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Quatre adolescentes fraîchement converties à l’islam, une rencontre sur Internet et un projet d’attentat contre une salle de spectacle.... mais comment notre société en est-elle arrivée à produire cette jeunesse-là ?

L'actualité et les recherches montrent que les candidats au djihadisme sont issus de la plupart des catégories sociales. Perte de sens, et recherche d'un mode de vie structurant dans une société où a émergé l'individualisme favorisent les vocations à l'islam radical.

Sans repères

Publié le - Mis à jour le 18 Mars 2016
Quatre adolescentes fraîchement converties à l’islam, une rencontre sur Internet et un projet d’attentat contre une salle de spectacle.... mais comment notre société en est-elle arrivée à produire cette jeunesse-là ?

Atlantico : Deux mineures ont été mises en examen vendredi. Avec deux autres filles, elles projetaient de commettre un attentat dans une salle de concert parisienne. Alors que les jeunes sont mis en lumière pour leur présence aux manifestations contre la loi El Khomri, mais aussi pour leur participation importante au concours de police du mois de mars, quelle est cette jeunesse capable de s'engager pour des causes aussi opposées à la société française ?

Gilles Lipovetsky : Toutes les enquêtes montrent que l'on ne peut pas faire de lecture traditionnelle : la conversion et l'adhésion au terrorisme djihadiste n'est pas liée à la misère comme on a pu l'entendre, ou à un manque de scolarisation, voire aux inégalités.

Ce phénomène traverse la division des catégories sociales, ce qui nous oblige à chercher d'autres réponses.

Il me semble que ce phénomène est l'illustration d'une dérive de la face grimaçante et horrible de l'hyperindividualisme contemporain. Le moteur de ce phénomène tient à l'éclatement complet des modes de socialisation traditionnels : l'époque dans laquelle nous sommes entrés se caractérise par le fait que les organismes traditionnels d'organisation de la vie et des individus comme les églises, les familles, l'éducation, l'école, l'armée, ou encore la nation ont vu leur pouvoir de direction, d'encadrement, grandement affaibli si ce n'est annihilé. Les normes existent toujours, mais les institutions collectives ne sont plus capables d'orienter les individus.

La société d'information et de consommation a fait voler en éclat ces ultimes repères et l'individu se définit donc par lui seul, à partir de ce qu'il juge bon et adapté à un moment donné.

Ce qui le montre de manière spectaculaire, c'est qu'un candidat au djihad sur quatre n'est pas de culture musulmane. Les repères de ces jeunes sont brouillés. D'ailleurs la conversion aujourd'hui est rapide, alors qu'auparavant ce processus était long. Ces jeunes ne sont donc pas réellement formés à la religion à laquelle ils prétendent adhérer. Ils adoptent en réalité tel ou tel type de comportement pour combler un vide à un moment de leur vie, l'adolescence, où il probablement crucial de trouver une raison de vivre. L'engagement dans la radicalité islamiste s'apparente alors à un idéalisme radical, mais qui se concrétise dans l'action terroriste car encore une fois, le fait de s'engager "à mort" leur donne un sens qui leur permet d'échapper au non-sens de leur propre existence.

Je ne suis donc pas sûr que cela soit un désir de radicalité : plutôt une réponse pour retrouver la dignité dans sa propre existence, remplir ce qui apparaît comme vide de saveur.

Farhad Khosrokhavar : Il me semble important de parler d'islam "affectivisé" lorsqu'il y a conversion : ces individus se convertissent très rapidement, veulent agir vite aussi, bien qu'ils ne connaissent pas grand chose à leur nouvelle religion. Celle-ci devient donc une activité ludique lorsqu'il s'agit d'adolescents ou de post-adolescents. Mais c'est aussi la volonté d'être pris au sérieux par une société qui pensent-ils ou pensent-elles – de plus en plus de filles qui s'engagent dans le djihad islamiste-, ne les prend justement pas suffisamment au sérieux.

Un désir de se montrer adulte, au hit-parade de la célébrité, et de s'affirmer dans une vision où le politique se mêle au rêve. En un sens s'engager dans le djihadisme, c'est une manière de faire le "rite de passage" de l'adolescence à l'adulte.

Ceux et celles qui entre 12 et 16 ans savent que pour être perçu comme quelqu'un de dangereux, que l'on doit craindre, il faut pratiquer l'islam radical, c'est le domaine le plus évident.

Il faut bien se dire que plus on les mettra en lumière dans les médias ou par les hommes politiques, plus il y aura des tentations de la part de ces jeunes. Le fait de se focaliser sur l'islamisme radical attire : à très peu de frais on peut devenir célèbre.

Qu'est-ce que la société a perdu pour produire ça alors qu'elle ne les produisait pas avant ?

Farhad Khosrokhavar : Il n'y a plus aujourd'hui d'utopie politique, ni d'autorité dans la société. Il ne s'agit pas de dénigrer la famille recomposée, mais l'on peut dire que la notion d'autorité est en crise dans la mesure où il existe aujourd'hui des modèles familiaux avec plusieurs pères, plusieurs mères, des gardes d'enfants alternées…

On ne peut pas non plus faire l'impasse sur les bouleversements importants générés par Internet. Auparavant, les parents savaient plus que les enfants, ce qui n'est plus forcément le cas aujourd'hui, en tout cas s'agissant des nouvelles technologies. Cela permet à certains enfants d'avoir plusieurs profils sur Facebook pour échapper à la vigilance de leurs parents.

Mais cette dégradation de l'autorité a une source juridique, où dans la loi, les enfants sont perçus comme des pré-adultes : vous n'avez plus le droit de lever la main sur votre enfant – et heureusement en un sens-. Ils se perçoivent donc comme des individus qui ont des droits. L'autorité, qui était sacrée il y a trente ou quarante ans n'existe plus. Par conséquent il n'y a plus de distinction entre enfant et adulte. Il n'y a plus de parole d'évangile : les adolescents évoluent dans un monde autonome où les adultes ne sont pas, en apparence, nécessaires.

 
Commentaires

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  • Par pale rider - 15/03/2016 - 08:02 - Signaler un abus @Gille L votre analyse est relativement pertinente

    mais franchement " Le sport, la création artistique, les jeux-vidéos…" vous pensez sincèrement les prendre au sérieux en leur proposant cela ? ce serait moi vous auriez deja une bombe lol c'est pathétique , votre génération de vieux est elle à ce point aveuglée d'elle même pour se croire immortelle ? C'est votre logiciel qui est obsolète , la jeunesse c'est notre avenir , elle bâtit demain et si elle pose des bombes c'est que quelque chose est salement pourri dans notre royaume , bizarrement dans votre analyse ni l'état omniprésent ni l'ed nat décérébrante ne sont mentionnés ... bizarre comme c'est bizarre

  • Par Anguerrand - 15/03/2016 - 08:22 - Signaler un abus Pour moi la réponse est simple

    Trop d'immigrés à qui l'on est incapable de donner un travail, un toit, à qui on accepte qu'ils dealent, à qui on laisse appliquer LEURS LOIS et non celles de la republique. Au Maghreb ils ont peur de la police et l'on n'embête pas la police si elle réplique et ça ils le savent. Il leur faut une autorité forte et ils en ont peur. Voilà une chose que Taubira ne voulait pas savoir.

  • Par ISABLEUE - 15/03/2016 - 09:55 - Signaler un abus OK avec Anguerrand

    Au Maroc, par exemple, les jeunes ne bougent pas trop !! Ils ont trop peur de la police. En Espagne, les policiers se permettent de mettre des claques aux emmerdeurs.; Ici, en France, il faut leur donner des devoirs à faire à la maison, leur re-faire apprendre leurs leçons. et que les parents puissent leurs mettre des claques de temps en temps pour remettre ce petit monde dans le droit chemin... Les ados, il ne faut pas les laisser sans rien faire. L'école d'abord, le reste on verra après...Mais l'école, bon elle a hélas bien changée... Reprendre tout ça en main. ET VITE

  • Par Neurohr Alain - 15/03/2016 - 10:25 - Signaler un abus La catastrophe du policier aimable

    J'ai connu quelqu'un qui sautait sur les tarmacs d'aéroport pour bloquer les avions. Il trouvait les policiers qui l'arrêtaient très polis, aimables, le vouvoyant. De même que les gardiens de prison devenus des sortes d'assistantes sociales. Il n'a été dissuadé de recommencer que grâce à la férocité de ses co-détenus de cellule.

  • Par tubixray - 15/03/2016 - 10:34 - Signaler un abus je vais écrire comme un vieux con !

    En partant d'une citation d'un des deux auteurs "Il n'y a plus aujourd'hui d'utopie politique, ni d'autorité dans la société" ..... Le communisme est enterré sauf en Corée du nord et place du Colonel Fabien (Paris!).... Son avatar le socialisme a réduit en cendres les repères traditionnels de notre société depuis 1981..... Pour LA famille, on est parvenu AUX familles de toutes sortes en écartant surtout le modèle papa/maman/ enfants à grands coups de théorie du genre et de militantisme LGBT.... L'église catholique française est tombée en désuétude, même le primat des Gaules est déstabilisé et le mariage des prêtes reste un chantier d'avenir .....Police / justice / pénitentiaire ont été taillés en pièces par Mme Taubira au grand bénéfice des délinquants et criminels de toutes origines dont la plupart évoluent dans une quasi impunité .... Alors ces pauvres filles qui croient devenir des Mata Hari de Daech sont le produit de la déliquescence de notre société ... elles auront droit à la lapidation dès le premier écart ... Trop classe !

  • Par langue de pivert - 15/03/2016 - 10:36 - Signaler un abus Foutez moi ça dehors ! ☺

    Pas d'islam en occident pas de dérives islamistes ! Le risque 0 n'existe pas, il y aura toujours des métastases disséminées par le net...mais on met toutes les chances de notre côté ! Il y a des lois interdisant les sectes en France, il suffit de les appliquer pour extirper la plus nuisible de toute.

  • Par vangog - 15/03/2016 - 10:52 - Signaler un abus L'hyperindividualisme occidental...

    L'éternelle tarte à la crème des gauchistes archaïques, pour nous convaincre que le collectivisme est l'avenir du peuple...sociologue...on s'en serait douté! Il ne prend même plus la peine de construire un raisonnement. La conclusion est posée d'emblée! Pourtant, si on y regarde bien, jamais la société occidentale n'a été aussi solidaire. Interventionnisme partout, dès qu'une révolte couve...hyper-socialisme en Europe, où les technocrates europeistes veillent à la redistribution de richesses se faisant de plus en plus rares! Communautarisme, égalitarisme et idéologie du partage! Ce ne serait pas plutôt l'inverse, M. le sociologue? mais alors, mais alors...cela signifierait qu'ils se sont plantés, dans les grandes largeurs! Difficile à avouer, pour un gauchiste...alors, mieux vaut dire qu'ils n'ont pas été assez loin, qu'ils n'ont pas assez réformé, qu'ils n'ont pas suffisamment communautarisé....allez! Tous ensemble, tous ensemble, toujours plus, toujours plus...

  • Par Eugénie - 15/03/2016 - 10:58 - Signaler un abus Société ou Religion

    Ce n'est pas la société qui produit ces produits contaminés, mais bel et bien LA religion que nos dirigeants encouragent au détriment des autres !! Bref, ce sont nos dirigeanst qui produisent cette horreur en soutenant l'insoutenable

  • Par FIGAROCB - 15/03/2016 - 11:37 - Signaler un abus LE RÉSULTAT DE LA POLITIQUE DU MULTICULTURALISME !

    Nos dirigeants, mais pas le peuple de France, ont voulu accentuer l'immigration avec des peuplades non issues de l'Europe. Voilà le résultat ! Tous les adhérents à la religion islamique ne peuvent pas et ne veulent pas s'intégrer ; l'isla, que l'on veuille ou non ets une religion qui ne peut pas s'exerver dans uen démocratie de tyoe européenne ! POURQUOI : tout simplement car cette religion, contrairement à toutes les autres, mélange le spirituel et le temporel. La prière d'un côté, de l'autre la charia qui dicte, en fait, toutes les lois . Méfions de voir arriver chez nous ce qui s'est passé au LIBAN !!!

  • Par Alain Proviste - 15/03/2016 - 15:44 - Signaler un abus TOUT SE VAUT ET TOUT EST POSSIBLE

    Il n'y a plus de racines, de nombreux jeunes français "de souche" ne se sentent pas plus chrétiens qu'autre chose, pas plus hétéros qu'homos, pas plus français que d'une autre nationalité. Tout se vaut et on ne vaut rien. Zemmour a raison, tout a été déconstruit. Le combat culturel trotskyste a été efficace puisque le peuple a été changé et ce dans plusieurs sens du terme. En plus, c'est vraiment vicieux, parce qu'alors que seuls le matérialisme et le consumérisme importent, les jeunes comprennent bien qu'ils vont régresser en terme de confort matériel (CDD et stages sous-payés, logement inabordable, 100% du PIB à rembourser etc.).

  • Par Lapalatine - 15/03/2016 - 20:32 - Signaler un abus Quand même..

    Quand on a connu les conditions d'immigration pour d'autres catégories d'étrangers (Italiens ou autres..) et qu'on voit que n'importe qui est accepté, voire sollicité, on ne se pose pas la question: on sait! On sait qu'avant, il fallait un travail et un logement. J'ai dans mon entourage proche de descendants d'immigrés qui sont ulcérés de voir le peu de choses qui sont demandées aux arrivants. De plus, autant d'immigrés de culture tellement opposée à la nôtre, c'était évident qu'il allait y avoir un clash!

  • Par Semper Fi - 15/03/2016 - 21:04 - Signaler un abus Analyses TRES pertinentes

    @vangog... je pense que cette fois-ci vous passez à côté. Certes l'administration est hyper-étatisée en Europe, mais paradoxalement nous sommes dans l'ère de l'hyper-individualisme vide de sens. Il faut admettre qu'un certain nombre de jeunes ne se reconnaissent dans le modèle de "consommateur connecté" qu'on leur propose, et trouvent sans saveur une vie "normale". Je sais de quoi je parle, j'en ai fait partie ! Après une école de commerce et le service national, j'ai décidé de rester dans l'armée de Terre, dans des fonctions 100% opérationnelles, les 2 pieds dans la m..., mais avec chaque jour la satisfaction de vivre quelque chose d'extraordinaire (au sens littéral), et de participer à quelque chose de plus grand que ma petite existence (le drapeau, la grandeur de la France etc...). Alors oui, je comprends très bien l'état d'esprit de ces jeunes qui se radicalisent par ennui, et je rejoins PALE RIDER : ce n'est pas avec "du sport, de la création artistique ou des jeux vidéos" qu'on les fera rêver et se détourner de leur idéologie mortifère. NB : j'exclus ici ceux qui, par culture, haïssent la France depuis leur plus jeune âge, avec la lâche complicité des politiques.

  • Par Semper Fi - 15/03/2016 - 21:13 - Signaler un abus Complément

    avec l'âge, on s'assagit....ou pas... 20 ans après, je mène une vie "normale" (famille, maison, enfants, etc...). Mais je reconnais aussi que j'ai eu la chance de ne pas rencontrer les mauvaises personnes au moment où j'étais le plus en quête d'un sens à donner à ma vie (même si culturellement, je n'aurais jamais pu basculer du côté jihadiste), et qu'au contraire le service national a été le moyen - et le déclic - permettant de répondre à cette quête.

  • Par clint - 15/03/2016 - 21:30 - Signaler un abus L'absence de culture religieuse nous rend très vulnérable !

    A part dans certaines familles, les enfants ne reçoivent plus la culture religieuse chrétienne. Il n'y a pas que les cadeaux de Noël, il n'y a pas que les oeufs de Pâques, il n'y a pas que le mariage en robe blanche, etc pour savoir ce qu'est le christianisme, les enseignement de Jésus, les mises en garde contre les faux prophètes, etc.! Quand cette jeunesse un peu pommée n'a en face d'elle que des religions, des sectes aux arguments bien travaillés pour les embrigader, elle n'a pas les éléments culturels qui lui permetteraient d'éviter tous les pièges qui lui sont tendus.Comme de plus on fait tout pour ringardiser l'église catholique et que l'on se complait à" bouffer du curé" il ne faut pas s'étonner que la jeunesse voit en notre religion un repoussoir et cherche ailleurs, malheureusement parfois chez le "malin" !

  • Par vangog - 16/03/2016 - 00:41 - Signaler un abus 46% en Floride pour Donald Trump!

    Contre Marco Rubio (sénateur de Floride) qui plafonne à 27%...une vraie claque pour Rubio qui va bientôt annoncer son abandon. Trump gagne aussi la Caroline du nord (la haute Caroline pour les gauchistes inversés...). Bravo!

  • Par Ganesha - 16/03/2016 - 01:23 - Signaler un abus Projet pour l'avenir

    Heureusement qu'il n'y a pratiquement aucun jeune qui vient lire les commentaires sur Atlantico ! Ils découvriraient une poignée de papys séniles qui répètent jours après jours les mêmes conneries. ''Moi, je vais voter pour Sarko''. ''Non, moi, je crois que c'est Fillon l'avenir''. ''Moi, je voterais bien pour Marine Le Pen, mais Philippot est un dangereux communiste''. Si c'est vraiment cela que vous avez à leur proposer comme projet pour l'avenir, on peut comprendre que certains deviennent djihadistes !

  • Par Ganesha - 16/03/2016 - 04:07 - Signaler un abus Principes de Base

    Les principes de base pour la réussite d'une société, c'est d'abord de proposer un projet commun, qui soit enthousiasmant et qui s'adresse à tous les citoyens, sans exception. Ainsi qu'un chef de l’État qui soit respecté. Après les insultes et les huées du Salon de l’Agriculture, François Hollande aurait dû réagir. Décision la plus évidente : dissolution de l'Assemblée Nationale, élections anticipées. Et nous présenter un projet qui permette d'éviter la faillite de dizaines de milliers d'agriculteurs. Deux axes : 1) se confronter à l’Europe, déclarer fermement que le principe de la ''Concurrence Libre et Non-Faussée'' ne s'appliquerait pas à l'agriculture française. 2) Se confronter à mr. Bigard, qui dispose du monopole de la production de viande en France, et aux quelques familles (Carrefour, Auchan, Leclerc) qui détiennent le monopole de la distribution. Au lieu de cela, il ne s'est rien passé du tout, et après la polémique avortée de la lutte anti-djihadiste basée sur la ''mesure phare'' de la déchéance de nationalité, notre président a lancé son nouveau leurre : la loi Khomri-Gattaz. Je le répète, comment s'étonner que devant tant de pourriture, notre jeunesse se révolte !

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Gilles Lipovetsky

Gilles Lipovetsky est philosophe et sociologue. Il enseigne à l'université de Grenoble. Il a notamment publié L'ère du vide (1983), L'empire de l'éphémère (1987), Le crépuscule du devoir (1992), La troisième femme (1997) et Le bonheur paradoxal. Essai sur la société d'hyperconsommation (2006) aux éditions Gallimard. Il vient de faire paraître "De la légèreté" aux éditions Grasset.

 

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