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Pression fiscale : et cela ne fait que deux jours que vous ne travaillez pas pour l’État en 2014

En 2014, le salarié moyen français a travaillé jusqu’au 28 juillet pour financer les dépenses publiques, soit 2 jours de plus que l’an passé. C'est ce qu'indique l'Institut économique Molinari dans la 5e édition de son étude sur le "fardeau social et fiscal de l'employé moyen au sein de l'Union européenne".

Un peu d'air

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Pression fiscale : et cela ne fait que deux jours que vous ne travaillez pas pour l’État en 2014

Le jour de libération fiscale serait tombé cette année le 28 juillet, ce qui représente deux jours de plus que l'année dernière.  Crédit Reuters

Atlantico : Lundi 28 juillet, l'étude sur le "fardeau social et fiscal de l'employé moyen au sein de l'Union européenne" a été publiée par l'Institut Molinari. Le jour de libération fiscale serait tombé cette année le 28 juillet, ce qui représente deux jours de plus que l'année dernière. Comment ce résultat a-t-il été calculé, et que traduit-il ?

Cécile Philippe : En effet, le jour de libération fiscale tombe cette année en France le 28 juillet d’après nos calculs. C’est  la 5ème édition de notre étude et nous procédons de la manière suivante : A partir du salaire brut moyen (données OCDE et Eurostat), Ernst&Young calcule les charges sociales patronales, les charges sociales salariales et l’impôt sur le revenu pour un salarié célibataire sans enfant. De notre côté, nous estimons la TVA et calculons le jour de libération fiscale et sociale du travailleur moyen de chaque Etat membre de l’Union européenne.

Le résultat, cette année, traduit un alourdissement du fardeau fiscal de l’employé moyen en France qui doit travailler deux jours de plus que l’an passé pour financer les dépenses publiques. 

Selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), en 2013, les prélèvements obligatoires en France étaient de 44, 2 % du PIB. Mais cette somme sert également à financer la redistribution. Dans quelles proportions le contribuable profite-t-il d'une certaine redistribution de la somme ?

Effectivement, l’OCDE est à l’origine de la notion de prélèvements obligatoires qu’elle définit comme l’ensemble des "versements effectifs opérés par tous les agents économiques au secteur des administrations publiques […] dès lors que ces versements résultent, non d’une décision de l’agent économique qui les acquitte, mais d’un processus collectif […] et que ces versements sont sans contrepartie directe". Ils ne recouvrent pas l'intégralité des prélèvements opérés sur les agents économiques ni l'ensemble des recettes des administrations publiques. Or, justement, dans notre étude, nous essayons de tenir compte de ce que chaque employé paie réellement de façon obligatoire. Bien sûr, que le contribuable en retire certaines prestations, et heureusement, compte tenu des sommes en jeu. Cependant, ce que nous essayons de calculer, c’est le coût de ces prestations, afin de voir ce qu’elles représentent et si l’argent public est bien utilisé.

Or, la France présente l’inconvénient pour le salarié de figurer à la fois dans la catégorie des pays les plus fiscalisés et celle des pays enregistrant les plus forts dérapages des comptes publics l’an passé. Pire encore, nous ne sommes pas sûrs que les dépenses publiques sont bien allouées. Par exemple, quand les Nations Unies calculent l’Indice de développement humain, elles positionnent la France 20ème sur 177 pays. C’est une position qui n’est pas à la hauteur de ses dépenses publiques. Des pays ayant une pression fiscale moindre sur l’employé moyen obtiennent un IDH proche du nôtre (Autriche, Finlande, Slovénie, Danemark) ou vraiment supérieur (Allemagne, Suède, Pays-Bas).

 
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  • Par Anguerrand - 30/07/2014 - 13:24 - Signaler un abus Il y a tellement d'impôts et taxes cachées

    que l'on paie sans sans s'en rendre compte, comme la TVA que l'on ne se rend pas compte que nous ne travaillons même pas la moitié de notre temps pour nous, pour le reste l'état s'en charge sans nous demander notre avis, hier on donne qq millions d'€ au Hesbola, les français sont d'accords? On donne aux régimes spéciaux, aux roms, gens du voyage, aux immigrés, on donne à......la liste est trop longue. Au départ l'impôt n'avait pas été créé pour redistribuer mais pour le rôle régalien, c'était à dire la police, l'armée, l'éducation, pas pour faire des cadeaux.

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Cécile Philippe

Cécile Philippe est présidente et fondatrice de l’Institut économique Molinari, un organisme de recherche qui vise à entreprendre et à stimuler l’approche économique dans l’analyse des politiques publiques.

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