clinique, elle a comme une entreprise privée la notion de productivité, et si vous étiez venu pour une intervention qui ne rapporte pas... Que feriez vous? Est ce du système américain que vous rêvez? le système ou vous participez à une tombola pour savoir si vous serez pris en charge ou pas pour vous soigner. Il est certain que le secteur public à des progrès à réaliser, mais il ne faut pas tout mélanger : commençons par expliquer au gens comment sont organiser les organisations sur le territoire, on verra qu'il y a peut être des incohérences dans notre système.

  • Par Leon d'Ys - 31/10/2012 - 15:59 - Signaler un abus etude recente et exemple

    Les enseignants études à l'appui ont récement démontré qu'ils travaillaient au moins 39 à 40 heures par semaines dont 20 à la maison (sic) et sans commentaires 1ére remarque : ils n'ont pas précisé pendant combien de semaines 2éme remarque : les 20 heures de travail en solitaire seraient utilement employé à surveiller les élèves à l'étude tout en faisant leurs préparations et corrections (cela existait jadis ) et avait pour conséquences peu d'élèves dans les rues à vagabonder ou à errer desoeuvré et moins d'illetrisme. 3éme remarque c'est peut etre là un exemple de surchauffe des effectifs il faut bien compenser pour conserver le nombre de jours sans classe Transposable certainement à d'autres services publiques. Mais ce ne sont là que les remarques d'un Inconscient ignare de la chose publique et de leurs responsabilitées autoproclamées. Seulement touché et concerné par la PONCTION PUBLIQUE

  • Par walküre - 31/10/2012 - 16:05 - Signaler un abus Avec tous ces improductifs

    comment voulez-vous créer, fabriquer, vendre ? La France ne tourne que par les impôts qui servent à payer ces emplois dont la moitié est inutile.. Pendant ce temps les Allemands, les Chinois et les Indiens nous inondent de leurs produits manufacturés qui nous sont indispensables, mais qu'on rechigne à faire chez nous. Ajoutons à cela le parasitisme ambiant encouragé par les gauchistes bon teint, le travailleur français entretient un retraité, un étudiant, un chômeur, un immigré et deux danseuses à lui tout seul. Après ça on s'étonne qu'il ne consomme pas assez. Là-dessus les guignols de gauche mettent l'avortement en libre service. Tu n'as pas fini citoyen, l'énergie que tu consommes sera plus chère si tu n'éteins pas tes lumières le soir dès 19 heures. Tu as voté Hollande puis pour les socialos, et comme tu es responsable, tu vas payer ton erreur.

  • Par Laulau - 31/10/2012 - 16:55 - Signaler un abus Manipulation des chiffres.

    "Certes, la fonction publique d’Etat s’est recentrée, depuis une dizaine d’années, sur des fonctions d’état-major et d’enseignement, qui faussent la pyramide des emplois en favorisant le recrutement de cadres moyens ou supérieurs au détriment d’emplois d’exécution." Tu l'as dit bouffi! On passe un peu vite là dessus monsieur l'auteur. Les enseignants constituent la grande majorité des fonctionnaires et ils sont recrutés à bac plus cinq au minimum et jusqu'à bac plus huit pour le supérieur. Un peu d’honnêteté vous aurait conduit à comparer leur salaire moyen avec des cadres équivalent du privé, mais cela foutait toute votre démonstration par terre. A vu de nez on a un facteur 2 en faveur du privé!

  • Par Vinas Veritas - 31/10/2012 - 17:58 - Signaler un abus comme le dit PhD

    le secteur public hospitalier n'a jamais eu pour vocation de faire du profit pour le profit. c'est un service public au service des malades et je dis bien des malades et non des patients. on ne peut tout avoir et si les besoins sont énormes, ce ne sera jamais en multipliant les personnels non soignats qu'on aboutira à de meilleurs soins. l'administration des hôpitaux doit regarder en premier lieu tout ce qu'il convient d'apporter au bien être, au mieux être de ce qui entoure les soins médicaux nécessaires. je le répète, notre personnel soignant est encore de qualité et figure en bonne place place parmi l'élite mais il ne faut jamais qu'il soit noyé, submergé et emporté par une tempête administrative de bureau qui consiste à se regarder par rapports interposés

  • Par Vinas Veritas - 31/10/2012 - 18:04 - Signaler un abus rôle d'une administration

    les administration n'ont pour objet (hélas pas objectif sinon pour certaines) d'écrêter les abus qui peuvent toujours advenir dans un secteur libéral privé. il n'est qu'à observer le libéralisme vu par les nombreuses exportations asiatiques de produits manufacturés dont la qualité est en dessous de tout. honte à cette Europe qui vient d'interdire la saisie pour destruction de ces produits dont tout le monde connait la dangerosité mais que les douanes devront laisser transiter en toute impunité sur notre territoire en espérant que les collègues des pays destinataires saisiront et détruiront si aucune corruption ne les en dissuade.

  • Par totor101 - 31/10/2012 - 20:55 - Signaler un abus ALIBI !

    il y a deux fonctions publiques - celle des bureaucrates qui se la coulent douce - celle au contact avec le public: hospitaliers policiers etc... les premiers sont trop nombreux les seconds leur servent d'alibi :" il n'y a pas assez de fonctionnaires"

  • Par titine - 31/10/2012 - 23:20 - Signaler un abus Vive l'homo sovieticus.

    On est pas prêt d'en sortir. Que les jeunes qui le peuvent encore fichent le camp, très très vite. Ce ne sera pas une désertion, mais du pure réalisme ; car se sacrifier au nom de quoi et pour qui ?

  • Par JS - 01/11/2012 - 12:17 - Signaler un abus Pourquoi comparer les

    Pourquoi comparer les salaires du privé et du public ? Premièrement les exigences professionnelles ne sont pas du tout les mêmes ainsi que les "conditions" (emploi à vie). Enfin tout fonctionnaire est une CHARGE pour chaque contribuable.

  • Par boblecler - 01/11/2012 - 13:02 - Signaler un abus fluctuat nec mergitur

    Encore un article qui passe sous silence, le rapport de l'inspection des finances de septembre 2012 qui reproche à SARKO les 50 milliards de dépenses supplémentaires par la création des agences de santé des participations soit disant pour contrôler les dépenses budgétaires .... De qui se moque-t'on? Le rapport 2009 de la cour des comptes rappelle les 360 milliards de dettes par sarko pour garantir les dépôts bancaires à hauteur de 15000 euros qu'on peut rembourser tout de suite, les 75 milliards annuels de niches fiscales qu'on peut tailler à la hache. on pourrait gagner 28 milliards d'intérêts sur le budget primaire.

  • Par jerem - 01/11/2012 - 13:18 - Signaler un abus ET MAINTENANT, une etude de la fonction territoriale

    Quel beau deroulé !! Pourquoi donc n'avez pas donné la remuneration moyenne dans les collectivités territoriales qui sont fautives d'avoir connu une augmentation de leurs effectuifs ? Cela vous génait dans votre propos de sortir une rémuneatrion moyenne de la fontion territoriale a 1800 euros , soit 26% de moins que les 2459 euros de la fonction d'etat que vous inidqué a 20% au dessus du privé .... ce qui donne donc 6% de moins pour la fonction territoriale par rapport au privé ; non ? CURIEUX , purtant que n'entend t on sur les emplois des collectivités territoriales dont le gros des augmentations (hors décentralisation) sotn dans les communes de gauche comme de droite ...

  • Par Aristote - 01/11/2012 - 18:52 - Signaler un abus Et on en oublie

    Une grande majorité des salariés du secteur "associatif" est en fait financée par des subventions publiques. On estime à environ 10 % de la population active ces emplois. Combien sont-ils payés, certains chichement, d'autres très confortablement, que font-ils vraiment.... ?

  • Par bobocleaner - 01/11/2012 - 19:04 - Signaler un abus et tout ca ne risque guere d'etre evoque dans l'audiovisuel ..

    ...public lorsque je dis que les non cadres sont mieu payes dans le public et que je rappelle qu'un cadre du privé de plus de 50 ans a de tres fortes chances d'etre licencie alors que sonhomologue du public va paisiblement toucher ses 10 ou plus meilleures annees de salaire les gens pensent qu'il ne s'agit pas faits.... et +100 sur les emplois associatifs , nombre d'asso servant a s affranchir des reglesde la comptabilite publique

  • Par vigil - 01/11/2012 - 20:38 - Signaler un abus Tout ceci est hélas bien vrai

    Comme sont sensés la plupart des commentaires des bloggers. Le plus triste est que la plupart de nos jeunes n'ont que cet onjectif professionnel ; entrer dans la fonction publique et la plupart de parents (combien parmi les commentateurs ?) les poussent dans cette voie. Un mal bien français. Pour en sortir il faudrait, comme l'article le suggère, alligner le public sur le privé.

  • Par Vertigo - 01/11/2012 - 22:09 - Signaler un abus Equité salariale: tous au même diapason, ya pas de raison

    Comme l'a proposé Mr Copé, dont je n'exclue aucunement le côté démagogique de la proposition mais qui ne remet pas en cause le fondement et la pertinence de l'idée: limiter le statut de fonctionnaire aux fonctions régaliennes. Pour tout les autres, même contrat de travail, même cadence, mêmes droits, ni plus ni mois. Ça mettra tout la monde d'accord et la France y gagnera économiquement et en efficacité.

  • Par BOUM - 01/11/2012 - 22:31 - Signaler un abus Comparaison n'est pas raison.

    Oui je suis d'accord, il y a trop de fonctionnaires en France. Je me rappelle avec quelle honte on parlait de 5 millions de fonctionnaires dans les années 90. On est aujourd'hui à plus de 6 millions... Je vous suis gré aussi de souligner que la pyramide des emplois et niveaux de recrutement ne sont pas les mêmes. Cela dit, - comparer public et privé reste difficile car les droits et devoirs ne sont pas les mêmes, les finalités non plus. Ainsi on souligne souvent la sécurité de l'emploi pour les fonctionnaires, sans parler de la facilité pour le privé de changer d'entreprise et de renégocier son salaire à chaque promotion/mobilité. - je ne comprends pas bien pourquoi les enseignants ne sont pas pris en compte dans la démonstration de l'auteur (l'Educ Nat reste une des premier employeur) - j'observe qu'il est difficile de comparer des revenus privés/publics: les salaires du public étant pour une bonne part assurés par des primes qui seront non comptabilisées dans les retraites (ce que vous ne relevez pas). De la même façon, il serait utile de parler des primes (fluctuantes) des salariés du privé et des cadeaux divers (genre treizième ou quatorzième mois)

  • Par BOUM - 01/11/2012 - 22:47 - Signaler un abus Tuer l'Hydre à deux têtes

    Le pb c'est l'explosion non contrôlée de la fonction publique territoriale. Si l'on peut se demander quelle raison peut bien justifier une telle augmentation des effectifs dans les régions françaises (toutes aux mains des socialistes), le plus étrange réside dans le fait que l'Etat paiera les retraites et une partie des infrastructures utilisées pour le service de ces fonctionnaires non embauchés par lui. On a rêvé d'un système à l'allemande mais sans aller jusqu'au bout. Voilà le résultat, une désorganisation bien française. Les régions doivent donc, soit être entièrement responsables de leurs budgets et masses salariales, soit être cadrées et contrôlées.

  • Par Vertigo - 01/11/2012 - 23:10 - Signaler un abus C'est sûr qu'il est difficile de comparer...

    @BOUM, concernant la facilité pour les salariés du privé de changer d'entreprise, les agents de la fonction publiques disposent de la disponibilité qui leur permet de quitter temporairement la fonction publique tout en conservant le droit à la réintégration. En gros, ils peuvent essayer le privé en toute sécurité et si ça ne va pas, si c'est trop dur, on retourne sous l'aile de maman ponction publique, elle est pas belle la vie?

  • Par Vertigo - 01/11/2012 - 23:18 - Signaler un abus J'oubliais

    Le salarié du privé quand il change d'entreprise, il est soumis à une période d'essai et prend un risque qui justifie l'augmentation de salaire visée, puisque durant toute la période d'essai, chaque partie peut librement y mettre fin. En gros, le salarié du privé lorsqu'il change d'entreprise, il a juste le droit d'être réintégré chez Pôle Emploi en cas de déconvenue.

  • Par rbao - 02/11/2012 - 01:58 - Signaler un abus à @BOUM

    Reconnaître que les fonctionnaires sont trop nombreux, pourrait indiquer que vous n'êtes pas de gauche. Pourtant, vous en avez les mêmes travers, à savoir une méconnaissance totale du contexte économique et social. 1) 80% des salariés du privé échangeraient volontiers "la facilité pour le privé de changer d'entreprise et de renégocier son salaire à chaque promotion/mobilité." contre la sécurité de l'emploi ; 2) même ramenés au mois, les calculs sont fait à l'année, et les primes et "cadeaux divers (genre treizième ou quatorzième mois)" des salariés du privé sont pris en compte dans les comparaisons ; 3) quand à parler "des primes qui seront non comptabilisées dans les retraites" du public, il faut savoir qu'à carrières et salaires comparables, les retraites du public sont supérieures à celles du privé. Cela pour 2 raisons : d'une part parce qu'elle est "lissée" sur 25 ans pour le privé et sur le salaire des 6 derniers mois pour le public, et d'autre part parce que le nombre de trimestres requis est supérieur dans le privé et que les trimestres manquants les pénalisent 4 fois plus. La retraite d'un cadre est comprise entre 45 et 55% de son dernier salaire. Renseignez-vous !

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Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe est l'ancien Président de l'APEC (l'Association pour l'emploi des cadres) et auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr
 

Diplômé de l'ENA (promotion Copernic) et titulaire d'une maîtrise de philosophie et d'un DEA d'histoire à l'université Paris-I, il est né à Liège en 1968.

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