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La démocratie, c’est fini ? Quand la peur du populisme (et des peuples) fait perdre la boussole aux élites européennes

Dans un article du Monde, le journaliste Arnaud Leparmentier va jusqu'à défendre une forme de putsch en Grèce pour chasser le gouvernement Syriza du pouvoir, en utilisant une comparaison maladroite avec les coups orchestrés par la CIA en Amérique latine. Un papier qui illustre bien la peur des élites européennes face à la montée des populismes nationaux.

A l'Ouest

Publié le - Mis à jour le 19 Juin 2015
La démocratie, c’est fini ? Quand la peur du populisme (et des peuples) fait perdre la boussole aux élites européennes

Alexis Tsipras. Crédit Reuters

Atlantico : Dans son papier, Arnaud Leparmentier rappelle l'éviction de Silvio Berlusconi et de Georges Papandréou, en 2011, par le "tribunal de l'euro", lequel avait imposé à la tête de l'Italie et de la Grèce, une forme de gouvernement technique et non-élu (respectivement Mario Monti et Loukas Papademos). Il se demande pourquoi ne pas remettre ça à Athènes aujourd'hui. Qu'est-ce qui pousse les élites européennes à avoir tant peur des populismes nationaux qu'elles préfèrent avoir recours à des méthodes antidémocratiques ?

Christophe Bouillaud : Déjà, il faudrait tout de même s’étonner de voir dans les pages du journal créé par Hubert Beuve-Méry de tels propos qui font bien peu de cas de la démocratie grecque. Je ne suis pas sûr qu’évoquer les putschs encouragés par la CIA soit d’un très bon goût pour un éditorial sur un pays qui a connu la "dictature des colonels" jusqu’en 1974. Effectivement, Arnaud Leparmentier laisse entendre que, si le gouvernement actuel ne signe pas maintenant ce que les autres Européens lui demandent, on saura bien s’en débarrasser plus tard, et pas si tard que cela (début juillet). Je dois dire qu’il n’est pas le seul à durcir ses propos. Les Gracques, un groupe d’anciens hauts fonctionnaires "socialistes", a fait publier sur le site des "Echos" le 15 juin un texte au titre plutôt stupéfiant : "Grèce : ne laissons pas M. Tsipras braquer les banques !" (voir ici). Les auteurs anonymes n’hésitent pas à y parler du "gouvernement rouge-brun" d’Athènes – ce qui constitue pour le moins une exagération, même s’il s’agit effectivement d’une coalition entre Syriza et ANEL (les Grecs indépendants), un parti de droite souverainiste issu d’une scission de Nouvelle Démocratie.

>>> Lire également “La politique échappe-t-elle à l'exigence de vérité ?” : quand le sujet du bac philo prend une connotation d’actualité brûlante

Cette irritation tient à deux choses : d’une part, le gouvernement grec actuel est dominé par une force, Syriza, qui, indéniablement, provient de l’extrême gauche, mêmes si des socialistes grecs se sont ralliés à sa cause ses dernières années : il est impensable pour certains européistes auto-proclamés que des gens d’extrême-gauche puissent gérer un pays. L’article des Gracques le dit explicitement : si le gouvernement Syriza réussit à obtenir quelque chose, tous les autres partis qui ne sont pas dans le "cercle de la raison" pour reprendre l’expression d’Alain Minc (le M5S en Italie, Podemos en Espagne, etc.) vont se sentir pousser des ailes. Il faut donc que le gouvernement Syriza-ANEL échoue. Bref, il y a d’abord un élément idéologique. D’autre part, et c’est plus grave à mon sens, Syriza a sans doute le tort de vouloir dire la vérité nue sur la crise européenne.

Aujourd’hui, la Commission d’enquête instituée par la présidente du Parlement grec a rendu son rapport préliminaire. Il indique que le bail-out de la Grèce en 2010 avait pour but essentiel de sauver les banques, françaises, allemandes, etc. qui avaient trop investis dans les banques grecques et les bons du Trésor grec. Le Ministre de l’économie Varoufakis avait déjà dit de telles choses dans sa vie académique avant de devenir ministre. Elles sont d’ailleurs assez évidentes en dehors de la France. Cependant, cette vérité selon laquelle la Grèce aurait subi tout ce calvaire d’austérité, mal conçue et dès le départ vouée à l’échec selon des documents internes du FMI lui-même, pour couvrir le sauvetage  des banques du centre de l’Eurozone via des prêts à la Grèce  est inaudible par les autres responsables européens – qui sont, en particulier, Mme Merkel directement responsable de ce choix à l’époque. Cette vérité les exaspère sans doute au plus haut point.

Enfin, si les pays du centre admettaient la thèse grecque, et plus généralement la thèse d’une mauvaise construction de la zone Euro comme cause réelle de la crise des dettes souveraines, ils seraient bien obligés d’endosser leurs propres responsabilités, bien plus grandes que celles des Grecs en réalité. Il faudrait admettre que tout, absolument tout, était pourri dès le départ dans la construction de la zone Euro – comme l’avaient dit d’ailleurs des économistes nord-américains dans les années 1990. En résumé, la vérité n’est pas acceptable, il vaut mieux se débarrasser de celui qui a le tort de la clamer un peu trop fort.

Gérard Bossuat : La question des populismes, reflet soi-disant de la démocratie n’occulte-t-elle pas une autre réalité qui expliquerait les réserves ou les oppositions des "élites européennes" ? Il est tout de même  extraordinaire de faire croire que les populismes seraient des modèles d’expression démocratique des peuples. Le populisme dans l’histoire c’est le général Boulanger, Mussolini en 1922, c’est Hitler  en 1932-33, ce sont les Ligues dressées contre la République en 1934, c’est Horthy en Hongrie avant la guerre, c’est le poujadisme en France en 1956. Souvent il a frayé avec le fascisme sous toutes ses formes, des plus violentes aux formes rassurantes, officiellement dévoué au peuple. Niant la complexité des situations économiques, il a toujours promis le bonheur gratuit pour le lendemain. Encore aujourd’hui les populismes européens s’en prennent aux étrangers, à l’Etat arbitre, à l’ouverture libérale des frontières et souvent au reste du monde, militant pour le repli sur la nation, chantre de l’exclusion, rêvant de l’autarcie, vouant aux gémonies les institutions internationales ou les efforts faits pour faciliter les échanges commerciaux, érigeant en valeurs suprêmes celles de la nation et niant celles de ses voisins ou celles des minorités installées sur le sol national, ouvrant donc, au pire, la voie vers la ségrégation sociale et culturelle des populations différentes. En quoi les populismes seraient ils en accord avec la grande tradition démocratique des Lumières ? Les « élites européennes" ont en effet peur des populismes, avec raison, si l’on considère les leçons de l’Histoire. Ce qui ne les disculpe pas pour autant de leur responsabilité dans la montée des extrêmes dans l’UE. N’ont-elles pas été sourdes aux attentes des populations abasourdies par la crise financière puis victimes de la crise économique à partir de 2008 ? La réponse aux populismes se trouve dans une Europe protectrice des populations fragilisées et dans un projet enthousiasmant pour tous.

Denis Tillinac : Les élites européennes, les nôtres y compris, ont peur du vote populiste car elles constatent un rejet croissant des institutions européennes. Elles sont paresseuses intellectuellement car elles considèrent que si ces institutions existent c'est qu'elles ont une raison d'être. Personnellement, je suis convaincu que si les institutions européennes sautaient totalement, il ne se passerait rien de fâcheux pour quiconque. Après, il n'empêche que les Grecs vivent au-dessus de leurs moyens. Il y a une montée d'une méfiance vis-à-vis des institutions car les gens ont l'impression qu'elles les dessaisissent, les élites ont donc peur d'une révolte globale des peuples contres les élites européennes. Elles en ont peur parce qu'elles ont bati cette machine à gaz qui fonctionne maintenant à 27 et qui ne sert pas à grand-chose, qui crée des tensions inutiles. Les élites ne peuvent pas accepter le fait que les pays européens puissent vivre en bon voisinage, y compris avec des relations économiques de plus en plus étroites, sans leurs institutions.

Pour ce qui est de "l'imposition" de gouvernements techniques, ce n'est pas vraiment de la responsabilité directe des élites. L'éviction de Berlusconi s'est faite parce que celui-ci a perdu sa majorité. Il ne faut pas trop exagérer l'article d'Arnaud Leparmentier, il a plutôt l'air de dire qu'il y a un moment où l'Europe a quand même envie de dire aux Grecs de s'occuper eux-mêmes de leurs affaires et donc de quitter l'euro. Là où il se trompe c'est quand il imagine qu'une sortie de la Grèce de l'eurogroupe changerait quoique ce soit à la géopolitique, cela ne ferait rien bouger. Après, je pense que la remise en cause des institutions européennes par le peuple est salutaire, mais je pense qu'on ne peut pas laisser indéfiniment filer des dettes à long terme car ce sont les nouvelles générations qui les paieront, ce qui est dangereux.

 
Commentaires

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  • Par cloette - 18/06/2015 - 09:02 - Signaler un abus C'est quoi les élites européennes?

    Les lobbies ? les salariés de Bruxelles ? Ils ont peur des populismes , (mot péjoratif pour dire peuples ),? La démocratie est en effet en danger, et ce n'est pas le TAFTA qui va arranger les choses .

  • Par Akilès - 18/06/2015 - 09:36 - Signaler un abus Akilés _

    Jouer les Cassandre à tour de bras, c'est extraordinairement délicieux , mais faire face à la réalité, c'est mieux. Les grecs ont voté Syriza ? C'est leur droit, mais ils devront s'assumer : les maîtres chanteurs plus au sud que Nüremberg n'ont manifestement pas compris que tout ne tourne pas nécessairement autour d'eux, et de leur délire verbal auto-proclamé. On peut leur dire : c'est comme ça (le vice-chancelier allemand a globalement raison, quoi …) Leur situation, ils la doivent … à eux-mêmes, comme tout le monde, mais ils adorent faire les pleurnichards permanents, or tout à une fin, même la rhétorique implacable et de pacotille. Quant on a mis un doigt dans un engrenage, il faut finir par couper, si non, tout y passe. L' Europe a certainement beaucoup de défauts (et bientôt peut-être de défault), mais depuis la CECA, et les efforts accumulés, il faut aussi voir le positif, un peu : ça braille beaucoup, mais la France était au départ et tout ce qui existe, ce qu'on demande aux autre, nous l'avons voulu, d'abord.

  • Par Mike Desmots - 18/06/2015 - 09:39 - Signaler un abus la démocratie ...? c'est un mythe....!

    Dans l'Athènes de l'antiquité ...le peuple parlait....(vox populi) et les gouvernants dirigeaient ...à notre époque les dirigeants parlent et le peuple est sourd-muet ...y aurait 'il des disfonctionnements majeurs quelque part...?

  • Par borissm - 18/06/2015 - 10:11 - Signaler un abus "reprendre en main les rennes du pays"...

    ... c'est en Finlande, les rennes. Ici, ce sont les rênes qu'il faut prendre en main.

  • Par zouk - 18/06/2015 - 10:24 - Signaler un abus Démocratie? Europe?

    Cassandre a perdu la vie pour avoir dit la vérité, la communauté est née sous parapluie américain, fort bienvenu à l'époque, mais le reste malheureusement, les premières victimes étant les Chrétiens d'Orient, la France, malgré son passé de protecteur et surtout notre gouvernement actuel, stupidement laïciste militant, ignorant la réalité; Assad est un tyran, le régime iranien est également tyrannique, mais ce sont des pays où il était (et reste pour l'Iran) possible de ne pas être musulman, où la culture plus que bimillénaire n'était pas systématiquement détruite. Quand donc sortirons nous la France de ce faux moralisme pour tenter d'aider à reconstituer les civilisations du Moyen Orient que les néoconservateurs et G.W.Bush ont détruites, la faiblesse de B. Obama ne corrigeant en rien ce désastre américain. Revenons au sujet européen, nous avons fait fausse route, renonçons à un rêve qui n'a conduit qu'à une couche supplémentaire d'administration apatride et revenons à des réalités nationales, ou à une Europe à plusieurs vitesses comme l'avait proposé E.Balladur, qui, lui, de plus comprend parfaitement l'Orient. C'est peut être trop tard.

  • Par Bretondesouche - 18/06/2015 - 11:51 - Signaler un abus Depuis le référendum de 2015

    L expression du peuple fait peur aux hauts fonctionnaires de Bruxelles,la démocratie a été mise à mal et ce n est que le début avec la montée des intégrismes politiquement correct

  • Par GP13 - 18/06/2015 - 12:35 - Signaler un abus L'insulte faite aux peuples......

    Selon certaines élites, le peuple peut se tromper.... admettons que cela soit possible. Mais souvent, ces mêmes élites, abusent du qualificatif péjoratif de "populisme", quand le peuple ne vote pas comme elles le voudraient. On l'a compris : la démocratie c'est vraiment gênant, d'autant plus que le peuple souverain a le réel pouvoir de mettre à bas projets insensés et chimères utopiques.... La démocratie restera toujours un combat, et les élites, si elles continuent à insulter les peuples, doivent s'attendre à le perdre !!

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 18/06/2015 - 12:55 - Signaler un abus En posant le problème

    En posant le problème sereinement, on peut conclure qu'il y a le même pourcentage de cons dans les élites et dans le peuple. Ce qui ennuie les élites c'est le nombre...les solutions : augmenter le nombre des élites n'est pas très facile . Mais pour supprimer une partie du peuple. Hitler, Staline, Mao, Polpot t avaient trouvé une solution, très efficace.

  • Par LouisArmandCremet - 18/06/2015 - 13:07 - Signaler un abus Hypocrite...

    "de la part d’un social-démocrate allemand, dont les ancêtres politiques fusillaient les spartakistes allemands en 1919" Je trouve cette phrase assez hypocrite car en 1919 l'Allemagne était en pleine guerre civile, les communistes allemands tentant de faire une révolution comme en Russie et attendant l'armée rouge qui déferlait à travers la Pologne (et qui a été arrêtée de justesse devant Varsovie en 1920). Ce ne sont pas les démocrates qui ont évité un basculement de l'Allemagne mais les corps francs qui ont fait le sale boulot d'éliminer les mouvements communistes, avant d'être désavoués par les démocrates qui furent pourtant bien contents de récupérer les fruits du combats de ces corps francs tant à l'intérieur (éviction des spartakiste) qu'à l'extérieur (Courlande, Silésie), où une partie des frontières de l'Allemagne purent être sauvées grâce à ces "réprouvés"....

  • Par jurgio - 18/06/2015 - 13:48 - Signaler un abus On oublie facilement et insidieusement

    que dans « populisme » il y a « peuple » mais toujours des cervelles se croient supérieures au peuple, le méprisent et lui dictent les lois qui ont leur préférence.

  • Par Anguerrand - 18/06/2015 - 15:15 - Signaler un abus Les élites c'est aussi Syriza et leur soutien le FN

    Ceux la ils sont encore pires que les autres zélites. En effet ils ont honteusement menti au peuple grec, ils les ont fait rêver en leur affirmant qu'avec eux l'avenir serait meilleurs, tout ça pour se faire élire. Eux savaient que ce qu'ils promettait était impossible. On ne peut pas dépenser indéfiniment plus que ce qu'un pays produit. Ils savaient très bien que seuls les contribuables européens pouvaient leur permettre de s'en sortir, le gouvernement battu avait commencé à remettre, difficilement certes, la Grèce sur de bons rails. Syriza a tout cassé, les contribuables européens ne veulent plus continuer à entretenir un peuple tricheur. Si aucun accord n'est trouvé les grecs vont faire connaissance avec la vraie misere, largement pire que leur situation actuelle. Déjà les grecs se défont déjà des euros imprimés en Grèce ( lettre K) pour les Euros imprimés en Allemagne. Le défaut de la Grèce c'est le retour à la drachme, une dette multipliée par 2 ou 3, plus personne pour leur prêter des fonds, des produits importés qui vont plus que doubler, s'ils peuvent encore en importer. C'est aussi, des capitaux qui quittent le pays et une Grèce rachetée a petit prix.

  • Par Mike Desmots - 18/06/2015 - 17:15 - Signaler un abus @ paulquiroulenamassepasmousse...l'inconvénient...

    c ' est que les cons 'comme vous dites ' ont besoins d'autres cons pour exister.....! un exemple sérieux parmi mille , le syndicat de la magistrature et son mur...

  • Par Ganesha - 18/06/2015 - 20:36 - Signaler un abus Moussaka

    Toujours l'ami Anguerrand, qui joue les ''Pythies'', l'oiseau de mauvaise augure, qui nous annonce sa vision de l'Avenir ! La question qui se pose vraiment, c'est : l'intransigeance de mme Merkel fournira-t-elle finalement l'opportunité au gouvernement grec de nous montrer ce qu'est vraiment une ''Révolution de Gauche'' ? Pour notre commentateur fétiche, tout ce qui n'est pas le Capitalisme Libéral, il n'y a aucune autre alternative, cela s'appelle obligatoirement le Communisme, et là, c'est très simple : cela consiste à dérouler des kilomètres de fils de fer barbelé et créer ainsi des ''Goulags''. Moi, au contraire, je ne me ridiculiserai pas en vous faisant une description de ma vision de l'Avenir ! Je dirai simplement que je souhaite bonne chance et complète réussite au courageux peuple grec ! Et si Marine Le Pen se propose ensuite pour nous cuisiner sa version de la Moussaka, elle sera la bienvenue ! Quarante ans d'alternance entre Sarko et Hollande et autres ordures, et vous n'avez toujours pas compris ? Vous êtes vraiment ''Durs de la Comprenette'' !!!

  • Par myc11 - 19/06/2015 - 04:20 - Signaler un abus @Ganesha, les milliers de km de barbelés auquel vous faites

    allusion se rapportent au communisme précisément qui s'enfermait dans leur idéologie (Mur de Berlin). C'était eux qui ont construit les murs et mis des barbelés pour se protéger du monde capitaliste. Depuis la chute du Mur il faut bien exporter la révolution de gauche. La critique de la corruption n'est pas l'apanage de la révolution de gauche à ce que je sache.

  • Par Anguerrand - 19/06/2015 - 07:17 - Signaler un abus A Ganesha vous ne pouvez pas décrire

    l'avenir car vous n'avez aucune idée sur le plan économique. Nul, zéro .Merkel quand elle n'abdique pas devant le chantage de Syriza défend aussi le contribuable européen donc le francais. La Grèce nous doit environ 50 milliards, vous voulez continuer? Certainement oui car vous êtes marxiste et pour l'égalité socialiste qui consiste à ruiner tout le monde comme l'ont fait TOUS les pays communistes. Savez vous que les retraites étaient payés su 15 mois avant la première demande de réduction des dépenses, parfois octroyées aptes 25 ans d'activité, et restent équivalente à ce jour aux retraités que touchent les francais alors que le niveau des prix est nettement inférieure au notre. Vous les communistes du FN vous voulez que nous payions tout ca, il semble bien que oui. Je ne joue pas les oiseaux de mauvais augure, je regarde ce qui s'est passé en Argentine, et vous verrez si ce que je décris est une faux, déjà les grecs retirent leurs € des banques avec un risque sérieux de faillite des banques, lundi la banque centrale grecque est fermée. Les grecs vont connaître une pauvreté extrême, merci Syriza et merci le FN qui veut appliquer la même politique en France tout ca par idéologie.

  • Par cloette - 19/06/2015 - 09:27 - Signaler un abus laGrèce s'en sortira mieux

    hors de l'Europe car elle sera conseillée par moult économistes . Histoire à suivre !

  • Par Anguerrand - 19/06/2015 - 13:30 - Signaler un abus A Cloette

    Se sera une catastrophe pour les tricheurs de grecs, plus d'épargne, plus de produits importés, les banques en difficulté, plus de prêts, et une drachme monnaie de papier. Le peu de niveau de vie qu'avaient les grecs était possible grâce à l'argent des contribuables francais et européens. Ils vont connaître la vrais pauvreté en étant obligés de vivre avec leurs seules recette, sauf accord de dernière minute. Les francais en seront pour leurs frais pour les 50 milliards prêtés. La Grèce sera racheté à petit prix par les étrangers.

  • Par Ganesha - 19/06/2015 - 14:55 - Signaler un abus Anguerrand

    Cher Anguerrand, d'abord un petit mot, pour vous assurer de toute mon amitié ! Je reconnais que j'ai parfois un sens de l'humour un peu incisif ! Mais le plus grand plaisir lorsqu'on publie des commentaires sur internet, c'est de recevoir des réponses, de pouvoir établir un dialogue… et c'est bien trop rare ! Ce que je continue à espérer, et cela concerne aussi Myc 11, c'est de pouvoir un jour arriver à vous convaincre que ''L'Histoire ne repasse jamais les plats'' ! Le Communisme Soviétique, c'est fini ! Joseph Staline est mort, tout à fait mort ! Aucun responsable politique, sauf s'il ou elle est complètement fou (folle) ne va se présenter devant son peuple en disant : ''Nous allons réformer notre pays en nous inspirant du merveilleux exemple de la Russie entre 1917 et 1999'' . Et, en tout cas, il ou elle ne serait jamais élu démocratiquement ! Le passé est là uniquement pour nous servir d'exemple, de leçon, pour nous éviter de commettre les mêmes erreurs, que ce soit celles de la Russie ou l'Argentine.

  • Par Ganesha - 19/06/2015 - 15:04 - Signaler un abus Optimisme

    Ce que je vous demande, c'est un peu d'optimisme : le propre de l'espèce humaine, c'est que nous réfléchissons, nous innovons. Et face à un défi, nous sommes souvent capables de trouver des solutions efficaces ! Après le Communisme, après le Capitalisme, nous trouverons un autre système, complètement différent, plus juste et plus acceptable ! Si je parle souvent ici du ''Revenu Universel'', c'est, entre autres, parce qu'avec le RSA, il est déjà à 50% implanté en France. Associé à la ''Préférence Nationale'', il résoudrait beaucoup de nos problèmes : pauvreté, chômage... et immigration !

  • Par Ganesha - 19/06/2015 - 15:09 - Signaler un abus Troïka

    Au sujet de la Grèce, soyons clairs : personne, absolument personne, ne dit ''Ce pays est parfait, ne nécessite aucune réforme'' ! Mais quel est le programme proposé ? Il semble que jusqu'à présent, le ''Plan d'Ajustement'' qui a été imposé par le FMI, la Banque Européenne, etc, a consisté à ''appauvrir les pauvres'', accroître le taux de pauvreté, sans toucher aux privilèges des riches et des puissants : le Clergé et les Armateurs ! Au niveau des retraites, il faut certainement débusquer les tricheurs et les profiteurs. Mais il ne faut surtout pas baisser uniformément le montant des petites retraites ! Ce que semblent indiquer les articles que l'on peut lire, notamment sur Atlantico, c'est que les exigences de la Troïka sont absurdes, injustes et inefficaces. Si c'est le cas, leur effet sera de pousser le gouvernement grec à des solutions plus ''extrêmes''… Certains le regretteront, personnellement, j'ai tendance à m'en réjouir !

  • Par Leucate - 19/06/2015 - 22:42 - Signaler un abus @Anguerrand - bien fait pour eux ! na !

    En vous faisant observer que ce n'est pas l'actuel gouvernement grec qui est responsable de la situation actuelle. Concernant la déconnection des "élites" visible particulièrement en France d'ailleurs, cela a été parfaitement analysé par Florient Philippot interrogé par Philippe Bilger, entretien courtois et de haut niveau que je vous invite à visionner (58') - il est sur le site du FN et si vous avez peur de vous bruler en allant le voir sur ce site sulfureux en craignant de manquer d'eau bénite, il se trouve également in extenso sur le Blog de PH. Bilger "justice au quotidien" que vous trouverez facilement par google. J'en suis sorti heureux d'avoir écouté un dialogue de qualité, ce qui est rare de nos jours.

  • Par Leucate - 19/06/2015 - 22:55 - Signaler un abus erratum

    le blog de Bilger c'est "justice au singulier". De toutes façons, la démocratie appartient au Peuple et ce sont les élites qui tentent de la détourner à leurs profits et de la fausser afin d'en jouir le plus longtemps possible - "après moi le déluge !"

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Christophe Bouillaud est professeur de sciences politiques à l’Institut d’études politiques de Grenoble depuis 1999. Il est spécialiste à la fois de la vie politique italienne, et de la vie politique européenne, en particulier sous l’angle des partis.

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Gérard Bossuat est professeur à l'Université de Cergy-Pontoise, titulaire de la chaire Jean Monnet ad personam.

Il est l'auteur de Histoire de l'Union européenne : Fondations, élargissements, avenir (Belin, 2009) et co-auteur du Dictionnaire historique de l'Europe unie (André Versaille, 2009).

 

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Denis Tillinac

Denis Tillinac est écrivain, éditeur  et journaliste.

Il a dirigé la maison d'édition La Table Ronde de 1992 à 2007. Il est membre de l'Institut Thomas-More. Il fait partie, aux côtés de Claude Michelet, Michel Peyramaure et tant d'autres, de ce qu'il est convenu d'appeler l'École de Brive. Il a publié en 2011 Dictionnaire amoureux du catholicisme.

 

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Jean Luc Sauron

Jean-Luc Sauron est Haut fonctionnaire, professeur de Droit européen à l'Université Paris-Dauphine.

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