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Les profs sont-ils le corps social le plus conservateur de tous ?

Depuis une trentaine d'années, professeurs, universitaires, ministres s'accordent plus ou moins à dire que l'organisation du temps de travail à l'école est contre-productive. D'un autre côté, toucher aux privilèges des enseignants n'est pas une mince affaire...

Enseignant Ducobu

Publié le - Mis à jour le 2 Avril 2013
Les profs sont-ils le corps social le plus conservateur de tous ?

Les enseignants sont très conservateurs.  Crédit Reuters

C’est une des lois de notre nature humaine que les plus enragés des révolutionnaires deviennent les pires des conservateurs. A sa manière, Jacques Brel n’avait-il pas chanté : « Les bourgeois, c’est comme des cochons… ». C’est ainsi que la « gent » éducative est devenue hostile à toute réforme et dans ses attitudes tout à la fois et compassées et théâtrales s’emploie à défendre « ses pauvres privilèges » : non plus privilèges matériels, mais privilèges d’emploi du temps. Toutes les revendications  des enseignants visent à être présents, le moins possible, auprès des élèves. Ecoles, lycées, universités deviennent ainsi des forteresses vides qu’élèves absents et professeurs lassés s’emploient à quitter le plus vite possible.

Tout au long du XIXème siècle, les instituteurs, professeurs des collèges, des lycées et des universités, ont pu, à juste titre, être qualifiés « de hussards noirs de la république », c’est-à-dire qu’ils s’employaient, au nom de l’égalité érigée en système, à éduquer, le plus largement possible, la jeunesse française.

Les qualités requises pour un tel apostolat, car c’est bien d‘un apostolat qu’il s’agissait, étaient la générosité, l’abnégation, mais aussi la passion de transmettre, y compris le grand mythe révolutionnaire de la fin des privilèges. Cette mission et la vocation ne sont aujourd’hui plus qu’une trace dans la littérature et la mémoire collective.

Par une curieuse inversion de polarité, la tribu des enseignants, est devenue une nouvelle caste de privilégiés. Tout simplement, parce qu’elle a remplacé les valeurs dont il vient d’être question, par une défense irraisonnée et quelque peu hystérique des « avantages acquis ». Dès lors, le bel idéal républicain de l’éducation pour tous a laissé la place à des revendications craintives et irrationnelles, ne voulant pas prendre en compte les fondamentales évolutions sociétales qui sont en jeu dans la société postmoderne.

Qu’est-ce que cela signifie ? Sinon peut-être que c’est le modèle éducatif lui-même qui doit être mis en question. Est-il encore possible d’enseigner d’une manière péremptoire et avec un corps de doctrines purement académiques des jeunes générations qui, développement technologique aidant, sont plus aptes au raisonnement intuitif que rationaliste. Et qui, surtout, peuvent et veulent interagir, voire contester en temps réel, le savoir surplombant de l’enseignant. Est-il encore pertinent de faire fi de la communauté des jeunes élèves pour pratiquer une pédagogie du concours et de la sélection individuelle ?

A cet égard, on peut penser qu’il serait utile de revisiter un autre modèle de socialisation, qui a prévalu dans les sociétés traditionnelles, celui de l’initiation. Dès lors l’enseignant n’imposerait plus un savoir pré-mâché, mais s’emploierait à accompagner et à faire ressortir une connaissance largement partagée, celle d’une science collective.

 
Commentaires

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  • Par Cap2006 - 27/03/2013 - 08:18 - Signaler un abus ni plus ni moins que le reste de la population....

    les enseignants sont surement moins obtus que leurs syndicats... beaucoup de démènent pour la réussite de leurs élèves.... Libérons leurs énergies !!!

  • Par mich2pains - 27/03/2013 - 09:40 - Signaler un abus à "CAP2006 " !

    Clamer que : " les enseignants sont moins OBTUS que leurs syndicats " , ç'est pratiquer la culture de l'évitement des propres responsabilité de ces enseignants car , qui ç'est qui vote pour "leurs syndicats " si ce n'est les enseignants eux-mêmes ! Décidément , les enseignants ne sont jamais responsables de quoi que ce soit : Quand ce n'est pas la faute de leur ministre de tutelle , ç'est celle des parents , voir des élèves et , maintenant , celle de " leurs syndicats " .....A quand la concierge de votre immeuble ? Avec un tel degré d' Irresponsabilité personnelle , nul part ailleurs , dans le PRIVE , vous auriez votre place !!!!! Profitez-en bien , tant qu'il restera des ....Contribuables pour vous assumer .

  • Par amike - 27/03/2013 - 09:49 - Signaler un abus Il ya réaction,

    parce que les réformes (ou tout au moins certaines) ont un impact sur l'exercice même de leur profession. Et c'est normal. Exemple: La demi journée de travail le mercredi à Paris : réforme judicieuse, idéale pour les parents parisiens, certes, mais qui forcent des enseignants (débutants, femmes) venant de banlieue, à faire un long trajet supplémentaire dans la semaine. Et la moyenne de revenu des premiers par rapport aux seconds n'encourage pas le dialogue... Autre exemple: la présence sur le lieu de travail : réforme judicieuse où la disponibilité du prof permet des dialogues individuels avec les élèves (pas seulement en difficulté). Oui, mais le travail personnel à la maison "du-prof-qui-prépare-ses-cours" (comme si d'une année sur l'autre, ça changeait !) l'empêche d'améliorer son quotidien (cours par correspondance, privés, travaux en mairies et autres associations avec frais remboursés...)

  • Par amike - 27/03/2013 - 09:52 - Signaler un abus Il y réaction (suite)

    L'idéal serait de séparer le fond de la forme, la pédagogie et l'exercice du métier d'enseignant. . Payer le prof sur la qualité de son enseignement serait l'idéal. Brutal mais efficace.

  • Par Imragen - 27/03/2013 - 09:53 - Signaler un abus @l'auteur

    Il est certain qu'il y a un conservatisme des enseignants. Mais il me semble que vous le situez mal. Pour moi, il se situe au niveau de ceux qui "pondent et repondent" des nouveaux programmes à jet continu. Et les malheureux enseignants qui sont très nombreux à être consciencieux passent une bonne partie de leur temps à revoir leurs cours. J'en connais même qui se sont montrés incapables de faire les exercices proposés par le nouveau programme de physique du Bac !!!! Si on les laissait travailler, ils seraient sans doute moins stressés.

  • Par EOLE - 27/03/2013 - 10:00 - Signaler un abus Enfermés dans leurs citadelles...

    Le plus conservateur, je ne sais pas mais un des plus conservateurs certainement avec celui des magistrats et ceux de la fonction publique en général, curieusement l'armée mise à part peut-être parce qu'on la fait marcher au pas en éclaireur de chaque restriction budgétaire... Ce jugement ne met bien évidemment pas en question les qualités individuelles des fonctionnaires qui sont grosso modo distribuées comme pour le reste de la population...

  • Par Guzet31 - 27/03/2013 - 10:57 - Signaler un abus Arroseurs arrosés

    Surtout, c'est le corps social qui subit de plein fouet les conséquences de l'individualisme libertaire - le fameux "il est interdit d'interdire" - dont il a été le plus vigoureux propagandiste il y a 30 ou 40 ans... En cela il annonce les contradictions inextricables dans lesquelles la société va se débattre dans quelques années et qu'illustre la volonté absurde de re-enseigner une morale dans une société qui ne veut plus connaitre comme norme que la maxime pirandellienne : "A chacun sa vérité..."

  • Par Salaudepatron - 27/03/2013 - 11:02 - Signaler un abus Jamais contents !

    Ce qui est quand même comique, c’est que la majorité des profs hurlait contre le projet Sarkozy de limiter la semaine scolaire à 4 jours et maintenant que Flamby repasse à 5 jours, les mêmes profs hurlent de nouveau. Preuve est donc faite que cette caste privilégiée est ingérable et qu’aucune solution ne conviendra à ces nantis, qui s’imaginent ne pas être concernés par les problèmes de déficit du pays. Pour en connaître quelques uns, c’est assez ahurissant de voir comment ils ne veulent pas admettre que le financement des fonctionnaires est l’affaire de tous et qu’on ne peut pas continuer à embaucher des profs, dans un pays qui croule sous les dettes ! Ces gens là ont une vision particulièrement restreinte de la gestion du pays... Ma gueule et après moi le déluge !

  • Par mado83@free.fr - 27/03/2013 - 11:41 - Signaler un abus Les Instits..

    La plupart des instituteurs sont des gens dévoués, valables qui veulent la réussite des enfants..mais..Chaque nouveau ministre de l'E.N voulant imposer sa "marque", c'est une belle pagaille, la façon d'enseigner, les programmes, les horaires sont sans cesse chamboulés.. les parents parfois s'en mêlent (je connais une instit qu'une mère à gifler parce qu'elle n'était pas d'accord sur la méthode de lecture qu'elle employait!!) Quant aux profs..il faut avoir le coeur bien acroché, pour pénètrer dans certains collèges et lycées..où chaque élève est un adversaire.. Une réforme profonde de l'E.N est à faire mais elle est impossible pr le moment où tout vacille..et où les gens s'accrochent à leurs position acquise....plus de confiance, alors "wait and see"...

  • Par guy bernard - 27/03/2013 - 11:44 - Signaler un abus n'ayez pas peur... d’être competents

    ils ne sont pas conservateurs, ils sont nuls et n'arriveraient pas à faire une copie notable, ils ont peur des réelles compétences. je le dis après 10 ans d'enseignement et après une vie professionnelle bien remplie. de plus, ils s'honorent que des "professionnels", rebaptises autodidactes (!), ne réussissent pas les épreuves professionnelles de leurs diplômes. enfin, ils ne se mettent pas à jour et enseignent ce qui a fait l’érudition de leurs grands parents.

  • Par rbao - 27/03/2013 - 11:53 - Signaler un abus Deux phrases : deux constats évidents

    Écrire "les plus enragés des révolutionnaires deviennent les pires des conservateurs" est l'un de ces constats. Comment pourrait-il en être autrement ? Les "révolutionnaires" le sont parce qu'ils sont convaincus de détenir la vérité, les autres ayant forcément tort. Une fois que leurs idées sont "installées", il est évident qu'ils ne voudront pas qu'on les remettent en cause puisqu'elles sont aux autres supérieures. Ils deviennent donc conservateurs et réactionnaires ! . Un autre constat est "on préfère rester sur le privilège du « sachant », refusant d’entrer dans une logique du partage de la connaissance". L'évidence tient au principe du "partage". Pour partager, il faut plus, voire beaucoup plus que le destinataire, sinon le différentiel s'amoindrit. À l'extrême, seul le superflu serait à partager. Donc, descendre de son estrade de "sachant", c'est se mettre en situation de vulnérabilité, surtout avec des "élèves" qui n'auraient ni éducation ni respect. Un peu comme une jeune fille sage, allant au contact de "prédateurs" (excusez l'image). Le corporatisme, la peur et la mesquinerie n'épargnent pas plus les enseignants que le reste de la population. Les vertus non plus.

  • Par SteakKnife - 27/03/2013 - 12:36 - Signaler un abus C'est si drôle

    Les conservateurs utilisent maintenant "conservateur" comme une insulte. Les mots n'ont vraiment plus aucun sens de nos jours.

  • Par mascarine - 27/03/2013 - 13:32 - Signaler un abus Dans leur grande majorité

    les enseignants n'ont pas la culture politique très subtile : beaucoup de femmes qui gèrent au mieux une population d'élèves de moins en moins motivés ,des chefs d'établissement qui ont choisi de se mettre à l'abri dans leurs bureaux et dont la devise c'est :" pas de vague"( les bougres visent la bonne mute ), des syndicats corporatistes et politisés jusqu'à l'hystérie sous NS , des programmes qui changent tous les ans , selon les dadas de haut fonctionnaires , qui n'ont jamais mis un pied dans une classe ....et qui se maintiennent malgré les changements de majorité gouvernementale . Toujours soumise à la même idéologie mortifère , l'Education Nationale est un désastre dont les enfants et leurs professeurs sont les victimes .

  • Par casanova - 27/03/2013 - 13:44 - Signaler un abus @ SteakKnife

    Concernant les enseignants en France, le terme éculé de corporatiste me semble dépassé actuellement, néo-con conviendrait bien mieux que conservateur.

  • Par guigou - 27/03/2013 - 13:54 - Signaler un abus Enseignants méfiants

    Depuis 25 ans, chaque réforme est un piège à cons où on enrobe une dragée idéologique ou budgétaire avec un mauvais sucre pseudo-pédagogique. Le ministère de l'éducation nationale est vu comme un tremplin vers Matignon: on s'élance, on court, et là, c'est la chute ou le succès. Les enseignants et l'école ne général sont las d'être un enjeu politique sans vraie réforme. Une remise à plat totale et franche ? La majorité des enseignants en rêve. Mais comme chaque salarié, ils ne veulent pas que ce soit fait sur leur dos. L'enseignement n'est pas la prêtrise: le salaire, la vie de famille, la considération n'ont pas à passer après le métier, comme tout à chacun.

  • Par pemmore - 27/03/2013 - 14:04 - Signaler un abus C'est le manque de mixité qui craint,

    ces gens ad libitam vient continuellement entre-eux. Si pour être prof de maths bac +x pourquoi pas, de Français (avoir fait ses humanités), histoire., sciences ,quoi que! Mais pour le sport prendre un sportif, musique prendre un musicien, peinture prendre un artiste peintre. Anglais prendre une anglaise. Mes meilleurs profs en fait n'en étaient pas. ingé, médaillé olympique, anglaise (miss cannon), il m'ont laissé en 5/7 des notions que 45 ans après je n'ai pas réussi à oublier. Et si ces profs travaillaient avec des non profs ils s'ouvriraient sur le monde + un esprit de compétition.

  • Par OlivR - 27/03/2013 - 14:15 - Signaler un abus Guzet31 et Salaudepatron

    ont parfaitement décrit les tenants et les aboutissants... Pour autant je pense que les enseignants sont parfaitement en phase avec le Français moyen en terme de conservatisme et de protection de leurs avantages acquis, autant qu'ils sont déconnectés de toute réalité économique. Tous les français veulent des efforts, des réformes, des économies, etc... mais jamais les concernant directement. L'élection du spécimen en place à l'Elysée en est la parfaite illustration! Faut dire la promesse était bien tentante "Rassurez-vous, je ferais raquer les autres !" Bien nombreux ont fait semblant d'y croire et feignent aujourd'hui de "déchanter"...

  • Par JYP - 27/03/2013 - 14:36 - Signaler un abus Manager l'Education Nationale : une histoire vraie...

    J'ai eu à animer un séminaire ayant pour thème "le management du corps enseignant" devant une assemblée de recteurs, directeurs d'établissement et profs. J'ai introduit en disant "pour manager il faut pouvoir répondre à trois questions" Question 1 : Qui est le client de l'Education Nationale ? silence embarrassé, ce mot ne faisant pas partie de leur vocabulaire, puis l'un me répond "ben c'est l'Etat le client, puisque c'est lui qui paye !"... (sic !) Question 2 : Quelle est la mission de l'Education Nationale ? silence total... envie de réviser Jules Ferry ?... pas de réponse Question 3 : Comment évaluez-vous vos pratiques pédagogiques ? réponse : par le pourcentage de réussite au Bac !!! (superbe tautologie attestant l'évidence que ces gens ne sont JAMAIS SORTIS DE L'ECOLE) Bref, il était 9h30, je devais encore les animer pendant 2 jours, et j'ai bien failli sortir de la salle en disant "désolé, mais là... je ne peux vraiment rien faire, vous êtes en stade terminal !" Imaginez une entreprise qui ne connaîtrait pas sa mission, pas son client et incapable d'évaluer son process de production...

  • Par prochain - 27/03/2013 - 14:57 - Signaler un abus En Europe les profs n'ont pas de statut

    Pas de poste garanti à vie ni 15 ou 18 heures de présence / semaine, ni détachés des syndicats payés par le contribuable, des milliers sans affectation...Où est la motivation quand "on" (bon ou mauvais) a le poste garanti à vie?

  • Par Kesta Twa - 27/03/2013 - 15:30 - Signaler un abus Bistrot!

    C'est moyen quand un professeur de la Sorbonne a le niveau d'analyse digne du bistrot du coin...sinon à part un essentialisme crasse et des termes dévoyés ("privilèges", "avantage", "corporatisme"...) et un bon paquet de pédance, il propose quoi le monsieur? Au passage, je ne suis pas prof, pas fonctionnaire et je ne le serais pour rien au monde vu les tocards qui se suivent et se ressemblent comme ministre de l'Education....

  • Par rbao - 27/03/2013 - 15:35 - Signaler un abus à JYP

    Le problème est que pour l'écrasante majorité des enseignants, le principe est : pas de vague, il ne faut pas se mettre la corporation à dos. Cela est d'autant plus vrai que leurs mutations sont plus faciles avec le soutient d'un syndicat qu'en dehors. Le principe de la carotte. Ce qui conduit des gens théoriquement à même de répondre à des questions, à ne pas le faire ou à botter en touche. Il y a quelques années, les enseignants ont poussé ma femme représentante des parents d'élèves à contester la méthode d'apprentissage de la lecture auprès de l'inspectrice (le Directeur notamment). Aux premières confrontations ils se sont tous "débiné", et l'inspectrice s'en est pris à mon fils avec l'assentiment du directeur; prétendant en commission qu'il avait de bonnes notes parce que ma femme terrorisait les enseignants !! Elle a été désavouée et reçu un blâme après que j'ai porté plainte. ps. L'un de mes enfants est agrégé de maths.

  • Par rbao - 27/03/2013 - 16:17 - Signaler un abus précisions

    La commission dont je parle dans un commentaire précédent est celle d'appel après que le passage en sixième de mon fils ait été refusé. Les enseignants et le Directeur avaient passé 3h pour traiter les passages en sixième de 2 classes, dont 1h30 sur le seul cas de mon fils avant de décider qu'il ne passerait pas (unique élève dans ce cas). Le Directeur expliquant à mon épouse qu'il fallait faire appel et qu'il passerait !!? Quand je l'ai su, j'ai dit à ma femme que cela sentait l'entourloupe et le règlement de compte, et nous avons fait appel. L'inspecteur président la commission s'est étonné au vu du dossier : "cet enfant aurait dû passer". L'inspectrice a pris la parole en disant connaître le cas. Elle, les enseignants et la FCPE ont rejeté l'appel. Scandalisés, seuls le président et le représentant "apolitique" ont pris notre parti. Après ma plainte, nonobstant le blâme, mon fils est passé et l'obligation d'anonymat des dossiers a été instauré.

  • Par Toma H - 27/03/2013 - 17:29 - Signaler un abus pour une fois je mets un commantaire avant

    de lire l'article: qu'est ce qu 'Atlantico a trouvé comme prétexte aujourd'hui pour vomir sur les profs? Et surtout, quel spécialiste du monde de l'éducation nous ont ils dégotter pour cracher son venin?

  • Par clara - 27/03/2013 - 17:37 - Signaler un abus LES ENSEIGNANTS NE SONT PAS CONSERVATEURS ,LOIN DE LA

    Non les enseignants ne sont pas conservateurs. Au cours de leur carrière Ils ont du assimiler toutes les réformes, qui se sont succédées depuis 1972, Ils se sont adaptés aux changements économiques et sociaux plus qu’aucun corps professionnel ,en même temps qu’ils perfectionnaient leurs connaissances et se formaient aux nouvelles techniques, seuls et sans accompagnement ni humain ni financier .Ils ont beaucoup donné , On n’enseigne plus en 2013 , comme on enseignait il y 30ans Pour cela il leur faut sans doute un cadre sécurisant, et ce cadre a disparu . Comprenez donc qu’ils apprécient peu aujourd’hui ce qu’on leur propose ; Ils ont enfin compris que cette nième reforme n’apporterait rien de concret et qu’ils allaient encore une fois en faire les frais. Déjà que leur traitement est de 30% inférieur à ceux des cadres de même niveau universitaire et que les vacances qui compensaient cela tendent à se réduire de plus en plus !!! La profession n’attire plus. On manque d’enseignants et cela va s’aggraver tres vite . N’est ce pas un signe dans une période où le chômage explose Alors « Travailler plus pour gagner moins », quelle belle perspective?

  • Par Toma H - 27/03/2013 - 17:39 - Signaler un abus Ben en fait je suis déçu

    Je m'attendais à autre chose qu'un paragraphe creux, vide de sens, et qui démontre que ce monsieur n'est qu'un ignare de plus, prompt à généraliser des phantasmes. Je préfère les articles de Monsieur Le Noan qui sont plus incisifs dans la morgue et le déferlement de détritus sur mes pauvres collègues et moi-même. Ils sont plus rigolos à lire.

  • Par MauvaiseFoi - 27/03/2013 - 17:40 - Signaler un abus @mado83

    Dévoués : peut-être. Valables : sûrement pas, sinon il faut expliquer pourquoi les écoliers ne savent ni lire ni écrire ni compter en entrant en 6e, pourquoi, malgré une grille de notations ultra-favorable aux lycéens, ils sont OBLIGES d' "harmoniser" les notes en y ajoutant de l'ordre de 2 pts et plus parfois pour que les résultats du bac ne soient pas désastreux (merci Jospin et les 80%), pourquoi on va bientôt en faire autant pour la licence afin d'obtenir un taux de réussite de 50%. Notre éducation nationale est une des plus mauvaises d'Europe. C'est une usine à fabriquer des chômeurs et des fonctionnaires. Dixit ma fille aînée, inspectrice d'académie, qui a mis ses enfants dans le "privé".

  • Par musaraigne - 27/03/2013 - 17:40 - Signaler un abus Que de bouffonneries !

    Enfin, de la part d'un sociologue, je n'attends rien de mieux. '' Dès lors l’enseignant n’imposerait plus un savoir pré-mâché, mais s’emploierait à accompagner et à faire ressortir une connaissance largement partagée '' nous écrit-il. C'est exactement ce qu'il se fait de plus en plus, et qui conduit au désastre scolaire. Il ne faut plus apprendre mais ''faire découvrir'' à l'enfant. Plus de leçons de grammaire mais une ''observation réfléchie d'un angle'' etc... ce qui ne cesse de faire baisser le niveau. Ce sont les programmes et les manières d'apprendre qu'il faudrait changer, c'est cela la priorité. En finir avec toutes ces réformes de la gauche qui s'entassent et qui enfoncent l'école toujours davantage.

  • Par MauvaiseFoi - 27/03/2013 - 17:55 - Signaler un abus @Clara

    Chère, très chère Madame, Avant de vous plaindre, je vous suggère de calculer votre salaire horaire brut réel, à savoir : Salaire total annuel brut (primes incluses, déductions pour grèves incluses)/Total des heures travaillées (arrêts maladie exclus). Vous verrez que le résultat est surprenant.

  • Par rudi11 - 27/03/2013 - 18:01 - Signaler un abus conservateurs de leurs acquis, évidemment

    mais en 2013 , l ecole n est p lus celle de 1914 ou les enfants en sortaient sachant lire et compter..... donc il y a un os quelque part, ou les enseignants n enseignent plus rien, ou les parents ne surveillent plus rien....................... les ministres peuvent discourir, mais la réalité est dans la rue, pas à la tv.

  • Par clara - 27/03/2013 - 18:01 - Signaler un abus RECTICATIONS

    Je trouve votre propos très injurieux envers les enseignants et surtout faux !!! Vous avez une vue bien tronquée et fausse de l’enseignement et des enseignants. Moins de 20% d’entre eux sont affiles a un syndicat .qui n'est donc representatif que d'une minorité. Mais c’est cela qu’on voit et pas le travail des enseignants dans leur classe La fonction a bien change depuis Jules Ferry ; Dans le secteur primaire Un instituteur n’a plus comme seule mission d’apprendre aux enfants à lire , écrire, compter et réfléchir , mais il doit désormais , éduquer et sociabiliser des enfants de toutes origines et cultures Dans certains secteurs géographiques,il leur faut apprendre le Français à des enfants qui parlent à peine, .jouer les assistantes socialeset affronter des parents parfois hostiles D’autre part, l’autorité de tutelle impose des règles déconnectées de la réalité :surtout « pas de vagues » donc : Pas de sanctions Pas de redoublement ….. et soutient bien peu son personnel Alors s’il y a quelques défaillances, et il ne peut qu’y en avoir tentez de réfléchir un peu au lieu d’agonir toute la profession Vous devriez plutôt les encenser et doubler leur traitement

  • Par DEL - 27/03/2013 - 18:07 - Signaler un abus @musaraigne: la droite a fait

    @musaraigne: la droite a fait autant de réformes de l'éducation que la gauche, sinon plus, et pas mieux. Mais pourquoi donc les gouvernements, toutes tendances confondues, ont-ils donc si peur des enseignants: nous sommes des fonctionnaires, et, à ce titre, obligés de respecter la Loi. Qu'ils réforment , donc, et cela suivra, en râlant, mais cela suivra. En revanche, il faudrait que l'on soit raisonnable vis-à-vis des élèves, et leur demander des apprentissages qu'ils puissent assumer dans leur immense majorité, ce qui n'est pas le cas depuis des années puisqu'on leur rajoute sans arrêt des sujets supplémentaires, et très ardus, sans compenser par ailleurs. Code de la route, exploitations de données numériques et de tableaux, invention de solutions aux problèmes ne sont pas du niveau de 75% des élèves et surtout à l'école primaire, où on leur demande de résoudre des questions épineuses sans même qu'il n'aient acquis les bases pour le faire: les commissions des programmes marchent sur la tête! Sauf à ce que ce ne soit délibéré pour réserver la réussite à l'école à quelques enfants de privilégiés de la culture et du social!

  • Par DEL - 27/03/2013 - 18:09 - Signaler un abus Ecole (suite)

    Et puis, si l'on veut, par exemple, former les élèves à l'informatique, il faudrait que les élèves disposent d'un ordinateur par tête, et non pas avoir deux ou trois machines obsolètes qui se battent en duel au fond d'une salle informatique déserte, en attendant la panne définitive!

  • Par MauvaiseFoi - 27/03/2013 - 18:12 - Signaler un abus la preuve par Toma H

    "ont-ils dégotter", monsieur le professeur ?

  • Par DEL - 27/03/2013 - 18:15 - Signaler un abus Ecole suite et fin...

    Ence qui me concerne, je souhaite une semaine de 4 heures le matin, sur cinq jours pour les enfants, avec activités sportives et culturelles l'après-midi, récupérant le temps qui manquerait sur les vacances, celles-ci ayant lieu à la même date pour tout le monde.Quant aux enseignants, dont je suis,en ils devraient r rester à l'école l'après-midi pour concertation, préparation, formation et autres.... Quitte à mettre des pointeuses.

  • Par clara - 27/03/2013 - 18:26 - Signaler un abus @mauvaise foi et à ruddi

    JE NE ME PLAINS PAS, où avez vous lu cela J 'EXPLIQUE , et il semble que ce ne soit pas inutile comparez ce qui est comparable : Un enseignant a fait 5 années d'enseignement superieures et a passé un concours tres sélectif : il est à mettre sur le même plan qu'un ingenieur . Il est donc naturel qu'il gagne plus qu'un manutentionnaire . N'y voyez aucun mépris envers les manutentionnaires qui travaillent dur et sont mal payés Avant de faire vos savants calculs renseignez vous sur les salaires de départ des instituteurs et professeurs et vous verrez que vous faites fausse route . On ne choisit pas l'enseignement pour faire fortune,.mais souvent pour pouvoir avoir une vie de famille .Ceci explique en grande partie la féminisation de la profession. On manque d'enseignants actuellement , alors si vous pensez que c'est le paradis , et si vous en avez les aptitudes pourquoi ne postulez vous pas au lieu de déverser votre fiel ????? Mais peut être avez vous eu quelques problèmes avec l'institution par le passé ?? Pourquoi avoir choisi "mauvaise foi " comme pseudo ??? Je n'attends pas de réponse à mes questions , je les connais déja .

  • Par MauvaiseFoi - 27/03/2013 - 18:27 - Signaler un abus @Clara

    Faites bien le travail pour lequel nous vous payons et rien d'autre. Si des éléments perturbateurs vous en empêchent, ayez le courage de suspendre vos cours et d'en référer à l'autorité compétente. Impossible ? Alors changer de métier. Quant au doublement de votre traitement, je vous renvoie au calcul que je vous ai suggéré.

  • Par MauvaiseFoi - 27/03/2013 - 18:37 - Signaler un abus @Clara

    Vous tombez fort mal car je suis moi-même ingénieur (retraité) et père d'une inspectrice d'académie. Autrement dit, je connais parfaitement bien et les salaires/traitements et les études pour obtenir ces 2 peaux-d-âne. Voulez-vous que j'explique le mécanisme d'obtention du CAPES ou de l'agreg avec une note d'admissibilité moyenne de l'ordre de 06/20 ? du système de cooptation mis en place pour l'inspection d'académie ? Un peu de modestie, Madame.

  • Par Toma H - 27/03/2013 - 18:39 - Signaler un abus @JYP

    L'école n'est pas une entreprise. Enfin pas encore...

  • Par Toma H - 27/03/2013 - 18:42 - Signaler un abus Alors là Clara vous avez trouvé un interlocuteur de choix

    qui ponctue ses commentaires de sous entendus qui ne disent pas grand chose. On attend le développement.

  • Par MauvaiseFoi - 27/03/2013 - 18:48 - Signaler un abus @Clara

    Les traitements de tous les enseignants sont disponibles sur Internet. Merci. Ceux des autres fonctionnaires aussi. Mais il ne faut pas oublier les primes diverses et variées ... "MauvaiseFoi" dans le sens de provocation pour en savoir plus sur l'argumentaire développé et son auteur. OK ?

  • Par clara - 27/03/2013 - 18:49 - Signaler un abus @mauvaise foi

    Où avez vous lu que j'étais enseignante ?? Faut-il être enseignante pour rétablir quelques vérités sur une profession qui comme toute autre a ses défauts mais qui ne mérite pas toutes les méchancetés déversées sur elle?? Je ne comprends pas trés bien votre animosoté viscérale , mais au fond , ........ça m'indiffère .

  • Par clara - 27/03/2013 - 18:55 - Signaler un abus @toma

    bonjour

  • Par Toma H - 27/03/2013 - 18:55 - Signaler un abus L'aigreur de MauvaiseFoi

    doit avoir ses origines dans un conflit familial ou une rancœur particulière envers un membre de la fonction publique...suivez mon regard. En tout cas il semble avoir des choses à dire mais on attend toujours les détails.

  • Par Toma H - 27/03/2013 - 19:02 - Signaler un abus @Clara

    bonjour à vous.

  • Par MauvaiseFoi - 27/03/2013 - 19:03 - Signaler un abus @Toma H

    Qui a dit que l'EN devait être une entreprise ? Le développement : le niveau des profs, des élèves et des diplômes baissent. Cf toutes les études et enquêtes disponibles. C'est tout, que vous vouliez le reconnaître ou pas. Ceci étant, je n'ai pas dit que c'était de votre faute ni que je méprisais un manutentionnaire (il n'y a pas de sot métier).

  • Par Toma H - 27/03/2013 - 19:03 - Signaler un abus Je crois que MauvaiseFoi

    à rangé sa rengaine.

  • Par clara - 27/03/2013 - 19:06 - Signaler un abus @toma H

    Il y a des jours où on s'amuse plus que d'autres : M.F s'est enfin dévoilé ! . Sans jouer au Dr Freud , je comprends mieux son agressivité gratuite

  • Par Toma H - 27/03/2013 - 19:07 - Signaler un abus Ah non le voilà!

    Bonjour, je vous donne l'occasion d'illustrer vos propos: je suis certifié bi-admissible échelon 6 avec 10 ans d'ancienneté. Quel est mon traitement net? Allez vous avez 10 minutes. Ça donnera un peu de corps à votre argumentation. Au boulot!

  • Par Toma H - 27/03/2013 - 19:10 - Signaler un abus Il manque des données

    Arrêts maladies: 0 Jours de grèves depuis le début de l'année scolaire: 3 Volume horaire hebdomadaire de travail: à vous de nous le donner (il faut bien tester un peu vos connaissances).

  • Par MauvaiseFoi - 27/03/2013 - 19:12 - Signaler un abus @Toma H

    Vous fantasmez, cher ami ! Des études de psycho ?

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Michel Maffesoli

Michel Maffesoli, sociologue, membre de l'Institut universitaire de France, est professeur à la Sorbonne.

Après avoir publié "Homo Eroticus" aux éditions du CNRS, il est désormais l'auteur de "Les nouveau Bien-pensants", éditions du Moment janvier 2014.

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