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Primaire à gauche : pourquoi les frondeurs (et Christiane T.) se trompent sur la nature de l’impopularité de François Hollande et du gouvernement

Les frondeurs de l'aile gauche du Parti socialiste se réunissent ce samedi 30 janvier pour se positionner en faveur ou non d'une primaire des gauches et des écologistes, à la veille d'une réunion des secrétaires de section du PS.

Décalage

Publié le - Mis à jour le 5 Février 2016
Primaire à gauche  : pourquoi les frondeurs (et Christiane T.) se trompent sur la nature de l’impopularité de François Hollande et du gouvernement

Christian Paul, le chef de file des frondeurs du PS. Crédit francetvinfo.fr

Atlantico : Quels courants de la gauche les frondeurs peuvent-ils vouloir porter concrètement ? En quoi le rejet de François Hollande par une partie de la gauche, dont l'absence de résultat est une réelle déception à gauche, ne suffit-t-il pas à apporter un large soutien aux frondeurs ?

Jean Petaux : Il faut clairement distinguer entre les sympathisants et électeurs qui ont voté pour François Hollande en 2012 d’une part et cadres ou adhérents du PS de l’autre. En l’espèce votre question concerne plutôt le niveau partisan et militant. La situation actuelle semble effectivement paradoxale. L’impopularité de François Hollande dans son propre parti apparait bien réelle et, en tout état de cause, d’un niveau jusqu’alors inconnu, aussi bien à gauche qu’à droite. Malgré ce contexte les frondeurs ne semblent pas à même, pour l’instant, de "coaguler" ce mécontentement intra-partisan en leur faveur et à leur profit.

Comme si le désaveu partiel dont souffre le président de la République dans une fraction de son propre camp ne trouvait pas de "réceptacle" dans une autre fraction de ce même camp. C’est donc une situation très inquiétante non seulement pour François Hollande mais aussi pour le PS en tant que parti et, au final, pour les frondeurs eux-mêmes qui se révèlent incapables de jouer ce rôle de "récupérateurs". De fait il manque un élément stratégique aux frondeurs. Tant qu’ils n’auront pas trouvé lequel (programme alternatif crédible, leadership clair et non partagé, capacité à fédérer des mécontentements et déceptions par nature composites, etc.) les frondeurs ne décolleront pas d’une simple position "tribunitienne", destinée à amuser les journalistes en quête de "petites phrases" dans la salle des "Quatre colonnes" et les plateaux des chaines d’infos en continu, friandes de "bons clients" qui font et refont jusqu’à l’usure des débats sans intérêt.

Dans un contexte de crise économique, les électeurs de gauche se sont d'ailleurs prononcés en faveur d'un assouplissement des 35 heures, dans un sondage Odoxa pour les Echos (voir ici). Quelle est la part de recherche d'efficacité ou de "droitisation" des idées des électeurs de gauche dans ce type de résultats pour le moins étonnant ?

Jean Petaux : Pas certain que le clivage "droite – gauche" soit pertinent ici. On le voit bien dans le sondage Odoxa publié le 20 janvier 2016 dans le journal "Les Echos". 69% des Français sont favorables à une dérogation à la loi sur les 35 heures dont 80% des sympathisants de droite et 58% de gauche. La priorité désormais est la lutte contre le chômage, au prix de "n’importe quel totem" qui soit, y compris "la vache sacrée" des "35 heures". Il semble bien désormais que seuls les "gardiens du temple" socialiste (ou de la gauche en général) s’accrochent au symbole des 35 heures, comme aux reliques de "la vraie Croix". Les électeurs de gauche sont désormais disposés dans leur majorité à sacrifier un des symboles forts du "quinquennat Jospin" entre 1997 et 2002, celui de la réduction du temps de travail, sur l’autel de la lutte contre le chômage. C’est donc plus l’efficacité qui est ici recherchée qu’une droitisation générale. La meilleure preuve de cela est contenue dans la réponse à une autre question du sondage Odoxa sur la question des retraites. 72% des sondés se montrent hostiles à un allongement de la durée du travail. Cette attitude montre qu’il n’y a pas du tout adhésion majoritaire à une mesure phare préconisée par la droite : travailler plus longtemps. On le constate clairement à travers ces deux "variables" : augmentation du temps de travail hebdomadaire et recul de l’âge de départ en retraite, la première totem de la gauche, la seconde marqueur de la droite. Dans l’un et l’autre cas ce qui compte pour les électeurs de gauche désormais c’est le pragmatisme et l’efficacité, le principe de la réalité, loin des dogmes, d’une doxa de gauche et des symboles qu’elle porte. Comme les électeurs de droite raisonnent de plus en plus sur le même modèle, le clivage droite – gauche devient de plus en plus difficile à réifier au niveau de la société française. Il existe toujours en revanche à "l’étage" des appareils partisans. Ce n’est pas la moindre des explications du décalage croissant entre "citoyens" et "partis". C’est certainement ce qu’a perçu un Macron dont les antennes et les vibrisses captent une réalité différente que celle que perçoivent les "purs politiques".

Fabien Escalona : D'abord il faut voir que l'orientation actuelle du gouvernement lui a fait perdre les élections intermédiaires dans les grandes largeurs et ne sont pas de bonne augure pour 2017. Imaginons ensuite que les primaires de toute la gauche aient lieu, ce qui est déjà une gageure. Forcément dans une consultation comme celle-ci, les partis comme EELV ou le FDG seraient probablement minoritaires. On imagine plutôt que celui qui l'emporterait proviendrait du Parti socialiste, pour autant on ne peut pas écarter l'idée que quelqu'un qui incarnerait une ligne différente de celle de Hollande puisse aussi l'emporter. Si les électeurs de gauche adhèrent pour une majorité à l'économie de marché et refusent une économie administrée, il existe plusieurs nuances possibles, qui pourraient inclure beaucoup des réformes que François Hollande avait annoncées et n'a pas mises en oeuvre (la fameuse "révolution fiscale").

L'état d'urgence a été voté par la plupart de la gauche. Il est clair que concernant le terrorisme, ceux qui veulent une sortie de l'état d'urgence sont très minoritaires.

Depuis le début du quinquennat, si certaines enquêtes enregistrent une évolution plus à droite sur les questions de sécurité, et même économiques de l'électorat de gauche, ce phénomène s'explique en partie par les événments et par un réflexe de polarisation de l'opinion contre la ligne politique portée par le gouvernement. C'est par exemple ce à quoi nous avons assisté lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Tenant d'une politique d'inspiration libérale, il a fait face à une opinion de l'époque qui n'était pas en retrait sur l'interventionnisme économique, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

En définitive je pense que c'est surtout l'efficacité des propositions qui importe vraiment aux électeurs de gauche, et ce aussi bien pour les enjeux sécuritaires que pour les questions économiques. Quelle que soit l'étiquette des politiques menées, ils chercheront à se défaire du personnel politique qui les a portées, s'ils estiment que leur situation se dégrade à cause d'elles, surtout en période de crise économique. Le vrai défi pour les promoteurs de la primaire aujourd'hui, c'est donc de convaincre que leurs solutions marcheront mieux, pas qu'elles sont plus à gauche !

Le courant porté par les frondeurs, entre absence de scission réelle et tentative de défiance vis-à-vis du chef de l’Etat, est-il ainsi voué à l’échec dans sa tentative d’imposer une primaire à gauche ? Quels sont les points de blocage principaux qui empêchent une réelle dynamique électorale pour ce courant ?

Jean Petaux : La primaire à gauche est un leurre et une vaste fumisterie. Les différents obstacles précédemment évoqués s’ajoutent à une véritable aporie pour les frondeurs. On peut la résumer dans cette question centrale : quelle alternative proposer à la politique proposée depuis janvier 2014 par le chef de l’Etat, le premier ministre et le ministre de l’Economie ? Comment rendre crédible et présentable une ligne qui, non seulement, ne recueille pas du tout l’adhésion d’une majorité de Français, même pas à gauche, mais dont on peut aussi considérer qu’elle serait également inefficace pour sortir la France du chômage structurel et d’une croissance molle. En d’autres termes entre la politique gouvernementale actuelle dont les effets positifs tardent à se faire sentir sur la conjoncture économique française et celle proposée par les frondeurs, apparemment différente, les Français ne perçoivent pas une véritable rupture et un changement profond. Cette dé-différenciation entre ces deux lignes, au PS, explique qu’aucune dynamique électorale n’apparaisse en faveur des frondeurs. Ils sont "mis dans le même sac" que ceux dont ils critiquent la ligne économique à savoir les soutiens à la ligne "Hollande-Valls-Macron" et entrainés dans les mêmes abysses d’impopularité. Et c’est ce qui rend parfaitement illusoire leur entreprise. Vouée à l’échec pour l’instant en tous les cas.

Cette opposition, apparemment vaine, entre la sociale démocratie et les frondeurs, laisse-t-elle vraiment la place à un courant alternatif à gauche ? Quels seraient les éléments permettant, à gauche, de créer une réelle dynamique électorale ?

Jean Petaux : Aucun. Les exemples étrangers récents permettent de répondre à cette question. "Coqueluche" de la gauche de la gauche française, Syriza en Grèce, encore adulé il y a 18 mois (qu’on se souvienne des trémolos enamourés d’un Mélenchon place Syntagma à Athènes lors de la victoire législative du parti de Tsipras), Syriza est maintenant totalement oublié par les leaders de la gauche "orthodoxe" française, bien obligés d’avaler leur chapeau rouge face à la volte-face de Tsipras. Désormais le nouveau chouchou de la gauche "alternative" est en Espagne. C’est le leader de Podemos, Pablo Iglesias Turrion. L’universitaire au catogan, séduisant et beau parleur, semble représenter ce que la "vraie" gauche pourrait proposer. Mais il a déjà commencé à renier ses positions pures et dures sur le référendum prévu pour l’indépendance de la Catalogne : première entorse à la ligne inflexible de Podemos. Il y en aura d’autres et Podemos connaitra le destin de Syriza : s’adapter ou dépérir, trahir pour gouverner ou s’enfermer dans une opposition de principe. 

Cette situation, encore une fois inconfortable et quasi-impossible, est celle d’une voie sans issue. Elle permet de dire qu’il n’y aura pas de dynamique électorale en faveur de la gauche de la gauche dans un avenir proche. Non pas par défaut d’imagination ou de proposition de cette partie du champ politique. Non pas parce que les propositions de la "gauche social-démocrate" ou de toutes les sensibilités actuelles de la droite républicaine sont plus appréciées par les Français que celles de la "gauche de la gauche". Tout simplement parce que la grande majorité des électeurs considère qu’aucune formation politique n’a véritablement la solution aux problèmes politiques actuels. C’est aussi ce qui explique la montée régulière du Front national. Le programme de cette formation politique est absurde, irréaliste, économiquement inepte, financièrement suicidaire et socialement dangereux. Sans parler de sa substance politique totalement vide. Peu importe, c’est le seul parti qui n’a pas encore été essayé par les Français. Cela suffit à la rendre crédible pour 6,8 millions d’électeurs aux dernières élections régionales. C’est ce que l’on appelle un soutien par défaut, mais c’est bien là, au FN, que se situe désormais la véritable dynamique électorale.

 
Commentaires

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  • Par pale rider - 30/01/2016 - 10:01 - Signaler un abus "Tout simplement parce que la grande majorité des électeurs

    considère qu’aucune formation politique n’a véritablement la solution aux problèmes politiques actuels" : oui , n'est-ce pas le cas ? Alors ils mentent, tordent les faits , tordent les chiffres , soudoient, corrompent, cajolent , tancent , tout pour être élus , tout pour avoir le pouvoir,dont d'ailleurs , ils n'ont que les hochets. Le 14 juillet , ils récoltent aujourd'hui des sifflets , demain , des tomates et après demain ... le mur tant mérité ?

  • Par cloette - 30/01/2016 - 10:20 - Signaler un abus ce 14 juillet 2016

    sera le dernier ! chouette !

  • Par zouk - 30/01/2016 - 10:50 - Signaler un abus Front national

    Effectivement le seul parti à qui personne ne peut reprocher d'avoir mal gouverné, et pour cause, mais si son programme est en vérité la promesse de la plus complète débâcle, il semble qu'une forte minorité de l'opinion soit disposée à l'essayer. Où finirons nous?

  • Par bjorn borg - 30/01/2016 - 10:54 - Signaler un abus Le Front National

    peut s'améliorer, il n'en tient qu'aux électeurs de le faire savoir !!!

  • Par arcole 34 - 30/01/2016 - 11:09 - Signaler un abus APPAREMMENT UNE MINORITE D'ELECTEURS SE PRONONCENT POUR LE FN

    Mais pas la majorité si l'on regarde les dernières élections , et je ne pense pas que pour l'élection présidentielle il y ait un tsunami voire une déferlante blonde . d'une par du fait que le corps électoral est volatile et d'autre part que pour être élu président(e) de la république, il faut que le candidat(e) rassemble entre 13 et 15 millions de voix . Actuellement à moins de lire dans l'avenir ou de s'appeler madame Soleil , je ne vois pas qui sera le futur dirigeant de notre pays car mai 2017 est encore loin pour les éventuels candidat(e)s comme l'enfer est toujours pavé de bonnes intentions . Tout le reste n'est que des réflexions relevant de la spéculation mais le moment viendra où les électeurs se positionneront définitivement figeant leurs choix et en fonction du contexte économique et social sans pour autant oublier le contexte international du moment . En attendant nous allons pouvoir lire , étudier et analyser les programmes des futurs candidat(e)s à la magistrature suprême .

  • Par Borgowrio - 30/01/2016 - 11:18 - Signaler un abus Nous la "vrai" gauche ... Nous pouvons

    Mettez vous à leur place , ces grands prêtres de la gauche voient leur idéologie et leurs certitudes chanceler , avec le fiasco du quinquennat Hollande .Comme ils refusent d'y voir l'échec du socialisme , le seul argument qui leur reste, est de dire : " Hollande et valls font une poilitique de droite .... Pour sauver l'idée même de socialisme .

  • Par Mike Desmots - 30/01/2016 - 11:24 - Signaler un abus Le FN et robuste et uni avec un électorat en progression..

    à chaque élection , ne pas oublier ,que ce parti, ,par exemple aux dernières élections ..avec ses 2 femmes emblématiques ,à dû se battre contre la nomenklatura au pouvoir et ses réseaux , tous les partis de gauche et leurs presse et médias ,des centres , l'UMP/PR et ses médias, les sociétés de sondages ...c'est unique ! aucun parti individuellement n'aurait pu faire le même score....!

  • Par cloette - 30/01/2016 - 11:27 - Signaler un abus @zouk @Arcole

    zouk qu'en savez vous de la débâcle du FN , nul ne peut prévoir l'avenir surtout en ce moment où l'imprévisible surgit souvent et où le constat économique du susteme actuel n'est pas mirobolant . Arcole à peu près d'accord avec votre commentaire , le contexte décidera, et aussi l'envie de changement qui ne pourra qu'augmenter ( une blonde présidente changerait des présidents qui se sont succédés depuis De Gaulle, les féministes ne pourront qu'é être satisfaites )

  • Par Ganesha - 30/01/2016 - 12:10 - Signaler un abus Sondage Odoxa effectué sur le Titanic

    Le dernier paragraphe de cet article est d'une crétinerie à vomir ! On imagine un ''sondage Odoxa'' effectué sur le Titanic, une heure avant qu'il ne sombre, et voici l'illustre professeur Petaux qui vient nous expliquer que ''les chaloupes de sauvetage sont une solution absurde, elles sont uniquement populaires parce qu'elles n'ont encore jamais été essayées'' !

  • Par Neurohr Alain - 30/01/2016 - 17:07 - Signaler un abus Le succès du FN

    A 99 % sur sa ligne identitaire absolument juste et raisonnable, à 1% sur son programme économique absurde et loufoque.

  • Par cloette - 30/01/2016 - 18:48 - Signaler un abus Programme économique Européen

    A vomir !

  • Par Babaswami - 30/01/2016 - 18:50 - Signaler un abus Programme absurde

    Le programme du FN est absurde, et catastrophique écrivez vous. Mais qu'y a t il de plus absurde que la politique suivie depuis 4 ans qui a échoué dans TOUS les domaines, y compris diplomatique ? Qui ne voit qu'à force d'absurdités comme l'élection présidentielle, l'Europe de Maastricht, les 35 heures , le code du travail de 4000 pages, les 58 % de dépenses publiques, les 6 millions de fonctionnaires, etc etc la France soit au bout du rouleau ?

  • Par vangog - 30/01/2016 - 19:01 - Signaler un abus Les science-pipologues sont à la manœuvre!

    Comment peut-on avoir des affirmations aussi vaines et aussi peu argumentées que: " le programme du Front National est irréaliste, économiquement inepte, financièrement suicidaire et socialement dangereux. Sans parler de sa substance politique totalement vide..." Aucun argument, aucune analyse, des affirmations à l'emporte-pièce de militant...( j'en fais parfois, mais je ne me dis pas politologue, je m'affirme militant!) Substance politique? Ah oui, on ne donne pas à manger aux politologues, et il est probable que deux bons tiers disparaîtront, par incompétence, lorsque nous aurons rendu son pouvoir au peuple. Cela doit être cette peur qui les motive à ne jamais argumenter leurs déclarations nous concernant...courage ATLANTICO! Un seul article écrit par un des dirigeants du Front National, afin de lire les arguments des uns et des autres...cela vaudrait bien quinze articles sur le bouquin de Sarko-le-parjure, non?

  • Par jmpbea - 30/01/2016 - 21:11 - Signaler un abus Quels effets positifs pourrait avoir la politique économique

    de ce gouvernement? Et d'abord, quelle politique économique? Et quelle alternative proposerait l'autre gauche? Tout cela est parler du vide intersidéral qui préside aux gesticulations taubiresques et autres....on ne voit rien dans cet article qui ouvre les yeux et les idées sur d'autres horizons...

  • Par Yves3531 - 30/01/2016 - 23:07 - Signaler un abus Jurassic parc...

    la gauche de la gauche, ... des dinosaures souffreteux issus de la préhistoire du socialisme !

  • Par Liberdom - 31/01/2016 - 03:13 - Signaler un abus La leçon

    Les donneurs de leçon de Science Po pontifient... Qui a encore quelque chose à taper de la politique et des politicards dans ce pays ? Pas grand monde à part les politicards eux mêmes, les media et les patapolitologues qui les étudient. Les gens qui essaient tant bien que mal de vivre dans ce pays en ont marre d'un Etat impuissant et pourtant toujours plus totalitaire, de son échec permanent dans tous les domaines. Bas les pattes le système qui permet à 5 pour cent de la "crème" de se remplir les poches en arrosant 70 pour cent d'inactifs de tout poil en volant les rares qui travaillent ! Quel "parti" propose de mettre fin à ce système ? Réponse : aucun. Les énarques de tous les partis veulent juste le pouvoir; à chacun son tour.

  • Par winnie - 31/01/2016 - 07:42 - Signaler un abus le programme du FN ....

    Serait absurde ? Ne faisions nous pas de commerce avec les pays européens avant l'a UE ? Ne pouvions nous pas circuler d'un pays a l' autre avant l'a UE? Seulement nous privillegions nos entreprises, nos artisans nos produits agricole ,devellopions nos energies notre telephonie etc... mais il est vrai que pour les mondialistes deBruxelles ,ce n'est pas bon !

  • Par BOCE64 - 31/01/2016 - 08:07 - Signaler un abus socialisme -fn

    Fn et socialisme sont une illusion seul la droite sauvera le pays. ?.. si il peut l'être !

  • Par Anguerrand - 31/01/2016 - 10:41 - Signaler un abus A winnie

    Oui nous avons connu les frontieres, mais n'oubliez pas les heures perdues à certaines frontieres de 3 à 8 heures d'attente voire fermetures complètes en cas de grèves des douaniers! De plus il n'y avait pas de GPS pour prendre une petite route sans douanes. Il y a 20.000 routes rien qu'entre la France et la Belgique, souvent dans une meme agglomération des 2 côtés de la frontière. En clair la surveillance de TOUTES les frontieres est une utopie. De plus il ne faut pas oublier les chemilns de contrebandiers. Le FN qui fait miroiter la fermeture de toutes nos frontieres ment et le sait. De plus il faudra s'attendre à des représailles des autres pays, nos exports ne sont pas au top, alors apres on reviendra aux taxes entre pays. La politique FN ne tient pas sauf pour avoir un faux argument aux elections.

  • Par Liberdom - 31/01/2016 - 14:36 - Signaler un abus @ BOCE64

    ce vous appelez la droite est aussi anti-libérale et socialiste que la gauche ou le FN, accéder au pouvoir pour se remplir les poches et arroser les copains en les plaçant dans des postes juteux, est leur seule préoccupation.

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Fabien Escalona

Fabien Escalona est enseignant en science politique à Sciences Po Grenoble, collaborateur scientifique au Cevipol (Bruxelles).  Il est co-directeur du Palgrave Handbook of Social Democracy(Palgrave Macmillan, 2013) et auteur de La social-démocratie, entre crises et mutations (Fondation Jean Jaurès, 2011).

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Jean Petaux

Jean Petaux est docteur habilité à diriger des recherches en science politique, ingénieur de recherche, politologue à Sciences Po Bordeaux, responsable, au sein de cet établissement, du parcours de master « Métiers du politique ». Il a co-publié aux Editions Biotop, en 2010,  Figures et institutions de la vie politique française.

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