Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Mercredi 13 Décembre 2017 | Créer un compte | Connexion
Extra

Pour le Medef,
la crise financière n'existe pas (ah oui?)

L'organisation patronale a publié son programme pour la présidentielle ce mardi. Pas la peine d'y chercher des références au "made in France" ou à l'industrie de notre pays : vous n'en trouverez pas...

Silence radio

Publié le - Mis à jour le 23 Février 2013
Pour le Medef, 
la crise financière n'existe pas (ah oui?)

L'organisation patronale a publié son programme pour la présidentielle ce mardi. Crédit Reuters

Ce mardi, Laurence Parisot a présenté Besoin d’Aire. Initialement, ce devait être un livre programmatique publié en janvier. Finalement, c’est un livre électronique présenté mi-février. Dureté des temps oblige, à un moment où les cotisations rentrent difficilement, le e-book, comme on dit, est une solution rentable.

J’en recommande la lecture. Dans un monde où tout change de jour en jour, où la vérité de la veille est une erreur du lendemain, Besoin d’Aire nous prouve que certains ne changent pas et restent ancrés sur leurs certitudes inébranlables et leurs méthodes traditionnelles. Notamment sur leurs silences.

Crise financière: avec un impressionnant sens du déni, le MEDEF fait complètement l’impasse sur la crise financière qui nous étrangle depuis 2008.

Certes, il y a bien l’idée qu’il faut remettre de l’ordre dans les finances publiques, comme on demanderait à un cancéreux de se lever plus tôt le matin pour être plus en forme. Mais à la diagnostication d’une tumeur, point d’allusion.

En page 7 de la synthèse, au chapitre «Pour une gouvernance mondiale», il est fait allusion à la finance : "Lutter contre les abus du monde de la finance comme beaucoup le demandent nécessite un travail à l’échelle mondiale." Admirez l’astuce rhétorique : lutter contre la finance ? Beaucoup le demandent. Mais visiblement pas le MEDEF (on n’en sera guère surpris), qui, dans sa proposition de gouvernance mondiale, s’abstient sagement de proposer la moindre mesure susceptible de régler structurellement les désordres financiers, en dehors de la convertibilité du yuan.

Avec un peu d’ironie, le lecteur remarquera que les propositions du MEDEF au niveau mondial consistent quand même à accroître le rôle des institutions existantes (FMI, FESF, OIT) ou à en créer de nouvelles (B20 pour la représentation des entreprises, OME pour l’environnement, Agence Mondiale des Matières premières,...) On a beau déplorer les déficits publics et l’excès de réglementation, on n’en reste pas moins français: à chaque problème, son agence ou son institution.

Dans tous les cas, nous aurons tous bien compris que le désordre financier ne peut être combattu dans un seul pays, ni sur un seul continent, ce qui a le mérite de renvoyer aux calendes grecques le règlement du véritable problème qui frappe les entreprises et le marché mondial aujourd’hui: l’instabilité financière et son corollaire, l’instabilité de l’activité.

Industrie: là, je dis «chapeau!». Parce que prétendre représenter les entreprises françaises sans prendre une seule fois position sur la place de l’industrie dans notre économie, fallait oser. Pas un mot sur le contenu de notre production. Pas une allusion au sujet. Une très belle leçon de déni.

Du coup, on reste perplexe sur la signification de ce silence. Car le programme du MEDEF parle bien de quelques sujets économiques: la révolution digitale, les marchés du futur, à savoir les écosystèmes d’innovation, la biodiversité, "une richesse inappréciable". Mais... l’industrie dans tout ça ? Nous faut-il plus d’usines ? Moins d’usines ? Plus ou moins de services ?

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par laurentso - 15/02/2012 - 09:35 - Signaler un abus Bah rien d'étonnant

    Au Medef, ce sont les fédérations des banques et de l'assurance qui font la loi, alors que l'UIMM (industrie) y est majoritaire. D'ailleurs, Parisot a été élue sans le soutien de l'UIMM. De même, ce sont les très grosses entreprises qui dirigent tout, tandis qu'elles ne représentent pas 10% des entreprises du Medef. Résultat : les revendications des patrons portent sur la baisse des charges, le moins d'Etat, et tutti quanti, et surtout pas sur une nouvelle régulation de la Finance. Pourtant, quand vous interrogez des patrons, des vrais, ils vous parlent surtout de la difficulté à trouver des capitaux financiers, des taux d'intérêt encore élevés, du coût du capital et peu du coût du travail. Mais de tout cela, Parisot n'en parle pas. Etonnant, non ?

  • Par New - 15/02/2012 - 09:36 - Signaler un abus Le MEDEF de Parisot est assez nul

    notamment parce que Parisot est nulle. Aucune idée originale. Ils tournent en rond. Un vrai problème de leadership. Un terrible manque de vision.

  • Par cacdetoulouse - 15/02/2012 - 09:43 - Signaler un abus Qui d'entre nous combat réellement la crise? Tous citoyens

    Bonjour M.Verhaeghe, Merci pour votre éclairage concernant ce Ebook. Cela aurait été très intéressant, qu'en tant qu'ancien du MEDEF, vous alliez plus loin dans votre éclairage et nous apportiez vos propositions/solutions. En fait, le cas de figure où vous auriez écrit ce livre. Merci.

  • Par laurentso - 15/02/2012 - 09:43 - Signaler un abus Cela dit, le Medef a raison, la crise financière n'existe pas.

    La preuve : BNP Paribas est en tête des hausses du Cac-40 après ses excellents résultats annuels et sa décision de verser un dividende au titre de l'exercice 2011. Crise, quelle crise ?

  • Par Mad - 15/02/2012 - 10:11 - Signaler un abus Encore un !!!

    Encore un étatiste-jacobin-interventionniste qui nous explique que le MEDEF ou n'importe qui d'autre DOIT avoir une politique industrielle, qu'il existe quelque part en France un cercle d'experts qui SAVENT où et comment on fait pousser des usines !!! Il y a en marre de ces "monsieur-je-sais-tout-faire" qui pensent pour les autres comment bien faire. Le MEDEF a raison de ne pas dire comment et où se créeront les emplois de demain... Pour la bonne raison qu'il ne le sait pas. Pas plus d'ailleurs que Verhaeghe, Sarko, Marine ou Mimolette. La seule chose que le MEDEF et tous les autres peuvent (devraient) demander, c'est qu'on arrête de faire chier en France les pauvres types qui se défoncent pour créer un business (et les boulots qui vont avec), qu'on les aide, soutienne et respecte enfin. Et surtout qu'on arrête de leur expliquer où et comment ils doivent faire : personne ne le sait mieux qu'eux !!!

  • Par iznogoud - 15/02/2012 - 11:35 - Signaler un abus Et les VOTRES de solutions, M. Verhaeghe ???

    Je vous cite : "Nous faut-il plus d’usines ? Moins d’usines ? Plus ou moins de services ?". La réponse est enfantine, peut-être juste inacceptable à un fan du tout-étatique et des décisions-qui-se-prennent-en-haut : L'avenir seul nous le dira : si la réponse est oui, nul doute qu'ils ou elles viendront. Mais si, comme vous le sous-entendez, l'Etat prend la décision de pousser à l'installation d'usines inutiles, la claque (avec son cortège de crise et de taxes) sera dévastatrice !

  • Par alankin - 15/02/2012 - 13:22 - Signaler un abus l'auteur devrai savoir que...

    le MEDEF ne représente pas l'entreprise, mais ses actionnaires. ils ne se prononcent donc pas trop sur l'avenir français, qui compte relativement peu dans leur contexte économique, qui est le contexte mondial. ils sont bcp plus inquiets de ce qui se passe aux USA ou en Chine que de ce qui se passe en France... ben c'est évident. ce syndicat n'a aucune représentation de l'emploi sur notre sol.

  • Par le Gône - 15/02/2012 - 14:01 - Signaler un abus Les fonctionnaires parlent aux fonctionnaires...

    Allez donc avec "couille molle l'enfarinée" il manque d'élécteurs...votre "disertation" est inepte

  • Par Alex_13 - 15/02/2012 - 15:38 - Signaler un abus La crise, toujours la crise...

    Le diagnostic de la crise a été fait depuis bien longtemps M.Verhaeghe. Depuis 4 ans, médias et hommes politiques nous rabâchent le mot "crise". A quoi bon le marteler indéfiniment ?! Nous sommes au courant.

  • Par flogo - 15/02/2012 - 15:51 - Signaler un abus Voila l'exemple type

    de celui qui ne connait rien à la vraie économie : celle des entreprises. Ça, regarder ce que font les autres pour détruire, il sait faire ! Montrez-nous ce que vous savez faire : montez votre entreprise, prenez des risques sur vos biens, donnez 12 heures par jour avec les insomnies pour trouver la solution de la fin du mois. ENTREPRENEZ et après vous pourrez causer ! Les moulins à vent n'ont pas d'avenir ...

  • Par Eric Verhaeghe - 15/02/2012 - 16:25 - Signaler un abus @iznogoud Solutions

    Sur les solutions, vous avez raison, je devrais répéter ici un certain nombre d'indications que j'ai déjà données par ailleurs... Pour le reste, qu'ai-je dit qui laisse sous-entendre que je sois favorable à une intervention de l'Etat?

  • Par Eric Verhaeghe - 15/02/2012 - 16:27 - Signaler un abus @ cacdetoulouse Solutions

    Je suis vraiment d'accord sur l'utilité de proposer des solutions. L'objet d'un prochain papier peut-être.

  • Par Eric Verhaeghe - 15/02/2012 - 16:36 - Signaler un abus @ Mad: pas compris

    Je ne comprends pas ce que signifie l'expression "étatiste-jacobin-interventionniste". Pour moi, c'est du jargon incompréhensible.

  • Par Eric Verhaeghe - 15/02/2012 - 16:45 - Signaler un abus @ flogo

    Eh bien Monsieur, ENTREPRENEZ... de lever votre pseudonymat, et, comme moi, dévoilez publiquement vos opinions sous votre identité. La critique est si facile, quand elle ne porte pas de nom. Goûtez, comme moi, aux plaisirs de l'exposition publique, de la PRISE de RISQUE qu'elle représente, et nous en reparlerons.

  • Par flogo - 15/02/2012 - 17:15 - Signaler un abus Eric Verhaeghe

    Pas de problème ... Philippe GAUVRIT Je suis entré dans l'entreprise de mon père : scieries de bois exotiques et multiplié par 10 le chiffre d'affaire en 15 ans. 60 salariés avec l'interessement sur la production. Volume traité mensuellement : 6000 m3 de bois soit 300 M3 apr jour en trois huit

  • Par flogo - 15/02/2012 - 17:19 - Signaler un abus Suite

    Mon travail consistait à : Achat en Afrique des grumes, Importations par navires Sciage des grumes en plots ou avivés Séchage de la moitié des débits Ce travail prennait 12 heures par jour, c'étairt déjà mieux car je vous signale que lorsque je suis entré dans l'entreprise de mon père en 1961 je faisais 10 heures par jours pendant 6 jours et demi = 65 heures. Alors l'entreprise je peux vous l'apprendre.

  • Par Eric Verhaeghe - 15/02/2012 - 17:20 - Signaler un abus @ flogo

    Intéressant. Et aujourd'hui, en tant que chef d'entreprise, quelles sont vos principales attentes ou les principaux freins à votre développement que vous aimeriez lever?

  • Par flogo - 15/02/2012 - 17:25 - Signaler un abus J'ai oublié

    de vous dire que de Gaulliste je suis bien entendu toujours resté au centre droit et à droite sans jamais accepter les extrêmes du F.N. En mai 1968, mon entreprise n'a fermé qu'une journée car le personnel était conscient de son appartenance à l'entreprise. Aucun syndicaliste n'est venur demander la fermeture car ... ILS SAVAIENT ce qu'était cette entreprise .. Êtes-vous satisfait de savoir que j'étais bien loin du café de Flore car je bossais !

  • Par Eric Verhaeghe - 15/02/2012 - 17:28 - Signaler un abus @ flogo - sur votre "j'ai oublié"

    Je ne vais pas au Café de Flore, et mon propos n'a rien d'inquisiteur. En revanche, il me paraît important que dans un débat démocratique, toutes les parties prenantes soient à égalité, notamment en termes de dévoilement réciproque. Sur le fond, je n'ai aucun doute sur le fait que vous travailliez, et je regrette probablement que cette conviction ne soit pas réciproque. Je regrette très généralement que beaucoup de Français se soient convaincus qu'ils étaient les seuls à travailler et se déchirent sur ce point. La division est toujours une faiblesse en temps de crise. Vous ne dites pas autre chose en parlant de votre entreprise en mai 68.

  • Par flogo - 15/02/2012 - 17:33 - Signaler un abus Eric Verhaeghe

    Avec mes 71 ans, je ne suis plus en activité et j'essaie de survivre aux problèmes que ce travail de fou m'a donnés. Mais je suis resté en contact avec beaucoup de mes "amis" clients. Je peux vous dire qu'ils ont assez d'entendre toujours ces journaleux qui ne connaissent rien en parler le plus. Ils devraient tous faire un stage de 6 mois dans une PME pour avoir le droit de s'exprimer devant le peuple français. Travailler sur le terrain est necessaire pour éviter de dire des ...bêtises! Une chose en plus : Ne confondez jamais l'économie des états et la vraie celle des PME PMI et TPME...qui fait vivre la France.

  • Par flogo - 15/02/2012 - 17:43 - Signaler un abus Eric Verhaeghe

    J'ai pris le temps d'écrire un livre : "il était une fois...un p'tit risson" Ce sont de petites fables philosophiques et de vieiles histoire de ma "päis" la Vendée. Vous y trouveriez ce regard qu'un vieux travailleur peut avoir sur ce monde devenu tellement égoïste .. Voila une de ces histoires : "...Ha ces maîtres de forge! Ils firent l'industrie de première génération, la première lutte des classes mais malgré tout, aussi avancer le pays. Ce fut à cette époque aussi que se firent jour les premières vraies belles âmes qui donnèrent leurs biens et surtout leurs vies aux autres. Ils nous ont laissé de belles leçons et ''cheu'' nous, ce souvenir plane sur les marais. Nous avons cet atavisme, cette terre collée sous nos sabots qui fait nos pas pesants et notre marche lente. Nous avons ainsi le savoir de la peine et de l'effort pour atteindre le but. Parfois on rencontrai un autre et malgré notre difficulté, nous avions encore la force de lui prendre le bras pour l'aider dans sa marche, sans aucune question ni hésitation..."

  • Par Eric Verhaeghe - 15/02/2012 - 17:45 - Signaler un abus @ flogo

    Je partage une bonne partie de ce que vous dites sur le divorce entre les médias et la vraie vie. Je vous laisse libre de me classer dans les premiers et pas dans la seconde, même si vous imaginez bien que je ne partage pas votre jugement... ;-) Pour le reste, je crois justement que le moment vient de laisser tout le monde s'exprimer, et de ne plus confisquer la parole. Car vous voyez bien les dérives auxquelles nous arriverons vite... Après tout, pourquoi des retraités de 71 ans seraient-ils plus légitimes à s'exprimer sur l'économie et les entreprises, sur les PME et le remboursement de la dette, que des actifs qui se saignent pour un système de retraite dont ils ne profiteront guère? que des jeunes diplômés qui sont au chômage et rêvent d'intégrer une PME? que des fonctionnaires qui apportent un service effectif aux PME? que des étrangers sans papier qui travaillent dans une PME et cotisent régulièrement à la sécurité sociale sans avoir aucun droit? Vous êtes gaullistes... vous savez bien que nous aurons besoin de tout le monde pour relever les ruines de ce pays. Et je crois que ceux-là doivent reprendre la parole... perdue depuis trop longtemps.

  • Par Eric Verhaeghe - 15/02/2012 - 17:47 - Signaler un abus @ flogo - sur votre "p'tit risson"

    Très beau texte en tout cas.

  • Par flogo - 15/02/2012 - 18:04 - Signaler un abus Eric Verhaeghe

    Je ne dénie à personne le droit de s'exprimer comme il l'entend et j'applaudis cette phrase atribuée à Voltaire (discutable) "Je ne suis pas d'accord avec vos idées, mais je me battrai jusqu'à ma mort pour que vous puissiez les exprimer" Pour ceux qui cherchent du travail... J'ai tellement d'exemple dans mon premier "cercle" et dans le deuxième de jeunes qui entreprennent. Ils n'attendent pas qu'on leur donne du travail, ils le font. Voila le principe Gaulliste : ENTREPRENDRE ! sans attendre tout des autres. Quant aux fonctionnaires je connais ...

  • Par flogo - 15/02/2012 - 18:10 - Signaler un abus Quant aux fonctionnaires

    je connais ...mon épouse travaille dans une mairie. Il n'y a du travail que pour la moitié du personnel, mais le maire veut faire plaisir à ses électeurs...Alors il embauche ! Elle connait aussi le conseil régional par necessité de travail...là c'est le même pourcentage. ... Elle a un travail de rêve avec garantie de l'emploi, prise en charge dès le premier jour d'arrête de travail, des ARTT autant qu'elle en veut ... Un détail pour vous fixer la gabegie : On donne déjà des ARTT dès le 2 janvier de l'année...

  • Par Alex_13 - 15/02/2012 - 18:15 - Signaler un abus Des propositions du MEDEF crédibles et fortes

    Je n'adhère pas à vos critiques insipides. Laurence Parisot fait des propositions fortes pour favoriser la compétitivité de notre pays. Cela passe par une meilleure gouvernance européenne, une stratégie coordonnée, une maîtrise budgétaire, une meilleure formation des chômeurs et des réformes structurelles pour rééquilibrer nos comptes. Revoir l'âge de la retraite et revenir à 0 déficits en 2015, par exemple. Ce ne sont pas des réformes faciles, mais la président du MEDEF a le courage de les porter.

  • Par Marion Lagarde - 15/02/2012 - 18:53 - Signaler un abus Critiques faciles

    L'auteur de l'article a-t-il seulement été confronté au monde des entreprises qu'il prétend connaître ? a-t-il seulement entrepris quoique ce soit pour pouvoir se permettre de formuler ces critiques à l'emporte-pièce ?

  • Par Doriane - 15/02/2012 - 19:05 - Signaler un abus Quelles propositions alors ?

    Critique facile. Elles sont où vos propositions pour remettre notre pays sur les rails de la compétitivité ?

  • Par Eric Verhaeghe - 15/02/2012 - 19:09 - Signaler un abus @ Alex_13, Doriane et Marion Lagarde: opération de e-réputation

    Curieux, trois membres qui s'inscrivent dans la même journée (à 3 minutes d'intervalle pour les deux dernières), pour sortir des textes très très proches. Opération de e-réputation en bonne et due forme?

  • Par sam84 - 15/02/2012 - 19:42 - Signaler un abus D'accord avec mad

    Ce n'est pas au Medef de faire la politique économique de notre pays mais c'est vrai que dans ce pays communiste les syndicats se croient plus compétent que les entrepreneurs

  • Par lorrain - 15/02/2012 - 20:18 - Signaler un abus karl marx

    le vieux barbu, a quelques fois dans les tombereaux de conneries qu'il a dit et écrit dit des choses vraies "les capitalistes nous vendront la corde pour les pendre" , il pensait pas aux chinois, mais, le fait est là

  • Par Philippe David - 15/02/2012 - 21:51 - Signaler un abus @Eric Verhaeghe

    Excellent article mais permettez mois de vous dire qu'en tant que dirigeant de PME mes homologues et moi-même ne se sentent en aucun cas représentés par le MEDEF. Le MEDEF ce ne sont pas des patrons qui ont crée une activité mais soit des "managers" issus des "grandes écoles" soit des héritiers qui ne connaissent rien à la création d'une boite. Au MEDEF on pense "parachutes dorés", "golden hello", "bonus" et "stock options" tandis que nos PME pensent a ramener chaque jour les commandes qui permettront de continuer à faire vivre la boite. Pour tout vous dire, le MEDEF de Sellière et de Parisot ( deux héritiers tiens tiens) est un désastre pour l'image des entreprises et des entrepreneurs en France, voila la réalité. Salutations d'un de vos confrères rédacteurs. Philippe DAVID

  • Par brennec - 16/02/2012 - 10:22 - Signaler un abus l'Oligarchie tient le medef

    Le MEDeF est un syndicat qui représente surtout l'oligarchie, les autres entreprises étant un alibi, le Medef ne va pas s'ingérer dans la campagne parcequ'il sait qu'il s'entendra avec le gagnant. Parmi les entreprises que représente le Medef il y a les banques et la finance. Pourquoi le medef devrait-il abonder dans le sens de ceux qui veulent chasser ces activités en angleterre? Quand au made in france le medef est assez bien placé pour savoir qu'il s'agit d'un trompe l'oeil politique qui n'a aucune chance de déboucher sur quelque chose d'intéressant du point de vue économique. Le made in france ne se décrete pas le temps d'une campagne électorale, il necessiterait un sérieux ménage dans la règlementation, la fiscalité, la 'dépense publique' et même l'enseignement, toutes choses qui ne se verront pas avant que la france se soit payé le mur et qui ne figure absolument pas dans les programmes des candidats. Pour information, concernant l'enseignement de l'économie, une explication de la nullité française: les manuels d'économie des lycéens http://www.youtube.com/watch?v=8bNqh5sQ6Ok les manuels d'économie allemands http://www.youtube.com/watch?v=NdHkuOpIJhc

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe est l'ancien Président de l'APEC (l'Association pour l'emploi des cadres) et auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr
 

Diplômé de l'ENA (promotion Copernic) et titulaire d'une maîtrise de philosophie et d'un DEA d'histoire à l'université Paris-I, il est né à Liège en 1968.

Voir la bio en entier

Je m'abonne
à partir de 4,90€