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Ce que les Français pensent de la place de la voiture dans leur vie (et dans l’avenir)

Malgré les indéniables progrès déjà réalisés pour rendre l’automobile plus propre, celle-ci reste source d’externalités indésirables. Au niveau français, le transport représentait ainsi 26,9 % des émissions de gaz à effet de serre en 2013 et 28 % des émissions de particules en Ile-de-France. De plus, les embouteillages dans les centres-villes entraînent aussi une perte de temps – estimée à 38 minutes par jour à Paris – et d’argent considérable pour les usagers de la route.

Mobilité française

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Ce que les Français pensent de la place de la voiture dans leur vie (et dans l’avenir)

Article initialement publié sur le site de l'Institut Montaigne

La voiture est-elle vouée à disparaître des usages et des mentalités ? Ne reste-t-elle pas un élément indispensable pour la mobilité des citoyens ? Ses potentielles évolutions ne pourraient-elles pas permettre de concilier enjeux environnementaux et besoins d’une mobilité fluide et efficiente ?

Avant de répondre à toutes ces interrogations, il nous a semblé essentiel d’interroger les citoyens.

Quels sont les besoins et les attentes des citoyens en matière de mobilité ?

Afin de mieux comprendre l’usage de l’automobile par les citoyens et leurs attentes en la matière, l’Institut Montaigne a réalisé, avec Kantar-TNS Sofres, un sondage international auprès de 3 000 personnes en France, en Allemagne et en Californie. Cette enquête nous apprend notamment que....

 

- En France, 99 % des personnes interrogées n’envisagent pas de renoncer à la possession d’une voiture à moyen terme – y compris dans les zones urbaines les plus denses. Cet attachement est identique dans les deux autres zones géographiques interrogées, en Allemagne (98,7 %) et en Californie (99,5 %).

-La voiture bénéficie encore d’une image positive pour plus de trois quarts des Français : elle est avant tout source d’indépendance et de liberté (56 %), puis de plaisir (20 %). Seuls 22 % des sondés en ont une image négative, y voyant d’abord une source de dépense (17 %), une contrainte (3 %) ou une nuisance pour l’environnement (2 %).

-Plus de quatre Français sur dix n'ont pas de moyen de transport alternatif. Cette proportion est plus importante qu’en Allemagne (35 %) et qu’en Californie (41 %). La voiture est bien souvent une nécessité au quotidien : 64,4 % des Français (et plus de 70 % des Californiens) prennent leur voiture pour se rendre à leur travail. Toute réflexion sur l’avenir de la voiture dans notre société doit reposer sur cette donnée.

-Un Français sur 3 voit le respect de l'environnement comme critère principal pour la voiture de demain. Un quart des Français souhaitent qu’elle soit plus économe, et 16 % d’entre eux espèrent qu’elle sera autonome. Seuls 5 % des interrogés veulent un véhicule plus puissant / plus rapide.

Quelles sont les solutions choisies par les pouvoirs publics pour réguler l’usage de la voiture dans les centres-villes ?

En France comme à l’étranger, l’automobiliste se voit de plus en plus souvent contraint dans l’usage de sa voiture, en raison des mesures coercitives adoptées par les pouvoirs publics au niveau local : fermeture de zones spécifiques, interdiction de circulation pour les véhicules anciens, interdiction de certains types de motorisation, etc. 

Au niveau européen, les standards environnementaux toujours plus ambitieux poussent les constructeurs à produire des véhicules de plus en plus propres. Il faut souhaiter que cette évolution se poursuive aussi rapidement que possible. Il faut également tenir compte du décalage qu’elle crée entre véhicules récents et anciens, eux qui sont la cible de la plupart des mesures de coercition mises en oeuvre en matière de circulation.

 
Commentaires

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  • Par lexxis - 11/01/2018 - 10:11 - Signaler un abus CONTRÔLER EFFECTIVEMENT CE QUE L'ON IMPOSE...

    On n'oubliera pas, comme trop souvent , que les normes ne doivent pas être conçues de manière idiote, comme les précédentes normes européennes d'essais quasiment en chambre des véhicules automobiles particuliers et qu'en outre la violation de la règle devrait être très sévèrement sanctionnée pour des constructeurs qui se comportent comme de véritables faussaires et sur ce plan on voit la différence qui existe dans la protection du consommateur entre la réaction des États-Unis et l'indolence des Bruxelles gangrénée par un. lobbying tout puissant. Cette Europe de fonctionnaires est très loin de cette pertinence et de cette vigilance qu'on doit normalement exiger d'une autorité de normalisation: elle règlemente tout , mais se perd dans le contrôle de ce qu'elle décide avec le scandale VW au bout du compte qui est le symbole même d'une faillite méritée et sans appel.

  • Par zelectron - 11/01/2018 - 15:54 - Signaler un abus Quel avenir pour l’automobile autonome ?

    . . . surtout pas "COLLECTIVISTE" partagées avec des quidam peu soigneux/ négligents/ porteurs de germes, propriété de grands groupes industriels et/ou financiers et pourquoi pas des prix dissuasifs pour empêcher l'individu de posséder SON véhicule, alors qu'on sait qu'un PC + un moteur électrique + un châssis équipé, ne coûtent qu'une pile hydrogène ou des batteries en plus c'est à dire guère au dessus de 20 à 25% du prix d'un modèle thermique équivalent !

  • Par vangog - 12/01/2018 - 00:20 - Signaler un abus « Les embouteillages constituent une perte de temps »

    sous-entendu: « il faut supprimer les embouteillages (et la bagnole)...ainsi, plus de perte de temps! ». Bon ben...j’ai arrêté de lire à la cinquième ligne!

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