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Primaires américaines, c’est parti : ce qu’il faut attendre de l’étape clé de l’Iowa

Enfin, nous y voilà ! Ce lundi 1er février les « primaires » vont, enfin, débuter aux Etats-Unis avec le vote de l’Iowa (vote que l’on appelle « caucus » parce qu’il se déroule lors de réunions publiques, et non par suffrage direct). « Enfin », parce que ce vote va donner la première mesure concrète de l’état d’esprit des électeurs américains après neuf mois d’une campagne mouvementée.

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Primaires américaines, c’est parti : ce qu’il faut attendre de l’étape clé de l’Iowa

Hillary Clinton, ici dans l'Iowa, à quelques jours du caucus, est celle que tout le monde attendait, mais qui échoue toujours à convaincre. Crédit Reuters

Deux personnalités ont dominé les débats : Donald Trump chez les Républicains, Hillary Clinton chez les Démocrates. Le premier est celui que l’on n’attendait pas, et dont la popularité médiatique surprend. La seconde est, au contraire, celle que tout le monde attendait, mais qui échoue toujours à convaincre.

Au-delà de ces deux personnalités, une douzaine de candidats sont en lice côté républicain, contre trois côté démocrate. Mais malgré de multiples débats télévisés, des dizaines de réunions publiques et des centaines d’interviews, il est bien difficile d’établir un état des forces en présence.

De sorte que le vote de l’Iowa va « enfin » éclaircir un peu les choses.

Côté démocrate, la question concerne la popularité réelle de Bernie Sanders, le sénateur du Vermont et socialiste avoué. En clair est-il en mesure de déstabiliser Hillary Clinton ? Ou bien la course à la nomination va-t-elle s’avérer finie avant d’avoir commencé. Selon les sondages les deux candidats seraient à égalité avec 45% des intentions de vote. Mais les enquêtes d’opinion ont une fiabilité très relative outre-Atlantique. Si Sanders recueille moins de 25% des voix, c’en sera quasiment terminé de sa candidature. Un tel écart face à une candidate dotée des moyens dont dispose Hillary serait insurmontable. A l’inverse si Bernie Sanders réalise un score supérieur à 40%, sa candidature gagnera en crédibilité. Et si, surprise, il venait à remporter ce vote, ce serait un coup terrible à l’image et à l’amour propre d’Hillary Clinton. Cette défaite rappellerait 2008, quand elle avait été battue par Barack Obama, et remettrait en cause l’inévitabilité de sa victoire…

Côté républicain les choses sont plus complexes. Mis à part l’inénarrable Donald Trump, aucun candidat n’est parvenu à émerger. La plupart se morfondent dans les profondeurs des sondages avec entre 1 et 5% des intentions de vote. Le « caucus » de l’Iowa sera donc source de deux enseignements : un, établir une hiérarchie parmi eux; deux, indiquer le soutien réel dont bénéficie M. Trump.

Toutefois ces enseignements auront leurs limites. La réponse, quelle qu’elle soit, sera tout sauf définitive.

L’Iowa est le premier Etat à se prononcer. Mais à peine 1% des délégués nécessaires à la nomination, de chacun des deux grands partis américains, y seront attribués. 

Depuis la campagne présidentielle de 1972, l’Iowa, petit état du Middle-West, a le statut de « first in the nation ». Il ouvre les scrutins des primaires.  Des cinquante Etats de l’Union, il est le premier à se voter. C’est une tradition. Une règle non écrite qui fait que ce  vote suscite de la part des candidats et des média un intérêt inégalé. Le vote de l’Iowa n’est pas suivi de près  parce qu’il est important. Il est important parce qu’il est suivi de près. 

 
Commentaires

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  • Par Texas - 29/01/2016 - 20:54 - Signaler un abus Enfin..!

    Un article qui dépeint justement les enjeux . L' auteur aurait pu rajouter les vents contraires qui soufflent sur la campagne de Me Clinton , mais ce n' est pas le sujet du moment .

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Gérald Olivier

Gérald Olivier est journaliste et  partage sa vie entre la France et les États-Unis. Titulaire d’un Master of Arts en Histoire américaine de l’Université de Californie, il a été le correspondant du groupe Valmonde sur la côte ouest dans les années 1990, avant de rentrer en France pour  occuper le poste de rédacteur en chef au  mensuel Le Spectacle du Monde.  Aujourd’hui il est consultant en communications et médias et se consacre à son blog « France-Amérique ».

Il est l'auteur de Mitt Romney ou le renouveau du mythe américain, paru chez Picollec on Octobre 2012.

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