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Quand une famille décide de passer 6 mois sans le moindre média électronique

La journaliste Susan Maushart a décidé d'infliger une cure de désintoxication numérique à sa famille. Et l'expérience d'avoir des conséquences aussi bien sur leurs façons de manger et d'interagir avec leurs amis que sur leurs rythmes de sommeil. Extrait de "PAUSE" (2/2).

Déconnection

Publié le

[…]

L’Expérience a démarré comme une sorte de purge. Elle a fini par être bien davantage. En bref, notre cure de désintoxication numérique a fichu la pagaille dans nos têtes, dans nos cœurs et dans nos emplois du temps. Elle a changé notre façon de manger et nos rythmes de sommeil, notre façon d’interagir avec nos amis – adieu Facebook, rebonjour les copains « réels » –, notre façon de nous disputer, de jouer et de nous distraire. Elle a modifié la texture et la saveur de notre vie de famille. Diable !

Elle a même transformé nos sensations gustatives. Au bout du compte, l’exil que notre famille s’est imposé, un temps, par rapport à la société de l’information a changé nos vies à tous pour le mieux et pour toujours.

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Extrait de "PAUSE", Editions Nil (février 2013)

 

 
Commentaires

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  • Par unpèreencolère - 11/02/2013 - 12:00 - Signaler un abus Quelle belle image du bonheur !

    Une famille réunie, trois générations, arborant un sourire radieux. Ironique oui, car cette belle vision est peut-être réservée aux familles habitant les beaux quartiers tranquilles, ou les zones rurales, et encore j’en doute (?). Envieux oui, car la mienne est détruite depuis longtemps. La douleur, la souffrance, l’indifférence règnent maintenant dans cette belle famille que nous aimions, que nous avions plaisir à construire ma femme et moi. Désintoxication pendant six mois de bling bling médiatisés et vidéo-tisés, la belle aubaine, mais probablement en contrepartie en pouvant proposer d’autres occupations saines. Dans nos quartiers, dans les cités, allez proposer aux jeunes de ne plus s’abreuver de jeux-vidéos qui leur font croire à une autre réalité, au point qu’ils ne savent plus où est la vie vraiment. Allez leur proposer une cure de jouvence, alors que les bling bling en tous genres viennent combler leur errance, leur vide, leur désespoir et calmer leur colère. Allez leur proposer aussi une désintox de l’autre drogue, celle qui part en fumée quand ils recrachent ce poison qui les transforme en zombis et en êtres mauvais, détestant leur propre f

  • Par wandja - 11/02/2013 - 15:15 - Signaler un abus faux, le bonheur n'est pas propriété privée et réservée

    Je vous arrête de suite, cette image n’est pas réservée aux nantis. Plus difficile dans nos quartiers ou entre les barres, ok, que dans des lieux moins étouffants. Plus facile avec de la monnaie bien sûr. Je peux comprendre votre colère et votre discours. Je ne viens pas vous culpabiliser, je viens témoigner que c’est possible de vivre autrement qu’inondés par les jeux vidéos. Nous vivons en cité, nous avons 4 enfants et ils se partagent une nintendo et une wii. Ils jouent ensemble du coup, et ils partagent. Ensuite, le cadre est posé, moments où, moments sans. Ou alors on range tout dans les placards pour deux ou trois jours, voire plus. Et même si on n’est pas des nantis, si on compte à la fin du mois, parfois même au début, on part ballade, on improvise des sorties surprises qui ne demandent aucun argent. Ce sont ces moments là qui sont importants et dont les enfants se souviennent longtemps après, et pas forcément ceux passés les « manettes » à la main.

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Susan Maushart

Susan Maushart est docteure de l'université de New York en sociologie des médias. Journaliste, elle vit désormais à Long Island, dans l'État de New York, après avoir longtemps demeuré en Australie.

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