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"La Promesse de l'aube" : une promesse magnifiquement tenue

Pierre Niney n'a rien à voir physiquement avec Romain Gary et pourtant il joue bien son rôle, comme Charlotte Gainsbourg exceptionnelle dans celui de la mère de Gary. Un film ambitieux, culotté, et admirablement réussi.

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"La Promesse de l'aube" : une promesse magnifiquement tenue

CINEMA

« LA PROMESSE DE L’AUBE » 

d’ERIC BARBIER 

AVEC CHARLOTTE GAINSBOURG, PIERRE NINEY, DIDIER BOURDON, JEAN-PIERRE DARROUSSIN

RECOMMANDATION

EN PRIORITÉ

THEME

Adapté du roman autobiographique de Romain Gary, c’est l’histoire de l’amour fou d’une mère juive, Mina(Charlotte Gainsbourg), pour son fils  Romain (Pierre Niney), qui poussera ce dernier à se surpasser, jusqu’à  vivre mille vies (aviateur, journaliste, diplomate, etc…) et devenir  un écrivain parmi les meilleurs.

La saga, qui va se dérouler sur plus de trente ans et dans plusieurs pays se déploie sur  trois parties.

Dans la première, y sont narrées les années difficiles que le petit Romain passe à Varsovie, auprès de sa mère, aussi étouffante que tourmentée et  qui tente de les faire vivre tous les deux en tenant une boutique de haute couture, d’abord florissante, puis « périclitante ».

La deuxième est consacrée aux années de l’exil en France, à Nice, où le jeune Romain essaie de s’affirmer auprès de sa mère envahissante, devenue gérante de pension de famille.

La dernière partie est celle de l’émancipation. Sous le prétexte de poursuivre des études,  Romain s’arrache à sa mère, monte à Paris, s’initie à l’amour, se lance dans la carrière d’écrivain, et s’enrôle comme aviateur dans la deuxième guerre mondiale.

En deux heures et onze minutes passionnantes et intenses, ce film ambitieux et populaire (dans le meilleur sens du terme), nous aura emmené dans cinq pays et fait vivre des aventures tour à tour grandioses, spectaculaires, intimistes, cocasses et bouleversantes.

POINTS FORTS

Il a sans aucun doute fallu une bonne dose d’inconscience et un petit grain de folie à Eric Barbier pour oser s’attaquer à ce chef d’œuvre de la littérature qu’est La Promesse de l’Aube. Non seulement parce que, justement, c’est une œuvre majeure et donc, une de celles auxquelles les puristes n’aiment pas que l’on touche, mais aussi parce que, nous emmenant sur trois décennies dans plusieurs pays, elle est d’une ambition romanesque rare. Porter ce roman à l’écran sans le déprécier, impliquait qu’on en respecte la tenue stylistique, qu’on le restitue dans toute ses dimensions (intimiste, épique et passionnelle) et que, de sa première à sa dernière image, la version filmée  suscite la même émotion que le livre à chacune de ses pages.

Disons-le d’emblée, Eric Barbier a réussi son pari. Scénario, dialogues, photo, cadrages, son film est à la hauteur du roman.

Formellement, il est très beau et, que ce soit de la Pologne triste et enneigée des années 20 à la Côte d’Azur ensoleillée de l’Entre Deux-guerres, en passant par le sombre Londres des années 40… Tout y respire l’authenticité.

 
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Dominique Poncet pour Culture-Tops

Dominique Poncet est chroniqueuse pour Culture-Tops.

Culture-Tops est un site de chroniques couvrant l'ensemble de l'activité culturelle (théâtre, One Man Shows, opéras, ballets, spectacles divers, cinéma, expos, livres, etc.).

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